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	Commentaires sur : Être un parent acceptable&#8230;	</title>
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	<description>Au service du soutien des personnes dans leurs relations avec elles-mêmes et les autres</description>
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		<title>
		Par : Renaud Perronnet		</title>
		<link>https://www.evolute.fr/relations-enfants/etre-parent-acceptable/comment-page-1#comment-41659</link>

		<dc:creator><![CDATA[Renaud Perronnet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Sep 2025 10:22:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://www.evolute.fr/relations-enfants/etre-parent-acceptable/comment-page-1#comment-41655&quot;&gt;Ellie&lt;/a&gt;.

Qu’allez vous faire du fait que vous soyez lucide aujourd’hui ? 
Allez-vous vous en servir contre vous-même en vous accablant toujours davantage ?  Ou cela va-t-il être pour vous l’opportunité d’attendrir votre cœur en aimant vos enfants tels qu’ils sont aujourd’hui ? 
Bien sûr vous pouvez vous en vouloir éternellement en portant votre attention sur ce que vous n’avez pas pu percevoir à l’époque. Mais vous pouvez aussi tout mettre en oeuvre pour apprendre à vous réconcilier avec ce qui a été, condition pour être une mère acceptable ici et maintenant, dorénavant. 
Ce qui est fait est fait, c’est votre toute puissance à ne pas vouloir que cela soit qui est un obstacle à votre paix. Et si vous lâchiez prise par rapport à cette toute puissance ? Et si humblement et avec amour pour eux vous appreniez à les aimer tels qu’ils sont devenus aujourd’hui (et à vous aimer) plutôt que de les juger à l’aune de ce que vous pensez bien. 
Ce que vous auriez aimé que vos enfants ne soient pas (dépendants, anxieux ou premier de la classe), agit comme un filtre qui vous empêche de les aimer tels qu’ils sont. 
Seul le présent existe. Et changer est toujours possible puisque le changement n’existe que dans le présent. 
À porter votre attention exclusive sur le négatif vous amputez la vie. 
À vous persuader qu’il est trop tard, que si les choses avaient été différentes, vous auriez pu, vous vous condamnez à l’immobilisme, à l’insatisfaction et à la souffrance.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://www.evolute.fr/relations-enfants/etre-parent-acceptable/comment-page-1#comment-41655">Ellie</a>.</p>
<p>Qu’allez vous faire du fait que vous soyez lucide aujourd’hui ?<br />
Allez-vous vous en servir contre vous-même en vous accablant toujours davantage ?  Ou cela va-t-il être pour vous l’opportunité d’attendrir votre cœur en aimant vos enfants tels qu’ils sont aujourd’hui ?<br />
Bien sûr vous pouvez vous en vouloir éternellement en portant votre attention sur ce que vous n’avez pas pu percevoir à l’époque. Mais vous pouvez aussi tout mettre en oeuvre pour apprendre à vous réconcilier avec ce qui a été, condition pour être une mère acceptable ici et maintenant, dorénavant.<br />
Ce qui est fait est fait, c’est votre toute puissance à ne pas vouloir que cela soit qui est un obstacle à votre paix. Et si vous lâchiez prise par rapport à cette toute puissance ? Et si humblement et avec amour pour eux vous appreniez à les aimer tels qu’ils sont devenus aujourd’hui (et à vous aimer) plutôt que de les juger à l’aune de ce que vous pensez bien.<br />
Ce que vous auriez aimé que vos enfants ne soient pas (dépendants, anxieux ou premier de la classe), agit comme un filtre qui vous empêche de les aimer tels qu’ils sont.<br />
Seul le présent existe. Et changer est toujours possible puisque le changement n’existe que dans le présent.<br />
À porter votre attention exclusive sur le négatif vous amputez la vie.<br />
À vous persuader qu’il est trop tard, que si les choses avaient été différentes, vous auriez pu, vous vous condamnez à l’immobilisme, à l’insatisfaction et à la souffrance.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Ellie		</title>
		<link>https://www.evolute.fr/relations-enfants/etre-parent-acceptable/comment-page-1#comment-41655</link>

