aimer-soi

Comment devenir soi-même ?

Auteur : © Renaud PERRONNET

Thèmes principaux :

La révolte interdite, où comment ne plus avoir besoin d’être gentil pour aimer.

« Chaque être humain arrive au monde avec une fiche technique psycho-morphologique, le travail est de la découvrir et de l’accepter. »

Alain B.

« C’est en étudiant peu à peu les rouages de ce moi que vous pourrez peu à peu le rendre moins contraignant. »

Arnaud Desjardins.

  • Aimer, fusionner, être dépendant, se révolter ?
  • Se respecter, respecter les autres, être gentil, être soi-même ?
  • Une petite histoire pour se comprendre et tenter d’y voir plus clair…

Pendant toute son enfance, il avait tenté d’être à la hauteur de la demande de sa mère, très émotive et possessive. Elle n’avait cessé de lui demander d’être comme elle voulait qu’il soit et il avait essayé de se conformer à sa demande du mieux qu’il avait pu.

Il n’avait pas eu la chance d’avoir une chambre à lui comme ses camarades, et alors que, petit encore, il en avait fait la demande, il lui avait été répondu que cela n’était pas nécessaire car, dans la famille, il n’y avait rien à cacher puisqu’on s’aimait.

Le soir, ses parents tiraient le rideau qui séparait l’espace de son lit du salon, et il s’endormait, épiant leurs conversations. Il mettait ses chaussons perpendiculairement à son lit pour faire plaisir à sa mère ; en échange elle lui répétait qu’il était « un amour » et souvent, avant qu’il ne s’endorme, elle le serrait très fort dans ses bras en lui disant « tu es la chair de ma chair, tu es à moi. »

Tard dans son enfance, il la laissa le coiffer avec une petite frange qu’elle lui coupait régulièrement aux ciseaux, elle lui souriait en lui disant qu’il était mignon, il aimait cela et il croyait qu’il était heureux.

Elle jouait à la poupée avec lui en lui confectionnant elle-même la plupart de ses vêtements, et il la laissait faire, et il pensait qu’elle l’aimait puisque souvent elle le regardait avec les yeux remplis du désir qu’il soit à elle et lui répétait avec gentillesse qu’elle avait envie de le remettre dans son ventre pour le protéger.

Il aimait tant la voir heureuse qu’il avait donné son assentiment à ses désirs. Il était devenu son jouet ; quand elle frémissait d’angoisse pour lui, il frémissait d’angoisse avec elle et quand elle était heureuse parce qu’il était sage, il s’aimait sage et s’efforçait de le rester.

Il appelait cela aimer et ressentait ainsi le monde en ordre et en équilibre, (car il ne savait pas ce qu’était la dépendance.)

Il ne se doutait de rien, ne sachant pas encore que ses besoins propres allaient contredire cet amour fusionnel et idéal.

Pourtant de plus en plus fréquemment, des disputes éclataient entre sa mère et lui, et un soir, alors qu’il avait à peine une dizaine d’années, le drame explosa, terrible. A partir d’une dispute futile, il avait senti monter en lui une force incommensurable, qu’il n’avait pas pu maîtriser, et qui lui fit très peur. C’est alors qu’en pleurs et fou de rage, il avait osé lui lancer au visage « Maman, je te hais ».

Ca avait été plus fort que lui, il n’avait pas pu le retenir. Parce qu’il avait ressenti très intensément l’injustice qu’elle lui faisait subir, sa force de vie n’avait pas pu faire autrement que de relever la tête comme pour éviter l’asphyxie.

Sur le moment, il aurait aimé ne plus exister, ça avait été affreux pour lui, il n’avait rien pu contrôler et il s’était blotti tout au fond de son lit en sanglotant du plus profond de lui même. Il s’était excusé parce qu’il savait qu’il aimait sa mère et il sentait confusément que cet amour fusionnel le rendait d’autant plus impardonnable que, dans la fusion, le détachement est interdit. Comment avait-il pu ressentir une telle haine ? Il allait devoir payer cette « faute » pendant des années.

Sa mère l’avait regardé en lui disant qu’il était un monstre, et très vite il se prit pour un monstre parce qu’elle le lui avait dit. Et il sentit monter les preuves de ce qu’elle disait : il était égoïste, incapable d’amour, car s’il en avait été capable il n’aurait pas pu lui dire ce qu’il lui avait dit, il n’aurait pas pu lui faire subir tout ce qu’il lui faisait subir.

A force d’avoir refoulé ses besoins et ses désirs, un beau jour, ça leur avait sauté à la figure à tous les deux. Ils ne pouvaient comprendre ni l’un ni l’autre ce qui s’était passé puisqu’ils pensaient tous deux qu’ils s’aimaient. Comment, dans une famille heureuse modèle comme la leur, avait-on pu en arriver là ? Ses parents lui dirent que les paroles qu’il avait prononcées étaient graves, d’ailleurs n’avait-il pas failli au second commandement de Dieu : « Tu honoreras ton père et ta mère » ? Et il était parfaitement d’accord avec eux, il allait devoir se racheter et même expier. Il n’avait plus été ce qu’il devait être et il sentait bien qu’il fallait qu’il le redevienne, à n’importe quel prix…

Son père lui avait dit avec force qu’il fallait qu’il se tienne à carreau désormais. C’est ainsi qu’il apprit à avoir peur du regard de l’autre, et s’empêcha d’être en paix avec lui-même. Il se promit intérieurement de ne plus jamais écouter ce vent de révolte qu’il sentait parfois souffler à l’intérieur de lui. Pour faire plaisir à ses parents, son idéal devait être de devenir définitivement gentil et aimant.

Dans sa crainte de ne pas être ce que ses parents voulaient qu’il soit, il était devenu ce qu’il devait être mais qu’il n’était pas : un gentil garçon qui ne s’aimait pas.

Il s’était pourtant de nombreuses fois promené dans la nature et avait senti cet ordre parfait dans un désordre apparent. Les cerisiers produisaient des cerises, les chênes des glands et les lapins ne semblaient pas complexer à la vue d’un chevreuil ou rêver de devenir des oiseaux. Cela ne lui avait pas servi de leçon et il continuait de penser qu’il devait lutter contre ses tendances à respecter ses besoins, puisqu’il les interprétait comme un odieux égoïsme.

Il se préparait donc à payer sa dette, incapable de voir que l’amour – comme la vraie gentillesse – ne se commandent pas, puisqu’ils sont l’expression spontanée de la vie. Il creusait donc son propre enfer pour éviter d’y aller, ne sachant pas que nous allons toujours précisément là où nous voulons éviter d’aller parce que c’est à cet endroit précis que nous avons quelque chose à résilier.

Il n’avait pas conscience qu’il venait de créer le volcan sur lequel il resterait assis durant toute son adolescence et même beaucoup plus tard… le volcan de sa relation à celles qu’il aimait.

C’est ainsi qu’il apprit à passer son temps à décliner les différentes formes de la peur.

Sapeur du conflit par exemple, il ne fallait surtout pas qu’il la montre mais à l’intérieur de son ventre ça se rétrécissait sans cesse et plus il s’ingéniait à l’éviter, plus il s’y exposait. Evidemment il se mit à penser que la vie était injuste vis-à-vis de lui qui consacrait son énergie à tenter d’être « comme il faut ». Plus il se conformait, plus il devenait victime et plus il souffrait de cet état. Alors – parce qu’il n’osait pas dire « non » – il devint cynique et amer. Le plus souvent, il s’arrangeait pour être conciliant, diplomate et quand il ne l’était pas il s’en voulait terriblement. Au fond de lui-même, il lui arrivait de prier pour que son Dieu lui donne la force de ne plus être ce qu’il pensait qu’il était : un monstre d’égoïsme ; et parce que son Dieu était Amour, il restait sourd à ses appels. Il trouvait – secrètement – son Dieu injuste et il le maudissait, tout en s’en voulant de le faire.

Sa plus grande peur était de ne pas se sentir compris par ceux qui prétendaient l’aimer, la con-fusion lui était devenue nécessaire, il fallait que l’autre pense comme lui pour qu’il se sente aimé. Sa vie tout entière allait s’orienter autour de la persuasion. L’incompréhension était pour lui le summum de la trahison, le désamour, la preuve qu’il n’existait pas : elle réveillait en lui l’agressivité de son désespoir.

Sa vie devint un enfer intérieur, il assimilait la moindre défiance au rejet mais, par peur d’un rejet plus grand encore, il ne le montrait pas. Sans doute cela lui permit-il de préserver certaines relations qui auraient été invivables sans cela pour les autres, mais à quel prix !

Evidement il s’arrangea inconsciemment pour perpétuer son enfer puisque les mêmes situations dramatiques avec les mêmes types d’acteurs se perpétuent chez chacun de nous jusqu’à ce que nous les prenions en compte. Bien qu’il l’ait entendu dire, il était incapable de le voir chez lui puisqu’il en était dupe pour lui même.

C’est ainsi qu’il tomba follement amoureux de la femme de son meilleur ami, une femme qui, bien que sincère et passionnée dans ses sentiments pour lui, ne parvenait pas à rompre sa première alliance. Cette incapacité fut pour lui particulièrement cruelle car elle ravivait la plaie de son enfance : la croyance en l’amour fusionnel que sa mère lui avait fait vivre et qui le faisait souffrir.

Pendant des années ils vécurent un amour passionnel ayant pour rançon la déchirure qu’il ressentait quand il lui demandait de choisir et qu’elle ne le faisait pas. Là, il pouvait pleinement vérifier sa loi : « La femme que j’aime ne me comprend pas et je ne dois pas lui en vouloir car si je lui en veux, ce sera trop dangereux pour moi, je risquerai de tout perdre… comme avec ma mère… »

Avec une détermination d’autant plus héroïque qu’elle était aliénée, c’est-à-dire qu’elle s’exerçait contre lui, il a tenu, rendant perplexes ceux qui ne savaient rien de ce qui l’empêchait de mettre fin à cette situation. Car quand une relation nous étonne on nous semble inexplicable, c’est toujours parce que nous n’en connaissons pas les mécanismes inconscients.

Un jour, des années plus tard, à force d’épuisement passionnel, la relation à trois s’éteignit et il se retrouva enfin seul avec sa passion amoureuse, toujours victime de sa croyance initiale en l’amour fusionnel que lui avait inculquée sa mère.

Sa difficulté principale – son besoin de se faire comprendre – ne s’était bien sûr pas résorbée puisqu’il ne l’avait jamais battue en brèche, mise à l’épreuve. Elle allait continuer à interférer, donc à mettre une ombre inexplicable dans sa vie de couple alors qu’il avait obtenu de sa compagne ce qu’il souhaitait le plus au monde.

Il ignorait que tant que les fondements même de son amour pour elle n’avaient pas été remis en cause, l’amour véritable lui restait interdit.

