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	Commentaires sur : Les cendres dans la crémation peuvent-elles induire un deuil pathologique ?	</title>
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	<description>Au service du soutien des personnes dans leur relations avec elles-mêmes et les autres</description>
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		<title>
		Par : Renaud Perronnet		</title>
		<link>https://www.evolute.fr/relation-aide/cendres-cremation/comment-page-1#comment-906</link>

		<dc:creator><![CDATA[Renaud Perronnet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Mar 2010 13:32:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://www.evolute.fr/relation-aide/cendres-cremation/comment-page-1#comment-905&quot;&gt;SP&lt;/a&gt;.

Avez-vous lu l&#039;article plus haut ?
Bien sûr, cela dépend de qui nous parlons donc de l&#039;attachement de la personne. Mais le feu consume tout d&#039;un seul coup, alors que l&#039;inhumation est plus lente et par là-même peut-être plus humaine, plus proche du processus de deuil.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://www.evolute.fr/relation-aide/cendres-cremation/comment-page-1#comment-905">SP</a>.</p>
<p>Avez-vous lu l&#8217;article plus haut ?<br />
Bien sûr, cela dépend de qui nous parlons donc de l&#8217;attachement de la personne. Mais le feu consume tout d&#8217;un seul coup, alors que l&#8217;inhumation est plus lente et par là-même peut-être plus humaine, plus proche du processus de deuil.</p>
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		<title>
		Par : SP		</title>
		<link>https://www.evolute.fr/relation-aide/cendres-cremation/comment-page-1#comment-905</link>

		<dc:creator><![CDATA[SP]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Mar 2010 10:27:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Merci.

Pensez vous que le deuil par crémation soit plus dur que le deuil par inhumation ?
Pour moi actuellement, il l&#039;est (bien que nous ayons accepté la dispersion).]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Merci.</p>
<p>Pensez vous que le deuil par crémation soit plus dur que le deuil par inhumation ?<br />
Pour moi actuellement, il l&#8217;est (bien que nous ayons accepté la dispersion).</p>
]]></content:encoded>
		
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		<title>
		Par : Renaud Perronnet		</title>
		<link>https://www.evolute.fr/relation-aide/cendres-cremation/comment-page-1#comment-259</link>

		<dc:creator><![CDATA[Renaud Perronnet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Jan 2007 22:21:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Oui, sans doute peut-il être important pour une personne (pendant un temps) d&#039;avoir un endroit symbolique pour se relier au défunt.

Mais qu&#039;est-ce qu&#039;un symbole ? (Du grec sumbolos qui signifie littéralement « jeter avec » donc joindre.) Dans la Grèce Antique le symbole était un morceau de poterie cassé en deux et partagé entre deux personnes qui en se rencontrant devenaient capables de faire la preuve de leur lien passé, en réunissant les deux morceaux de poterie qu&#039;elles avaient et qui devaient s&#039;emboiter parfaitement.

Le symbole est donc une représentation porteuse de sens, un moyen qui permet d&#039;unir, de faire se retrouver… ce qui est séparé. Le symbole est un pont, il est donc précieux d&#039;avoir à sa disposition un pont quand on en a besoin, puisque ce pont va nous permettre de nous rendre sur l&#039;autre rive, là où on désire aller. Quel est ce lieu de l&#039;autre rive ? C&#039;est le lieu de la relation qui n&#039;est autre que le cœur de chacun.

Finalement le risque du symbole est le fétichisme (du portugais fetisso « chose enchantée »,) c&#039;est de prendre le pont qui est le moyen pour le but, de s&#039;accrocher au symbole comme « chose enchantée », donc comme « remplaçant du corps du mort », comme remplaçant de ce qui ne peut pas être remplacé (et dont nous avons à faire le deuil). Je me souviens d&#039;une mère que j&#039;ai rencontrée en formation, qui ayant perdu 20 ans plus tôt son fils de 17 ans, avait fait monter en sautoir sa photo autour de son cou, comme une espèce de bijou. Et qui, bien que portant sur elle depuis des années cette image symbolique, n&#039;avait pas encore entrepris un début de travail de deuil puisque son refus de la mort de son fils comme sa révolte étaient intacts.

Elle faisait perdurer son désespoir sans le savoir, en s&#039;accrochant à cette « chose enchantée » qu&#039;elle portait autour du cou, qui lui permettait de rêver son fils vivant et qui - surtout - l&#039;empêchait d&#039;en faire le deuil.

Ici le symbole - mal utilisé - donc devenu fétiche (détourné de sa fonction de pont) ne fonctionnait pour elle que comme un terrible rappel de « devoir toujours se souvenir » de sa révolte. Acharnée, son objet fétiche autour du cou, elle proclamait avec force et fierté que jusqu&#039;à sa propre mort elle porterait cet objet.

Il m&#039;apparaît donc important d&#039;être bien conscient que le symbole n&#039;est pas une fin en soi et que d&#039;y avoir recours, c&#039;est s&#039;exposer à le considérer comme une fin… donc risquer de s&#039;y perdre.

Le fétiche nous fait tomber dans la superstition et nous enferme dans nos croyances émotionnelles. Le symbole - lui - a un rôle spécifique et limité dans le temps, comme un pont qu&#039;il s&#039;agit simplement d&#039;emprunter, il ne « remplace » jamais le travail de deuil qui reste toujours « à faire », car il est simplement un pont qui nous relie à nous-mêmes.

