Je me sens honteux, je suis éreutophobe et je rougis, que faire ?

“Qui rougit est déjà coupable, la vraie innocence n’a honte de rien.”

Jean-Jacques Rousseau.

Question de Timot’ :

Etudiant en BTS dans la construction bois écologique.

Je vais essayer de faire bref : je suis jeune, beau, intelligent, gentil, très humble et j’ai de l’humour (je parle jamais de moi comme cela). Mon entourage est très aimable, très ouvert et mes études me plaisent donc jusque là tout va bien.

Mais voilà je suis un peu timide de naissance et dès le collège je me suis rendu compte que je rougissais dans certaines situations par exemple quand le prof m’engueulait. Malheureusement je déteste avoir honte, hors lorsqu’on est rouge c’est trop la honte, on se sent le plus faible. Soit il ne fallait surtout pas que je rougisse. J’ai donc eus peur d’avoir honte, peur de rougir hors lorsque l’on tente d’empêcher le rougissement le problème ne fait qu’empirer et s’étale sur d’autres situations bénines où l’on à normalement aucune raison d’avoir honte. Le rougissement s’accompagne d’une bouffé de stresse extrême : cœur à 200b/min, transpiration et déconcentration. Et voilà maintenant je n’arrive pas à être réellement spontané et sociable j’ai toujours une petite voix qui me dit : fait gaffe si tu fais ou dit ça tu peux rougir. EX. l’autre fois je me suis dit : si tu rougit là on va penser que t’es gay, et paf je suis devenu rouge comme un con alors que je suis 100% hétéro. Par exemple avec les filles c’est difficile je n’ai pas la confiance en moi nécessaire pour oser sortir avec elles de façon durable et les accoster sachant que je peux rougir à tout moment c’est pas super. Du coup je préfère boire un bon coup et aller en boîte de nuit pour en trouver une jolie qui veuille bien aller vers moi et là d’accord mais ça reste rare =/. Bien sur pas question de la ramener devant ma famille où devant mes potes parce que si je rougis quand elle est chez moi ou quand ma famille va m’en parler plus tard c’est trop la honte je serais en quelque sorte un faible. J’ai un manque de confiance en moi et une éreutophobie (j’ai vu des forum sur le net et je pense que c’est ça). Je n’ai pas beaucoup d’argent je ne pense donc pas payer vos mail-réponse future mais donnez moi au moins une piste vous êtes la Première personne à qui j’en parle. Le problème persiste depuis environ 5 ans mais il n’est pas non plus très grave il me bride en quelque sorte et c’est mauvais, difficile de vraiment s’épanouir avec ça. Merci beaucoup j’espère avoir été claire =)

Ma réponse :

Détester avoir honte, c’est se rendre vulnérable à la honte quand on se sent honteux. Comme vous le dites si bien, « lorsque l’on tente d’empêcher le rougissement le problème ne fait qu’empirer et s’étale sur d’autres situations bénignes où l’on à normalement aucune raison d’avoir honte. »

Votre petite voix intérieure qui vous sussure « fais gaffe » vous rend donc de plus en plus vulnérable, parce que vous avez la crainte de vivre ce que pourtant vous vivez… c’est ainsi que petit à petit, vous devenez l’otage de ce que vous craignez. Vous en arrivez même à devoir compenser certains de vos comportements avec de l’alcool afin de tenter d’être le plus fort.

L’éreutophobe – parce qu’il a appris à ne pas avoir confiance en lui – devient l’otage de sa honte, il somatise son absence de confiance en lui en rougissant.

Vous n’êtes pas né timide ni « honteux », vous avez appris à le devenir en compagnie de personnes qui jugeant vos émotions « anormales », vous ont contraint à les réprimer.

Interrogez-vous sur les causes de votre absence de confiance en vous-même. Etait-il possible – dans votre milieu familial – de partager librement votre vécu émotionnel ou ressentiez-vous déjà une gêne à le faire ?

Vous avez appris peu à peu à vous trahir vous-même en vous divisant intérieurement : il devenait impossible pour vous d’oser assumer celui que vous étiez avec les émotions qui le caractérisaient.

Quand nos émotions sont adaptées à la réalité, elles sont utiles pour nous puisqu’elles servent à gérer des situations diverses en nous mettant en alerte en face de quelque chose qui ne va pas. Il est normal et salutaire d’avoir peur devant un danger, de ressentir de la colère face à une injustice ou de vivre de la tristesse au moment d’une perte. Nous avons donc à les respecter.

Quand nos émotions ne sont pas adaptées à la réalité, elles sont inhibitrices pour nous et nous empêchent de gérer les situations de façon juste et équilibrée. Elles sont alors le signe de notre fonctionnement pathologique. C’est ainsi qu’une personne peut devenir phobique, violente ou dépressive.

Le jour où vous vous êtes senti blessé, peut-être même humilié quand vous ressentiez les émotions qui étaient les vôtres, vous avez sans doute secrètement décidé de ne plus les ressentir… pour ne pas devoir les montrer et courir le risque d’une nouvelle humiliation.

En tentant de les inhiber pour ne plus les ressentir, au moment même où vous les ressentiez… « Je ne devrais pas avoir peur puisque ceux que j’aime me le disent ; je n’ai aucune raison d’être en colère puisque les autres m’aiment ; je ne dois pas pleurer puisque je dois être grand… » vous vous trahissiez vous-même et vous condamniez au même moment à la honte d’être l’être sensible que vous étiez, vous obligeant ainsi à en rougir… pris dans le cercle vicieux : émotion / refus de l’émotion / honte / mal aise / rougissement / nouvelle émotion encore plus intense etc.