		<dc:creator><![CDATA[Ellie]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Sep 2025 07:35:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Pour moi il est encore difficile de lire, maintenant que mes enfants sont ados et adulte, combien j&#039;ai fait tout ce contraire de ce qu&#039;il aurait fallu (parce que je ne savais pas que l&#039;éducation n&#039;avait pas pour but de faire que l&#039;enfant soit &quot;bien élevé&quot; etc.).
De lire que les ados (ne) peuvent (pas) s&#039;appuyer sur ce qu&#039;ils (n&#039;)ont (pas) reçu jusque-là.
Ça me fait mal de voir ce que je leur ai fait, de me dire qu&#039;il n&#039;y a pas de solution (parce qu&#039;on ne peut pas revenir dans le passé), qu&#039;à part m&#039;en excuser je ne peux plus leur donner ce qu&#039;ils auraient dû recevoir et qu&#039;ils vont continuer à en souffrir.
Ça me fait mal de les voir souffrir, et de savoir combien j&#039;ai contribué à créer ce terrible côté &quot;premier de classe&quot; chez l&#039;un, cette horrible dépendance au smartphone chez l&#039;autre, cette anxiété permanente chez le troisième.
J&#039;ai beau savoir que je ne pouvais pas faire autrement, que j&#039;ai fait ce que j&#039;ai pu, cette sensation que &quot;le mal est fait&quot; m&#039;est difficile à vivre, peut-être aussi parce que je connais ce mal pour l&#039;avoir vécu moi-même.
L&#039;impression qu&#039;ils vont devoir recommencer eux aussi tout ce chemin de paix, ou presque tout, et que ça prendra des générations avant que tout cet héritage de toxicité parentale soit évacuée...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour moi il est encore difficile de lire, maintenant que mes enfants sont ados et adulte, combien j&#8217;ai fait tout ce contraire de ce qu&#8217;il aurait fallu (parce que je ne savais pas que l&#8217;éducation n&#8217;avait pas pour but de faire que l&#8217;enfant soit &#8220;bien élevé&#8221; etc.).<br />
De lire que les ados (ne) peuvent (pas) s&#8217;appuyer sur ce qu&#8217;ils (n&#8217;)ont (pas) reçu jusque-là.<br />
Ça me fait mal de voir ce que je leur ai fait, de me dire qu&#8217;il n&#8217;y a pas de solution (parce qu&#8217;on ne peut pas revenir dans le passé), qu&#8217;à part m&#8217;en excuser je ne peux plus leur donner ce qu&#8217;ils auraient dû recevoir et qu&#8217;ils vont continuer à en souffrir.<br />
Ça me fait mal de les voir souffrir, et de savoir combien j&#8217;ai contribué à créer ce terrible côté &#8220;premier de classe&#8221; chez l&#8217;un, cette horrible dépendance au smartphone chez l&#8217;autre, cette anxiété permanente chez le troisième.<br />
J&#8217;ai beau savoir que je ne pouvais pas faire autrement, que j&#8217;ai fait ce que j&#8217;ai pu, cette sensation que &#8220;le mal est fait&#8221; m&#8217;est difficile à vivre, peut-être aussi parce que je connais ce mal pour l&#8217;avoir vécu moi-même.<br />
L&#8217;impression qu&#8217;ils vont devoir recommencer eux aussi tout ce chemin de paix, ou presque tout, et que ça prendra des générations avant que tout cet héritage de toxicité parentale soit évacuée&#8230;</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Renaud Perronnet		</title>
		<link>https://www.evolute.fr/relations-enfants/etre-parent-acceptable/comment-page-1#comment-22137</link>

		<dc:creator><![CDATA[Renaud Perronnet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Aug 2018 09:48:05 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.evolute.fr/?p=9456#comment-22137</guid>

					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://www.evolute.fr/relations-enfants/etre-parent-acceptable/comment-page-1#comment-22134&quot;&gt;sam sam&lt;/a&gt;.

Oui l&#039;agressivité de votre enfant de 13 ans met en évidence votre dysfonctionnement à vous. 
Ne pas pouvoir s&#039;empêcher d&#039;avoir un certain comportement ne justifie aucunement qu&#039;on continue de l&#039;avoir. Comment vous y prenez-vous pour (ayant compris cela), apprendre à respecter votre enfant ?
Pour aller plus loin je vous invite à lire : &lt;a href=&quot;https://www.evolute.fr/relations-enfants/sortir-toxicite-parent&quot; rel=&quot;noopener&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Comment sortir de sa toxicité de parent ?&lt;/a&gt;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://www.evolute.fr/relations-enfants/etre-parent-acceptable/comment-page-1#comment-22134">sam sam</a>.</p>
<p>Oui l&#8217;agressivité de votre enfant de 13 ans met en évidence votre dysfonctionnement à vous.<br />
Ne pas pouvoir s&#8217;empêcher d&#8217;avoir un certain comportement ne justifie aucunement qu&#8217;on continue de l&#8217;avoir. Comment vous y prenez-vous pour (ayant compris cela), apprendre à respecter votre enfant ?<br />
Pour aller plus loin je vous invite à lire : <a href="https://www.evolute.fr/relations-enfants/sortir-toxicite-parent" rel="noopener" target="_blank">Comment sortir de sa toxicité de parent ?</a></p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : sam sam		</title>
		<link>https://www.evolute.fr/relations-enfants/etre-parent-acceptable/comment-page-1#comment-22134</link>

		<dc:creator><![CDATA[sam sam]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Aug 2018 18:42:24 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.evolute.fr/?p=9456#comment-22134</guid>

