Le cri d’une aide-soignante d’un service de long séjour

Martine se retrouve seule à devoir gérer la colère et le cynisme d’un fils révolté par la fin prochaine de son père. Elle y pratique l’art de l’écoute et du silence avant d’assumer courageusement son rôle. Et si nos services de gériatrie étaient aussi des « services de Vie ! »

————-

POUR QUE LE SOLEIL ET LA LUMIERE TAPISSENT LES MURS DES LONGS SÉJOURS DES ÉTABLISSEMENT GÉRIATRIQUES !

16/02/2007 Libre partage de Martine

Profession : Aide-Soignante.

C’est un fils en colère, son papa va mourir, il vient d’arriver dans le service.

Il était hospitalisé dans un service de médecine, à l’hôpital.

Nous sommes, aussi un service de médecine, mais situé dans un établissement gériatrique, nous avons la réputation d’être un triste service, un mouroir !

Le fils vit seul avec son père qui s’est toujours occupé de son épouse, jusqu’au bout de sa maladie. « Elle est morte maintenant. » me dit le Fils.

« Vous pouvez vous faire aider. » lui dit l’infirmière.

Le fils en colère, lui répond : « Je vous vois venir, vous, avec votre panoplie de psychologie, je ne suis pas en souffrance moi, mais mon père, s’il gémit ainsi, c’est qu’il a mal ! Ne peux-t-on pas augmenter sa dose de morphine ! Ce n’est pas moi qui ai mal, c’est mon père, et je suis contre la psychologie, je suis contre tous ces psychologues !

L’infirmière dit : « Nous allons appeler le docteur » et elle me laisse seule, avec ce fils en colère !

Je ne dis rien, et j’écoute ce fils en colère qui me dit : « Et si je n’avais pas été là, et si je n’avais rien dit, vous l’auriez vu, vous, mon père au plus mal ?! Et le docteur que fait-il ?

Pourquoi ne pas en finir avec mon père, il a trop mal ! Ah ! Parlons-en des Docteurs ! Il n’y a aucune relation humaine avec eux ! Moi je suis tout à fait au clair avec moi, et je sais que mon père a mal ! »

Je lui réponds : « Et si nous n’avions pas été là, l’infirmière et moi, à qui l’auriez vous dit, que votre père n’est pas bien ? Et pourquoi parlez-vous toujours avec des « si » ?

« Si » n’existe pas ! Là, en ce moment, nous sommes avec vous, et nous appelons le médecin pour votre papa, vous devez comprendre que nous ne sommes pas en droit d’intervenir seuls face aux anti douleurs de votre papa. Nous ne sommes pas là pour faire mourir les patients, mais pour les soigner et leur apporter des soins de confort. Nous sommes un service de soins de suite et de réadaptation, nous sommes un service ou il y a de la vie ! Nous sommes à l’écoute du patient et de tout ce qui l’entoure, même la famille. Il n’y a rien de psychologique là-dessus ! Nous ne sommes que des infirmières et des aides-soignantes, nous ne sommes pas des psychologues. »

« Vous comprenez, me dit-il, je vis seul avec mon père, j’ai des frères et sœurs mais ils habitent trop loin ! Je ne suis pas marié, je n’ai pas d’enfant, et mon père, c’est tout pour moi ! J’ai même l’impression que les rôles sont inversés, j’ai l’impression que c’est moi le père qui soigne son fils. »

Le fils me sourit, je lui dis : « Nous serons à votre écoute toute la nuit, à n’importe quelle heure, vous pouvez appeler, on vous répondra, vous pouvez même venir voir votre papa, à l’heure que vous voulez, on vous ouvrira la porte, nous serons toujours là, pour vous accueillir. »

C’est seulement au petit matin, que le fils a demandé des nouvelles de son papa.

Tout ceci, pour vous dire, que je suis fatiguée de la réputation que l’on donne à ces services de Long Séjour !