Inéluctablement, les mêmes causes produisant les mêmes effets, les seules discussions parfois vives qu’il avait avec son épouse étaient liées à son besoin inextinguible de toujours parvenir à se faire comprendre. En fait, il continuait de mendier l’amour comme un enfant parce qu’il ne savait pas encore que celui-ci ne pouvait que se donner. Parce qu’il mendiait, il était insatiable et ne pouvait vivre que l’amertume et l’ingratitude de ce qui ne sera jamais assouvi. Il reprochait intérieurement aux siens de ne pas le comprendre en faisant évidemment toujours extérieurement tout pour qu’ils ne se doutent de rien. Parfois la révolte grondait en lui par tous ses pores (comme le jour où il avait osé dire à sa mère qu’il la haïssait) mais il souriait ou tentait de le faire en demeurant « gentil ». Il persistait à ne pas comprendre son propre vécu, il s’étonnait de cette ombre profonde au tableau de « celui qui avait pourtant tout pour être heureux ».

Sa souffrance et son sincère désir d’aimer étaient les moteurs de son acharnement à comprendre, et peu à peu la vérité lui apparut.

Une fois il put écrire sur son cahier d’analyse personnelle : « Etre gentil est pour moi le moyen déguisé que j’emploie avec ceux que j’aime pour me faire aimer d’eux, parce que j’ai peur de ne pas être suffisamment aimable à leurs yeux. »

Il chercha à comprendre davantage et analysa sa propre histoire. Un beau jour, au détour de ce qu’il avait vécu comme une injustice flagrante de la part de son épouse, tout lui remonta en mémoire avec évidence.

Il découvrit, reconnut et nomma la nature de l’amour de sa mère – qui n’avait pu l’aimer que passionnée et fusionnelle. Surtout il découvrit le piège que cet amour avait été pour lui. Il sentit qu’il continuait encore de payer une dette contractée dans son enfance, à un moment où il était totalement otage du besoin de sa mère et de son désir de lui plaire.

Il prit également conscience qu’à cette époque, sa mère avait non seulement pouvoir de vie et de mort sur lui mais aussi qu’elle détenait le pouvoir de sa propre plénitude. Plénitude qu’il continuait de rechercher éperdument à travers sa relation à sa femme !

Dans sa vulnérabilité passée, il n’avait pas pu faire autrement que de prêter allégeance à sa mère… pour survivre en croyant qu’elle l’aimait.

Au fur et à mesure de sa progression dans cette découverte, il prit conscience qu’il n’avait plus besoin de porter systématiquement sur les autres un regard suspicieux ni de les critiquer. Il ne ressentait plus non plus le désir irrésistible d’être d’accord et conciliant avec eux. Parfois il osait le « non » et découvrait que loin d’être nié, il n’en était que plus estimé, comme un interlocuteur valable et respectable.

Le refus que l’autre parfois lui opposait n’était plus pour lui une inévitable déchirure pour laquelle il était prêt àpayer le prix le plus élevé, il apprenait à le gérer avec aise plutôt que d’en être la victime.

Il se respectait lui-même et peu à peu se détendait. Il souriait intérieurement en se voyant capable de dire ses goûts réels et il s’émerveillait d’attirer dans ses relations des personnes qui, quelques années auparavant, le mettaient mal à l’aise et que secrètement il avait jugées grossières et sans tact parce qu’elles osaient ce qui lui faisait si peur !

Parfois, cela accrochait avec certains qui n’avaient pas l’habitude de le sentir exister de la sorte car il n’est pas banal de voir un mouton bêlant se transformer en tigre rugissant. Il put assumer des conflits qui lui permirent – parce qu’il avait appris à se respecter – de respecter les autres. C’est ainsi qu’en se donnant la permission d’être lui-même, il donna aux siens, l’opportunité d’être davantage eux-mêmes. Le jeu implacable de l’annexion de l’autre prenait fin parce que les rivalités nées du besoin d’être reconnu s’étaient épuisées.

Il était devenu capable d’assumer les différences chez ses proches, sans avoir besoin de s’excuser ou de battre en retraite. Pour preuve, il sentit qu’il lui était possible de rester debout face à la mauvaise humeur, à la colère ou à l’injustice des siens sans se sentir ébranlé aux tréfonds de lui-même comme par le passé. Sa dépendance à sa mère s’étant apaisée, il ne ressentait plus le besoin de lui obéir, même à titre posthume . Il lui avait rendu sa liberté par rapport à lui et parce qu’il la lui avait rendue, il pouvait aujourd’hui l’aimer telle qu’elle avait été : mère à l’amour fusionnel. Sa dette était payée, simplement parce qu’il ne ressentait plus la nécessité de continuer de la payer.

Tout devint peu à peu lumineux, il comprenait des détails restés jusqu’alors inexplicables de ses propres comportements passés, avec le même plaisir que prend un joueur à enfoncer la pièce à l’exact bon endroit du puzzle.

Il avait cherché pendant des années ce qui était déjà sous ses yeux. Les choses s’organisaient dans sa tête, se mettaient en place dans soncœur, il se réconciliait avec lui-même.

Le jour où il fut capable de reconnaître à coup sûr, quand elle se manifestait encore, la principale « fausse loi » à laquelle il avait obéi une grande partie de sa vie :

« J’ai besoin de me faire comprendre donc de me justifier aux yeux de ceux que j’aime et je suis terrorisé à l’idée de ne pas y parvenir car – si je n’y arrive pas – ceux que j’aime seront cruels avec moi et je devrai le payer ma vie entière en tentant de me racheter. »

Il put alors écrire à la suite :

« J’ai le droit d’être moi-même sans devoir me sentir jugé par les autres.

Je n’ai donc plus nécessairement le besoin d’être compris par ceux que j’aime.

Ceux que j’aime ne m’en veulent plus.

Je n’ai donc plus besoin de leur en vouloir en retour.

Je peux donc les aimer en paix tels qu’ils sont. »

C’est ainsi qu’il apprit à ne plus demander à ceux qui l’aimaient davantage que ce qu’ils pouvaient lui donner. Il n’avait plus non plus besoin d’en faire trop pour eux, comme par le passé, c’est-à-dire de tenter de leur donner plus que ce qu’il pouvait.

Il apprit donc à leur donner ce qu’il pouvait leur donner.

Il sentait maintenant comme une évidence que pour ne pas risquer de tomber dans la fusion, aimer c’est se souvenir qu’on est deux, c’est-à-dire donner à l’autre autant le droit d’exister que l’on se donne à soi.

Ainsi ceux qu’il aimait, de jour en jour, lui semblaient plus humains donc plus proches. Sorti de la fusion, il était capable d’accueillir la différence qui lui permettait d’aimer. Plus il nourrissait son amour pour l’autre, plus il le respectait et plus il le respectait plus il découvrait que l’autre lui ressemblait.

En osant s’ouvrir aux autres, il s’ouvrait à sa propre confiance en lui, et plus il s’ouvrait à sa propre confiance, moins il ressentait la nécessité de demander aux autres de répondre à ses besoins. Il avait appris à s’aimer donc à aimer, c’est-à-dire à se donner.

Et il remarqua qu’à chaque fois qu’il ne se protégeait pas de l’autre, c’est-à-dire qu’il s’ouvrait à lui – en silence – l’impression d’être séparé de lui disparaissait pour laisser la place à la communion.

© 2006 Renaud PERRONNET Tous droits réservés.

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CC BY-NC-SA 4.0
Comment devenir soi-même ? by Renaud Perronnet is licensed under a Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike 4.0 International License.

74 réflexions au sujet de « Comment devenir soi-même ? »

  1. Sérafin

    Profession : Informaticien.
    Ville : Youndé.
    Pays : Cameroun.

    Je trouve l’article très important pour les gens qui en ont besoin comme moi et par la même occasion je voudrai dire merci d’avance a Monsieur Renaud Perronnet.

    Répondre
  2. Mikael

    Profession : sans profession.
    Ville : Gonesse.
    Pays : France.

    Je suis vraiment trés touché par votre histoire que j’ai des frissons dans le corps et que j’ai envie des versé des larmes. Cette histoire triste me ressemble tellement, que j’imagine ce qui a pu m’arriver maintenant. J’ai de la paine d’imaginais, que moi ossi quand j’etais enfant je me suis fais peu etre trahire par l’amour de ma mere. Et que j’ai grandit avec cette trahison. ET que je reve un jour que ma vie sois comprise par moi meme et qu’elle devienne aussi vrai que la votre ecrite sur papier.

    Merci bocoup.

    A bientôt j’esper avoir des nouvelles de vous bientot.

    Répondre
  3. Nadine

    Profession : Aide Soignante
    Ville : Mancy 51530
    Pays : France

    Cette histoire m’a faite beaucoup de bien. Cela me ressemble ; cela aussi me donne la confirmation, de s’aimer et d’aimer les autres comme ils sont. Oui être amie fidèle avec soi et ne pas hésiter de changer car dans la vie pour moi le plus beau cadeau la paix. Merci a vous de Nadine.

    Répondre
  4. Carinette

    Ville : Douala.
    Pays : Cameroun.

    J’ai tellement de frayeurs en moi, je veux toujours me montrer sous mon meilleur jour, je veux être parfaite aux yeux des autres, j’ai peur de ne pas être aimée, je voudrais pouvoir en tirer une leçon et changer, mais sais-je seulement qui je suis ?

    Répondre
  5. Renaud Perronnet Auteur de l’article

    Oui Carinette, vous voulez toujours vous montrer sous votre meilleur jour parce que vous avez peur de ne pas être aimée. Pendant très longtemps vous avez cru que de renoncer à vous-même vous permettrait d’obtenir l’amour des autres. Aujourd’hui vous découvrez que c’est la cause principale de votre souffrance et vous pressentez que vous ne pouvez être heureuse qu’avec ce que vous êtes. La paix intérieure est possible sur la base de la réconciliation avec ce que l’on est et tant qu’on la pense interdite, c’est la division d’avec soi-même donc la déchirure.

    Découvrir peu à peu qui vous êtes, c’est commencer par renoncer à croire que vous êtes celle que vous croyez être, parce que celle-là est un mensonge construit sur la peur.

    Qui êtes-vous quand vous osez être celle qui ne renonce pas à elle-même pour exister ?

    Qui êtes-vous quand vous êtes en paix ?

    Répondre
  6. Renaud Perronnet Auteur de l’article

    « Devenir soi-même » est le produit de la bienveillance et de la réconciliation d’une personne avec elle-même donc avec « ce qu’elle est ». Le plus souvent nous n’aimons pas « ce que nous sommes » parce que nous n’aimons pas occasionner du déplaisir aux personnes dont nous sommes dépendants. La peur de déplaire occasionne le renoncement à « ce que l’on est. »

    Dans un tel contexte, « devoir être soi-même » ne serait que se conformer une nouvelle fois à l’injonction de l’autre donc renoncer une nouvelle fois à soi-même.

