Maris violents

 

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CC BY-NC-SA 4.0 Maris violents par Renaud Perronnet est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'utilisation Commerciale-Partage à l'identique 4.0 .

3 réflexions au sujet de « Maris violents »

  1. Barbara

    ah oui bravo de poser les choses aussi simplement. Qui peut désirer se faire agresser? qui peut souhaiter subir la violence? par contre certains souhaitent la faire subir cette violence, et la se pose la question du “pourquoi”? et comment on peut faire changer cela? en la prévenant, mais aussi en l’accueillant différemment qu’en la condamnant sans ouvrir le dialogue (bon, ce n’est parfois pas simple du tout) ? Je peux etre tres tres violente verbalement. Et je m’imagine pouvoir l’etre physiquement si besoin (je ne l’ai jamais été en vrai). Je sais quelles circonstances créent ma violence. que faire de la colère et de la frustration qui se transforment en violence? de la peur qui se transforme en violence? sous la violence n’y-a-t-il pas des besoins non exprimés non nourris? Comment “sublimer” ce qui nous rend violent en quelque chose d’utile et de constructif (autre que le sport s’il vous plait)?

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Si vous ne voulez pas que votre colère et que votre frustration se transforment en violence, il vous faut rencontrer de très près ces émotions pour découvrir ce que vous refusez de votre passé et qui vous est pourtant bel et bien arrivé.
      Il y a là tout un travail à la fois de découverte et d’appropriation de vous-même.
      Pour aller plus loin, relisez : Esquiver ou digérer

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  2. Barbara

    oui je crois que c’est ce dont je suis en train de prendre conscience dans toute son ampleur, l’étendue du désastre, c’est le comportement de ma tante qui vient jeter aujourd’hui un nouvel élément de compréhension. Je ressents à la fois un énorme accablement, un chagrin de me dire “je n’ai jamais demandé à vivre et subir cela”, en pensant à la petite fille que j’ai été, dont les photos me montrent souriante et si jolie, et pourtant quand je les regarde ou y pense je me dit “quelle horreur” deja a ce moment toute la “perversion” (que je n’aime pas ce mot si réducteur et stupide) etait deja en train d’entrer en moi. Jamais pendant toutes ces années je n’avais vu la situation ainsi. Oh oui j’avais des difficultés, du mal a entrer en relation avec autrui (et avec moi mais cela je n’en avais pas conscience)… et puis la vie a accumulé des ecueils comme si il etait impossible qu’à un moment tout cela n’explose pas. Pourquoi? parce que c’etait bancale? je ne sais pas. C’est ainsi. C’est comme avoir grandi dans un placard, s’y etre adaptée… avec envie d’aller voir de l’autre coté de la porte sans jamais le faire… et puis un jour la porte s’ouvre. Je sors. Et la tout le monde me dit “mais quelle horreur tu as vécu dans ce placard et ta famille ce sont des monstres, etc”… alors que moi je n’etais “pas si mal” dans ce placard familier mine de rien… comprenez bien, ce n’est pas moi qui ait poussé la porte. Ma soeur est venue ouvrir ce placard, et violemment en plus, du genre la police qui débarque (c’est une métaphore). Et ce que j’ai entendu depuis que je suis sortie c’est l’horreur! le gâchis! et je n’en veux pas de cela mais c’est trop tard, je ne peux pas revenir dans mon placard… alors j’ai envie quand même, d’aller maintenant au dela. Puisque je suis dehors alors aller chercher ce qui fait la beauté de la vie, ce qui attirait ma curiosité pendant que j’etais enfermée, les couleurs, la beauté de la nature, des animaux, la douceur de vivre… et si je pouvais aller sur une ile si loin, si loin des humains tout le temps plein de violence et de mensonges, oh que j’irai! Mais j’ai décidé que partir comme ca, du jour au lendemain, non, je ne veux pas faire ainsi. Je vais partir oui, explorer, aller à la rencontre, partir a l’aventure, mais pas n’importe comment. Cela veut dire quitter mon emploi à Paris (ou trop de pression, trop d’isolement), tout rapatrier dans ma maison dans le sud, ne pas m’y enfermer (et c’est le risque), mais au contraire en faire un cocon rassurant d’ou je pourrais aller enfin vers les autres et ce qui est beau… je me donne 2 ans encore pour vraiment aboutir à cela, peut etre moins, pour régler des choses (emploi, aspects financiers, nouveau diplome pour gagner en mobilité). Chaque jour, doucement, je pose des pas dans ce sens (jai même commencé à faire des cartons!)… avec la crainte de me tromper, à 52 ans de ne plus retrouver d’emploi, de n’avoir plus trop de chances de rencontrer peut etre un compagnon, mais je sais que ce que j’écris la c’est le placard qui revient… et au fond de moi je sais que ce sont des sottises. Même si j’ai beaucoup de chagrin, j’ai aussi retrouvé ma petite flamme intérieure-petite enfant gaie en moi, et elle, elle a tres envie de tout cela, enfin. Et je vais l’emmener voir du beau. Oh que oui, encore plus que ce qu’elle et moi vivons depuis quelque temps en osant de nouvelles choses, en etant posées dans le présent d’une manière différente. Encore, du bon, encore… nous en voulons plus de ces petits moments de bien-être tout simple! Nous avons du temps a rattraper! et quand je pense à mes parents je n’ai pas de colère, ils ont eu eu même leurs soucis, et de toute manière je ne peux rien changer à ce passé, je peux juste dorénavant mieux choisir mon avenir. Même ma soeur qui a tout déclenché ne suscite plus de colère en moi, elle n’a rien vu de la souffrance qu’elle a provoqué en moi, et quand elle a vu, elle a fuit et continue a le faire… je comprends, elle aussi a fait au mieux… la aussi seul l’avenir importe dorénavant.
    J’etais dans le train aujourd’hui… j’engage la conversation avec ma voisine car nous essayions ensemble d’aider une dame qui ne parlait pas bien français. Ma voisine était une aide-soignante. Elle ne va pas bien (burnout) et je l’ai écoutée comme j’aime tant le faire. Je lui conseille de venir lire ce qu’il y a ici et elle écarquille les yeux car elle vous connait Renaud, ainsi que votre épouse. Cet échange bref mais si simple et si imprévu nous a apporté a toutes les deux cette magie pétillante du hasard qui nous faisait un joli clin d’oeil… voila ce que je veux vivre plus souvent dorénavant, ces petits moments de bonheur simple. Et j’aime venir les partager ici.

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