Bien sûr que l’on meurt dans les services de Long Séjour !

Bien sûr aussi que l’on meurt dans nos foyers !

Je voudrai crier au monde entier que les services de gériatrie et de Long séjour sont des services de VIE ! Ou l’on se lève le matin, ou l’on participe à des animations, ou l’on fabrique des crêpes, des tartes aux pommes, ou il y a aussi des loisirs de plein air, et où l’on se couche le soir !

Et chacun donne ce qu’il peut donner !

Ainsi, nos Foyers, ne sont-ils pas, eux aussi, des Mouroirs !

Martine, aide-soignante en gériatrie.

—————–

Pour aller plus loin, vous pouvez lire sur ce site :

——————–

Vous êtes aidant (éducateur, travailleur social, thérapeute, psychologue, professeur, bénévole…) Vous êtes soignant (infirmière, aide-soignante, médecin, sage-femme…) Vous êtes parent ou « aidant naturel » (de vos vieux parents, d’un voisin…) Vous souhaitez témoigner, vous avez quelque chose à dire ou à crier. Votre partage touchera ceux qui vous liront et qui pourront vous répondre. N’hésitez pas à m’envoyer votre texte que je pourrai publier dans l’espace dédié aux aidants ! Pour ce faire, CLIQUEZ ICI

—————-

18 réflexions au sujet de « Le cri d’une aide-soignante d’un service de long séjour »

  1. Laurence Auteur de l’article

    Profession : Aide Soignante en gériatrie.
    Ville : Tours.
    Pays : France.

    Je viens de lire “le cri d’une aide soignate d’un service de long séjour” le titre m’a tout de suite interpelé. Je suis aide soignante et depuis plus de vingt ans je travaille en gériatrie je me retrouve tout à fait dans le ressenti de cette aide soignante l’image que l’on fait des services de gériatries dans la presse est très souvent dévalorisante et jamais il n’est fait d’état des choses formidables qui se passent dans ces lieux de vie parceque c’est avant tout des lieux de vies et la mort fait partie de la vie, quand je dit que je travail en gériatrie, la première réflexion c’est “mais comment tu fait” je fais ce que je peux avec ce que j’ai mais dans la bonne humeur et la joie avec des échanges merveilleux et les moments difficiles sont vites oubliés par tous ses instants de bonheur et de partage et je dit combien cette profession est enrichissantes. je fais actuellement un DU de soins palliatif et cela m’a apporté beaucoup sur moi et pour une prise en charge adaptée et globale de nos résidents et de leurs famille. De nombreuses aides soignantes se sentent dévaloriser par le fait de travailler en gériatrie et il faut se battre pour revaloriser le travail effectué en gériatrie et j’espère y participer et que le cri de cette aide soignante soit un jour un cri de joie.

    Répondre
    1. Martine Auteur de l’article

      Je suis trés heureuse de lire le commentaire de Laurence.

      OUI, il y a beaucoup de vie, dans les unités de soins gériatrie, il y a beaucoup de partage, et dans le coeur, et dans la tête, dommage que cela ne soit pas toujours compris ! Pourquoi, encore de nos jours, certains “directeurs,” prennent ces lieux de vie, comme des lieux de punitions, lorsque une sanction disciplinaire est prise à l’égart d’un soignant ? “Les directeurs” ont-ils peur de la vieillesse ? Ont-ils peur de la Vie ?

      Un jour “les Directeurs” deviendront vieux, eux aussi, ils comprendront peut-être, que ces milieux gériatries, sont des milieux plein de partages et d’échanges. Le soin en gériatrie est un soin à part entière, il est le cops, il est la tête, il est le mental, il est le coeur, il est l’environnement, il est l’air, il est l’ animation, il est la VIE. Et j’invite “les directeurs” à y méditer.

      Répondre
  2. Bertrand Auteur de l’article

    Profession : Aide Soignant.
    Ville : Thouars.
    Pays : France.