    Devenir « ce que l’on est » ne peut être qu’un lent travail d’amour et de réconciliation. S’il n’est donc pas possible de le « devoir » à l’autre, il est en revanche possible d’apprendre à le devenir parce qu’on le souhaite.

    Au moment ou une personne perçoit à quel point elle est contrainte par le regard de l’autre, elle peut, avec beauté et courage tenter de ne plus obéir aux lois qui la contraignent.

    Un tel apprentissage demande à celui qui l’entreprend de ne plus être inhibé par sa peur d’être « ce qu’il est », donc d’agir avec sa propre peur. Cela n’est rendu possible que grâce à la détermination. Une image traditionnelle tente de nous le faire pressentir, elle parle d’agir « comme si nos cheveux étaient en feu. »

    Répondre
    1. Tibo

      Grand merci pour cet article qui apparament aide bcp de personnes

      Moi aussi je veux toujours plaire; etre aimé aussi bien en séduction avec les fillles que apprécié par mes collègues de travail
      Je suis  » gentil »
      Je suis d accord
      Je ne prend possition
      je juge terriblement les gens et me dit; que penserait; que ferais m ont père dans la meme situation
      Et actuellement en pleine recherche sur moi meme je tombe sur votre article : Génial
      En faites je suis moi meme avec mes amis très proches mais avec l extèrieur je suis « vide »
      Je me remets en question suite a une rupture amoureuse ou j ai eu peur de donner de l amour Enfin bref;

      J ai quand meme une question:

      Quel est le « mode opératoire » pour sortir de ca?
      Ce soir je me repète je ne veux plus plair a mon père je veux etre moi meme
      En faites j ai tjrs la tete ailleurs pcq saturé de questions Es ce que c est bien
      Je n arrive pas a me concentrer
      Suite a la vue d un psychologue je pratique la methode du « zazen » s assoir et penser a ce qu il y a autour ce concentrer sur le moi maintenant

      Qu en pensez vous ?

      Que faire de plus ?

      Je suis très motivé et je suis prèt a tous pour me trouver

      Merci pour vos réponse

      Répondre
      1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

        Si nous devenons « gentils », « conformes » et « d’accord », c’est vraisemblablement le moyen que nous avons inconsciemment trouvé pour tenter de recevoir l’amour qui nous manque. Le risque est donc de devoir renoncer à soi-même sous prétexte d’avoir besoin de l’amour des autres et cela est dangereux.
        Ce n’est pas en adoptant la méthode Coué donc en tentant de répéter que vous ne voulez plus plaire à votre père mais être vous-même que vous y parviendrez, mais en osant découvrir pourquoi vous voulez tant plaire à votre père. Si vous voulez tant lui plaire, n’est-ce pas parce que vous vous dites que vous n’êtes pas plaisant pour lui, alors même que vous devriez l’être ? En cela, vous vous conformez vraisemblablement à ce qu’il vous a souvent répété. Vous avez toujours cru que pour être quelqu’un d’aimable et de plaisant, il fallait que votre père vous trouve aimable et plaisant. Ce qui n’est pas juste car c’est dans ce contexte que vous avez peu à peu perdu toute confiance en vous.
        En fait le jugement de votre père n’est que son jugement et c’est vous qui lui accordez tant d’importance, tant que vous cherchez sa reconnaissance. Le jour où vous découvrirez cela, vous ne serez plus sous son emprise et vous découvrirez que vous pouvez être quelqu’un d’aimable alors même que votre père ne vous trouve pas aimable.
        Votre tête est ailleurs et saturée de questions parce que justement vous cherchez à l’extérieur de vous ce qui se trouve justement à l’intérieur de vous. Pourquoi n’auriez vous pas le droit d’être « qui vous êtes » dans votre différence ? Pourquoi n’auriez-vous pas le droit de ne pas plaire à qui vous ne plaisez pas ?
        Faire zazen (donc pratiquer l’observation de soi) peut en effet vous aider à découvrir qui vous êtes mais – dans ce cas – je vous invite à demander conseil à un guide compétent, ne « bricolez » pas zazen tout seul dans votre coin… car s’asseoir et « penser à ce qu’il y a autour » est différent d’observer le défilement de ses pensées.
        S’il est vrai que vous êtes « très motivé », ayez confiance, vous trouverez…

        Répondre
  7. Carine

    Ville : Douala.
    Pays : Cameroun.

    Je ne sais pas si je parviendrais à changer, je ne suis pas sûre d’en avoir le courage, plus le temps passe plus mes phobies prennent de l’ampleur, qui suis-je ? qu’est ce que je veux ? qu’est ce qui est mieux pour moi ? Je ne suis pas sûre de pouvoir répondre à ces questions tellement je me suis mentie à moi-même et aux autres, j’ai toujours joué la carte de la sécurité, aujourd’hui j’étouffe mais comment m’en sortir ?

    Répondre
  8. Renaud Perronnet Auteur de l’article

    D’accord Carine, les choses vous sautent aux yeux aujourd’hui, vous vous êtes toujours arrangée pour « ne pas voir » et vous raconter des histoires à vous-même.

    Aujourd’hui quelle est l’opportunité qui est la vôtre ?

    Ce que vous évoquez est parfaitement « normal », les phobies qui sont les vôtres prennent de l’ampleur parce que vous n’en avez jamais pris soin, vous n’avez jamais pris soin de vos propres blessures, mais c’est « grâce » à cette ampleur que vous pouvez faire quelque chose pour vous : je vous en prie, ne vous abandonnez pas. Je suis d’accord avec vous, vous êtes aujourd’hui dans l’incertitude quand au futur mais vous découvrez au même moment que l’opportunité qui est la vôtre est d’agir pour vous. Les questions que vous posez sont essentielles, allez-vous « oser » vous aider vous-même, c’est-à-dire accéder peu à peu à votre vérité ? Allez-vous « oser » vous faire aider ? Qu’est-ce qui vous en empêcherait ? L’idée fausse que vous n’en « valez pas le coup » ? Il n’est pas possible que cette idée fausse provienne de votre propre cerveau, elle vous a été apprise. Il est possible de désapprendre ce que l’on a appris, même si – je suis d’accord avec vous – cela demande du courage et de la détermination. Le simple fait que vous m’écriviez vous montre le désir qui est le vôtre.

    Répondre
  9. Delphine

    Profession : Vendeuse
    Ville : Marseille
    Pays : France.

    Je voudrais dire merci un énorme merci à celui qui a écrit ce texte car je souffre tellement depuis longtemps maintenant je me fais tellement de mal depuis longtemps je m’en rends compte maintenant et je suis en train de pleurer car ce que je me suis infligée je n’aurais pas pu le faire à personne tellement c’était dur ! Grâce à vous je vais m’occuper de moi l’instant ou je vous parle je peux dire que ce que je vous écris c’est vraiment ce que je ressens au plus profond de mon coeur je veux me faire du bien maintenant je me fais du bien à partir de maintenant c’est fini pour moi de me faire du mal je voudrais arriver à ce que le bien que j’ai envie de faire aux autres soit égal au bien que je veux me faire et tout serait limpide dans ma tête la clé c’est ça je ne veux pas plus perdre de temps je veux me faire du bien à partir de maintenant ça sera dur je sais pas si je vais y arriver car profondément je sais que je me déteste mais je m’aime déjà un petit peu plus grâce à vous c’est le commencement de l’amour pour moi si vous avez d’autres choses à me dire pour m’aider dites moi les s’il vous plait !

    Répondre
  10. Renaud Perronnet Auteur de l’article

    Si vous êtes capable de pleurer en ressentant ce que vous vous êtes infligée à vous-même, c’est la preuve que vous êtes capable de vous aimer, de vous ouvrir à vous-même, donc d’avoir de la compassion pour l’être humain que vous êtes.

    Là, je peux vous assurer que vous êtes sur « le bon chemin ».

    Par contre ce n’est pas parce qu’un être humain a pu s’ouvrir (à l’autre comme à lui-même) qu’il ne pourra pas se refermer à cette ouverture. Nos mécanismes d’identification à nos schémas d’enfance sont puissants et insidieux, il vous faudra beaucoup de vigilance pour ne pas y retomber ou plutôt pour prendre conscience que vous y retombez, car c’est cette prise de conscience de la manière erronée dont vous vous conduisez avec vous-même qui, peu à peu, vous permettra de tenir la barre du respect de vous-même et par conséquent du respect des autres.

    Si vous voulez, n’hésitez pas à lire mon article : « Voir ses schémas à l’œuvre pour y renoncer ».

    Je vous souhaite bonne route sur le chemin qui est le vôtre.

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  11. Delphine

    Je viens de lire cet article comme vous me l’avez conseillé je crois avoir compris bien des choses encore que je me doutais un petit peu mais que je n’arrivais pas à cerner vraiment comme la méfiance envers les psychologues qui ne permettent pas du tout d’avancer car on n’a pas confiance et au sujet des schémas c’est tout autre chose je comprends seulement que pour me sauver dans mon passé car j’ai exactement la même histoire de la fille dont vous parlez, mes parents ont pris un commerce à mes 15 ans et cela a perturbé toute ma vie je me suis sentie délaissée presque abandonnée alors qu’avec ma mère c’était très fusionnel avant comme le garçon dont vous parlez presque et je me suis tout simplement dit je ne mérite plus son amour je n’arrivai pas à gérer ma vie mes souffrances etc. Elle a raison de me faire ça de me dire « je savais pendant les vacances que tu n’étais pas bien mais je ne voulais pas me gâcher les vacances »

    J’en ai encore les larmes aux yeux et ça fait presque dix ans qu’elle me l’a dit ma mère bref j’ai rompu à ce moment là avec tout le monde je crois mes parents les autres et surtout moi même a partir de là en quête d’amour toujours quel qu’il soit de n’importe quelle façon et au moindre petit échec c’est encore et toujours de ma faute et je me déteste de plus en plus.

    Et au bout du compte c’est de pire en pire et c’est ancré « un échec ma faute » je m’en veux pour moi je crois que c’est ça mon schéma ne pas arriver à me dire que ce n’est peut être pas ma faute et quelques fois la faute de personne car dans ce cas comme les parents de la jeune fille ils étaient eux aussi pris par le magasin les soucis professionnels et ils avaient besoin de vacances elle ne s’est pas rendu compte de ce qu’elle m’a dit ou plutôt jetait et je suis encore tellement pas bien que mes émotions sont disproportionnées par rapport à la situation j’avoue que je ne sais pas trop en tout cas cette phrase ma blessée profondément et elle a du mal à cicatriserj’ai ce schéma aussi de pouvoir arriver à grappiller l’amour dont j’ai besoin en étant gentille en faisant que des choses gentilles en mendiant l’amour et en m’oubliant me perdant complètement mais là maintenant j’ai l’impression d’être plus libre on dirait que je respire mieux rien qu’à l’idée de savoir que je peux être moi même !

