7 réflexions au sujet de « Et nos schémas névrotiques ? »

  1. Barbara

    je suis bien d’accord. je disais même à une amie hier que “c’est cela vieillir”.. c’est en se confrontant à la vie, au fil des jours, que l’on va prendre conscience de ces schémas, par les répétitions, les remarques des autres, les hyperréactions à certaines choses. mais il faut aller “bien” pour pouvoir se confronter avec lucidité à tout cela car en sortir demande vraiment, vraiment une sacré dose de prise de conscience + changement de reflexes et de pensées distordues eh be… c’est pas facile, mais j’essaie de progresser, avec toujours l’horrible impression que je suis moins consciente de mes “caractéristiques nevrotiques” que ceux qui sont en face de moi.

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      1. Barbara

        je suppose oui, bien sur… la crainte du jugement négatif > du rejet du groupe> de la punition/solitude/non amour.. mais j’arrive maintenant à reconnaitre ce schéma quand il émerge (sensation, pensées).. si je n’arrive pas a maitriser ma réaction immédiate (repli, voire agacement ou aggressivité, rancoeur), je l’apaise et la met en perspective plus vite. Je ne prête plus à l’auteur de mauvaises intentions (plutot de la maladresse ou l’ignorance bien normale de ma sensibilité) J’aimerais bien sur ne plus du tout réagir de manière visible mais bon.. chaque chose en son temps, je progresse alors hauts les coeurs. il faudrait que je puisse m’entrainer en fait, plutôt que d’attendre le hasard des évènements.. mais est-ce possible?

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        1. Delphine

          Bonjour Barbara, je me reconnais bien dans ce que vous dites de la crainte du rejet du groupe, solitude, non-amour, et des réactions comme le repli ou l’agressivité qui s’ensuivent. Et aussi ce que vous dites avec le bénéfice de l’âge, c’est juste, on commence quand même (j’ai 48 ans) à se voir venir et à se connaître…. Mais de là à ne plus en souffrir… Par exemple chaque fois que j’invite des gens à un événement, il y a un moment de panique, envie de tout annuler, je m’imagine que personne ne viendra, me vois toute seule, attendant les gens…. Mais je sais que c’est un “schéma névrotique” dû à des situations de mon enfance, et je passe outre… non sans difficulté mais avec conviction. Bonne route à vous et merci à Renaud pour entretenir ces sources de réflexions par ses publications 😉

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        2. Renaud Perronnet Auteur de l’article

          Quand vous souhaitez “ne plus du tout réagir de manière visible”, vous devenez la prisonnière du regard des autres. Il vous faut donc petit à petit changer la nature de votre motivation : vous avez le droit d’ambitionner de ne plus réagir par amour pour vous-même.
          Oui, s’entrainer c’est “sortir de sa coquille”, prendre quelques risques, et cela se fait pas à pas pour ne pas courir le risque de s’effrayer.
          Pour aller plus loin, lisez : J’ai peur de moi-même, conseillez-moi !

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  2. Barbara

    oui je comprends cette dépendance à l’approbation (ou désapprobation de l’autre. En réalité, mon souhait n’est pas de ne pas réagir, mais de réagir autrement, de manière plus élégante et constructive, de ne pas montrer la reaction “primale” mais de l’utiliser pour prendre alors la meilleure posture et dire ce qu’il faut pour que je sois “en accord avec moi” , défendre ma valeur, mon rôle, mon droit à l’existence et à la singularité . Là , trop souvent encore j’ai l’impression de me mettre à bouder, à râler (surtout intérieurement), je vais faire quelques remarques sarcastiques, comme si je m’étais faite rabrouer en pleine “bonne intention” (je sais ce que je fais, et vous m’interrompez, faites moi confiance! ) (je n’ai jamais eu ce comportement enfant!)… Ce que je voudrais, c’est rester pleinement consciente de ce qui se joue avec certaines personnes qui font que je me sens rejetée ou pas désirée, et transformer ma reaction pour rester à ma place, en paix et droite dans mes bottes au lieu d’avoir honte d’être “trop” (rapide, créative, convaincue, passionnée, gaie, enthousiaste mais aussi individualiste et pas toujours patiente avec autrui quand les réunions prennent des heures pour ne rien dire alors que la solution est évidente! J’en perds mon calme, ou alors je decroche et je m’en fiche). Ce que je voudrais c’est rester dans un sentiment de paix et de plénitude tout en étant dans l’action, prendre du recul, cesser de me laisser valdinguer par les autres… mais sur le moment les émotions reprennent vite le dessus. Je peux reagir plus tard par écrit, fair savoir ce qu m’a blessé, mais oralement dans le “feu de l’action” je vais perdre mon calme.. et ca laisse des traces au boulot!! et dans la vie de couple aussi d’ailleurs…

    dans quelques jours le dernier lien sera coupé avec ma famille. je leur ai tous annoncé que je prenais des “vacances de famille”, maintenant que mes parents sont tous deux décédés (en juin 2016), car je veux pour le moment sortir de ces influences (de loyauté, de déversoir…) et me trouver. Or je me rends compte que je répète cela au travail! au secours! Néanmoins, je prends de l’assurance en faisant petit pas par petit pas. Comme dans Vice & Versa et grace a l’aide d’une psy j’ai appris a regarder les petites personnes en moi et à les écouter, les mettre en scene. C’est tres agreable et drole et utile. Actuellement elles ont changé. De nouvelles sont apparues, d’autres ont grossies, ou se sont effacées.

    rassembler les différentes partie de moi est en cours, ce qui est compliqué c’est qu’il y a certaines petites personnes qui ne sont pas du tout d’accord. Miss Raison me dit que j’ai un super boulot, de bonnes conditions de vie, des amis, alors pourquoi changer. Miss Aventure a envie de tout plaquer, profiter de la vie, prendre des risques (inconsidéré selon Miss Raison), faire tout autre chose (la crise de la 50aine?), parce que plus j’attends moins ca sera facile et que jusqu’à présent des parents tellement anxieux et jugeant etaient un frein a tout (enfin JE n’osais pas.. pour éviter d’avoir a gérer leurs remarques, leurs angoisses, etc), Il y a Miss Barbara qui regarde tout cela d’un air narquois en se disant, bazar de flute, comment je vais faire pour que ca se calme dans cette cour de récré!

    je ressens souvent le sentiment de solitude et d’incompréhension de votre article “j’ai peur de moi même”, souvent un mur de verre entre moi et les autres (mais ce n’est pas de la timidité) sauf avec ceux et celles qui sont mes amis, mais dans ce cas le blocage est souvent un peu plus loin (ne parlons pas d’intimité, la c’est extrêmement rare que je me laisse approcher à ce point et cela ne dure pas, je me sens si vite envahie et hors contrôle de mes desirs), et sur l’ambivalence entre ‘fichez moi la paix / laissez moi tranquille” et “je voudrais jouer avec vous”… comme deux trains qui se croisent sans jamais arriver à communiquer vraiment.

    je en rêve pas d’être X ou Y, je voudrais savoir QUI je suis vraiment, un peu de X, une pincée de Y, etc, et surtout, surtout, sentir que ici et maintenant je suis vraiment à ma place. Seule j’y arrive, plutôt bien je crois au vu de mon ressenti de bonheur et de connexion, mais des qu’il y a un autre humain (figure parentale/autorité/hierarchie, pas avec tout le monde quand même), ca flageole! mais je comprends l’idée de faire parler les Miss avec cette Miss qui flageole, ou cette autre Miss qui râle et réagit au quart de tour…

    je continue! merci de vos commentaires et merci aux autres

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