4 réflexions au sujet de « Moi d’abord »

  1. Armelle

    Merci pour le post.
    En le lisant, je pense à la phrase de Christophe de Ponfilly, journaliste, auteur, et réalisateur :
    « Lorsque les vivants deviennent sourds, faut-il se taire ? Y a-t-il un sens à parler dans le désert du silence des autres ? »

    S’il est « vain et sot de chercher à se faire entendre par un sourd », et qu’il est plus bénéfique de tenter d’élargir et d’inclure, reste à être au clair que les blessures émotionnelles du passé, non guéries, générant les réactions automatiques au présent (dont la classique impossibilité de débattre d’un sujet, car chacun est non pas en train de chercher à atteindre ensemble la vérité (le bien, le bon, ce qui est juste) de façon détachée, mais en train de défendre une vision de celle-ci, identifié à elle pour des raisons émotionnelles et idélologiques (qui reviennent au final à l’émotionnel).

    Le réel = La vérité = Ce qui est. La vérité existe. Un morceau de bois est un morceau de bois, et n’est pas un morceau de fer.
    La réalité = La perception individuelle que chacun se fait du réel. Evoluante et changeante. Construite par chacun du fait de son vécu jusque-là, son conditionnement conscient et inconscient, c’est à dire essentiellement sa socio-culture d’origine, les événements vécus aux plans affectif et émotionnel, et notamment les déficits relationnels subis, blessures chroniques ou ponctuelles qui ont eu lieu.

    Le sujet pour moi est bien celui de la présence et de la proportion des blessures émotionnelles conscientes et inconscientes dans le filtre subjectif par lequel nous appréhendons le réel (= via lequel nous construisons notre vision des choses, notre réalité).
    Plus cette proportion est grande (= plus les blessures sont importantes et encore actives car non guéries), moins la discussion véritable, à la fois impliquée et détachée, sur un sujet est possible. Moins il est donc possible de s’entendre et chercher ensemble la vérité.

    Oui, la lucidité impose donc d’être conscient et d’évaluer son interlocuteur (= la situation, le réel, ce qui est), pour trouver les mots ajustés à plutôt que se précipiter par besoin de se faire entendre (n’y aurait-il pas, à tout hasard, une raison émotionnelle à ce besoin d’absolument se faire entendre, faire adopter sa vision des choses ?)

    Tout le noeud est dit via ces termes : « asséner ses opinions », « chercher à être entendu et, si ce n’est pas le cas, exclure ».
    Est-il si inimaginable que cela de présenter sa vision du réel sans l’asséner, mais en la proposant tranquillement, comme une invitation et non une convocation ?
    Quelles émotions avons-nous à guérir en nous pour que cela soit ainsi ?

    Voilà ce que cela m’a évoqué.

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  2. marylene Ledieu

    bonjour
    il en va ainsi des livres qu’on offre également, il y a longtemps j’ai offert un livre d’Eckart Tolle à une amie qui ne l’a jamais lu,….d’abord j’étais déçue puis j’ai compris que c’était mon chemin pas le sien, ce qui n’empêche que peut-être un jour elle le lira….ou pas, peu importe en fait, je ne désire plus qu’elle comprenne je profite juste de notre amitié.

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