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  12. Renaud Perronnet Auteur de l’article

    Oui, vous vous êtes sentie délaissée, presque abandonnée par votre mère et votre blessure est bien là : parce que vous vous êtes sentie abandonnée, vous risquez de vous abandonner vous-même. Vous abandonner, c’est vous laisser tomber, par exemple en ne vous donnant pas l’attention dont vous avez besoin. Dans votre relation aux autres ce serait par exemple quand vous vous arrangez (inconsciemment) pour vous auto saboter, en faisant en sorte que les autres que vous aimez vous quittent, c’est par exemple le cas si vous devenez trop « collante » avec eux (par peur qu’ils vous abandonnent.)

    Votre schéma de dépendance peut vous contraindre à devenir comme un petit enfant apeuré, craintif et « prêt à tout » pour obtenir des miettes relationnelles des autres.

    La prise de conscience de votre schéma est la condition préalable qui vous permettra de le voir en action et c’est parce que vous le verrez en action que vous pourrez ne plus lui obéir. Vous aurez alors besoin de vous souvenir que de s’aimer c’est oser s’accepter « tel que l’on est » ici maintenant, de s’accepter même si l’on n’aime pas ce que l’on est, donc d’oser aller voir plus loin, c’est-à-dire de sentir que c’est l’ouverture et la bienveillance à la totalité de soi-même qui vous permettra de changer donc de ne plus être manipulée par votre peur de l’abandon.

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  13. Mickael

    J’ai bien lu tout ce qui a été dis. Je n’en reste pas moins indifférent. Je ressens certains complexes notamment dans le fait d’être aimer et reconnu par les autres et les jugements qu’ils portent sur moi… Cela je le sais… Mais pourtant je peux passer du rire aux larmes et je n’arrive pas à savoir le « pourquoi ». Grossièrement j’essaye de trouver la « cause » à cet effet mais je ne la trouve pas. Cela m’apaise de vous lire puisque au moins je me reconnais dans la façon d’être « gentil pour se faire aimer » et que je sais que cela est maintenant dû à quelque chose. Pourtant je n’ai pas l’impression d’avoir eu des parents trop possessifs ou bien trop contraignant, et de ce fait je reste perdu…. Si vous auriez un conseil pour me guider ne serais ce qu’un minimum… je vous remercie.

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  14. Renaud Perronnet Auteur de l’article

    Soyez sûr que l’origine de votre malaise est liée à des données inscrites en vous et non pas à quelque cause extérieure.

    Après avoir lu mon article, vous dites être resté « indifférent » et pourtant quelques lignes plus bas, vous expliquez vous être senti « apaisé » après m’avoir lu. Vous oscillez donc entre l’indifférence et l’apaisement. Qu’est-ce qui en vous préférerait l’indifférence ?

    Qu’est-ce qui est apaisant, pour vous, dans cet écrit ? Qu’est-ce que « devoir être gentil pour se faire aimer » implique comme vécu pour l’enfant que vous avez été ?

    Il semblerait que l’impression de n’avoir pas eu des parents trop contraignants vous trouble, dans la mesure où elle vous interdit de les reconnaître à l’origine de votre malaise. Qu’en est-il de la vérité que vous portez en vous ? Vous êtes-vous réellement senti aimé « pour vous-même » ?

    Mon sentiment est que vous « resterez perdu » tant que vous resterez à la surface de vos ressentis. Vous autoriserez-vous à les explorer plus profondément ?

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  15. Martin

    Profession : Stagiaire
    Ville : Kinshasa
    Pays : République du Congo

    Je suis particulierement touché par cet article , car il decrit la quasi situation que j’ai connu.
    Naturellement au dedans de moi il y a tjrs cette volonté de plaire à l’autre meme quand l’acte que je ferai serait en ma défaveur
    Avec cet article je me bats pour me reconcilier avec ma personne.

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  16. Christoff

    Profession : Chargé de qualité
    Pays : France

    Je suis moi aussi très touché par cette article, d’autant que cette volonté de vouloir être »trop » parfait nuit à mes relations sentimentales, à mon histoire personnelle actuelle… Je me mets une pression insupportable assurer » du coup j’en perds tous mes moyens, et je me perds dans ma relation. C’est d’autant plus difficile que j’aime la personne avec qui je partage ma vie et que je la vois s’éloigner un peu plus chaque jour à cause de mon manque de croyance en moi même…

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  17. Anas

    Pays : France

    Merci enormement pour cette histoire, c’est le meme cas pour moi sauf que c’était avec mon père.
    J »ai tjrs senti que mon pere ne m’aimait pas, que notre relation était superficielle… Je vivais aux gouts de mes parents, je n’avais pas une liberté, je ne savais pas ce que je voulais, il me donnait tjrs des ordres (lève-toi , viens manger, ne regarde pas la télé, tu fais la sieste…) il gueulait tt le temps, il me disait que du négative sur moi-même…
    Et mnt je souffre bcp , j’ai peur des regards des autres, j’ai pas confiance en moi, je suis timide, je sens que je ne ss pas moi-même, que je vis sans m’affirmer, je ne sais pas ce que je veux…

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  18. Delphine

    Après avoir découvert votre site à partir d’une recherche sur le deuil, je découvre à présent l’ensemble du site qui est très intéressant. Cet article correspondant exactement au cheminement intérieur que je suis en train de faire. Cette lecture apparait donc comme facilitatrice d’un travail et d’un éclaircissement qui ne peut se faire que par soi même. Je pense que les quelques points que je ne comprends pas correspondent à ce que je n’ai pas encore intégré en moi. En tout cas encore merci et bravo pour ce document qui nous rend service. Merci d’essayer de nous aider, nous les lecteurs qui sommes à la recherche de notre fort intérieur.

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  19. Noémie

    C’est un merveilleux article, je me suis vu dans se jeune homme, se posant des questions. C’en ai étonnant ! J’ai été elevée tellement dur, que dès que je fesaient un pas, je devait demander si cela ne derangeais personne… et je suis tombé sur des personnes exploitant se coté faible. Ils (mes « amis ») me disaient qu’ils m’aimais, comme j’étais. Mais lorsque des soucis arrivaient, c’était de ma « faute. »
    Je passais mon temps a m’excuser contre un ennemi increvable : l’erreur pas commise.
    Mais je vais mieux, j’ai fais le tri, j’ai pu voir et constater !

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  20. Renaud Perronnet Auteur de l’article

    Oui, je suis d’accord avec vous un véritable ami ne vous juge pas, il vous comprend. Faire le tri avec lucidité donc « voir et constater » comme vous le dites si bien, vous permettra de ne plus devoir fonctionner comme la victime des autres. Vous avez le droit « d’être ce que vous êtes » sans devoir en culpabiliser.

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  21. Jean Renold Jean Baptiste

    Profession : Informaticien
    Ville : Port-au-Prince
    Pays : Haïti

    Je crois que devenir soi-même c’est croire en ce que vous êtes.

    Répondre
  22. Corinne

    Ville : Bernissart
    Pays : Belgique

    Je suis tres heureuse d’avoir pu trouver votre rubrique, enfin j’ai trouvé ce que je cherchais on peut dire toute ma vie, malgrés les lectures et thérapies depuis si longtemps bien sur ça m’a aidé mais votre texte et vos réponses c’est ce qu’il me manquait que j’ai tjrs cherché sans pouvoir l’expliquer à moi-meme. Surtout continuez a nous aider vous faites un travail tellement important pour aider ceux qui en ont le plus besoin que je ne trouve pas de mots assez forts pour vous dire merci.

    Répondre
  23. flowerpower

    Merci pour cet article, je me suis beauoup reconnue . J’ai moi-même vécu un amour fusionnel avec mon géniteur et je devais tout faire pour lui plaire au risque de me voir abandonnée et maltraitée .
    Je me suis rebellée pdt mon adolescence car pour moi c’était vital, je ne pouvais plus me nier ainsi .
    Mais ce père l’a très mal pris et ce que je redoutais le plus arriva : il m’a complètement rejetée, haie, battue .
    Aujourd’hui je suis terrorisée par le regard des autres .

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Oui, vous avez été trompée et violentée par votre propre père, au moment même où vous aviez le plus besoin de lui. Tant que vous n’aurez pas fait un travail vous permettant de reconnaitre clairement cette trahison, tant que vous ne laisserez pas sortir la souffrance et la colère qui sont enfouies en vous ; vous resterez terrorisée, soumise et victime du regard des autres qui lui ressemblent.

      Répondre
  24. flowerpower

    Merci pour votre réponse. C’était tellement injuste : j’étais là pour le soutenir quand j’étais pré-ado pendant toutes ses périodes de maladie ( il a cumulé en 2 ans 2 accidents graves), il a fait pesé sur moi le poids de ses angoisses (peur de perdre son job…) et quand moi je rencontrais une crise majeure – j’étais victime bullying pendant 5 longues années au lycée) y avait personne.
    Non seulement y avait personne quand j’appelais au secours mais en plus il me rejetait complètement et me culpabilisait sans arrêt. J’ai fini par penser que les méchantes choses que les autres disaient sur moi étaient vraies puisque lui-même les pensait.
    Je ne pense pas avoir méritée un tel traitement.
    Il a toujours espérée inconsciemment que je joue le rôle de sa mère (sa mère a abandonnée sa famille quand il avait 6 ans).
    Il a toujours espéré que je comble tous ses manques affectifs. Depuis ma naissance j’ai l’impression que je suis née uniquement pour lui venir en aide mais il m’a toujours considérée comme une moins que rien. Car même pendant l’enfance, je recevais des fessées. J’ai été élevée à l’obéissance et si j’avais moins le droit à sa haine pendant l’enfance ce n’es que au prix d’efforts insurmontables pour briller à l’école et être parfaite à ses yeux, une enfant sage qui avait peur de faire un faux-pas et de se retrouver face à la haine terrifiante de son père.
    Il avait une double-face : soi-disant gentil et manipulateur pour obtenir ce qu’il voulait des autres – affection et compréhension – et de l’autre destructeur.
    Je le déteste car le rôle d’un père est de protéger, d’aimer son enfant pour ce qu’il est et non le considérer comme une poupée-médicament, de lui donner confiance en lui et de le respecter.
    Désolé pour la longueur, merci de m’avoir lue .

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Non, aucun être humain quelque soit ce qu’il ait fait ne mérite jamais la violence. La violence est toujours le résultat de l’injustice de celui qui la commet.
      Je suis d’accord avec vous, un enfant n’a pas d’autre choix que celui de croire celui par lequel il ressent le besoin d’être aimé, c’est ainsi qu’il peut se persuader qu’il est méchant ou incapable quand ceux qui sont chargés de l’aimer et de le protéger lui disent qu’il est méchant ou incapable.
      Ce sont les parents qui doivent combler les besoins affectifs de leurs enfants et non l’inverse qui s’appelle inverser l’ordre des générations.
      Oui vous avez le droit de détester un être qui ne vous a pas respecté, je dirai même que c’est une réaction émotionnelle parfaitement saine, n’en déplaisent à ceux qui pensent qu’il faut pardonner et qui ne voient pas qu’en conseillant cela à ceux qui ont été maltraités, ils les condamnent à refouler au fond d’eux-mêmes la violence dont ils ont été les victimes.