Je nuancerai donc votre affirmation : certains d&#039;entre nous, à des époques spécifiques de notre existence, pourrons avoir recours à un symbole (mais attention à la manière souvent maladroite dont nous allons nous en servir ou dont certaines personnes nous conseilleront de nous en servir) ; d&#039;autres n&#039;en auront pas l&#039;utilité s&#039;ils sont capables de se relier directement à leur propre cœur, c&#039;est - me semble-t-il - ce que partage Christian Bobin que je cite plus haut, quand il dit « il ne me reste plus qu&#039;à lancer mon cœur. »]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Oui, sans doute peut-il être important pour une personne (pendant un temps) d&#8217;avoir un endroit symbolique pour se relier au défunt.</p>
<p>Mais qu&#8217;est-ce qu&#8217;un symbole ? (Du grec sumbolos qui signifie littéralement « jeter avec » donc joindre.) Dans la Grèce Antique le symbole était un morceau de poterie cassé en deux et partagé entre deux personnes qui en se rencontrant devenaient capables de faire la preuve de leur lien passé, en réunissant les deux morceaux de poterie qu&#8217;elles avaient et qui devaient s&#8217;emboiter parfaitement.</p>
<p>Le symbole est donc une représentation porteuse de sens, un moyen qui permet d&#8217;unir, de faire se retrouver… ce qui est séparé. Le symbole est un pont, il est donc précieux d&#8217;avoir à sa disposition un pont quand on en a besoin, puisque ce pont va nous permettre de nous rendre sur l&#8217;autre rive, là où on désire aller. Quel est ce lieu de l&#8217;autre rive ? C&#8217;est le lieu de la relation qui n&#8217;est autre que le cœur de chacun.</p>
<p>Finalement le risque du symbole est le fétichisme (du portugais fetisso « chose enchantée »,) c&#8217;est de prendre le pont qui est le moyen pour le but, de s&#8217;accrocher au symbole comme « chose enchantée », donc comme « remplaçant du corps du mort », comme remplaçant de ce qui ne peut pas être remplacé (et dont nous avons à faire le deuil). Je me souviens d&#8217;une mère que j&#8217;ai rencontrée en formation, qui ayant perdu 20 ans plus tôt son fils de 17 ans, avait fait monter en sautoir sa photo autour de son cou, comme une espèce de bijou. Et qui, bien que portant sur elle depuis des années cette image symbolique, n&#8217;avait pas encore entrepris un début de travail de deuil puisque son refus de la mort de son fils comme sa révolte étaient intacts.</p>
<p>Elle faisait perdurer son désespoir sans le savoir, en s&#8217;accrochant à cette « chose enchantée » qu&#8217;elle portait autour du cou, qui lui permettait de rêver son fils vivant et qui &#8211; surtout &#8211; l&#8217;empêchait d&#8217;en faire le deuil.</p>
<p>Ici le symbole &#8211; mal utilisé &#8211; donc devenu fétiche (détourné de sa fonction de pont) ne fonctionnait pour elle que comme un terrible rappel de « devoir toujours se souvenir » de sa révolte. Acharnée, son objet fétiche autour du cou, elle proclamait avec force et fierté que jusqu&#8217;à sa propre mort elle porterait cet objet.</p>
<p>Il m&#8217;apparaît donc important d&#8217;être bien conscient que le symbole n&#8217;est pas une fin en soi et que d&#8217;y avoir recours, c&#8217;est s&#8217;exposer à le considérer comme une fin… donc risquer de s&#8217;y perdre.</p>
<p>Le fétiche nous fait tomber dans la superstition et nous enferme dans nos croyances émotionnelles. Le symbole &#8211; lui &#8211; a un rôle spécifique et limité dans le temps, comme un pont qu&#8217;il s&#8217;agit simplement d&#8217;emprunter, il ne « remplace » jamais le travail de deuil qui reste toujours « à faire », car il est simplement un pont qui nous relie à nous-mêmes.</p>
<p>Je nuancerai donc votre affirmation : certains d&#8217;entre nous, à des époques spécifiques de notre existence, pourrons avoir recours à un symbole (mais attention à la manière souvent maladroite dont nous allons nous en servir ou dont certaines personnes nous conseilleront de nous en servir) ; d&#8217;autres n&#8217;en auront pas l&#8217;utilité s&#8217;ils sont capables de se relier directement à leur propre cœur, c&#8217;est &#8211; me semble-t-il &#8211; ce que partage Christian Bobin que je cite plus haut, quand il dit « il ne me reste plus qu&#8217;à lancer mon cœur. »</p>
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		Par : J-M S		</title>
		<link>https://www.evolute.fr/relation-aide/cendres-cremation/comment-page-1#comment-258</link>

		<dc:creator><![CDATA[J-M S]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jan 2007 20:21:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Profession : Formateur RH

Pour moi, même s&#039;il y a crémation, il est important que la personne ait un endroit « symbolique » afin de pouvoir se relier au défunt. Cet endroit peut être chez elle, dans son jardin, son appartement, sous forme d&#039;une photo, d&#039;un arbre, de quelque chose qui symbolise son vécu avec le défunt.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Profession : Formateur RH</p>
<p>Pour moi, même s&#8217;il y a crémation, il est important que la personne ait un endroit « symbolique » afin de pouvoir se relier au défunt. Cet endroit peut être chez elle, dans son jardin, son appartement, sous forme d&#8217;une photo, d&#8217;un arbre, de quelque chose qui symbolise son vécu avec le défunt.</p>
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