    Bonjour, voilà 20 ans que je travail auprès des personnes âgées et beaucoup de choses me poussent à faire autre choses (travail en équipe, regard critique et suspect des familles à juste raison ou pas, vision d’une certaine fin de vie, difficulté de constance et de moyen, difficulté de renouvellement dans nos activités…) mais il y a une seule chose qui me dit de rester et de continuer avec cette même envie d’y croire c’est le regard et les sourires des gens auprès de qui j’exerce ce métier et l’envie que les choses évoluent, je n’ai jamais vraiment trouvé d’aide soignant(es) qui retourne leur fonction dans tous les sens pour savoir comment nous pouvions changer les choses, je trouve souvent la fatigue, je ne suis pas pessimiste mais j’ai besoin de savoir que quelque par il y à des gens qui se battent dans leur fonction pour que ces Long Séjour ne soient pas des lieux en marge de notre société, merci . A bientôt.

    Répondre
    1. Martine Auteur de l’article

      Bien sûr, que nous sommes fatigués, et notre fatigue est normale puisque nous nous donnons corps et âme dans ces services de Long séjour. Il n’y a pas de tricherie avec la vieillesse !

      On ne triche pas avec la famille, et on ne triche pas avec la mort !

      Notre relation, elle est là, elle est vrai ! puisque nous vivons presque avec les patients du Long séjour et avec leurs familles, même si parfois pour les gens “Accepter”, c’est difficile.

      L’important c’est de croire à ce que nous faisons, et toujours rester à l’écoute,c’est au travers de la Relation d’Aide que les choses peuvent bouger, surtout ne pas perdre contact avec cette petite lumière, cet éclat de lumière qui brille aux fonds des yeux de la vieillesse, elle est signe de bonheur, de vie et de satisfaction.

      Répondre
  3. Michèle Auteur de l’article

    Profession : Aide soignante au pool de gérontologie.
    Ville : Reims.
    Pays : France.

    Je comprend, je suis as depuis 32 ans et ne me fais toujours pas à l’ingratitude des familles qui nous rendent coupable de la vieillesse de leur père ou mère, de ne pas accepter que la mort est naturel, ce que je comprend, mais peut être que si chaque personne accepte d’écoute leur famille et leur prouve leur tendresse, ce serais plus facile.

    Répondre
    1. Martine Auteur de l’article

      Qu’est ce que cela fait du bien, d’être compris ! J’ai envie de crier un JOYEUX NOEL à tous les soignants ainsi qu’à toutes les familles ! et à la Vie !

      Répondre
  4. Jean-Marc Auteur de l’article

    Profession : Psychologue clinicien
    Ville : Nice
    Pays : France

    Votre témoignage illustre une fois de plus le manque criant de psychologue dans ce type d’établissement et les réponses des aide soignants des infirmières et pire des médecins sont loin de venir remplacer les compétences de psychologues chacun sont métier les frustrés de la psychologie peuvent aller à la fac et faire 5 ans d’études de psychologie.

    Répondre
    1. Martine Auteur de l’article

      Et bien je suis fière, vraiment très fière du commentaire de Jean-Marc, enfin des personnes qui osent dire des vérités.
      Je suis vraiment très heureuse, cela m’encourage dans ma profession, car je suis comprise.
      Tous mes hommages et mes respectueuses salutations à Jean-Marc.

      Répondre
  5. Laetitia Auteur de l’article

    Profession : Aide Soignante
    Ville : Nancy
    Pays : France

    Aujourd’hui comme bien souvent je me suis remise en question sur mon métier d’AS. Moi qui ai toujours su au fond de moi que je suis faite pour se métier. Je l’aime d’avantage quand je travail auprés des personnes âgées ou en fin de vie. Là, je m’y sent utile. Et je voulais vous remercier pour cet article et tous ces commentaire qui m’on remonté le moral et qui confirme mon envie de rester auprés de ces personnes et de ces familles qui ont besoin de nous. Merci à tous. Et vive les long séjour qui permettent aux patient et aux famille de continuer à vivre normalement et sereinement.