					<description><![CDATA[Bonsoir 

je suis tombée sur votre site parce que je cherchais des solutions pour m&#039;aider dans ma relation avec ma fille ainée qui a 13 ans. j&#039;ai eu une longue conversation avec elle aujourd&#039;hui et je me suis rendue compte que je lui faisais beaucoup de mal. Je suis très agressive avec elle presque toujours mais je ne peux pas m&#039;en empêcher, et de ce fait elle est aujourd&#039;hui très agressive avec moi et elle m&#039;en veut beaucoup. Je ne sais pas comment elle a fait jusqu&#039;ici pour tenir ? J&#039;ai été lorsqu&#039;elle était petite une mère très aimante... et là je suis perdue car je ne sais pas comment faire pour réparer tout le mal que je lui fais. J&#039;ai rarement un mot gentil pour elle, c&#039;est pourtant une fille brillante, mais c&#039;est trop dur pour moi de le lui dire parce que l&#039;on ne m&#039;en a pas trop dit de mon gentil lorsque j&#039;étais plus jeune;

vos articles m&#039;ont fait beaucoup de bien : les neurones miroirs çà m&#039;a tout de suite parler, je lui ai reproché justement aujourd&#039;hui d&#039;être agressive mais après la lecture de votre article  je me suis dit mais c&#039;est tout à fait normal d&#039;être comme çà...
Bref un grand merci pour mettre en ligne ces articles gratuitement. Vous allez l&#039;air d&#039;être très pros !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir </p>
<p>je suis tombée sur votre site parce que je cherchais des solutions pour m&#8217;aider dans ma relation avec ma fille ainée qui a 13 ans. j&#8217;ai eu une longue conversation avec elle aujourd&#8217;hui et je me suis rendue compte que je lui faisais beaucoup de mal. Je suis très agressive avec elle presque toujours mais je ne peux pas m&#8217;en empêcher, et de ce fait elle est aujourd&#8217;hui très agressive avec moi et elle m&#8217;en veut beaucoup. Je ne sais pas comment elle a fait jusqu&#8217;ici pour tenir ? J&#8217;ai été lorsqu&#8217;elle était petite une mère très aimante&#8230; et là je suis perdue car je ne sais pas comment faire pour réparer tout le mal que je lui fais. J&#8217;ai rarement un mot gentil pour elle, c&#8217;est pourtant une fille brillante, mais c&#8217;est trop dur pour moi de le lui dire parce que l&#8217;on ne m&#8217;en a pas trop dit de mon gentil lorsque j&#8217;étais plus jeune;</p>
<p>vos articles m&#8217;ont fait beaucoup de bien : les neurones miroirs çà m&#8217;a tout de suite parler, je lui ai reproché justement aujourd&#8217;hui d&#8217;être agressive mais après la lecture de votre article  je me suis dit mais c&#8217;est tout à fait normal d&#8217;être comme çà&#8230;<br />
Bref un grand merci pour mettre en ligne ces articles gratuitement. Vous allez l&#8217;air d&#8217;être très pros !</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Bernard		</title>
		<link>https://www.evolute.fr/relations-enfants/etre-parent-acceptable/comment-page-1#comment-3149</link>

		<dc:creator><![CDATA[Bernard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Nov 2013 20:19:19 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.evolute.fr/?p=9456#comment-3149</guid>

					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://www.evolute.fr/relations-enfants/etre-parent-acceptable/comment-page-1#comment-3146&quot;&gt;Renaud Perronnet&lt;/a&gt;.

