<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	
	>
<channel>
	<title>
	Commentaires sur : Convention Internationale des Droits de l&#8217;Enfant	</title>
	<atom:link href="https://www.evolute.fr/relations-enfants/convention-droits-enfant/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.evolute.fr/relations-enfants/convention-droits-enfant</link>
	<description>Au service du soutien des personnes dans leurs relations avec elles-mêmes et les autres</description>
	<lastBuildDate>Wed, 05 Jul 2023 18:21:29 +0000</lastBuildDate>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>
	<item>
		<title>
		Par : sanda honore		</title>
		<link>https://www.evolute.fr/relations-enfants/convention-droits-enfant/comment-page-1#comment-1326</link>

		<dc:creator><![CDATA[sanda honore]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 May 2011 18:59:19 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://wp.evolute.fr/wordpress/?p=576#comment-1326</guid>

					<description><![CDATA[une tres bonne initiative reste maintenant des mesures concrete de la part des etats surtout africains]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>une tres bonne initiative reste maintenant des mesures concrete de la part des etats surtout africains</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Renaud Perronnet		</title>
		<link>https://www.evolute.fr/relations-enfants/convention-droits-enfant/comment-page-1#comment-409</link>

		<dc:creator><![CDATA[Renaud Perronnet]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2009 22:15:47 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://wp.evolute.fr/wordpress/?p=576#comment-409</guid>

					<description><![CDATA[LE MONDE &#124; 23.09.09 &#124;

Le défenseur des enfants exécuté sans procès ? par Claire Brisset* et Dominique Versini*.

En novembre, le monde entier célébrera le vingtième anniversaire de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Le monde, sans doute, mais la France ? L&#039;année 2009 y restera celle que le gouvernement aura choisie pour supprimer l&#039;institution que la loi a chargée, depuis neuf ans, de veiller au respect de ce traité.

Aucune explication n&#039;aura été donnée. En l&#039;état actuel, le défenseur des enfants sera rayé d&#039;un trait de plume. Il sera dilué dans un nouveau &quot;défenseur des droits&quot; absorbant les compétences du médiateur de la République, de la Commission nationale de déontologie de la sécurité et du défenseur des enfants, remplacé par un collège de trois experts, à voix consultative. L&#039;identité de l&#039;institution, son indépendance, son mode d&#039;intervention au profit des enfants n&#039;existeront plus.

Depuis mars 2000, plus de 20 000 enfants se sont adressés à cette institution, soit directement, soit à travers leurs parents, des associations ou les correspondants territoriaux de la défenseure, parce qu&#039;ils sentaient leurs droits menacés. Pour tous, cette institution était un dernier recours. &quot;J&#039;ai 10 ans. Mon père me bat, il me fait peur, il faut que tu m&#039;aides.&quot; &quot;J&#039;ai 15 ans. Le juge ne m&#039;a pas entendu quand mes parents ont divorcé. Je ne veux plus vivre avec ma mère. Je vais fuguer.&quot; &quot;J&#039;ai 16 ans. Je vis au Caire mais je suis française et musulmane. Mes parents veulent m&#039;envoyer en Mauritanie pour me marier avec un homme de 60 ans que je n&#039;ai jamais vu.&quot;

Des courriers comme ceux-là arrivent par dizaines, chaque semaine, sur le bureau de la défenseure des enfants. &quot;Je vous écris avec l&#039;aide d&#039;un infirmier. J&#039;ai 12 ans. Je suis dans un hôpital psychiatrique avec les adultes. Je ne vais plus à l&#039;école depuis deux ans. Aidez-moi !&quot; &quot;J&#039;ai 9 ans. Je suis arrivé en France pour être amputé d&#039;un bras. Je n&#039;ai pas vu ma famille depuis trois ans, le préfet dit que je dois attendre encore deux ans pour aller la voir en Algérie. Je suis triste.&quot;

Les enfants, les adolescents, s&#039;adressent à la défenseure des enfants parce qu&#039;ils la connaissent. Parce qu&#039;ils ont été orientés vers elle, sachant que cette institution n&#039;a d&#039;autre mandat que de porter leur voix, de défendre leurs droits. Et convaincus qu&#039;elle le fait en plaidant parfois au-delà de la loi nationale. Placer des mineurs avec leurs parents dans un centre de rétention administrative n&#039;est pas interdit par la loi française. Mais c&#039;est enfreindre la convention internationale ratifiée par la France en 1990, qui impose l&#039;intérêt supérieur des enfants comme considération primordiale. Leur défenseure plaide cette cause, quitte à déplaire.