    Répondre
    1. Martine Auteur de l’article

      Oui ! Laetitia, Vive les longs séjours et Vive notre profession !
      Restons modestes et simples, car c’est par là, que découle la Richesse de notre relation avec la personne âgée, la personne malade, la personne en fin de vie et la famille.
      Bien avec vous.

      Répondre
  6. Pascale Auteur de l’article

    Profession : AS
    Ville : Saint Just Saint Rambert
    Pays : France

    Je travaille en usma ou long sejour l’intitule importe peu, et aujourd’hui apres une journee difficile je doute. Le hazard m’a mene vers votre lettre et c’est un peu de reconfort de voir que je ne suis pas la seule a galere. J’aime mon metier et les residents du service, j’aime sincerement l’autre mais ce qui m’epuise ce sont tout ce que l’on rajoute comme charge de travail aux AS charges administratives qui nous font perdre trop de temps pour rien, les problemes de hierarchie qui nous empoisonne et ses disputes entre IDES et AS et ASH qui nous pompe notre energie au lieu de la donner entierement a notre travail quand je suis aupres des residents enfin je peux etre moi sincere et c’est peut etre aussi pour ca que je n’ai pas trop de problemes avec les familles qui savent comprendre nos difficultes et qui savent nous accorder leur confiance c’est pourquoi j’aime mon metier et que je remercie les residents et leurs famille.

    Répondre
  7. Nadine Auteur de l’article

    Mail : Volpy
    Profession : Aide soignante
    Ville : Mancy

    Je viens de lire le ressenti de chacun, soignants familles. Nous avons eu une cadre en 1991 de nous former auprés des personnes agées, cette formation s’appelle les cinqs sens de Romala Sabourin. Justement pour croire autrui nous avons fait des photos langages SUR SOI MËME et je peux dire vraiment. Je peux dire cela est bénéfique.
    Oui de se mettre dans la peau d’un aveugle sourd et muet, paralyé dans un fauteuil toute une journée et les angoissés. La souffrance du mental est trés dure à gérer. LA SOUFFRANCE aussi de notre mental. Je dis après cette formation, j’ai écouté la personne dans le moment de sa toilette de son ressentit.

    Répondre
  8. Sandrine Auteur de l’article

    Profession : Aide soignante en gériatrie long séjour
    Ville : Lille
    Pays : France

    Je suis aide soignante en geriatrie long sejours ou les patients sont atteint d haizzhemer et de deimances grabateres et emie plegique donc on coutoie la mort souvent et novembre et le pire des moments on fait un travailles formidables avec la plupart du temps des familles que l on voie qu au dc des residents la douleur d une famille est logiques mais on ne peux rien faires face a la mort on peux que les soulager car ns aussi on s attaches a eux et sa fait mal lors d un dc mais heureusement qui as encores des aides soignantes et ds ide qui aimes leurs travailles et qui le fond bien car le patient ne l oublira pas se que tu as fait pour lui et j espere qu un jours ns seront reconnue a notres valeurs.

    Répondre
    1. Sandrine

      Je suis aide soignante en médecine depuis 17 ans ayant changée 4 fois de service pour pas saturée de ce taf très physique difficile au plus âgé avance ai plus je n arrive plus cette profession mal dis fatigué chronique

      Répondre
  9. Stéphanie Auteur de l’article

    Profession : Cadre de santé

    Je lis ce jour votre témoignage. Je suis cadre dans un service de soins de suite et de réadaptation et court séjour gériatrique.
    Je fais un master et je réalise mon mémoire sur les compétences des agents travaillant sur ces secteurs. Pour mon travail, j’ai eu l’occasion d’aller observer d’autres secteurs “plus specialisés” de geriatrie. Je suis fière de voir que chez moi les aides soignantes et les infirmières sont vraiment des specialistes qui ont de grandes compétences. Quand je suis arrivée dans ce service, il y avait beaucoup de lassitude d’entendre que c’était un sous service des sous soins des sous patients. Nous avons beaucoup travaillé tous ensemble, nous avons fait en sorte que chacun prenne conscience que pour travailler en gériatrie il ne fallait pas être n’importe quel professionnel de base sans compétences spécifiques. Aujourd’hui même si tout n’est pas toujours tout rose, le service va mieux parceque fier d’être un service de SSR.
    Bon courage et bravo pour ce témoignage.