Comment rompre ce cercle vicieux ? En faisant grandir la part de vous-même capable d’assumer qui vous êtes, pour faire rapetisser la part de vous-même qui subit la honte.

Cela va être pour vous un apprentissage quotidien que d’oser assumer vos états émotionnels variés. Et si vous aviez le culot d’assumer votre timidité ?

Pour cela il va vous falloir ne plus rester fidèle à tous ceux que vous avez rencontrés dans votre histoire et qui vous ont fait sentir (parfois même inconsciemment) que tel que vous étiez – avec la sensibilité qui était la vôtre – vous n’aviez pas le droit de l’être : vous défier de tous ces voleurs de confiance.

Il vous faudra beaucoup de courage pour moins obéir à la honte et plus à vous-même. Il vous faudra braver vos rougissements en ne leur obéissant pas : oser – par exemple – répondre à celui qui tenterait de vous déstabiliser en se moquant de vous quand vous rougissez, quelque chose comme « Hé bien vois-tu, oui, je rougis ! »

Le jour où vous oserez laisser s’exprimer librement votre émotivité, vous n’aurez plus honte d’elle et vous ne serez plus contraint d’en rougir malgré vous. Les émotions ne sont dangereuses pour vous que parce que vous les refusez, elles ne vous joueront plus de tour si vous les laissez s’exprimer librement à l’intérieur de vous.

Ceux qui vous disent qu’il est anormal d’avoir peur, d’être en colère ou d’être triste sont les fossoyeurs de votre vie.

Et si vos rougissements, votre éreutophobie n’était que le signal donné par votre corps pour vous faire comprendre que vous devez vous assumer tel que vous êtes en osant parler « vrai », en particulier à tous ceux qui ont tenté de vous persuader qu’il ne le fallait pas ?

Qui est, selon vous le plus faible ?

Celui qui a une émotion mais qui la cache parce qu’il en a honte ou celui qui a une émotion et qui l’assume parce qu’il sait que son émotion n’est pas une faiblesse ?

Votre véritable faiblesse n’est-elle pas d’avoir honte de l’émotion qui est la vôtre ?

Je reprends vos exemples :

  • si vous avez peur d’être engueulé par le prof, vous vous condamnez à avoir honte quand vous vous faites engueuler par lui,
  • si vous avez peur de paraître gay, vous vous condamnez à en avoir honte quand vous paraissez l’être.
  • si vous avez peur d’accoster une fille, vous vous condamnez à vous sentir très mal quand vous en accostez une,
  • si vous avez peur du jugement de votre famille sur vous, vous vous condamnez à vouloir rentrer sous terre le jour où votre famille, en proie à ses préjugés, vous juge en vous humiliant,
  • …et si vous avez peur de votre honte, vous vous condamnez à vous sentir encore davantage honteux quand vous vous sentez honteux, amplifiant ainsi le cercle vicieux dans lequel vous êtes entré…

Tous les êtres vivants sont soumis à la peur, n’attendez donc pas de ne plus avoir peur pour agir. Avancez peu à peu, pas à pas, « avec » votre peur, plutôt que de vous condamner à lui rester fidèle en n’agissant pas.

Le poète Rainer Maria Rilke exprimait les choses ainsi :

« Peut-être tous les dragons de notre vie ne sont-ils que des princesses qui attendent de nous voir agir juste une fois avec beauté et courage. Peut-être tout ce qui est terrible est, dans sa plus profonde essence, quelque chose d’impuissant qui a besoin de notre amour. »

© 2010 Renaud PERRONNET Tous droits réservés.

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14 réflexions au sujet de « Je me sens honteux, je suis éreutophobe et je rougis, que faire ? »

  1. martine

    Bonjour Timot’
    Bravo! d’en parler c’est déjà une voie vers la guérison.
    Et moi j’ajouterais tant mieux !si vous êtes timide et tant mieux si vous rougissez !
    Là, vous avez conscience de votre problème et avec un travail sur soi, en assistant à des réunions quelconques (sportif ou autre), au sein de votre commune ou dans votre lycée par exemple, vous allez prendre de l’assurance et petit à petit vous rougirez moins, votre problème s’estompera au fil du temps.
    Grâce ! à votre timidité, grâce à votre rougissement, vous deviendrez même une personne “Audacieuse” !
    Alors acceptez pour l’instant, tant pis si vous devenez rouge, croyez en vous, battez-vous, vous y arriverez !
    Bien avec vous.

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  2. lionel

    Bonjour Timot,
    Comme le dit Martine, en parler c’est la voix de la guérison, parce que tu en prends conscience. Pas conscience de ce que tu vis, mais conscience qu’il y a une possibilité de pouvoir mettre des mots sur tes maux. Le sentiment est comme une fleur, il né, il vit, puis il meurt naturellement et le couper avant la fin de sa vie créer des complexes. Le bon sentiment (pas dans le sens moral, mais le sentiment adéquat, car si je dois avoir peur c’est la peur que je dois exprimer pas la tristesse, sinon je culpabiliserais entre parenthèse), doit être exprimé au bon moment (pas six moi après),de la bonne manière ( si on me marche sur les pieds par exemple je serai en colère et je demanderai réparation, des excuses) c’est le sentiment de colère que j’exprime pas de tristesse. à la bonne personne, C’est le plus difficile, car si petit on te disait que les hommes n’ont pas peur, qu’as tu mis à la place de la peur ?, la tristesse ou la honte par exemple, c’est une croyance fausse qui pour toi est vrai maintenant, ce n’est pas le bon sentiment. Vivre avec les sentiments justes te permettra d’être en accords avec toi-même, ” je rougis? Oui! ” je dirais et alors. Tu parles souvent de honte, qu’elle violence (pas forcément physique) as-tu vécu pour avoir honte ? Si tu fait une bêtise par exemple, cela reste dans le domaine de ce que tu fais, ce n’est pas toi qui est bête, tu es tel que tu es. La honte c’est confondre les actes des personnes avec ce qu’est la personne Tu as commencé un travail sur toi en t’exprimant , je t’encourage à continuer.

