Adaptabilité

Réflexion n° 15 :

Le stress est la réponse de l’organisme qui fait un effort pour s’adapter à une situation nouvelle ; ce qui veut dire que cela ne nous est pas naturel, que nous avons une puissante résistance au changement et que tout ce qui dérange nos habitudes nous est cause de souffrance. Pourtant l’homme est tout à fait capable de s’adapter :

« Une pierre ne jouit pas d’une grande flexibilité, elle ne peut bouger par elle-même.

Un arbre a déjà la possibilité de pousser tordu pour éviter l’ombre d’un autre arbre et se tourner vers le soleil.

Par contre, il ne peut se sauver si la forêt prend feu, contrairement à un animal.

L’homme a de plus grandes possibilités d’adaptation aux circonstances et plus on évolue, plus on est adaptable.

Le degré de liberté intérieure pourrait être mesuré, entre autres, au degré d’aisance dans un environnement ou des circonstances nouvelles », écrit Arnaud Desjardins.

Apprendre l’adaptation, « faire avec », c’est se donner les moyens de vivre les changements incessants de l’existence de manière « fluide » et vivre le plus heureux possible.

Ainsi pour affronter les vicissitudes de l’existence avons-nous besoin de ressources en adaptation.

Cela passe par éviter d’attendre des autres qu’ils soient comme nous aimerions qu’ils soient, de s’attendre à ce qu’il fasse beau le jour où nous projetons un pique-nique, par exemple…

« Nathanaël, que chaque attente, en toi, ne soit même pas un désir, mais simplement une disposition à l’accueil. Attends tout ce qui vient à toi ; mais ne désire que ce qui vient à toi. Ne désire que ce que tu as. » écrit André Gide.

C’est notre capacité à être libre intérieurement – donc non dépendant de ce qui ne dépend pas de nous – qui nous permettra de nous adapter avec aisance à l’impermanence de la vie qui, à chaque instant, nous propose de vivre des situations nouvelles.

© 2014 Renaud & Hélène PERRONNET Tous droits réservés.

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jean michel
jean michel
18 avril 2014 16:25

Il semble parfois difficile de différencier adaptabilité et passivité. En effet, être soi même ne veut pas dire tout vouloir régenter, mais aussi pas tout admettre non plus. Toutes les adaptations, tous les changements ne sont pas forcément des progrès. On est souvent amené à se changer soi même, ne serait ce que pour grandir ou pour comprendre mieux,, mais chacun à sa portée peut envisager dans certaines occasions de changer un peu le monde et donc ne pas vouloir s’adapter à ce qu’il ressent comme imposé sans considération pour sa personne. J’ajoute que me sentir limité et vulnérable m’a… Lire la suite »

Muriel
Muriel
15 avril 2014 16:06

Bonjour, Pour répondre à Marie, ma crainte est que le nomadisme moderne nous rende sans âme. A la fois, j’ai beaucoup de mal à supporter une personne que l’enracinement dans une région peut rendre peu ouvert, et à la fois je pense que vivre, c’est s’ancrer durablement, appartenir à une famille, à une région, à une ethnie. En fait, l’adaptabilité n’a pas grand chose à voir avec cela. On trouve des gens qui ont peu bougé de chez eux et qui sont adaptables, et d’autres qui ont beaucoup voyagé et qui ne le sont pas du tout. Finalement, qu’est-ce que… Lire la suite »

Marie
Marie
14 avril 2014 10:50

40 déménagements en passant pas l’Allemagne, l’Afrique, une bonne partie de la France et d’autres continents m’ont appris très tôt l’adaptabilité. Confrontée non seulement aux changements de lieux , pays, mais surtout de coutumes, de manière de vivre, de moyens de vivre tellement différents… Confrontée aussi à des temps d’après guerre, puis de paix, de guerre, et enfin de stabilité bien que toujours éphémère, il me reste aujourd’hui le sentiment d’un enrichissement profond de ce nomadisme. Je me sens toujours « nomade » même si je suis depuis 20 ans maintenant dans la même ville, mais je crois qu’il fait désormais parti… Lire la suite »