      Pour aller plus loin, lisez mon article : Le pardon ou la fidélité à soi-même.

      Répondre
  25. coco

    Bonjour ,

    Je me reconnais entièrement et de façon surprenante à tous ces critères ….j’ai un réel souci avec ce désir de perfection envers moi-même et envers les autres ….j’essaie de m’en débarrasser mais je n’y arrive pas car je suis consciente que cela me rend de plus en plus exigente et insatisfaite. J’ai assez peu d’estime pour moi même (intérieurement) et je doute particulièrement de la capacité de l’être humain à pouvoir « donner » , à être généreux de façon spontanée. J’ai ce besoin d’être comprise mais la mise en conflit ne me fait pas peur ….je ne me conforme pas à ce que les gens veulent de moi mais je fuis ce qui ne me satisfait pas.
    En revanche, mes rapports avec ma mère sont certes fusionnels (on se voit régulièrement et g peu de secrets pour elle ) mais mes parents m’ont toujours acceptés tels que j’étais avec mes difficultés relationnelles et scolaires…. J’ai toujours eu droit à la parole même dans mes désaccords avec eux .
    Peut -il y avoir une autre explication à ce désir de perfection qui ne me lâche pas professionnellement, amoureusement et socialement ???

    Merci .

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Si vous avez un réel souci avec votre perfectionnisme, allez regarder du côté de vos relations fusionnelles avec votre mère… mais le souhaitez-vous vraiment ?

      Répondre
  26. maatna

    cet article est ce que j’ai pu lire de plus autentique dans le chemin vers soi… il me parle tellement.. j’ai été une enfant maltraité durant des années, et pour avoir le pseudo amour de ma mère je me suis adaptée.. jusqu’a m’oublier même adulte.. Durant des années je n’ai eu de cesse de vouloir faire plaisir a ma mère.. pour queques preuves d’amour… enfin je reproduisais a caque moments avec elle ce que j’avais toujours fais me taire et lui plaire.. je lui devais temps… Il y a queques année alors que je commencer à aller tres mal… mon corps à produit des symptome et je suis tombée malade… ma mère ne ma pas soutenu.. pas un jour..elle compter sur ma meilleure amie pour le faire… cette situation m’a ouvert les yeux.. et j’ai fini par voir, comprendre et admettre aujour’hui que l’amour que je chercher chez elle etait une chimère… qu’elle ne m’avait jamais aimer et qu’elle ne maimerai jamais… alors j’ai revisiter ma maison interrieur la maison de mon enfance et j’ai vu cette mère tel qu’elle était et non comme j’aurai aimer qu’elle soit… j’ai vu le monstre qu’elle avait été et la fureur avec laquelle est me battait enfant et m’insulter… j’ai doucement revisiter la petite fille que j’etais et j’ai essayer de la consoler.. il me reste encore beaucoup de chemin a parcourir… mais ma mere aujourd’hui ne me pourri plus la vie.. chaque jour j’essaye d’efacer de corriger les traces qu’elle à distiller en moi comme un poison… j’ai de moins en moins peur de la vie, et je me fou du quand dira t’on… aujourd’hui je sais faire la difference entre le respect et la peur.. et ca c’est une veritable victoire a mes yeux…..

    Répondre
  27. Benoît

    Bonjour,

    J’ai été très interressé de lire cet article, et en même temps très perplexe sur la façon dont il semblerait qu’on puisse enfin arriver à devenir soi-même. Cela dit, je n’ai que 17 ans et j’ai vu qu’il fallait énormément de temps pour devenir soi-même dans les témoignages.

    Quoiqu’il en soit, j’aimerais rapidement que cela se fasse dans mon cas étant donné la fonction à laquelle je me suis destiné. Je sais que ce travail de la recherche de soi est un travail individuel, mais j’ai vraiment besoin d’une main qui puisse m’aider à me trouver, car tant que je ne me connais pas, je suis vraiment handicapé par ce problème, dans je pense à peu près tout les domaines.

    De plus, je suis en classe de première ES actuellement, et mes décisions dans le moyen terme vont être décisives sur le long terme, je parle ici de mon orientation scolaire et professionnelle, qui se rejoignent un peu à ce stade des études.

    Ce que je me prépare à faire reste très particulier, et je voudrais quand même être sûr si je suis fais pour avant de m’engager. C’est pour ça que je vous contacte, car vous aurez très certainement des conseils ou des remarques (un oeil étranger est toujours bénéfique) pour me faire avancer.

    Soit dit en passant, je vous en serais très reconnaissant car dès lors que je saurais qui je suis, de nombreuses choses auxquelles je ne connaissais pas de raison particulière disparaîtront sûrement, facilitant ou corrigeant ainsi mes convictions actuelles.

    En vous remerciant pour votre article, j’espère également recevoir une aide précieuse…

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Vous aimeriez devenir « rapidement » vous-même… Que voulez-vous dire ? Votre histoire a-t-elle été tellement douloureuse que quelque chose pourrait vous en empêcher ? Quoi à votre avis ? Je ne suis pas devin et vous éclairer sur « qui vous êtes » n’est possible que parce que vous vous dévoilerez.

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  28. tam's

    Bonsoir, j’ai trouvé cet article tres pertinent mais je souhaiterai avoir plus d’explications concernant la fin de cette phrase que vous avez écrite « s’ouvrir à l’autre » « en silence » que veux dire pour vous silence faut-il suivre son intuition et dire à l’autre ce qui nous pose questions chez lui ou nous fait souffrir ou accepter qu’il soit comme il est…

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Ne pas se protéger de l’autre, c’est oser être vulnérable devant lui et cela demande le silence parce que c’est le début de la communion, moment où la relation est vécue au-delà des mots. Bien sûr cela n’est possible que parce que nous accordons plus d’importance à l’autre « tel qu’il est », qu’à nos propres besoins que nous projetons sur lui.

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  29. Yvan

    Je me reconnais également dans votre article. J’ai 21 ans, ça fait quelques années que je m’observe et que je me pose des questions auxquelles épisodiquement je pense trouver des réponses… et pourtant je suis là à laisser un commentaire… preuve que je n’ai en réalité jamais eu ni réponses ni solutions.

    Il se peut que la relation que j’entretiens avec ma mère soit la cause de mes maux. J’ai toujours cherché à la satisfaire, à être le fils dont elle rêvait pour obtenir biens matériels et affection. J’accorde une place prépondérante à l’image que je dégage. Déjà à l’âge de 4 ans je voulais ressembler Jordy (le chanteur virtuose :s …), durant l’adolescence je m’identifiais à Eminem… Aujourd’hui je n’aimerais être personne d’autre que moi même.

    Je suis en 4ème année de droit. Cette situation convient à ma mère, donc je m’en satisfait… en réalité je suis surtout pommé. Je ne sais pas ce que j’aime, ce qui me plait, ce qui me dérange, ce dont j’ai envie, ce qui me répulse… je sais seulement ce qu’on attend de moi. Je me sens mal dans ma peau, j’ai peur de ne jamais arriver à me connaître, à être moi même, épanouï… heureux peut être…

    Concrètement, que me proposez vous.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Votre capacité à vous analyser vous-même – comme vous le faites – avec réflexivité, lucidité et honnêteté vous montre que vous possédez une précieuse structuration de base qui, dynamique au fond de vous, vous pousse à devenir la personne que vous êtes.
      Je comprends bien que vous vous posiez, notamment, la question de savoir si la voie professionnelle que vous poursuivez est celle qui vous convient à vous, d’autant plus que vous l’avez entreprise poussée par votre mère dont vous interrogez l’influence. A côté de cela, ce n’est pas parce que quelqu’un dont nous remettons en cause l’influence, nous a poussé à faire quelque chose, que ce qu’il nous a poussé à faire est nécessairement négatif pour nous. Par-delà leurs débouchés, je crois que globalement, les études de droit que vous menez sont aussi une bonne école de structuration de la pensée, elles n’obturent donc pas votre avenir mais l’ouvrent.
      Parallèlement, vous vous interrogez sur la nature de « qui vous êtes » et constatez un certain malaise.
      Tentez de vous poser la question des influences (éducation) que vous avez reçues (Voilà ce que ma mère m’a dit, m’a fait), peut-être pouvez-vous les nommer en les listant, puis interrogez-vous honnêtement sur ce que cela vous a fait à vous (Voilà ce que j’ai ressenti), enfin observez quelles en ont été les conséquences jusqu’à aujourd’hui sur votre manière de penser et d’agir.
      Pour vous aider à y réfléchir, vous pouvez commencer par lire mon article « Comment parvenir à guérir de mon enfance », puis faire ce test « Etes vous adulte ou fusionnel dans la relation à vos parents ? » qui – je l’espère – sera une aide pour vous comprendre.
      Ensuite, si vous le souhaitez, faites-moi part de vos conclusions.

      Répondre
  30. Imoan

    Bonjour, votre article m’a beaucoup touché, au point que j’en pleure.
    J’ai 16 ans et je suis timide, mais pas avec tout le monde. Quand je suis avec des amis proches je suis « moi même », mais des que j’entre dans un groupe, plus ou moins inconnu, je n’arrive plus à l’être. Je sais que j’ai souvent refoulé mes sentiments et j’ai toujours cherché à plaire et je suis donc devenue la « fill gentille ». J’ai également de nombreuses phobies, qui m’empêche vraiment de vivre. La seule façon que j’ai trouvée est de fuir,fuir un regard, fuir une personne, se faire passer pour malade face à un devoir, mais je sais bien que ça ne résoud pas les problèmes. J’ai surtout peur du regard, ça doit être pour ça que je suis timide, j’ai peur d’être jugée. J’ai aussi l’impression que je suis incapable de refléchir par moi même, j’ai contament besoin d’un avis extérieur, qui me guidera sur une décision final, pour n’importe quelle chose. Cela m’empêche également de travailler à l’école. La plupart du temps, je remets mes capacités en cause, et mes amis me disent que je me sous estime, alors que j’ai réellement l’impression de cette incapacité. Beaucoup de mes amis me donnent pour conseil d’être moi même, seulement je ne sais pas comment faire, comment être sois-même?
    (Désolée pour la longueur)

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Oui, cette « gentille fille » vous tue peu à peu. De quoi avez-vous peur ?
      Je vous invite à méditer cette formule :
      « Tout individu qui vient sur terre se voit confier la garde d’un loup et d’un agneau.
      A la fin de sa vie, il doit rendre ceux-ci intacts :
      Sans que le loup ait mangé l’agneau.
      Sans qu’il ait tué le loup pour l’empêcher de manger l’agneau. »

      Tuer le loup, c’est vouloir plaire et être conforme aux besoins des autres, c’est donc se perdre puisque vous êtes vous-même dans votre différence.
      Chaque être humain a le droit d’être « ce qu’il est » dans sa différence. Et c’est parce que vous oserez rester fidèle à qui vous êtes que vous permettrez aux autres d’être qui ils sont. Méfiez-vous de ceux qui vous demandent de leur ressembler, ils vous mentent et cherchent à prendre du pouvoir sur vous.
      Réussir à faire cohabiter en soi ce loup et cet agneau, c’est réussir à être pleinement humain, ne l’oubliez jamais !
      Vous trouverez quelques pistes de réponses supplémentaires en lisant l’article Comment parvenir à guérir de son enfance ?