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  3. virginie Bonnet

    Suite à ce qui vient de t’être dit et qui est très juste, de manière pragmatique, dans l’immédiat, par rapport aux femmes, je te suggère de chercher des amitiés, plusieurs amitiés, de manière à prendre confiance en toi.
    tu peux nous retrouver sur face book
    virginie bonnet
    daniel schneegans

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  4. Aud

    Bonsoir
    Je comprend très bien ce dont parle “Timot'” car moi même je rougis facilement depuis bien longtemps.
    J’ai mis longtemps pour l’assumer, mais maintenant c’est ce qui m’identifie, ce qui me différencie des autres : oui je rougis et alors ? Parfois mes collègues ou proches me disent : “toi, Aud, tu rougis toujours”, “Aud, avec ces petites joues toutes rouges” … au début ces remarques me blessaient, me faisait encore plus rougir…jusqu’au jour où quelqu’un m’a dit : “au moins, quand on est en relation avec toi, on sait ce que tu ressens, ça anime tes paroles : si tu es gênée, énervé,…”. et bien oui, c’est un travail de tous les jours, quand je rougis je ne me dit plus “oh non je rougis” je me dis : “oui je rougis, les autres le voit, et bien au moins mes traits physiques (les joues rouges) accompagne mes paroles (quelle authenticité) !
    Mais pas si simple je l’avoue…c’est pourquoi je comprend “Timot'”…
    Je me dit que rougir ne tue pas, je trouve même que ça donne un certain charme à l’autre, une certaine authenticité 😉

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  5. Aurelie

    Coucou moi aussi je rougis énormément
    c’est déstabilisent. Mais bon il faux faire
    Avec il est vrai que c’est très dur

    Répondre
  6. Tiny

    Bonjour
    Merci pour ce partage qui me parle beaucoup. Bravo à tous ceux qui se dépassent chaque jour pour accepter leurs émotions même si très désagréables.
    Je suis comme vous et cela m’epuise. De rougir une fois ou deux je gère… mais c’est trop tout le temps avec le reste des mêmes symptômes que Timot… coeur qui s’emballe et transpiration. Du coup je me lance avec l’idée d’accepter ce que je vis et j’y arrive les premiers temps puis je m’epuise à force d’angoisse et finit par fuir le temps de reprendre des forces. Aussi je sais pas trop ce qui les déclenche. Car des fois je les redoute et tout se passe bien alors que d’autres je me sens bien et d’un coup ça me tombe dessus. Je me suis mise au sport dans l’espoir de moins transpirer et de prendre confiance au moins… ce serait déjà ça de pris.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Ce qui est dur, très dur, est moins de rougir que d’avoir peur de rougir donc de refuser de rougir quand on rougit. Refuser de vivre ce que l’on vit devient toujours un problème.
      Cela ne doit pas non plus vous empêcher de vous intéresser à vous-même plutôt que de rester dans le flou (je ne sais pas trop ce qui déclenche mes rougissements), regardez cela de beaucoup plus près et vous découvrirez certainement des choses intéressantes en rapport avec des personnes ou des circonstances. Vous découvrirez pourquoi vous vous contraignez à refouler ce que vous êtes.
      Si vous n’y arrivez pas seule, pourquoi ne vous faites-vous pas accompagner ?