J&#039;ai parlé d&#039;apaisement, et non de paix intérieure, quoique je ne désespère pas y arriver un jour. Mais je pense qu&#039; en parvenant à quelque(s) réussite (s), on arrive à changer son regard sur soi-même, et à reprendre confiance, donc à être plus détendu. Plus on &quot;récolte&quot; de succès et de réussites, mieux on se sent, mais aussi plus on va vers des gens positifs, plus on est à même de se relever. 
Pour continuer sur ce sujet, et pour  Hélène:  j&#039;ai eu la chance de pouvoir m&#039;éloigner le plus vite possible de ces &quot;marécages&quot; et de me &quot;réimplanter&quot; en terre plus saine. J&#039;ai aussi eu la chance de cotoyer des amis qui ne me jugeaient pas et ne m&#039;imposaient aucun fardeau, j&#039;ai donc pu, grâce à certaines lectures bienvenues il est vrai et à un travail de recherche intérieure, au moins voir un peu plus clair sur ma situation. Ce n&#039;est pas pour cela que je suis déjà &quot;libéré&quot; d&#039;un coup, mais cela peut être une base sur laquelle je peux oeuvrer. Ce travail pas à pas, et surtout cette gestion de l&#039;échec apparent, revenir, réfléchir, chercher à comprendre, et surtout échanger, cela correspond à ma nature.  Je voulais être &quot;maître avant d&#039;être disciple&quot;, parce qu&#039;&quot;on&quot; m&#039;a considéré dès 7 ans comme un adulte en miniature et qu&#039;&quot;on&quot; a voulu me faire pousser trop vite. Cette hâte, est ce qu&#039;elle ne conditionnait pas les parents auxquels vous aviez affaire?  Et si on oubliait la &quot;culture du résultat&quot; pour favoriser celle de l&#039;épanouissement, donc de la confiance?  Votre regard est fondamental pour vos élèves, tout comme celui de mon professeur de français l&#039;a été: il m&#039;avait &quot;à la bonne&quot;, il m&#039;avait fait confiance, il respirait l&#039;indulgence et la pondération et cela a été une bouffée d&#039;oxygène pour moi. Continuez d&#039;être la bouffée d&#039;oxygène de vos élèves.
De nouveau pour Renaud:  le désir de revanche, tout légitime qu&#039;il soit, ne doit pas nous transformer en &quot;justiciers&quot;; or, j&#039;aurais tendance à faire preuve de la plus extrême rigueur en ce qui concerne les injustices dont je suis témoin, dans la vie ou dans les médias. J&#039;ai eu la curiosité de refaire le test &quot;victime-sauveur-persécuteur&quot; et cet aspect de &quot;sauveur-persécuteur&quot;, je le relie, du moins en ce qui me concerne, à ce désir de &quot;prouver&quot;, à ce désir de revanche.  Je me dois de le reconnaître, ne serait-ce que pour pouvoir laisser les autres respirer. Je pense avoir touché du doigt quelque chose d&#039;important.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://www.evolute.fr/relations-enfants/etre-parent-acceptable/comment-page-1#comment-3146">Renaud Perronnet</a>.</p>
<p>J&#8217;ai parlé d&#8217;apaisement, et non de paix intérieure, quoique je ne désespère pas y arriver un jour. Mais je pense qu&#8217; en parvenant à quelque(s) réussite (s), on arrive à changer son regard sur soi-même, et à reprendre confiance, donc à être plus détendu. Plus on &#8220;récolte&#8221; de succès et de réussites, mieux on se sent, mais aussi plus on va vers des gens positifs, plus on est à même de se relever.<br />
Pour continuer sur ce sujet, et pour  Hélène:  j&#8217;ai eu la chance de pouvoir m&#8217;éloigner le plus vite possible de ces &#8220;marécages&#8221; et de me &#8220;réimplanter&#8221; en terre plus saine. J&#8217;ai aussi eu la chance de cotoyer des amis qui ne me jugeaient pas et ne m&#8217;imposaient aucun fardeau, j&#8217;ai donc pu, grâce à certaines lectures bienvenues il est vrai et à un travail de recherche intérieure, au moins voir un peu plus clair sur ma situation. Ce n&#8217;est pas pour cela que je suis déjà &#8220;libéré&#8221; d&#8217;un coup, mais cela peut être une base sur laquelle je peux oeuvrer. Ce travail pas à pas, et surtout cette gestion de l&#8217;échec apparent, revenir, réfléchir, chercher à comprendre, et surtout échanger, cela correspond à ma nature.  Je voulais être &#8220;maître avant d&#8217;être disciple&#8221;, parce qu'&#8221;on&#8221; m&#8217;a considéré dès 7 ans comme un adulte en miniature et qu'&#8221;on&#8221; a voulu me faire pousser trop vite. Cette hâte, est ce qu&#8217;elle ne conditionnait pas les parents auxquels vous aviez affaire?  Et si on oubliait la &#8220;culture du résultat&#8221; pour favoriser celle de l&#8217;épanouissement, donc de la confiance?  Votre regard est fondamental pour vos élèves, tout comme celui de mon professeur de français l&#8217;a été: il m&#8217;avait &#8220;à la bonne&#8221;, il m&#8217;avait fait confiance, il respirait l&#8217;indulgence et la pondération et cela a été une bouffée d&#8217;oxygène pour moi. Continuez d&#8217;être la bouffée d&#8217;oxygène de vos élèves.<br />
De nouveau pour Renaud:  le désir de revanche, tout légitime qu&#8217;il soit, ne doit pas nous transformer en &#8220;justiciers&#8221;; or, j&#8217;aurais tendance à faire preuve de la plus extrême rigueur en ce qui concerne les injustices dont je suis témoin, dans la vie ou dans les médias. J&#8217;ai eu la curiosité de refaire le test &#8220;victime-sauveur-persécuteur&#8221; et cet aspect de &#8220;sauveur-persécuteur&#8221;, je le relie, du moins en ce qui me concerne, à ce désir de &#8220;prouver&#8221;, à ce désir de revanche.  Je me dois de le reconnaître, ne serait-ce que pour pouvoir laisser les autres respirer. Je pense avoir touché du doigt quelque chose d&#8217;important.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Renaud Perronnet		</title>
		<link>https://www.evolute.fr/relations-enfants/etre-parent-acceptable/comment-page-1#comment-3146</link>

		<dc:creator><![CDATA[Renaud Perronnet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Nov 2013 21:31:56 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.evolute.fr/?p=9456#comment-3146</guid>

					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://www.evolute.fr/relations-enfants/etre-parent-acceptable/comment-page-1#comment-3135&quot;&gt;Bernard&lt;/a&gt;.