      Répondre
      1. Imoan

        Merci pour votre réponse!
        J’ai peur de beaucoup de choses, de me lever le matin (et tot), de prendre le bus, peur du ridicule, des araignées, de marcher « pascomme il faut, de pas être à la hauteur, de dire quelque chose qu’il ne faut pas, ou de ne pas savoir quoi dire donc du coup je ne participe pas en cours. Peur devant un devoir, intimidée devant une personne, peur de tomber. Peur de l’inconnu et de l’avenir, des réactions, de m’imposer, de vexer, d’être méchante, d’être décevante, du rejet, du reproche, de la réprimandation. Peur d’être trop ceci, pas assez cela. Peut etre que ça paraît anodin comme ça, mais le tout accumulé, ça pourrit la vie!

        Répondre
  31. Laurence

    Un matin je me suis réveillée et voici ce que mon cerveau disait , un message je présume : la mission de ta vie c’est d’apprendre à t’aimer . Quelle délicatesse dans la formulation ! me dire : c’est t’aimer , aurait été quelque peu brutale et précipité ! Non ,là ,c’était :apprendre à t’aimer .
    Et bien je crois que vraiment cette indication matinale résume bien l’apprentissage réel de nos vies à tous et toutes ! car de là , de cet amour sain vis à vis de nous même ,découle de relations harmonieuses avec notre autre , notre prochain .

    Répondre
    1. Imoan

      J’y avais déjà pensé! Mais c’est dur de s’aimer. Et quand je pense vraiment m’aimer, il suffit que je me retrouve dans une situation qui me rendra timide, et je recommencerais à ne plus m’aimer comme avant! :/

      Répondre
      1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

        Oui, c’est pour cela qu’il ne faut pas attendre de ne plus être timide pour s’aimer mais oser s’aimer même timide…
        La timidité n’est que l’expression d’un malaise. Pourquoi ne vous aimeriez-vous pas quand vous êtes la proie d’un malaise ? Pourquoi ne serait-ce pas justement pour vous l’occasion de sentir que vous avez justement besoin d’être aimée davantage ?

        Répondre
  32. Laetitia

    J’ai compris depuis lontemps que j’avais un soucis à etre moi, ce qui est douloureux en quotidien (travail, amis, famille)

    En lisant votre histoire meme si la cause n’est pas tout à fait la meme, je reconnais tous les symtomes et les conséquences de ma vie.
    C’est comme si votre histoire m’étais destinée, je trouve ça fou qu’on puisse avoir les memes gênes!

    j’ai 29 ans et je travaille en thérapie depuis 1 an et 8 mois et je soulève pas mal de difficultés dans ma vie mais finalement je pense, qu’elles sont toutes liées au meme problème.
    J’ai commencé à faire cette thérapie parce que je me suis rendue compte que j’étais incapable de m’exprimer en public et meme me présenter devant peu de personnes.
    Puis au fil de la thérapie, je me suis rendue compte que je me cachais, que je n’osais pas affronter mes envies par peur, je les contourne constemment, j’ai réussi jusque là à me défiler mais je suis fatiguée, en colère et désarmée. JE VEUX AGIR – JE VEUX M EN SORTIR

    j’ai besoin d’aide parce que je ne sais pas par quoi commencer, et ma tete refuse de me donner des pensées positives et encourageantes, c’est extremement difficile pour moi d’avoir une bonne image de moi-meme.

    mon père m’a dit l’autre jour: » Tu sais ma fille meme si je ne sais pas bien m’exprimer (il est africain) je me dis que la prochaine fois je ferais mieux! et puis tout le monde apprends et tout le monde fais des erreurs, et ça ne change pas la face du monde » !
    Que j’aimerai pensé comme ça! pour de vrai! face à un echec ou un obstacle à franchir, que j’aimerai me libérer de mes démons qui m’enfoncent un petit peu plus devant la difficulté!

    je crois qu’il est temps pour moi de SAUTER de FONCER j’ai tellement envie, ça brûle au fond de moi!
    Je sais que tout est dans ma tete, il faut que je me convaincs mais je ne sais pas comment? quoi dire à mon cerveau pour qu’il comprenne? je sais aussi que ça passe par l’expérience mais à peine j’y pense et j’ai la boule au ventre.

    Merci en tout cas de m’avoir lu et j’espère que vous pourrez m’aider de part votre expérience.

    A bientot

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      En fait la plupart de nos problèmes se résument à une inhibition de nos actions. Nos névroses nous empêchent d’agir…
      Il s’agit donc – avec votre thérapeute – de voir ce qui vous empêche ainsi d’agir, mais le voir n’est utile que parce que à un moment vous allez oser devenir plus forte que ce qui en vous vous persuade à l’inhibition et à la peur.
      Vous semblez être très déterminée à travers vos mots. Il s’agit donc d’oser mettre vos mots en pratique : le jour où vous ferez fi des mécanismes qui en vous vous retiennent, vous serez libre d’agir AVEC vos peurs et vos inhibitions.
      Donc n’attendez pas, n’attendez aucune « délivrance » thérapeutique, n’obéissez plus à vos états d’âme, osez – simplement – agir… et peu à peu vous vous apercevrez de votre changement.
      Les paroles de votre père sont sages que pour celui ou celle qui ose les mettre en pratique sinon ce sont de simples mots dans l’air. Vous n’avez donc pas besoin d’être positive ou d’être encouragée mais juste de désobéir à ce qui en vous-même vous contraint.
      Pour vous y aider, vous pouvez lire : Comment parvenir à guérir de son enfance ?

      Comprenez donc bien qu’il ne s’agit pas d’attendre que vous ayez une « bonne image de vous-même » pour agir (auquel cas vous devrez attendre longtemps), mais d’oser agir alors même que vous n’avez pas une bonne image de vous-même. C’est dans ce sens qu’il vous faut travailler comprenez-vous ? Puisque « ça brule » au fond de vous, rien n’est cassé en vous, écoutez « ce qui brûle » et allez-y ! Vos erreurs ou vos maladresses éventuelles ne tiendront pas longtemps en face de ce feu. C’est en ce feu que vous avez le devoir et le droit de faire confiance Laetitia, et n’hésitez pas à tirer la langue à ce qui se passe à l’intérieur de votre cerveau. Même s’il ne comprend pas, il s’adaptera et peu à peu vous deviendrez – enfin – vivante.

      Répondre
      1. Laetitia

        Bonjour Renaud,

        Merci d’avoir pris le temps de me répondre et de me donner des idées à suivre, c’est vraiment très gentil de votre part.
        C’est vrai que finalement on se dit que c’est simple de changer les pensées de son cerveau mais c’est extrement difficile, j’ai peur que ça prenne du temps.
        Comment doit-on réagir si on se force à faire une chose et que celà nous procure des emotions ? (tremblements, larmes, la voix qui chevrotte, transpiration, maux de ventre terrible, diahrée…) doit-on continuer son expérience meme si c’est douloureux jusqu’à temps que ça se passe? En faite j’ai peur de mes sympthomes et que les autres le vois.

        Je vais lire attentivement le lien que vous m’avez adressé pour me booster.

        Je vous remercie sincèrement et si ça marche je vous écrirais ma 1ère expérience réussie et serait fière de la faire partager.

        Bien à vous

        Répondre
        1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

          Il n’y a pas besoin de changer ses pensées pour ne pas y croire… Regardez simplement comment vous pouvez vous y prendre pour ne pas y croire.
          Tant que vous avez peur que les autres voient vos symptômes, vous y restez soumise. Il s’agit donc d’oser agir malgré vos symptômes… Pourquoi pas ? Pourquoi devriez-vous craindre ainsi le regard des autres plutôt que d’oser être vous-même ? Pourquoi devriez-vous rester indéfiniment soumise à vos peurs ? Etre courageux c’est en effet poursuivre son expérience même si elle est difficile…

          Répondre
          1. laetitia

            c’est la honte que les autres voient que vous etes mal à l’aise, moi j’ai honte de ça et n’assumes pas.
            peut etre que je ne suis pas courageuse…

            Répondre
            1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

              Il s’agit à la fois de voir que vous êtes « comme vous êtes » en dehors de tout jugement (car vous avez des raisons personnes, liées à votre histoire d’être ainsi). Et de comprendre que tant que vous obéissez à votre honte de vous même, vous resterez prisonnière de ceux qui vous ont convaincue d’avoir honte de vous…

              Répondre
  33. damagedheart

    Je me reconnais tellement dans tous ces témoignages et cette histoire.
    Moi aussi j’ai une peur immense de déplaire aux autres, qu’ils me rejettent.
    J’ai du abandonner ma personnalité pour plaire aux désirs de mon père et ça m’a -presque- tuée intérieurement.
    J’entends même une voix qui me dévalorise ça me fait peur. Cette voix arrive avec des gens dont je redoute le jugement mais que j’arrive à bien me faire voir d’eux. Elle arrive comme pour me dire attention, tu vas faire tout foirer, il va me détester.

    Si je ne plaisais pas à mon père et n’étais ou n’agissais pas comme il voulait, sa colère et sa haine pleuvaient sur moi. Et quand je lui plaisais, il me remerciait avec un amour incestueux.
    Aujourd’hui je suis très effacée, je n’ai pas grand chose à raconter aux gens, sur ma vie qui est vide.

    Ne faites jamais vivre ça à vos enfants, ça détruit une vie.

    Merci bp de m’avoir lue.

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Il est donc important – aujourd’hui – de distinguer les horreurs que vous avez vécues, de la manière dont votre passé (ces horreurs) continue de vous déterminer.
      Car si vous avez peur de déplaire, si vous êtes effacée et que votre vie est aujourd’hui vide, ce n’est pas à cause de votre passé mais à cause de la manière dont aujourd’hui encore vous continuez à lui obéir.
      Réfléchissez à cela.

      Répondre
  34. Max

    Un article exceptionnel, qui m’a fais réaliser beaucoup de choses sur ma vie passée et présente. Un grand merci à son auteur.