      Répondre
  7. Tiny

    Je vous remercie pour votre réponse Monsieur Perronet.
    Je pense avoir compris d’où cela vient… Je pense être de plus en plus dans l’acceptation… mais ce sont des apprentissages très longs. Avec par moment des pas en arrière. Je pense accepter de rougir… mais à force je fatigue physiquement… donc jose me lancer mais c’est sur la durée que je tiens pas encore.
    Des psys de tous genre j’en vois depuis mes 5 ans…. j’en ai actuellement 35… donc un travail à déjà été entrepris et je suis loin de partir à zéro et découvrir mon problème. Actuellement j’ose ressortir après 6 ans d’isolement quasi total avec l’extérieur… J’ose me lancer dans des nouvelles rencontres et même me soumettre à l’évaluation de ma personne à travers le nouveau sport que j’ai commencé. Donc je pense mettre en pratique ce qui est conseillé ici en acceptant ma fragilité. Je m’autorise par contre à écouter mes besoins et me préserver si nécessaire comme quand les angoisses deviennent trop ou que le lieu est malsain… Je me repose et je repars… le mot fuir était mal utilisé.
    Tout ceci dit je vous avoue hésité à tenter un rdv avec vous pour avoir vos lumières sur un questionnement qui ne trouve pas de réponse même auprès des psys. Pour vous dire je suis même allée jusqu’à contacter mon assurance pour leur demander s’ils avaient connaissance d’un psy compétents… ils en connaissent mais n’ont pas le droit de favoriser. J’ai donc fini par trouver une association qui moyennant 120chf avait pour but de nous trouver Le Psy adapté à nos besoins. J’ai eu 2 adresses… j’ai tenté celle qui me parlait le plus mais vite arrêter et jai laissé tombé. 3 psys m’ont tout de même apporté des clés… une sur un site internet et les autres en rdv mais pour ces 2 derniers je n’ai pas pu continuer le suivi. Le 1er car il connaît et a travailler avec mon père… donc on s’est mis d’accord pour quelques séances eclaircissantes qui m’ont beaucoup aidées mais pas possible de faire de suivi. L’autre à changé de comportement suite à une rencontre en rdv avec mon père. On a fait ce rdv… et le rdv suivant il m’a dit que j’étais guerrie du trouble borderline pour lequel je faisais un suivi. Ne m’a pas vraiment expliqué en quoi j’étais guerrie mais à bien précisé que j’avais 10 ans d’avance sur la moyenne car selon lui et les statistiques on en guerri que vers les 40… moi j’avais 30 à ce moment là. Il a précisé que je garderai des fragilités à vie et que c’est pour cela qu’il préférait me laisser à l’ai (assurance invalidité) et aussi parce que selon lui après tout ce que j’ai vécu j’ai droit à la sécurité et soutien de cette aide financière.
    J’ai un vécu qui crée le malaise même chez les professionnels. J’ai dû aller jusqu’à chercher la preuve administrative que le problème que je leur demandait de m’aider à comprendre existait bel et bien et ne sortait pas de mon imagination. Si on est pas crue c’est difficile de développer. Donc comme dit j’hésite à tenter un rdv avec vous car vos écrit me bousculent… me réparent et rejoignent ma porpre compréhension développée depuis mnt 5 ans. J’ai failli réserver une place samedi.
    Y a aussi ce truc que vous dites vous-même qu’un soignant doit avoir fait un cheminement profond sur lui-même pour être de qualité dans ses actions… moi j’ai souvent eu l’impression qu’on me balançait des “phrases creuses”… et qu’il répétait bien leur leçon apprise mais sans vraiment savoir de quoi ils parlaient. Ce qui est un peu normal si on prend en compte que je leur demande de m’aider à comprendre quel impact le fait de rester seule à 2 ans avec un cadavre pendant tout un week-end peut avoir comme conséquences sur mes fonctionnements actuels. Mort glauque en plus car plein de sang. Je connais l’odeur… Je sais différencier l’odeur d’un être vivant mort à celui d’un rat ou animal ècrasé. Ce genre de chose personne ne peut me répondre car trop rare… pas assez d’études sur le sujet… trop horrible inimaginable…
    Pourquoi aussi on a retrouvé des traces d’opiacés dans mes urines après qu on nous ait retrouvée… donc bien de la drogue et pas du à un sirop pour la toux comme on a pu me le dire… j’ai le rapport et c’est bien la case drogue qui est cochée. Je sais que j’aurais jamais de vraies réponse mais j’ai jamais pu approfondir tout ça. Et sur ce point oui j’en ressens toujours le besoin. Pour d’autres points j’ai bien tafé déjà en comprenant que je viens d’une famille à fragilités narcissique et qu’on se vampirise tous au lieu de savoir se donner de la force… pas volontairement et mechemment mais de part nos souffrances et parce qu’on connaît que ce mode de communication. J’ai fait des choix en conséquences pour me permettre de grandir au moins moi de mon côté… donc en rupture familiale pour le moment. Et ça porte ses fruits de ce côté je me sens moins en désaccord avec moi et je trouve de plus en plus de personnes porteuse… qui donne la force au lieu de la prendre. C’est un long apprentissage.
    Je profite de ma réponse pour vous demander si vous pensez avoir les connaissances et aussi l’envie de voir pour m’apporter vos lumière ?
    Je préfère une réponse franche si c’est non… vous m’aidez plus dans ce cas que en me faisant brasser une souffrance pour laquelle vous n’avez aucune clé. Je vous avoue ne pas avoir les moyens financiers et énergétique/émotionnel pour continuer à tourner en rond dans un problème pour lequel on n’a que peu de connaissances et même des fois pour certains pros… pas l’envie de le voir. Je l’accepte justement et tente de mettre mon argent et énergie dans d’autres choses comme mon sport et d’avancer avec là où j’en suis actuellement.
    Merci encore pour vos partages… plus que les séances psys c’est des écrits comme les vôtres qui m’ont permise de comprendre et avancer.

    Oublié de vous répondre… au début mon ex m’accompagnait partout… quand j’avais pas d’autres choix que sortir. C’est quand j’ai pris seule mon appart pour me débrouiller par moi-même (décision en accord avec mon ex….) et arrêter avec la facilité que j’ai pu commencer à grandir.
    Je me fais encore accompagné par moment car faut pas tomber dans l’extrême inverse mais étant en rupture familiale… les membres que je garde dans ma vie étant loin de ma ville… moi m’étant longtemps isolée de tout…. j’ai plus tellement de personnes autour de moi pour ce genre de choses. Ceux qui sont la le font quand c’est pas possible seule pour moi et qu’ils sont dispo mais les gens ont leur vie et travaillent. Comme les gens du sport qui sont adorables et me proposent leur aide… mais là le soucis c’est qu’ils ne comprennent pas bien l’ampleur de mon blocage… et jai accepter l’aide de l’un d’entre eux nous donnant rdv pas trop loin de l’école pour nous y rendre ensemble… Je lui ai donc dit jusqu’où je me sentais d’aller seule et on a fixée une heure. Peu avant notre rdv il m’a contacté pour changer le lieu de rdv.. qui se trouvait bien plus loin que l’école (dans une bonne intention car son but s’était de prendre le temps de se détendre et discuter un peu dans un endroit sympa avant le cours)… donc au final niveau aide adaptées à mes difficultés/capacités le nouveau rdv à été encore plus dur que me rendre seule à l’école. Je veux bien un peu d’aide… mais je veux pas gaver tout le monde avec mes problèmes et je sais que l’aide peut ne pas en être une au final donc je m’en méfie aussi pour diverses raisons. Aide-toi toi et le ciel t’aidera ! (Sans être croyante pour autant).

