3 réflexions au sujet de « L’essentiel ou la peur ? »

  1. Scellier

    Pas d’accord avec vous. Prier ou se tourner (enfin, pour certains) vers Dieu n’est pas forcément une conséquence de la peur. Cela peut également (ou au contraire) être une marque de confiance (re)nouvelée. Cette période de désoeuvrement relatif peut être pour chacun d’entre nous l’occasion de se poser des questions essentielles et existentielles. Pourquoi le faire plus qu’avant? Tout simplement parce que c’est le seul moyen pour que l’humanité retrouve la joie de vivre ensemble… Voici ma réponse de croyante. Bien sûr, chacun est libre de ne pas la partager: la foi ne se commande pas et je respecte les non-croyants. Il y a bien d’autres façons de rendre service aux autres sans pour autant avoir la foi. Simplement, la prière en est un également, et le questionnement intérieur peut être une porte de salut pour bon nombre de personnes qui faisaient fausse route ou, juste, qui n’attribuaient pas un sens à leur vie. La foi est le contraire de la peur!

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  2. Renaud Perronnet Auteur de l’article

    Oui, le questionnement intérieur permet sans aucun doute à un être de se révéler à lui-même et loin de moi l’idée de le remettre en cause. (N’allons pas trop vite et ne me faites pas dire ce que je ne dis pas !)

    Le questionnement intérieur (comme la prière) n’est bien sûr pas la conséquence de la peur.

    Par contre je ne pense pas qu’il soit possible de nier que la prière puisse être inspirée par la peur et je m’interroge (en conséquence) sur la nature de cette prière-là qui (dans ce contexte précis) cherche juste à protéger le petit moi égocentrique (et pas à s’ouvrir à l’essentiel). La preuve en est, c’est quand la cause de la peur (le danger) s’écarte et qu’il n’y a plus de prière ni de questionnement intérieur du tout (et c’est précisément de cela dont je parle), d’où le titre de ce post : l’essentiel « OU » la peur (il faut choisir).

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    1. Scellier

      Que la prière soit inspirée par la peur, c’est votre point de vue; pas le mien. Je prie d’ordinaire et depuis longtemps, par besoin et par amour pour Dieu. C’est un échange, une relation qui s’est établie il y a de nombreuses années déjà. Parfois, les mots sont là; parfois, seul le silence. Mais ce silence n’est pas absence: il est appel et réponse à sa manière.
      La prière, je le redis, n’est pas forcément motivée par la peur. Elle peut (et elle est surtout) motivée par la reconnaissance et ce besoin de se relier à une vraie source de vie. Bien sûr, ces temps sont durs et peut-être qu’un certain nombre de personnes, désemparées, se tournent vers Dieu dont ils espèrent une réponse à leurs angoisses. Mais pour les croyants de longue date, cette époque n’est pas plus angoissante qu’une autre car nous avons confiance dans le Seigneur. Si nous nous tournons vers Lui par la prière, c’est pour être en communion avec toute l’humanité souffrante à travers le Christ. C’est pour nous un moyen parmi d’autres d’agir, de retrouver la sérénité nécessaire pour bien avancer dans le quotidien ou d’y voir plus clair dans nos choix de vie.
      Donc, je ne nie pas que la prière puisse être inspirée par la peur: il est évident qu’elle peut l’être et qu’elle l’est effectivement dans de nombreux cas. Je veux juste dire que cela me paraîtrait réducteur de penser que la peur en est la seule motivation.
      Cette prière-là qui « servirait à protéger le petit moi égocentrique » existe naturellement: le nier serait malhonnête. Chacun essaie de sauver sa peau, de quelque façon que ce soit. Mais ce qui nous protège en tant que croyants, ce n’est pas la prière mais bien la foi. La prière peut certes être utilisée comme une arme pour se rassurer mais ce qui sauve, c’est la foi, pas la prière… Ce serait dommage que des temps de prière soient oubliés en période plus calme. Je souhaite au contraire qu’ils deviennent une habitude pour chacun de nous car la prière n’est pas d’abord demande comme bon nombre de personnes le croit mais c’est d’abord une disponibilité, une écoute; écoute de la voix de Dieu qui a à nous parler; abandon à Sa volonté, bien au-delà de notre petit moi dont vous parliez…
      Alors, je suis d’accord avec vous: choisissons l’essentiel au lieu de nous laisser envahir et paralyser par la peur…
      Bien à vous.

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