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  35. sara

    Je me pause beaucoup de question en se moment sur qui je suis, qui je veux être… c’est prenant, je me prends beaucoup la tete dessus beaucoup d’energie. JE regrette un passé que j’ai beaucoup aimé mes belle année que se soit ac mes amis ou tous les autres domaines. je n’aime plus le present, je m’angoisse pour le futur. Je suis toujours a la recherche de l’amusement. je suis de plus en plus agressive… Je n’ai plus confiance en moi a tel point que je n’aime plus les reponses que je donne lorque je parle et sa s’est le pire. Je n’arrive a pas a voir le schema de mon passé qui explique tout cela. pourtant je suis prete a comprendre mon moi je demande que sa, car je suis trop perdu. comment puis je comprendre ? Pourriez vous me dire a quoi cela ressemble ?

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Vous poser beaucoup de questions, retourner sans cesse les choses dans votre tête et songer beaucoup au passé avec regret est nécessairement inhibiteur de votre capacité à aller de l’avant et à vivre.
      Tant que vous souhaitez – peut-être même inconsciemment – retrouver votre passé perdu, vous vous condamnez à tourner en rond dans votre prison, à ne pas aimer le présent et à craindre le futur. En conséquence vous compensez une vie qui se perd par de l’amusement qui ne vous satisfait pas et de l’agressivité qui vous déplait.
      Pouvoir revivre, c’est accepter de toute votre force l’impermanence des êtres, des situations et des choses pour découvrir que vous êtes condamnée à « faire du nouveau » et c’est ce que je vous souhaite.

      Répondre
  36. Léo

    Bonjour,
    votre article m’a interpelé car j’ai pu voir qu’on pouvait démêler des problèmes au fur et à mesure du temps, alors qu’au début, on n’en voyait pas la source.
    J’ai 16 ans et toujours été soucieuse du regard des autres, du plus loin que je m’en rappel.
    Plus jeune, j’étais un casse-coup qui osait faire plein de choses que les autres n’osaient pas et ils m’aimaient pour ça. Ce trait de caractère était réellement le mien mais je le mettais en valeur pour eux. Avec ma mère, j’étais différente, je jouais la bonne élève sérieuse pour qu’elle m’aime elle-aussi. Ca ne me déplaisait pas non plus et c’était aussi un partie de mon caractère. J’ai toujours mis en avant des qualités recherchées par les autres. Puis vint le collège où pour être casse-coup il fallait aller plus loin: cigarettes, colles, renvois. Ça n’était plus conciliable avec les souhaits de ma mère. Du coup, ne pouvant choisir, j’étais entre les deux mais en me faisais « déprécier » de ce fait par mes camarades et par ma mère par rapport à ce qu’ils pensaient de moi auparavant. Mon côté casse-coup voulait reprendre le dessus mais je ne pouvais pas vis à vis de ma mère alors j’étais frustrée de tous les côtés cherchant en vain comment me faire aimer à l’école.
    Je passais pour une fille sans personnalité et inintéressante, sans grand chose à dire. Au lycée j’ai voulu faire réapparaitre mon côté casse-coup : faisant la folle; mais cela ne générait qu’incompréhension de la part des autres élèves qui ne comprenaient pas pourquoi je « m’affichait » comme ça. Depuis, je me suis sous-estimée ayant réellement l’impression encore aujourd’hui que quand je montre vraiment mon caractère personne ne m’apprécie. J’ai mis du temps à me rendre compte que j’avais un problème, mais en y réfléchissant, le fait que je fasse par périodes des crises d’hyperphagie m’ont poussé à me poser réellement la question: qu’est-ce qui ne va pas? J’en suis venue à la conclusion que c’était ce besoin d’amour constant (je me dit: est-ce car je ne connais pas mon père? que je n’ai jamais été élevée que sans présence masculine? pas vraiment habituée à être sociabilisée n’ayant ni frères et sœurs ni cousins?) J’essaie donc de copier les qualités chez les autres que je trouve admirable. Remettant tout en question comme le but de l’éducation, le vrai bien et le vrai mal.. en ayant l’impression que même des choses dans mon caractères que je considérait jusqu’à présent comme des qualités n’étaient pas considérées comme telles dans le monde d’aujourd’hui: savoir se contenir, s’adapter, être discrète, ou encore travailleuse, faire des efforts pour comprendre les autres.. J’ai l’impression que les gens appréciés ne se posent pas ces questions et sont juste eux-même.. En effet, quand je copie des caractères, je ne suis pas plus aimée que ça. Cependant, quand je suis ‘moi-même’ c’est pire. Au final, je ne sais même plus ce que c’est d’être moi-même, recevant des influences de toutes parts me poussant d’un sens à un autre, d’un avis à un autre. Mes amies me disent souvent qu’il faudrait que je fasse ce que j’ai réellement envie sans vouloir toujours paraitre bien aux yeux de ma mère et oser aller à contre-sens. Je le fais, mais je ne vois que là dedans qu’une façon d’être encore plus malheureuse.
    Merci de votre réponse monsieur, ça m’aiderait vraiment beaucoup à y voir plus clair car je me sens ridicule.

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Je crois que vos amies voient juste. A courir après l’amour et la reconnaissance des personnes, à chercher à copier celles que vous admirez, vous vous condamnez à faire le grand écart, à vous perdre donc à ne plus savoir où vous en êtes, ni qui vous êtes…
      En tout cas je ne vous trouve en rien « ridicule », vous êtes jeune donc « en formation de vous-même », il est parfaitement normal que vous receviez des influences de toutes parts et que vous cherchiez à vous constituer, pour cela vous avez besoin de faire toutes sortes d’expériences (y compris des expériences qui ne seront pas toujours bien vues par vos éducateurs par exemple.)
      Après souvenez-vous simplement de ce que disait Aldous Huxley : « Ce que l’on est dépend de trois facteurs, ce dont on a hérité, ce que le milieu a fait de nous, et ce que nous avons fait de ce dont on a hérité et de ce que le milieu a fait de nous. »
      Vous entendez bien : ce que vous aurez fait de toutes ces influences…
      Si vous voulez aller plus loin, vous pouvez lire : Papa, apprends-moi à penser

      Répondre
  37. christelle

    J’ai presque 40 ans et je ne suis toujours pas libre d’être ! Ca me fatigue, m’use, m’empêche de bien vivre, m’empêche même de travailler, parfois de sortir….. Il ne se passe pas une heure, que dis-je, pas ¼ h où je ne souffre pas dans cette prison.

    En lisant cet article, je me suis reconnue.
    Alors peut-être que d’écrire les grosses lignes de mon histoire et de ce que j’en ai compris ce soir me fera avancer…je l’espère.

    Quand j’étais jeune, ma mère (maniaco-dépressive anorexique) n’était plus en mesure de s’occuper de moi. Elle a été hospitalisée en psychiatrie. J’ais été admise dans un foyer près de l’hôpital, j’avais 6/7 ans (avec mon jeune frère). Pour des raisons que j’ignore, mes grands-parents m’ont pris chez eux quelques mois plus tard. Mais il fallait être gentil, tout le temps et ne pas exprimer d’émotions.
    J’ai intégrer ces règles familiales comme les conditions pour ne pas être rejeter, pour ne pas retourner au foyer (dont je ne me rappelle plus d’ailleurs).
    Ma mère a failli mourir de complications dues à son anorexie, il parait que j’étais été la voir a travers les vitres du service de réanimation mais là encore, pas le droit aux émotions…..il fallait rester gentil.
    Etre gentil çà voulait dire : polie, souriante, ne pas demander les choses, ne pas exprimer d’émotions négatives, avoir toujours l’air heureuse……

    A l’adolescence, ma mère m’a repris. Il n’y avait plus aucunes limites dans son éducation. J’ai donc cessé d’être gentille jusqu’à presque devenir méchante.
    Mais bon, cette rébellion ne m’a pas permis de trouver qui j’étais réellement !

    Cette rébellion s’est atténué mais a quand même perduré jusqu’à mes 27 ans, année où mon conjoint m’a trahie (caché sa séropositivité).

    Depuis, je suis redevenue, en apparence, la gentille fille !

    Je ne sais pas si écrire me fera avancer car tout çà est confus pour moi !!

    Etre moi-même serait la plus belle chose de ma vie, pour moi et mes proches…..

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Ce qui vous fera avancer c’est la vigilance vis-à-vis de vous-même : si vous voyez qu’il y a un trou devant vous, vous n’avancerez pas parce que vous ne voulez pas y tomber.
      Il s’agit donc de devenir parfaitement lucide par rapport à vos schémas, plus vous les verrez à l’oeuvre chez vous, ici maintenant, moins vous en serez la victime.
      Vous pouvez aussi lire : Comment parvenir à guérir de son enfance ?

      Répondre
      1. christelle

        Bonjour Renaud,
        Merci d’avoir pris le temps de répondre à mon post et de me guider sur des pistes. C’est vraiment gentil de votre part.
        Cette vigilance vis à vis de mes schémas mentaux me permettra surement de mieux me connaitre. Après, il me restera à apprendre à m’accepter et à savoir prendre quelques uns de mes défauts sur le ton de l’auto-dérision. Le problème c’est que je cherche à être toujours parfaite avec tout le monde et que l’inévitable non perfection entraîne chez moi une culpabilité qui m’incite à être encore plus parfaite ! je suis donc dans un cercle vicieux. Mais je sais que j’avance et le fait de l’avoir écris sur un forum, de l’avoir abordé avec vous est déjà un grand pas pour moi :) !
        merci pour votre aide.
        Bien à vous

        Répondre
  38. Anonyme

    Bonsoir, votre article m’a fait beaucoup réfléchir mais je me suis surtout retrouvé dans les réponses aux commentaires.
    Qui suis je ? chaque fois cette question résonne dans le creux de mes pensées. J’essai de me trouver, et très souvent je retombe sous l’ombre de cette existence qui n’est pas la mienne. Une existence codée par des moeurs, par une image que je donne de moi, car en réalité je ne me trouve pas. J’ai peur de ne pas plaire, en jouissant du personnage qui m’habite, j’ai peur d’être celui que je suis, et à force de jeu je finis par me perdre. Pourquoi vouloir plaire à tout prix ? pourquoi sommes nous habiter par cette force qui ronge notre personnage ? Je suis jeune, mais me pose beaucoup de questions. Il y à de très nombreuses choses qui m’attirent, mais qui ne me semblent pas primordiales. Que puis-je faire ?

    Merci d’avance à ceux qui prendront le temps de me répondre.

    Répondre
  39. F.