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Tout se déroule à l’intérieur de vous-même. Je n’ai aucune « lumière particulière » – extérieure à vous-même – à vous apporter. Pour le moment encore, vous créez un avenir déterminé par les horreurs vécues par votre passé, en vérité vous étiez une petite fille innocente.
      Plus vous acceptez que votre passé est le vôtre, plus il se dissout, plus l’avenir encore marqué par le passé se dissout à son tour. Autrement dit plus vous naissez à vous-même sans passé qui vous contraint.

      Méfiez-vous du papillonnage. Je comprends très bien que vous soyez à l’affut de toute personne susceptible de vous aider et en même temps je pense que pour vous libérer d’un tel conditionnement vous n’aurez pas d’autre choix que celui d’approfondir la compréhension de vous-même, en face à face, avec une personne sérieuse en laquelle vous aurez pu mettre votre confiance et avec laquelle minutieusement vous vous rapprocherez de la femme adulte que vous êtes aujourd’hui.

      Tout ce que vous partagez : « J’ose me lancer dans des nouvelles rencontres et même me soumettre à l’évaluation de ma personne à travers le nouveau sport que j’ai commencé. Donc je pense mettre en pratique ce qui est conseillé ici en acceptant ma fragilité. Je m’autorise par contre à écouter mes besoins et me préserver si nécessaire comme quand les angoisses deviennent trop ou que le lieu est malsain… »  me semble de très bon augure. C’est l’acceptation émotionnelle de votre fragilité donc de votre innocence, qui vous donnera de la force, vous êtes « telle que vous êtes » avec le passé qui est le vôtre et qui vous oblige parce qu’il résonne encore mais qui n’est plus.
      Le jour où vous ne vous définirez plus par votre histoire elle n’aura plus d’emprise sur vous. Cela ne peut pas se faire rapidement mais résolument, pas à pas. C’est un renoncement pacifié. Oui, accepter votre fragilité en écoutant vos besoins est le chemin de votre devenir et cela vous demande du courage. Les choses sont ainsi pour vous, c’est tout, pas de comparaison avec les autres, adhérez aux choses telles qu’elles sont pour vous puisque vous ne pouvez pas y échapper. Etre bienveillante avec vous-même c’est agir conformément à vos ressentis et en même temps comprendre que vos ressentis sont nécessairement colorés. Alors apprenez à faire la distinction entre leur coloration issue du passé et les choses telles qu’elles sont pour vous dans le présent. D’accord, il ne peut pas en être autrement. L’acceptation se fait avec le coeur, pas avec la tête. C’est cette réconciliation qui vous mènera à la paix.

      Lisez aussi mon article : Esquiver ou digérer ?