Si vous parlez du point de vue de la &quot;légitimité&quot;, je crois en effet que le besoin de revanche est aussi légitime que le besoin amour !
 
Mais tentons d&#039;aller un peu plus loin. Je crois aussi que la revanche comme le besoin de prouver quelque chose ne sont pas libres mais plutôt conditionnés par la maltraitance, en conséquence ils ne permettront pas (ou bien difficilement ?) à celui qui les vit, d&#039;accéder à une paix profonde reliée à la confiance. 
Par contre ni le respect, ni l&#039;amour ne créent d&#039;aliénation, ils permettent la confiance qui conditionne la liberté qui permet à son tour une réelle paix intérieure.

&lt;strong&gt;De @Hélène :&lt;/strong&gt;

C’est drôle que mon article, qui n’aborde pas le problème de la scolarité vue du côté des parents, vous ait donné envie de partager sur ce thème.
J’avais en fait écrit un paragraphe sur le sujet que j’ai retiré finalement en pensant qu’il n’avait pas tout à fait sa place dans « respecter l’intimité de son enfant ». Vous me donnez l’occasion d’y revenir. Merci.
Vous avez fait un portrait vivant de parents au comportement toxique en la matière, qui sont de loin les plus répandus. Je le sais pour y avoir eu droit, étant une élève très moyenne dotée d’un père brillant, et pour avoir essayé de nombreuses fois de calmer les parents de mes élèves qui les traitaient devant eux de nuls, paresseux, incapables…
Vous avez eu la force de lutter, de réussir et de vous séparer de votre « clan » (« sans chercher à le changer »), bravo ! Ce n’est pas le cas de tous les ex-enfants. Combien se sont découragés, ont abandonné (les études) et ont pu à leur tour s’affubler des adjectifs dégradants dont leurs parents usaient avec eux !