Lorsque la France, en mars 2000, s&#039;est dotée d&#039;une telle institution, sur une initiative parlementaire, elle a rejoint les dix pays européens qui en disposaient déjà. Ils sont trente-cinq en Europe (réunis cette semaine à Paris, sous la présidence de la défenseure des enfants française) et une soixantaine à travers le monde. Leur nombre croît sans cesse, notamment en Afrique. Le président russe a nommé un défenseur des enfants le jour même où le gouvernement français décidait de supprimer le sien.

En neuf ans, cette institution n&#039;a cessé de contribuer à améliorer le droit et les pratiques relatives aux mineurs en portant un regard pluridisciplinaire sur les grandes questions de société : faire en sorte que la justice entende les enfants quand leurs parents se séparent. Proposer un statut pour les beaux-parents dans les familles recomposées. Faire punir lourdement les clients des prostitué(e)s mineur(e)s ; rehausser l&#039;âge du mariage des filles de 15 à 18 ans pour limiter les unions forcées. Elle a constamment plaidé pour la création des maisons des adolescents, puis des équipes mobiles de pédopsychiatrie, qui se multiplient.

Depuis 2007, elle a décidé d&#039;aller à la rencontre des enfants et adolescents dans les écoles et les institutions spécialisées. Son équipe de &quot;jeunes ambassadeurs&quot; volontaires a sensibilisé plus de 50 000 enfants à leurs droits. En 2008, elle leur a donné la parole par une consultation nationale avec des conseils généraux et régionaux. Des jeunes de métropole et d&#039;outre-mer ont élaboré 200 propositions sur les questions qui les concernent. Elles doivent être remises dans un livre d&#039;or à M. Sarkozy et au Parlement le 20 novembre. Seront-ils les ambassadeurs d&#039;une cause perdue d&#039;avance ?

Personne ne comprendrait que la France s&#039;inscrive à contre-courant du mouvement amorcé par Janusz Korczak, ce pédiatre polonais qui, en 1942, est allé volontairement vers la chambre à gaz avec les deux cents orphelins juifs qu&#039;il aura jusqu&#039;au bout tenté de protéger. Korczak qui demandait pour les enfants &quot;du respect... Du respect pour ce dur travail qu&#039;est la croissance. Du respect pour leur chagrin et pour leurs larmes. Laissons, disait-il, laissons l&#039;enfant, confiant, boire la gaieté du matin&quot;.