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  8. Tiny

    Merci pour votre réponse sincère Monsieur Perronnet
    Juste après le trauma j’ai eu une période hystérique Jean qui rit/qui pleure. J’avais toutes les émotions à l’extrême… l’hystérie et c’était très flippant… sensation de déraper complet. J’ai réussi à tout étouffer et je sens que c’est ce qui me freine car je ressens toujours cette peur quand je me lance dans la vie pour me sentir vivante. Peur que ça explose en moi. Je faisais souvent des cauchemars lié à ça petite. J’ai pas réussi à approfondir ça en thérapie ni a me sentir assez en confiance… j’essaie par le sport justement… j’aimerai que ça explose la-bas… ils pourront me contenir si ça devient ingérable pour moi… c’est un sport de combat. Pour le moment ça vient pas mais j’ai commencé en février seulement.
    Certains de ma famille (Mon père surtout) remettent toujours tout sur ce trauma… au lieu de prendre en compte le présent et nos propres responsabilités à tous (moi aussi avant et encore un peu mnt) : “c’est parce trauma ou parce que tu as pas eu ta mère… on dirait ta mère… malédiction… avec ton transgenerationnel…. tu as la tête fatiguée… tu as la même destinée qu’elle”. Moi j’essaie de changer mais certains ont vraiment du mal à décrocher et me laisser passer à autre chose. Selon les psys je suis coincée dans mon besoin perso… soit j’accepte qu’ils ne puissent pas comprendre que leur discours est toxique et je prends de la distance dans mes échanges (mentalement)… soit je coupe les ponts… soit je continue de subir…mais mes besoin ne seront jamais respecté car impossible de prendre l’autre en compte pour une personne souffrant de psychose de même pour le trouble narcissique… Je me sens un peu comme enterrée vivante avec certains d’entre eux et ce depuis toujours. Le passé je l’accepte de mieux en mieux… ce que j’arrive pas c’est tout ce qui suit et qui se trouve encore dans mon présent. Tout ce qui dans mon présent me renvoie à ce passé. On peut pas changé le passé par contre on peut faire des choix dans le présent et je comprend pas que certains proches ne me laisse pas avancer ou respecte pas mes limites que je pose pour mon bien mental de manière très très très claire… en expliquant à quel point c’est négatif et pas m’aider que de toujours le prendre en excuse ou me le renvoyer à la gueule en cas de désaccords… que aussi ma mère n’a pas pu me transmettre de nocivité ou malédiction et que ma vie n’a pas une destinée inchangeable que je peux faire des choix et aller vers du mieux…. difficilement acceptable surtout pour mon père. J’ai lu sur la psychose et les troubles narcissiques… parlé avec un psy specialisé mais c’est celui qui peut pas me suivre sur la durée pourtant lui il a toute ma confiance et ce qu’il me dit prend sens… je voyais la psychose partout dans le fonctionnement des gens (ca aide pas a depasser la phobie sociale), je mélangeait aussi psychoses et trouble narcissique car y a les 2 dans ma familles et je m’y retrouvait plus… mnt je pige cérébralement le fonctionnement qui les pousse a se protéger comme ça mais mon coeur lui comprends pas et n’accepte pas cet egoïsme maladif. Comme je leur dit y a eu trop… Je me serai passé de certaines petites choses. J’arrive pas à accepter la souffrance de mon père et son fonctionnement. Ni le déni de la famille nous concernant qui lui-même s’est plaint auprès de moi toute mon enfance de ne pas être entendu par la famille ni par la société… se plaindre d’être stigmatisé de schizoprhene par les gens de l’extérieur… tout en me stigmatisant moi avec ce passé pour lequel je n’avais aucun espoir de guérison si j’avais continué à l’écouter.
    Ça fait trop à accepter. XD C’était même à s’en taper la tête contre les murs quand je comprenais pas encore ce dans quoi j’étais prise. Je peux expliqué depuis peu… avant j’arrivais juste à dire “c’est compliqué” et ça l’est ! XD.
    Je comprends bien le cheminement que vous me conseiller de faire et j’essaie de le faire malgré tout et très sincèrement pas que des mots… mais je dois accepter l’inacceptable avec beaucoup d’incompréhensions même sur la suite sans aucune possibilité d’éclaircir sincèrement les choses…. même encore dernièrement alors que moi je provoque plus rien je veux juste qu’on me laisse en paix et ce même si j’ai couper les ponts avec les gens concernés depuis 2 ans mnt… certains arrivent à rerentrer dans ma vie et me prendre des forces alors que je leur dit clairement ne pas me sentir prête a les fréquenter c’est d’ailleurs ce qui m’a amené ici cette semaine j’ai un peu ressombrer suite à une tentative de reprise de contact de mon père… Je cherchais des réflexions sur le pardon… j’ai trouvé ici ce qu’il me fallait et mnt je peux envoyé chier tout ceux qui me pressionne avec ce foutu pardon… qu’il viendra quand ce sera le moment… merci. Mon coeur bien secoué fait aussi comme il peut tout comme ma confiance…. Je lis absolument tout mes dossiers médicaux physique ou psy… par travail sur moi mais aussi par manque de confiance en l’Autre. J’essaie de réparer/dépasser tout ça sans perdre mon coeur dans l’histoire et de faire attention aux 2… c’est fastidieux. Je me laisse le temps et j’essaie de changer mon mode de pensée… ce qui est très déstabilisant d’ailleurs. Je sais plus comment être surtout avec les gens ou j’ai jamais su mais là c’est encore pire vu que je remet tout en question. Je crois que je fais ce que vous dîtes je décolores mes pensées (de plus juger bizarre/bien/mal apprendre à voir le truc devant point et d’apprendre une communication saine) et ça passe pour moi par une période plus difficile niveau phobie sociale (parce que je sais plus quoi partager… un peu logique) mais en même temps c’est ce qui me permet de me lancer dans ces expériences. J’ai plus grand chose à partager mais au moins je me laisse être de plus en plus et c’est comme ça qu’on partage le mieux non ?
    Je me compare plus depuis longtemps car hors catégorie sur trop de plans et c’était perdre mon temps, mon énergie et aller droit au suicide a force de. C’est ce qui me permet d’être heureuse pour mes proches qui réussissent et restent sympas avec moi… Je peux me sentir mal par contre quand d’autres me font comprendre que j’arrive à rien… mais c’est pas leur vie qui me fait mal mais leur regard sur moi et là j’avoue que je reste fière d’eux mais heureuse pour eux c’est trop m’en demander… j’ai pas le même plaisir de partage qu’avec ceux qui m’accepte mais ça me semble normal. C’est ça qui est dur à vivre socialement le jugement des autres c’est là que le malaise s’installe vite… ça commence par : “tu fais quoi comme travail” avec certain ça va mais d’autres ça casse tout moi je viens comme je suis mais c’est eux qui acceptent pas là où j’en suis… ceci dit je trouve de plus en plus de gens qui m’acceptent. J’essaie de plus expliqué ni justifié mais socialement j’ai une situation difficile… les personnes à l’AI sont mal perçues des fois et encore plus quand on a l’air en bonne forme physique. Ils comprennent pas et cherchent des explications. Je m’entoure de gens qui n’en demande pas et cherche juste à me connaître et partager.
    Je tiens à dire que malgré les apparences depuis 4 ans je suis très même très très fière de moi et ma vie (au risque de paraître prétentieuse)… c’est pas que des mots mais vrai. Je suis fière de pas lâcher même si je fais plein de pas en arrière… j’ai jamais lâché mon os XD et finalement je commence à comprendre et me libérer… Je suis fière d’avancer de mieux en mieux et commencer à en retirer du positif… Je suis fière d’être intègre, sincère dans mes mots et mes actions et surtout de ne pas tomber dans la dévalorisation de l’Autre pour ne pas me voir en face car trop dur.
    A quelque part c’est que je l’accepte ma vie comme ma fragilité de rougir non ?
    Je ressens plutôt le besoin d’avancer dans ses expériences loin de ce passé pour apprendre autre chose… créer autre chose dans mon présent. J’ai l’impression que reprendre un travail sur tout ce passé me maitient dedans. Je suis preneuse de clés mais je peux pas continuer à brasser de l’air. Je veux pas le nier je veux avoir droit à autre chose… pouvoir créer autre chose avec ce que je suis mnt sans oublier l’avant.
    Je vous remercie pour vos encouragements et me dire que je suis par certains côtés sur la bonne voie… je le sens aussi… ca fait chaud au coeur. Aussi pour votre franchise que j’apprécie beaucoup. Je vais me laisser du temps pour voir ce que le sport donne et si ça débloque pas des choses… Je verrai pour reprendre une thérapie. Ma généraliste souhaite aussi que je sois suivie… chaque fois je lui réponds que je suis fatiguée… fatiguée aussi de m’entendre dire que j’ai besoin d’aide… ça fait tout le contraire de m’aider j’ai l’impression… plus besoin de gens qui voient le petit bout de force que j’ai déjà développé que toutes mes fragilités et me laisser vivre ces fragilités à mon rythme sans me rappeler tout le temps que ça en est une à leurs yeux… pour que j’aie un espace et la possibilité de les dépasser. Ça rejoint votre article à quelque part non ?… si moi j’essaie d’assumer ma fragilité qui n’en ai pas vraiment une au final mais que les gens autour me renvoie toujours que je suis fragile et ai besoin d’aide… c’est ne pas me laisser assumer mon truc à mon rythme et le dramatiser non ?
    Moi mnt toute seule de mon côté et avec mes proches “sains” je me sens bcp mieux c’est pas encore la grande paix interieur mais je m’en rapproche et j’ai confiance en moi, ma force (même si certains ne la voient pas moi j’en doute plus) et la Vie mnt… c’est quand je me confronte aux autres et leurs inquietudes et incompréhensions que ça peut être compliqué de savoir comment m’y prendre. Je me fais confiance et me permet des erreurs ainsi qu’aux nouvelles expériences et au temps. Vos écris comme celui sur le pardon ou la fidélité à soi me fait plus de bien que de rediscuter de tout ça en vain. Si le sport donne rien je vous contacterai sûrement pour faire un essai de se travail à faire voir ce que vous entendez… quoi… comment. Merci pour votre temps.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Oui, nous pouvons tous en arriver à nous taper la tête contre les murs quand nous pensons que les autres devraient nous respecter et qu’ils ne le font pas. Vous vous tapez alors la tête contre les murs par impuissance.
      En fait les autres sont uniques et différents (comme nous), nous sommes donc tous condamnés à être plus ou moins approximativement compris et respectés et parfois même pas du tout. C’est comme ça.
      Ce besoin d’être compris est issu de l’enfance. Ne plus avoir le besoin d’être compris c’est grandir et devenir de plus en plus autonome.

