Inconscient

Réflexion n° 9 :

Au XVIIème siècle, Spinoza constatait que « Les hommes se figurent être libres, parce qu’ils ont conscience de leurs volitions et de leurs désirs, et ne pensent même pas, même en rêve, aux causes par lesquelles ils sont disposés à désirer et à vouloir, n’en ayant aucune connaissance. »

Trois cents ans plus tard, Freud estime à son tour que : « Nous ne sommes pas les maîtres de notre propre maison. Nous pensons savoir pourquoi nous faisons ce que nous faisons, nous pensons savoir qui nous sommes et ce que nous ressentons mais, en fait, nous ne savons pas grand chose, on ne voit que le sommet de l’iceberg. »

Et toute l’immense part immergée de l’iceberg, il l’appelle l’inconscient.

C’est donc pour que nous devenions les maîtres dans notre propre maison, pour que nous comprenions les causes par lesquelles nous sommes disposés à agir, que Swâmi Prâjnânpad affirmait : « Le meilleur service que l’on puisse rendre aux autres, c’est de leur faire remarquer que c’est l’inconscient qui les incite à agir et de les aider à comprendre cet inconscient. »

Découvrir que les processus inconscients jouent un plus grand rôle que nous pouvions le penser, c’est comprendre que nos intentions ne sont pas seules à l’origine de nos actions, ce qui nous permettra de commencer à sortir du monde de la culpabilité.

Quant à comprendre ce qui se joue dans notre inconscient, ce n’est pas une mince affaire !

© 2014 Renaud & Hélène PERRONNET Tous droits réservés.

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9 réflexions au sujet de « Inconscient »

  1. Pascale

    Oui, cela est quelque part effrayant de savoir que nous n’avons que si peu de connaissance de nous-mêmes et des mécanismes inconscients qui nous “régissent”. Malgré un travail assidu et sincère, je dois constater que l’accès à ces mécanismes demeure très difficile. Entretemps je crois qu’il est essentiel de respecter notre propre rythme et de ne pas “mettre la pression”… Il y a un moment pour chaque chose et, quand l’intention sincère et profonde est là, quand nous mettons de la “conscience” dans nos pensées et nos actes, la profondeur se révélera peu à peu. Confiance car, s’il y a un “plan divin”, des cadeaux nous seront faits.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Conditionner sa confiance à la croyance que des cadeaux nous seront faits c’est se rassurer à bon compte donc obéir à sa peur plutôt que de se confronter à ses peurs inconscientes. Plan divin ou pas, les pires atrocités côtoient les plus grandes merveilles sur cette terre.

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  2. Catherine

    Merci pour ces remarques, pour ma part je pense également que nous ne maîtrisons pas tout et que notre inconscient guide sans qu’on le sache vraiment, nos pas et actes, peut être, je dis bien peut être, car je suis néophyte en la matière, transportons nous dans nos cellules mêmes, au coeur de celles ci, le vécu de nos mères depuis la nuit des temps.

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  3. jean michel

    Nous sommes influencés par notre vécu précédent ainsi que par les conditions naturelles qui nous entourent. Je le ressens parce que je suis à la campagne, et j’ai tendance à faire confiance à ce que je ne connais, pas, ce que je ne maîtrise pas, je ne comprends pas, sans pour autant renoncer faire des choix les plus lucides possibles. En tant qu’acteur dans des associations, je me rends compte qu’une sorte d’inconscient règne aussi dans les groupes à partir de non dit et d’habitudes qui ne sont pas forcément réévalués ni remis en cause. c’est vrai qu’au niveau individuel comme au niveau collectif, le confort est un piège trompeur qui plombe l’avenir. Je m’intéresse aussi à mes rêves qui sont parfois riches d’enseignements par la façon insolite et surprenante dont les choses y sont présentées et ressenties. L’important il me semble est de chercher et aussi de partager pour s’éclairer mutuellement en toute simplicité.

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  4. Martine

    Oh! C’est très compliqué “cet Inconscient” déjà, parce que, il est immergé en nous.

    Est ce que ?
    Quand on est à l’écoute du “petit enfant” que nous avons été, qui est en nous,
    Quand on ressent ce petit enfant,
    Quand, pendant une petite fraction de seconde on arrive à l’entendre, ce petit enfant , est-ce que !
    Est-ce que là, j’ai Touché, juste palpé mon Inconscient ?
    Martine

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  5. el hedri

    Je ne résiste pas au plaisir de vous envoyer ce texte :
    “Pour comprendre l’interdépendance de la vérité et du mensonge dans sa vie, un homme doit parvenir à comprendre son mensonge intérieur, les INCESSANTS mensonges qu’il se fait à lui-meme.
    Ces mensonges sont produits par des tampons*. Pour arriver à détruire les mensonges qu’il se fait inconsciemment à lui-meme, aussi bien que les mensonges qu’il fait aux autres, les tampons doivent etre détruits. Mais l’homme ne peut pas vivre sans tampons. Ils commandent automatiquement toutes ses actions, toutes ses paroles toutes ses pensées tous ses sentiments. Si les tampons devaient etre détruits, tout controle disparaitrait. Un homme ne peut exister sans contrôle, meme s’il ne s’agit que d’un contrôle automatique. Seul un homme qui possède la volonté, c’est à dire un contrôle conscient, peut vivre sans tampons. Par conséquent, si un homme commence à détruire en lui-même les tampons il doit en même temps développer une volonté. Mais cela exige du temps…”

    Ce texte est tiré de Gurdjeff par Ouspenski dans Fragments d’un enseignement inconnu p. 231

    *Les tampons sont des dispositifs qui permettent à l’homme d’avoir toujours raison et donc qui lui donnent un sentiment de cohérence dans son univers.

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  6. Fabienne

    Et une fois que l’on a fait ces constatations, que notre libre arbitre est en quelque sorte “illusoire” et qu’il n’y a pas de vraie liberté, qu’en fait-on ? On se pend ?

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