Mais il existe des parents acceptables, même dans ce domaine ! Je ne parle pas des parents des premiers de la classe, ils n’ont aucun mérite. Je parle de parents d’enfants qui sont lents, n’arrivent pas à suivre, ont des difficultés de concentration, de compréhension, une mémoire mal entrainée et qui ont des résultats médiocres. Ces parents-là évitent bien sûr de s’énerver devant le bulletin ou le 03/20 à signer sur la copie, ils s’asseyent calmement avec leur enfant – à un moment où ils ont tout leur temps – et essaient avec lui de voir où sont ses difficultés, même si elles n’ont pas du tout été les leurs, et comment ils verraient un moyen de les résoudre. Ensemble, ils décideront peut-être de collaborer.
Comment aider son enfant à comprendre un problème de math (par exemple) sans que la séance de travail se termine en drame ? D’une certaine manière, c’est assez simple (sur le papier), il suffit de reprendre avec son enfant la leçon mal comprise et de faire ou refaire ensemble avec bonne volonté, pas à pas, les exercices, en cherchant les règles à appliquer dans le cahier, ou dans le livre, en se trompant ensemble et en en plaisantant, en reprenant tranquillement pour la dixième fois s’il le faut, en évitant à tout prix de s’énerver du genre « mais ça fait 10 fois que je te le répète, t’es bouché(e) ou quoi ? », parce que ce serait la fin de ce type de coopération et de complicité si heureux pour l’adulte comme pour l’enfant.
Ces parents-là ne sont pas pressés de voir les progrès de leur enfant. Ils ont confiance.
Et encore une fois, si l’on fait confiance à son enfant, il pourra se faire confiance. C’est mathématique !
Je connais une mère qui a pratiqué cette méthode avec sa fille quand celle-ci était en 4ème, avait des difficultés en math et croyait qu’elle n’y arriverait jamais. La mère n’y connaissait rien, c’est une littéraire. Elles ont progressé ensemble. Et les notes sont passées de 01 en début d’année à 15 à la fin. La jeune fille a été félicitée par ses parents et ses professeurs. Mais le plus important pour elle a été de reprendre goût à ses études, encouragée par sa réussite.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://www.evolute.fr/relations-enfants/etre-parent-acceptable/comment-page-1#comment-3135">Bernard</a>.</p>
<p>Si vous parlez du point de vue de la &#8220;légitimité&#8221;, je crois en effet que le besoin de revanche est aussi légitime que le besoin amour !</p>
<p>Mais tentons d&#8217;aller un peu plus loin. Je crois aussi que la revanche comme le besoin de prouver quelque chose ne sont pas libres mais plutôt conditionnés par la maltraitance, en conséquence ils ne permettront pas (ou bien difficilement ?) à celui qui les vit, d&#8217;accéder à une paix profonde reliée à la confiance.<br />
Par contre ni le respect, ni l&#8217;amour ne créent d&#8217;aliénation, ils permettent la confiance qui conditionne la liberté qui permet à son tour une réelle paix intérieure.</p>
<p><strong>De @Hélène :</strong></p>
<p>C’est drôle que mon article, qui n’aborde pas le problème de la scolarité vue du côté des parents, vous ait donné envie de partager sur ce thème.<br />
J’avais en fait écrit un paragraphe sur le sujet que j’ai retiré finalement en pensant qu’il n’avait pas tout à fait sa place dans « respecter l’intimité de son enfant ». Vous me donnez l’occasion d’y revenir. Merci.<br />
Vous avez fait un portrait vivant de parents au comportement toxique en la matière, qui sont de loin les plus répandus. Je le sais pour y avoir eu droit, étant une élève très moyenne dotée d’un père brillant, et pour avoir essayé de nombreuses fois de calmer les parents de mes élèves qui les traitaient devant eux de nuls, paresseux, incapables…<br />
Vous avez eu la force de lutter, de réussir et de vous séparer de votre « clan » (« sans chercher à le changer »), bravo ! Ce n’est pas le cas de tous les ex-enfants. Combien se sont découragés, ont abandonné (les études) et ont pu à leur tour s’affubler des adjectifs dégradants dont leurs parents usaient avec eux !</p>
<p>Mais il existe des parents acceptables, même dans ce domaine ! Je ne parle pas des parents des premiers de la classe, ils n’ont aucun mérite. Je parle de parents d’enfants qui sont lents, n’arrivent pas à suivre, ont des difficultés de concentration, de compréhension, une mémoire mal entrainée et qui ont des résultats médiocres. Ces parents-là évitent bien sûr de s’énerver devant le bulletin ou le 03/20 à signer sur la copie, ils s’asseyent calmement avec leur enfant – à un moment où ils ont tout leur temps – et essaient avec lui de voir où sont ses difficultés, même si elles n’ont pas du tout été les leurs, et comment ils verraient un moyen de les résoudre. Ensemble, ils décideront peut-être de collaborer.<br />
Comment aider son enfant à comprendre un problème de math (par exemple) sans que la séance de travail se termine en drame ? D’une certaine manière, c’est assez simple (sur le papier), il suffit de reprendre avec son enfant la leçon mal comprise et de faire ou refaire ensemble avec bonne volonté, pas à pas, les exercices, en cherchant les règles à appliquer dans le cahier, ou dans le livre, en se trompant ensemble et en en plaisantant, en reprenant tranquillement pour la dixième fois s’il le faut, en évitant à tout prix de s’énerver du genre « mais ça fait 10 fois que je te le répète, t’es bouché(e) ou quoi ? », parce que ce serait la fin de ce type de coopération et de complicité si heureux pour l’adulte comme pour l’enfant.<br />
Ces parents-là ne sont pas pressés de voir les progrès de leur enfant. Ils ont confiance.<br />
Et encore une fois, si l’on fait confiance à son enfant, il pourra se faire confiance. C’est mathématique !<br />
Je connais une mère qui a pratiqué cette méthode avec sa fille quand celle-ci était en 4ème, avait des difficultés en math et croyait qu’elle n’y arriverait jamais. La mère n’y connaissait rien, c’est une littéraire. Elles ont progressé ensemble. Et les notes sont passées de 01 en début d’année à 15 à la fin. La jeune fille a été félicitée par ses parents et ses professeurs. Mais le plus important pour elle a été de reprendre goût à ses études, encouragée par sa réussite.</p>
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		<title>
		Par : Bernard		</title>
		<link>https://www.evolute.fr/relations-enfants/etre-parent-acceptable/comment-page-1#comment-3135</link>