      D’autre part, chacun est toujours légitime de ne pas répondre à l’autre ou de lui dire stop (si nous en sommes à essayer de discuter avec l’autre c’est bien parce que nous agissons conformément à notre besoin infantile d’être compris.) C’est, non pas le coeur de la femme adulte que vous êtes devenue, mais le coeur de la petite fille en vous qui ne comprend pas et n’accepte pas l’égocentrisme des autres, pourtant… même si on n’aime pas les mauvaises herbes, elles poussent n’est-ce pas ?
      Vous avez le droit de vous éloigner de ceux qui pensent à votre place et qui vous disent que vous n’arriverez à rien.
      Vous voyez juste quand vous partagez que ce qui vous fait mal est le regard de certains autres sur vous et tout le travail est celui de la relation que vous entretenez avec le regard de ces autres. En fait personne ne peut changer l’autre, par contre nous pouvons changer le regard que nous posons sur lui.
      Personne ne « doit » pardonner (quelle horreur que de devoir le faire !) seules certaines personnes parce qu’elle se sentent apaisées peuvent non pas « pardonner » mais sentir qu’elles sont en paix avec leur ex agresseur. C’est là le signe de la guérison.
      Notre principal problème à tous est que nous sommes dans l’attente donc dans la dépendance. C’est l’attente qui créé la déception et le ressentiment.
      Vous avez le droit de devenir une femme libre donc sans attentes et – à vous lire – je crois que c’est le chemin sur lequel vous êtes.
      Vous respecter c’est avancer pas à pas, vous êtes à vous même le seul critère de ce que vous ressentez. Personne ne peut parler à votre place, vous êtes unique. Le ressentir et agir en conformité avec ce ressenti, en prenant garde à ne pas vous mettre la pression, vous aidera à prendre votre place à vous.
      Courage !