    Répondre
    1. Martine Auteur de l’article

      Profession : Aide soignante
      Ville : Gorcy
      Pays : France
      Je suis trés heureuse de lire votre témoignage, oui! vraiment il me va droit au coeur ! merci pour eux ! ces services de long et moyen séjour, je vous souhaite beaucoup de succés dans votre mémoire, ce serait un honneur pour moi de le lire et pourquoi pas le faire connaître dans ses établissements gériatriques.
      Un grand Bravo à Vous, Stéphanie!

      Répondre
  10. Marie

    Bonjour,

    Je ne suis pas aide soignante mais j’espere le devenir bien vite pour aidé mes collegues au mieux… J’etais ASH en maison de retraite durant 6 mois (peut d’experiance me direz vous mais je n’ai que 20 ans ) J’ai toujours été attiré par ce métier, depuis le college j’ai du faire face a de nombreux enfant ou membre de la famille en colere et j’ai aussi eu la meme reaction que dans l’article seulement il y a peu je suis passé du coté famille et je dois avouer qu’on souhaite vraiment le meilleure pour les membres de nos familles et les voir souffrir est impensable… Alors on s’ennerve sur les personne qui s’occupe de nos parents ou grand parents car on se sent demunie et oui on aimerai que l’on mette fin a leur souffrance
    Grace a ce passage de ma vie assez douloureux j’arrive mieux a comprendre les familles, et aussi mes cher(e)s collegues de travail qui n’ont pas la vie facile tous les jours

    Je sais que ce n’est pas un metier facile : poids lourd, restriction du personnel… Malgres tout nous avons l’un des plus beau metier nous avons la chance de pouvoir sauver des vie, ou accompagner des personnes vers la fin en leur tenant la main… Nous avons la chance de pouvoir donné un peu de bonheur… Et personnelement quand je vois un sourire sur le visage d’un de mes patients je me sens comblée

    Bon courage a vous tous et toute !

    Répondre
  11. Martine

    Et Oui, vous avez tout compris, voir un sourire sur nos aînés, voir un sourire sur les patients, voir un sourire sur les personnes âgées, voir un sourire sur les résidents en moyen ou long séjour, voir ce sourire dans les maisons de retraite, c’est cela, aller à l’ESSENTIEL du soin en gériatrie, car si eux sourient, c’est que la famille autour est dans la compréhension des choses, elle ne se culpabilise pas, elle accepte, elle est également dans le sourire!
    Je vous souhaite Marie une bonne continuation, une bonne route sur le chemin qui vous mène à devenir une Aide-Soignante.
    J’ai moi même 30 ans de métier dans le domaine de la gérontologie, 30 ans que je suis Aide soignante en service de gériatrie, long et moyen séjour, bientôt pour moi c’est le départ de la retraite dans deux ans, je ne suis absolument pas fatiguée, c’est avec ce sourire que je partirais. Ces personnes malades, ces personnes âgées m’ont beaucoup apporter, beaucoup plus que ma propre famille; Elles m’ont apporter L’Art de vivre! Oui! je partirais avec le sourire, mais je n’ai pas dis mon dernier mot je pense que je me dirigerais vers du bénévolat,car toute cette force qui est encore en moi , c’est Eux! Oui Les Personnes âgées qui me l’ont donné.
    Encore un bon voyage, Marie.
    Martine

    Répondre

Répondre à Pascale Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *