Pourquoi sommes-nous odieux ?

 

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CC BY-NC-SA 4.0 Pourquoi sommes-nous odieux ? par Renaud Perronnet est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'utilisation Commerciale-Partage à l'identique 4.0 .

3 réflexions au sujet de « Pourquoi sommes-nous odieux ? »

  1. Barbara L

    Je suis bien d’accord. Ce qui est aussi intéressant ce sont les déclencheurs de notre “négativité”. Parce que (j’espère) on est pas constamment odieux (ou alors c’est pathologique). On l’est parfois, soudain. Personnellement je le deviens quand je me sens “malentendue” ou “incomprise” (n’est-ce pas Renaud), ou que je dis “ne me dérangez pas” et que ma soeur m’envoie un mail dans les 24h qui suivent avec une demande… et la j’explosais (aujourd’hui j’ignore, je respecte moi-même la regle qu j’ai mis en place et montre ainsi que ce n’est pas que des paroles en l’air) Quand j’explosais, ensuite j’avais honte de “ne pas savoir gérer mes émotions” (dixit ma soeur), ou peur de “finir comme ma mère” (dixit ma soeur) ou que toute cette colère finisse par se transformer en cancer (devinez qui a dit cela). Il y a beaucoup de violence psychologique dans ma famille, j’en prends conscience de plus en plus. Du déni de l’autre… de la manipulation, du chantage affectif. Bien sur j’en ai hérité et j’utilise les mêmes méthodes tordues. Ce qui est intéressant au stade ou j’en suis c’est de (re)prendre conscience des roles Parent/Enfant/Adulte, de l’ analyse transactionnelle. Souvent c’est Parent/Enfant qui se joue, et j’ai le choix entre soumission/paix/déni de moi, et rébellion/punition/frustration… la porte de sortie, où je m’exerce, et ce n’est pas facile, c’est l’Adulte. Mais quand ca marche c’est fantastique. L’adulte est. Il n’a rien a revendiquer, il est en dehors de la bataille, de la hiérarchie, de la dominance, il est, ici et maintenant, dans la reconnaissance et l’expression centrée de lui-même et de ses émotions, dans (c’est mon ressenti quand j’arrive à prendre cette posture), un équilibre sain et un juste milieu, comme un chef d’orchestre qui écoute tous les instruments mais arrive (quand bien même) à les faire jouer en harmonie (et les solistes sont des enquiquineurs je vous le dit).

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  2. Kerrane

    Bonjour,
    Merci pour ce texte, j’ai bien avancé sur mon chemin à propos de la colère alors cela me parle.
    Le problème, c’est quand l’autre, en face, semble absolument incapable de toute prise de conscience, considère que son éducation était parfaite. Je parle ici de mon conjoint montrant un comportement passif-agressif.
    Je vous avais écrit il y a presque deux ans, et une de vos phrases m’a donné la clé pour enfin cesser mes colères contre ma fille aînée. Je ne l’ai jamais oubliée: “vous ne pourrez lui donner de la tendresse que lorsque vous vous en donnerez à vous-même”. Eh bien, je le fais, et chaque jour: j’ai banni tout propos dénigrant sur moi, je me dis que je mérite le bonheur. Je souffrais dans ma relation de couple. Conséquence de m’être enfin aimée, j’ai ouvert les yeux sur toute ces souffrance. Je n’ai jamais eu que des miettes d’amour de mon conjoint, c’est à dire le peu qu’il est capable de donner. Il m’a soigneusement laissée entrer dans des colères immenses face à son inertie dans toutes les affaires, les nôtes comme les siennes, pour mieux me reprocher de tout détruire. J’avais fini par me haïr encore plus, jusqu’à votre phrase. ça a été progressif mais concret.
    Aujourd’hui, je veux le quitter. Je vis un peu l’enfer. Il est maintenant régulièrement odieux justement, et lorsqu’il voit que je ne m’énerve pas il fait des mimiques, des sous-entendus. Il change chaque jour de version sur la séparation, m’accuse de gâcher sa vie, qu’il va se retrouver avec rien. Je viens de réaliser que j’ai été manipulée, pas comme avec un pervers narcissique mais manipulée quand-même. Dans nos moments de conflits, je viens de faire un parallèle entre son comportement (un coup gentil puis fait la tête, ou vient “me chercher” pour me poussier à m’énerver), il est souvent odieux, essaie de me culpabiliser, souffle le chaud et le froid (plus ou moins consciemment je pense), comme ma soeur jadis quand j’étais enfant….
    Il a eu une mère totalement défaillante affectivement et un père apparemment gentil mais autoritaire avec lequel on ne pouvait pas s’expliquer. Il n’a pas le moindre recul sur lui., c’en est incroyable. Il ne m’a donné que ce qu’il voulait (pouvait) bien, c’est à dire peu. Aujourd’hui je vais devoir tout mettre en oeuvre pour la vente de nos biens, il freinera des quatre fers et se pose en victime. Il n’a jamais gagné grand chose dans son entreprise, n’a jamais accepté de propositions de salariat, il se laisse vivre, lui demander la moindre chose c’est un défi. J’en sors usée. Il donne autant de miettes à ses enfants, j’ai peur pour eux, même s’il a un fond gentil, peur de ce manque qu’ils doivent ressentir aussi.
    Alors j’ai enfin compris que je méritais le bonheur, que je m’aimais bien peu pour avoir accepté ça. Compris aussi qu’il y a des personnes qui ne conscientiseront jamais rien, qui resteront toute leur vie un enfant blessé et qui ne s’en rendent même pas compte.
    Moi, malgré tout ce que j’aurai à faire pour me séparer et surmonter ma peur de ses réactions, je suis heureuse d’avoir fait tout ce chemin, je ne regrette rien, et surtout je suis enfin la maman que je voulais avec mes enfants. Merci à vous Mr Perronnet de répondre avec autant de bienveillance à vos lecteurs.

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  3. Kerrane

    Et j’ai oublié d’ajouter:je n’ai au que des miettes d’amour de mon conjoint, le peu qu’il était capable de me donner, et en miroir avec le peu que je me donnais à moi-même….

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