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  9. Tiny

    Bonjour Monsieur Perronet,
    Merci pour votre réponse qui m’as pas mal fait réfléchir.
    Oui cette petite fille… je suis d’ailleurs surprise que vous lui ayez répondu à ce dernier message. Elle me fatigue et c’est elle aussi qui prend le dessus lors de mes crises d’angoisses. J’ai longtemps refusé de grandir mais depuis 5 ans je souhaite vraiment la mettre en paix et aussi ne pas rester coincé comme ceux de ma famille (je vois ce que je veux pas rester/devenir encore plus)… mais elle ressort… et des fois je sais pas à quoi ça tient.
    Merci de me confirmer pour le regard des autres… Je rajoute que le mien aussi me fait souffrir et comme conseillé par vous je le travail par le non-jugement.
    Oui je vous remercie de bien ressentir que en effet je suis déjà dans ce processus de plus avoir d’attentes. Depuis 3 ans je dirai j’ai compris que je pouvais pas changer l’autre mais je pouvais ne plus être triste de mes attentes envers lui… comme le non-jugement… ça me déstabilise un peu actuellement car c’est impossible de n’avoir absolument aucune attente envers qui que ce soit. C’est vrai que au début ça libère plein de choses dans une relation… pour moi mais aussi l’autre qui reçoit aucune pression liées à elles… on se sent plus libres. Mais comme votre partage sur la photo mal prise selon vous au début par votre femme… il y a quand même des attentes de ce genre qui créent le lien. Autant de trop en avoir ça le casse autant ne plus en avoir du tout ça le casse aussi j’ai l’impression (aucun extrême n’est bon… non ?). Du coup une chose m’aide pas mal… c’est que vous disiez “attente d’être comprise”. Ça me semble déjà plus réaliste… comme ne plus attendre mon bonheur des autres ça aussi ça me paraît réaliste. Mais plus avoir d’attentes du tout… c’est se perdre et se perdre dans le relationnel Je crois. Ce que je vis mnt en fait. Même des attentes des autres qui comprennent pas toujours mon fonctionnement actuel… si je vois une personne avec trop d’attentes envers moi… Je met la distance… Je rentre pas dans l’attente et ça ça peut créer incompréhension aussi. Du coup ça me questionne quand même au sujet du respect… plus avoir l’attente de mon bonheur ou d’être comprise ok mais alors celui de respect il me semble normal et rejoindre votre partage de la photo. Il me semble normal que d’une relation j’attende un respect réciproque… et il me semble aussi normal d’être en droit de passer mon chemin si ce n’est pas le cas. Je pense sincèrement pas que je doive aller dans le sens de me libérer de mes attente d’avoir des relations respectueuses. Ce serait me manquer de respect à moi-même et même me mettre en danger. Sur ce coup vous m’aidez à trouver une nuance qui me manquait et je vous en remercie grandement. Je comprends et accepte que tout le monde ne me respecte pas… normal même. Mais dans ce cas j’ai pas à me forcer d’entretenir de relation… c’est être maso sinon.
    PS : juste envie de vous partager que j’ai fait une sortie avec l’ami qui me propose des coups de mains… on a été d’abord dans un lieu de son choix qui était vraiment très sympa mais où je me suis sentie super mal… j’ai pris en compte ce qu on a partagé ici… et je lui ai dit que ça n’allait pas et si on pouvait aller ailleur. Il a accepté avec bcp de compréhension et on a passé une super soirée. Je me suis pas sentie comme un poids et il ne m’a pas non plus traité comme une gamine contrairement à d’autres… mais comme un être humain avec ses limites et qui cherche à les dépasser. C’était un moment réparateur. Je retrouve un peu d’humanité autour de moi et en moi ça fait du bien.
    Je vous remercie pour votre temps et vos clés… j’en demandai pas tant et ça me gêne un peu j’ai l’impression de faire une séance en ligne. Mon but 1er était de vous remercier pour vos écrits et avoir un petit mot de solidarité. Je vais peut-etre tenter un rdv car dans vos réponse j’avance. Fatiguée des rdv psy qui font tourner en rond… donc je me laisse un peu le temps de réfléchir et vous recontacte. Je vous avoue avoir envie de passer l’été dans autre chose que tout ça.
    Merci pour vos encouragements et mes meilleures salutations.

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  10. Tiny

    Bonjour Monsieur Perronet,
    Je voulais vous tenir au courant que j’ai fait une telle crise “d’angoisse” que j’ai compris que certains symptômes qu’on me disait de prendre pour de l’anxiété n’en était pas. Je suis anxieuse certes mais je fais aussi en parallèle des crise de neuropathie depuis mes 17 ans dû à une carence b12. Je comprends ça récemment car j’ai eu cette fois une polyneuropathie avec perte de sensibilité mains et pieds. Cela a commencé par ces sansations bras/jambes que je connais bien mais ça a atteint aussi mon cerveau cette fois. Ce mal-être je le vis depuis mes 17 ans et j’essayais de le gérer comme une crise d’angoisse mais c’était impossible. Le seule truc qui m’aide c’est les injections de vitamines b12 pour combler ma carence (je métabolise pas la b12). Je sors d’une incompréhension totale de mon corps et je commence à être entendue par mes docs et avoir des soins medicaux adaptés. Je dis pas que toutes mes angoisses et mon manque de confiance est réglé et viens uniquement de ma carence b12 chronique… mais j’ai plus honte de pas reussir à gérer certaines sensations qui nécessite en fait une assistance medical… ma volonté ne peut rien faire sans injection b12. Une nuance n’a été faite de personne dans mes ressentis.
    A tous ceux qui souffre de manque de confiance ou d’angoisse… si vous ressentez des fourmillements/brûlures … sensations d’engourdissement dans les bras/jambes et que c’est persistant… ce n’est pas anxieux mais neurologique et les nerfs qui souffrent. Allez plutôt voir un neuropathe qu’un psy pour ses symptômes il sera plus en mesure de faire la nuance entre ce qui est réellement physique ou psychologique.
    Ma confiance en moi est encore atteinte de cette incompréhension mais j’ai plus du tout honte.
    Avec mes meilleures salutations. Et courage à tous ceux qui tentent de depasser leurs mal-être.

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