    Bonjour,
    J’ai subi une enfance et une adolescence avec de gros manques affectifs, ma mère ne me laissait pas être moi-même. Dès que je voulais prendre une initiative ou dès que j’avais envie spontanément de faire quelque chose, elle m’engueulait violemment en me laissant croire que ce que je pensais était mauvais. Elle m’interdisait toute sortie et ne m’a JAMAIS fait confiance.
    Je viens de prendre conscience récemment que je me pensais être quelqu’un de « mauvais », à qui on ne devait pas faire confiance. J’ai découvert cela en thérapie ce qui m’a fait pleurer en séance. Depuis que je suis rentrée de cette séance, je ressens un malaise, une tristesse comme si quelque chose devait encore sortir de moi mais je n’arrive pas à « trouver » ce qui me rend triste. J’ai envie de pleurer mais je n’y arrive pas. Comment réussir à se libérer de cette tristesse, comment laisser remonter ce qui veut venir à la lumière? Peut-être est ce cette prise de conscience qui me rend triste?
    Merci infiniment pour votre aide.

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Ces larmes que vous évoquez sont très importantes, elles parlent de votre compassion pour la petite fille que vous avez été et qui en a tant besoin, mais elles ne sont qu’un début, le début de la prise de conscience émotionnelle de tout ce que vous avez si douloureusement vécu.
      Laissez faire, laissez oeuvrer les choses en vous, ne cherchez rien et faites confiance à votre thérapeute puisqu’à travers lui, les choses se dénouent peu à peu et que vous devenez plus lucide.
      Le chemin de votre libération passe par votre complète ouverture à tout ce que vous avez vécu. Prendre conscience que vous n’êtes en rien « mauvaise » comme vous l’avez cru, mais que vous êtes simplement blessée, n’est pas une petite affaire !

      Répondre
  40. louli

    C’est si vrai ! j’adhère et je diffuse le lien à mes précieux amis
    arriver à être soi est un long et périlleux chemin mais ça en vaut vraiment la peine

    Répondre
  41. Fumée

    Ma mère fut ce qu’elle est : une femme qui manquait de confiance en elle à tel point qu’elle a voulu générer des « petits » elle, mais en mieux.
    C’était une femme qui se montrait violente aussi, nous manipulait ma sœur et moi, et qui ne parvenait, bien sûr, pas à nous aimer comme il l’aurait fallu.
    J’ai eu une conversation avec mes parents dernièrement, je ne sais finalement pas si cela m’a apporté quelque chose. J’ai eu le sentiment que ma mère avait changé, s’était améliorée. Toutefois … Ma colère, ma rage, ma haine même, n’ont de ce fait nul besoin d’exister ? Je m’en veux alors de les éprouver …
    Mais pire que cela encore, cette haine, cette colère, ces sentiments négatifs qui me dévorent l’existence me pousse à faire du mal à mes proches amies, car de ce fait je suis donc jalouse de LEUR bonheur, de leur réussite … Si je ne peux être heureuse, alors personne ne le doit. J’ai l’impression qu’on veut me prouver à quel point je suis médiocre lorsque l’on me parle de bonnes choses leur arrivant, je les jalouse immédiatement, et je recherche dans l’une d’elle un modèle.

    Cela fait un moment que je ne cherche plus à leur plaire à tout prix, c’est légèrement moins marqué. En revanche dans ma vie professionnelle, ou ailleurs …
    Je sais, je suis encore dépendante de ce lien avec ma mère. Mais je n’arrive pas à trouver COMMENT en faire le deuil, comment m’accepter et avancer ? Je pense avoir des débuts, mais je ne peux pas continuer comme cela ; mes amies sont mes amies, et à force je vais les perdre.

    Comme pour tout le reste, en fait. J’ai tellement peur de … d’être rejetée, d’être ceci ou cela …

    Néanmoins je veux VRAIMENT me sortir de là. Je ne peux plus continuer ainsi, ces souffrances inutiles que j’impose aux autres et à moi-même entravent totalement mon évolution, le bonheur, la joie … Bref.
    Je ne sais pas vivre, je ne sais pas profiter de la vie ; je ne me connais pas et j’ai peur de moi, de ce que je peux imposer aux autres …

    Bref. Comment faire est ma question.

    Je tenais à dire aussi que je me retrouve beaucoup – trop – dans cette histoire. Cela me chagrine car j’ai conscience de mes propres défaillances. Passons.
    Bonne continuation, merci pour vos conseils ;

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Votre colère et votre rage proviennent de vos anciennes émotions refoulées, issues de la manière dont vos parents vous contraignaient à croire qu’en vous maltraitant ils vous aimaient.
      Oui, bien sûr, votre mère « fut ce qu’elle est », il n’empêche que « ce qu’elle est » a été la cause pour vous d’une immense souffrance qui conditionne jusqu’à aujourd’hui vos comportements avec vous-même et les autres et que tant que vous ne vous y serez pas confrontée, ces comportements se répéteront.
      En réalité la part jalouse de vous-même n’est que la part blessée qui aspire au bonheur et à l’amour, alors pourquoi lui en vouloir d’exister ? Elle ne fait que frapper désespérément à votre porte afin que vous lui ouvriez et qu’elle se sente enfin reconnue.
      Vous accepter, c’est commencer par oser vous ouvrir à cette part blessée de vous-même et ce travail est largement facilité par un accompagnement thérapeutique avec une personne capable de la reconnaître sans la juger, une personne de confiance.

      Répondre
  42. Fumée

    Bonjour, merci de votre réponse.
    Je cherche encore mes propres réponses et j’apprends de jour en jour. Mon plus grand défi étant de m’accepter, effectivement de considérer TOUS mes sentiments pour comprendre ce que j’ai pu vivre et la façon dont cela a conditionné tant de temps ma vie et mes comportements …
    Comme je ne VEUX PLUS être ainsi, que je refuse catégoriquement d’être encore dépendante d’anciens schémas et de leur obéir, de ne pas être capable d’avancer … J’y arriverai. Et la suite, on verra.
    Merci encore pour votre réponse

    Mme Fumée

    Répondre
  43. Zikos

    Ces pistes me semblent importantes pour moi mais je ne sais pas comment evoluer vraiment. Le rejet je pense lavoir surtout vecu avec les autres a l’ecole entre autres ( peut etre du a un handicap physique que jai , pttr autre chose je ne sais pas ) . Avec mes parents .. Ils mont aime , valorise (surtout sur mes performances , sport , scolaire etc.. Mais je me suis tjs senti enfant par contre distrait , dans la lune pr eux , jai tjs un peu ce sentiment parfois qui revient) .
    Mais je me rend compte que je joue un role sur lequel je compte pour etre fier de ce que je suis et pour etre aime des autres . Mes parents etaient tres stresses , irritables et critiques l’un ac l’autre, alors j’ai essaye de devenir qqn de zen en gros . Je fuis le conflit , je veux etre et apparaitre detache , aimant , different, au dessus de tout ca..je medite etc.. Lautre jour un labsus ma surpris , je me suis dis , tu dois renoncer a etre percu comme ca , et la jai pense:  » mais je ne vois pas pk les autres pourraient m’aimer sans ca.. » merci beaucoup si vous trouvez un moment pour repondre :)

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Savoir que vous jouez un rôle pour être aimé des autres est précieux dans la mesure où cela vous montre que vous n’êtes pas aimé comme vous êtes mais comme on veut que vous soyez.
      Le jour où vous déciderez d’être vous-même plutôt que de continuer d’être l’otage de ceux qui prétendent vous aimer, vous vous sentirez enfin libre !
      Pour le moment vous êtes un « bon garçon » conforme et soumis. Que se passerait-il si vous ne l’étiez plus ? Bien sûr, vous vous dites que les autres ne vous aimeraient plus.
      En réalité ceux qui ne vous aiment pas pour vous-même mais pour l’image que vous leur jouez ne vous aimeront sans doute plus. Mais qu’en sera-t-il de tous ceux que vous ne connaissez pas encore et qui vous aimeront tel que vous êtes ? Y avez-vous pensé ? Avec lesquels voulez-vous vivre ? Avec ceux qui vous apprécieront tel que vous êtes (avec vos qualités et vos défauts) ou avec ceux avec lesquels il vous faut – jusqu’à ce jour – être conforme ?

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      1. zikos

        Aprés avoir un peu essayé, je ne sais pas si ce sont les autres qui me maintiennent là dedans ou si c’est simplement moi qui n’ai jamais eu l’idée de laisser tomber le masque et voir si les autres m’apprécient tjs. En tous cas, effectivement l’idée d’aller plus loin et « d’imposer » les choses qu’on ne veut pas changer me parait bien à essayer . Mais déja, j’ai l’impression qu’accépter l’idée que ma personnalité ,nue , sans artifice, puisse être appréciée, appréciable ..c’est nouveau ça . Et que ça ne soit pas contredit par les autres .. :) Enfin on verra bien la suite.
        C’est génial de pouvoir avoir un avis comme ça gratuitement, je vous remercie beaucoup pour moi et pour les autres qui bénéficient de votre aide chapeau 😉

        Répondre
        1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

          Hé bien en voyant les choses telles qu’elles sont plutôt qu’en les appréciant à travers vos peurs, vous découvrirez que vous serez apprécié par certains (mais bien évidemment pas par tous !)
          Bonne pratique.

          Pour aller plus loin, regardez ce diaporama :
          Ni bien ni mal

          Répondre
  44. F.

    Bonjour,

    JE comprends tout à fait ce que vous écrivais sur accepter d’être soi, JUSTE soi. Avoir le droit d’être ordinaire, être juste ce que l’on est comme lorsque l’on est arrivé au monde et être présent à soi même. J’ai fait l’expérience de cela aujourd’hui. Malgré tout, je n’arrive pas à comprendre pourquoi ma mère a développé envers moi une haine sans limite, c’est comme si j’étais née pour elle, pour la remplir et comme je ne le voulais pas, elle m’a détesté. Ma mère m’a hait depuis que je suis née. Elle ne pouvait pas m’aimer comme ça, gratuitement, juste parce que j’étais là. C’est comme si elle m’avait demandé de la remplir et promis qu’elle me donnerait de l’amour à ce moment là, en échange. Comme ça n’était jamais assez, elle passait ses journées à me harceler et à me faire comprendre que je n’étais pas assez bien comme j’étais, comme je suis. En fait, elle est pas capable d’aimer et moi j’ai cru qu’en redoublant d’efforts elle m’aimerait, m’accepterait enfin. Je dois faire le deuil de ne pas avoir eu une maman normale, une maman. Est bien cela?
    Merci

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Oui Farouz, vous n’avez pas d’autre deuil à faire que celui de n’avoir pas eu la mère que vous auriez souhaité avoir.
      Il s’agit moins de le comprendre intellectuellement que de l’accepter émotionnellement, aussi dur que cela soit pour vous il va vous falloir rencontrer le fait que vous n’avez pas d’autre mère que celle que vous avez. Le jour où vous ne pourrez pas faire autrement que d’en convenir, vous serez libérée du besoin d’en avoir une différente de celle que vous avez. Là, vous n’aurez plus le besoin de lutter contre l’évidence des choses et vous serez en paix avec ce qui vous tourmentait tant. Vous vous donnerez – enfin – le droit d’être simplement vous-même.

      Répondre

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