		<dc:creator><![CDATA[Bernard]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Nov 2013 20:47:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[En lisant votre article, j&#039;ai brusquement fait le rapprochement avec un de vos correspondant qui témoignait qu&#039;il ne pouvait pas supporter les critiques de son supérieur. Cela m&#039;a rappelé les séances de &quot;tribunal&quot; en présence du clan familial, quand il fallait montrer mon carnet de notes et mes bulletins à toute la famille. Uniquement des critiques, des reproches, uniquement le doigt sur ce qui n&#039;allait pas. Le comble était que tous, je dis bien tous, avaient à peine le certificat d&#039;études et à mes yeux, ils n&#039;avaient aucune légitimité pour me juger. Comment des gens qui avaient été des cancres, qui ne maîtrisaient ni l&#039;orthographe, ni la grammaire, qui ne pouvaient pas résoudre des fractions (je ne parle pas des équation), qui ne parlaient aucune langue étrangère… bref, comment des gens qui n&#039;avaient rien à apporter pouvaient-ils être légitimes?  Bien sûr je devais &quot;le respect&quot; (autrement dit la soumission) à mes instituteurs et mes professeurs (mais ça, j&#039;en ai déjà parlé). Je me rends compte que je fonctionne à l&#039;exemple et un soutien positif, des félicitations, des encouragements, voire même des gens qui vivent ce qu&#039;ils prêchent, ça n&#039;aurait pas été de trop.  Je me souviens avoir décroché lors du passage au lycée, parce qu&#039;au fond, je ne pouvais supporter tout ce poids que le clan me mettait sur les épaules. J&#039;ai quand même réussi à avoir mon BAC, mais au bout de 5 ans au lieu de 3. Mais dans un état d&#039;esprit résigné (déprime? Dépression?) et aucune perspective d&#039;avenir car le BAC, c&#039;était le summum bonum pour ma famille &quot;nucléaire&quot; et pas question d&#039;aller au-delà. Et puis ça permettait de briller face au reste du clan. Ma réussite était leur réussite. Je me suis mis en colère lorsque mon père a assuré être &quot;fier de ses enfants&quot; alors qu&#039;il n&#039;avait pris aucune part dans leur éducation ni dans leur réussite. Ma &quot;réussite&quot;, je ne l&#039;ai due qu&#039;à mon propre travail et cette prétendue &quot;fierté&quot;, je l&#039;ai trouvée illégitime. 
Je me suis toujours fait un devoir de prouver que je n&#039;étais pas un zéro, rien que pour leur prouver et me prouver ma supériorité, surtout face à un clan que je méprisais. Le fait que je sois capable de quelque chose face à des incapables a été le moteur de mes actions et cela a continué au cours de ma vie professionnelle. Cependant, tout comme je trouvais les critiques du clan injustes, j&#039;ai toujours trouvé injustes les critiques de mes supérieurs, sans parler de celles de mes collègues, et pour moi, la perfection dans le travail, la reconnaissance de mes compétences est non seulement le moyen d&#039;être valorisé, mais aussi le moyen d&#039;éviter des critiques pénibles. Cela dit, tout dépend du ton sur lequel elles sont dites. Lorsque ce sont de simples observations, je vois l&#039;erreur, je comprends, je rectifie et je reste vigilant jusqu&#039;à ce que  le &quot;bon chemin&quot; soit un automatisme. C&#039;est lorsque ce sont des accusations que cela me met en colère, parce que ça me replonge dans l&#039;ambiance &quot;tribunal&quot;, face aux regard vides et froids du &quot;clan&quot;. 
Bref, je continue d&#039;être encore dans le défi permanent, alors qu&#039;ayant enfin accédé à un statut supérieur, en catégorie B, j&#039;estime dans le même temps ne plus avoir rien à prouver. C&#039;est lorsque j&#039;atteins une certaine maîtrise que je suis apaisé, car elle est la récompense de mon travail, de mes efforts et ayant constaté que je pouvais égaler mes collègues,  je suis plus détendu. Un de mes défunts amis m&#039;a dit, il y a quelques années: &quot;tu veux être maître avant d&#039;être disciple&quot;. A-t-on le droit d&#039;exiger des autres, tout autant que pour soi-même, d&#039;être &quot;maître&quot; tout de suite? Et cela sans apport suffisant? Que valent ces exigences quand on n&#039;a rien à offrir? 
Et là, je ne parle que du point de vue scolaire. Je n&#039;aborde pas les critiques négatives sur mes goûts musicaux, sur mes goûts culturels  (surtout face à des butors). Bien entendu, on comprendra que je n&#039;ai JAMAIS fait ni pu faire confiance à ce clan, que je n&#039;ai pas l&#039;esprit de famille et que mon salut a été dans la fuite.  Je ne peux pas dire que j&#039;ai renoncé à changer ma famille, car je n&#039;ai jamais essayé de le faire. je reste dans le constat, avec une colère qui s&#039;estompe graduellement avec l&#039;âge et les succès.  Cette motivation qui me vient de loin, c&#039;est quand même gênant quand on pense s&#039;être libéré suffisamment de son passé, mais je suis obligé de reconnaître que ça reste là, que c&#039;est là et que ça aura du mal à partir. Faut-il se résigner, faut-il continuer de s&#039;en servir? Elle m&#039;a quand même aidé à me redresser, alors?... La valorisation basée sur la revanche, le désir de prouver quelque chose, est elle moins légitime que la valorisation basée sur le respect et l&#039;amour?
Cet article a une importance fondamentale et j&#039;espère qu&#039;il sera largement lu et commenté. 