*Claire Brisset est ancienne défenseure des enfants, médiatrice de la Ville de Paris.
*Dominique Versini est défenseure des enfants, ancienne secrétaire d&#039;Etat aux affaires sociales.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>LE MONDE | 23.09.09 |</p>
<p>Le défenseur des enfants exécuté sans procès ? par Claire Brisset* et Dominique Versini*.</p>
<p>En novembre, le monde entier célébrera le vingtième anniversaire de la Convention internationale des droits de l&#8217;enfant. Le monde, sans doute, mais la France ? L&#8217;année 2009 y restera celle que le gouvernement aura choisie pour supprimer l&#8217;institution que la loi a chargée, depuis neuf ans, de veiller au respect de ce traité.</p>
<p>Aucune explication n&#8217;aura été donnée. En l&#8217;état actuel, le défenseur des enfants sera rayé d&#8217;un trait de plume. Il sera dilué dans un nouveau &#8220;défenseur des droits&#8221; absorbant les compétences du médiateur de la République, de la Commission nationale de déontologie de la sécurité et du défenseur des enfants, remplacé par un collège de trois experts, à voix consultative. L&#8217;identité de l&#8217;institution, son indépendance, son mode d&#8217;intervention au profit des enfants n&#8217;existeront plus.</p>
<p>Depuis mars 2000, plus de 20 000 enfants se sont adressés à cette institution, soit directement, soit à travers leurs parents, des associations ou les correspondants territoriaux de la défenseure, parce qu&#8217;ils sentaient leurs droits menacés. Pour tous, cette institution était un dernier recours. &#8220;J&#8217;ai 10 ans. Mon père me bat, il me fait peur, il faut que tu m&#8217;aides.&#8221; &#8220;J&#8217;ai 15 ans. Le juge ne m&#8217;a pas entendu quand mes parents ont divorcé. Je ne veux plus vivre avec ma mère. Je vais fuguer.&#8221; &#8220;J&#8217;ai 16 ans. Je vis au Caire mais je suis française et musulmane. Mes parents veulent m&#8217;envoyer en Mauritanie pour me marier avec un homme de 60 ans que je n&#8217;ai jamais vu.&#8221;</p>
<p>Des courriers comme ceux-là arrivent par dizaines, chaque semaine, sur le bureau de la défenseure des enfants. &#8220;Je vous écris avec l&#8217;aide d&#8217;un infirmier. J&#8217;ai 12 ans. Je suis dans un hôpital psychiatrique avec les adultes. Je ne vais plus à l&#8217;école depuis deux ans. Aidez-moi !&#8221; &#8220;J&#8217;ai 9 ans. Je suis arrivé en France pour être amputé d&#8217;un bras. Je n&#8217;ai pas vu ma famille depuis trois ans, le préfet dit que je dois attendre encore deux ans pour aller la voir en Algérie. Je suis triste.&#8221;</p>
<p>Les enfants, les adolescents, s&#8217;adressent à la défenseure des enfants parce qu&#8217;ils la connaissent. Parce qu&#8217;ils ont été orientés vers elle, sachant que cette institution n&#8217;a d&#8217;autre mandat que de porter leur voix, de défendre leurs droits. Et convaincus qu&#8217;elle le fait en plaidant parfois au-delà de la loi nationale. Placer des mineurs avec leurs parents dans un centre de rétention administrative n&#8217;est pas interdit par la loi française. Mais c&#8217;est enfreindre la convention internationale ratifiée par la France en 1990, qui impose l&#8217;intérêt supérieur des enfants comme considération primordiale. Leur défenseure plaide cette cause, quitte à déplaire.</p>
<p>Lorsque la France, en mars 2000, s&#8217;est dotée d&#8217;une telle institution, sur une initiative parlementaire, elle a rejoint les dix pays européens qui en disposaient déjà. Ils sont trente-cinq en Europe (réunis cette semaine à Paris, sous la présidence de la défenseure des enfants française) et une soixantaine à travers le monde. Leur nombre croît sans cesse, notamment en Afrique. Le président russe a nommé un défenseur des enfants le jour même où le gouvernement français décidait de supprimer le sien.</p>
<p>En neuf ans, cette institution n&#8217;a cessé de contribuer à améliorer le droit et les pratiques relatives aux mineurs en portant un regard pluridisciplinaire sur les grandes questions de société : faire en sorte que la justice entende les enfants quand leurs parents se séparent. Proposer un statut pour les beaux-parents dans les familles recomposées. Faire punir lourdement les clients des prostitué(e)s mineur(e)s ; rehausser l&#8217;âge du mariage des filles de 15 à 18 ans pour limiter les unions forcées. Elle a constamment plaidé pour la création des maisons des adolescents, puis des équipes mobiles de pédopsychiatrie, qui se multiplient.</p>
<p>Depuis 2007, elle a décidé d&#8217;aller à la rencontre des enfants et adolescents dans les écoles et les institutions spécialisées. Son équipe de &#8220;jeunes ambassadeurs&#8221; volontaires a sensibilisé plus de 50 000 enfants à leurs droits. En 2008, elle leur a donné la parole par une consultation nationale avec des conseils généraux et régionaux. Des jeunes de métropole et d&#8217;outre-mer ont élaboré 200 propositions sur les questions qui les concernent. Elles doivent être remises dans un livre d&#8217;or à M. Sarkozy et au Parlement le 20 novembre. Seront-ils les ambassadeurs d&#8217;une cause perdue d&#8217;avance ?</p>
<p>Personne ne comprendrait que la France s&#8217;inscrive à contre-courant du mouvement amorcé par Janusz Korczak, ce pédiatre polonais qui, en 1942, est allé volontairement vers la chambre à gaz avec les deux cents orphelins juifs qu&#8217;il aura jusqu&#8217;au bout tenté de protéger. Korczak qui demandait pour les enfants &#8220;du respect&#8230; Du respect pour ce dur travail qu&#8217;est la croissance. Du respect pour leur chagrin et pour leurs larmes. Laissons, disait-il, laissons l&#8217;enfant, confiant, boire la gaieté du matin&#8221;.</p>
<p>*Claire Brisset est ancienne défenseure des enfants, médiatrice de la Ville de Paris.<br />
*Dominique Versini est défenseure des enfants, ancienne secrétaire d&#8217;Etat aux affaires sociales.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
	</channel>
</rss>