Merci pour l&#039;avoir rédigé.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En lisant votre article, j&#8217;ai brusquement fait le rapprochement avec un de vos correspondant qui témoignait qu&#8217;il ne pouvait pas supporter les critiques de son supérieur. Cela m&#8217;a rappelé les séances de &#8220;tribunal&#8221; en présence du clan familial, quand il fallait montrer mon carnet de notes et mes bulletins à toute la famille. Uniquement des critiques, des reproches, uniquement le doigt sur ce qui n&#8217;allait pas. Le comble était que tous, je dis bien tous, avaient à peine le certificat d&#8217;études et à mes yeux, ils n&#8217;avaient aucune légitimité pour me juger. Comment des gens qui avaient été des cancres, qui ne maîtrisaient ni l&#8217;orthographe, ni la grammaire, qui ne pouvaient pas résoudre des fractions (je ne parle pas des équation), qui ne parlaient aucune langue étrangère… bref, comment des gens qui n&#8217;avaient rien à apporter pouvaient-ils être légitimes?  Bien sûr je devais &#8220;le respect&#8221; (autrement dit la soumission) à mes instituteurs et mes professeurs (mais ça, j&#8217;en ai déjà parlé). Je me rends compte que je fonctionne à l&#8217;exemple et un soutien positif, des félicitations, des encouragements, voire même des gens qui vivent ce qu&#8217;ils prêchent, ça n&#8217;aurait pas été de trop.  Je me souviens avoir décroché lors du passage au lycée, parce qu&#8217;au fond, je ne pouvais supporter tout ce poids que le clan me mettait sur les épaules. J&#8217;ai quand même réussi à avoir mon BAC, mais au bout de 5 ans au lieu de 3. Mais dans un état d&#8217;esprit résigné (déprime? Dépression?) et aucune perspective d&#8217;avenir car le BAC, c&#8217;était le summum bonum pour ma famille &#8220;nucléaire&#8221; et pas question d&#8217;aller au-delà. Et puis ça permettait de briller face au reste du clan. Ma réussite était leur réussite. Je me suis mis en colère lorsque mon père a assuré être &#8220;fier de ses enfants&#8221; alors qu&#8217;il n&#8217;avait pris aucune part dans leur éducation ni dans leur réussite. Ma &#8220;réussite&#8221;, je ne l&#8217;ai due qu&#8217;à mon propre travail et cette prétendue &#8220;fierté&#8221;, je l&#8217;ai trouvée illégitime.<br />
Je me suis toujours fait un devoir de prouver que je n&#8217;étais pas un zéro, rien que pour leur prouver et me prouver ma supériorité, surtout face à un clan que je méprisais. Le fait que je sois capable de quelque chose face à des incapables a été le moteur de mes actions et cela a continué au cours de ma vie professionnelle. Cependant, tout comme je trouvais les critiques du clan injustes, j&#8217;ai toujours trouvé injustes les critiques de mes supérieurs, sans parler de celles de mes collègues, et pour moi, la perfection dans le travail, la reconnaissance de mes compétences est non seulement le moyen d&#8217;être valorisé, mais aussi le moyen d&#8217;éviter des critiques pénibles. Cela dit, tout dépend du ton sur lequel elles sont dites. Lorsque ce sont de simples observations, je vois l&#8217;erreur, je comprends, je rectifie et je reste vigilant jusqu&#8217;à ce que  le &#8220;bon chemin&#8221; soit un automatisme. C&#8217;est lorsque ce sont des accusations que cela me met en colère, parce que ça me replonge dans l&#8217;ambiance &#8220;tribunal&#8221;, face aux regard vides et froids du &#8220;clan&#8221;.<br />
Bref, je continue d&#8217;être encore dans le défi permanent, alors qu&#8217;ayant enfin accédé à un statut supérieur, en catégorie B, j&#8217;estime dans le même temps ne plus avoir rien à prouver. C&#8217;est lorsque j&#8217;atteins une certaine maîtrise que je suis apaisé, car elle est la récompense de mon travail, de mes efforts et ayant constaté que je pouvais égaler mes collègues,  je suis plus détendu. Un de mes défunts amis m&#8217;a dit, il y a quelques années: &#8220;tu veux être maître avant d&#8217;être disciple&#8221;. A-t-on le droit d&#8217;exiger des autres, tout autant que pour soi-même, d&#8217;être &#8220;maître&#8221; tout de suite? Et cela sans apport suffisant? Que valent ces exigences quand on n&#8217;a rien à offrir?<br />
Et là, je ne parle que du point de vue scolaire. Je n&#8217;aborde pas les critiques négatives sur mes goûts musicaux, sur mes goûts culturels  (surtout face à des butors). Bien entendu, on comprendra que je n&#8217;ai JAMAIS fait ni pu faire confiance à ce clan, que je n&#8217;ai pas l&#8217;esprit de famille et que mon salut a été dans la fuite.  Je ne peux pas dire que j&#8217;ai renoncé à changer ma famille, car je n&#8217;ai jamais essayé de le faire. je reste dans le constat, avec une colère qui s&#8217;estompe graduellement avec l&#8217;âge et les succès.  Cette motivation qui me vient de loin, c&#8217;est quand même gênant quand on pense s&#8217;être libéré suffisamment de son passé, mais je suis obligé de reconnaître que ça reste là, que c&#8217;est là et que ça aura du mal à partir. Faut-il se résigner, faut-il continuer de s&#8217;en servir? Elle m&#8217;a quand même aidé à me redresser, alors?&#8230; La valorisation basée sur la revanche, le désir de prouver quelque chose, est elle moins légitime que la valorisation basée sur le respect et l&#8217;amour?<br />
Cet article a une importance fondamentale et j&#8217;espère qu&#8217;il sera largement lu et commenté.<br />
Merci pour l&#8217;avoir rédigé.</p>
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