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	Commentaires sur : Blessure	</title>
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	<link>https://www.evolute.fr/reflexion-semaine/blessure</link>
	<description>Au service du soutien des personnes dans leurs relations avec elles-mêmes et les autres</description>
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		<title>
		Par : Muriel		</title>
		<link>https://www.evolute.fr/reflexion-semaine/blessure/comment-page-1#comment-5319</link>

		<dc:creator><![CDATA[Muriel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jul 2014 11:08:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Merci X, moi aussi ça m&#039;a fait du bien de m&#039;exprimer. Et merci à M Perronnet de l&#039;avoir édité.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Merci X, moi aussi ça m&#8217;a fait du bien de m&#8217;exprimer. Et merci à M Perronnet de l&#8217;avoir édité.</p>
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		<title>
		Par : X		</title>
		<link>https://www.evolute.fr/reflexion-semaine/blessure/comment-page-1#comment-5315</link>

		<dc:creator><![CDATA[X]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jul 2014 10:11:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://www.evolute.fr/reflexion-semaine/blessure/comment-page-1#comment-5309&quot;&gt;Muriel&lt;/a&gt;.

Dans ma profession d&#039;accompagnement aux fins de vie, ce sont les personnes accompagnées qui m&#039;ont appris le sens de ce terme : accompagner, c&#039;est marcher à côté et cela implique l&#039;acceptation de tout ce que l&#039;autre traverse, dans le plus grand respect de ses ressentis et avec une promesse implicite de non-abandon.
Comme vous , j&#039;ai adopté mes replis sur moi. Je les prends comme une mesure d&#039;auto-protection que seuls mes rares intimes comprennent et tolèrent. Tanpis!
Je déplore cependant leur fréquence surement liée à ma fragilité: des comportements qui semblent être acceptables ou supportables pour la plupart des gens sont pour moi comme des agressions, des coups. Tout mon corps se durcit , mes sourcils se froncent, mon coeur palpite et je veux m&#039;en aller.
Cela peut être des choses anodines comme un ton de voix trop fort ou trop sec, des mots vulgaires ou des phrases sans sens, un geste ou un comportement indélicat même si je ne suis pas directement concernée. Ca m&#039;énerve, je me retrouve comme une idiote, ridicule, démunie, comme si j&#039;étais naive et qu&#039;à chaque fois je tombais de la derniere pluie. Pourtant, pfff! je les connais les gens, leur maladresses, leur égoisme.
Puisque la peur est induite par l&#039;inconnu, je n&#039;ai pas peur d&#039;eux, je les accepte, parfois je crois que j&#039;aimerais avoir un peu de leur insoucience. J&#039;ai accepté aussi ce qui m&#039;est arrivé, par contre je fuis, je refuse de risquer d&#039;autes douleurs, comme si j&#039;étais trop fragile. C&#039;est sur, ca vient de moi, eux sont la majorité et se trouvent normaux, adaptés à la société. Et c&#039;est la que Krishnamurti me vient en aide : &quot;Il n&#039;est pas un signe de bonne santé que d&#039;être bien adapté à une société profondément malade&quot;.
Pour moi, il s&#039;agit plus d&#039;être lucide que d&#039;avoir peur.
Muriel, je te remercie , j&#039;admire ta capacité et ta vitesse de réaction. J&#039;avais beaucoup de mal et elle m&#039;a fait du bien (ta réaction).]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://www.evolute.fr/reflexion-semaine/blessure/comment-page-1#comment-5309">Muriel</a>.</p>
<p>Dans ma profession d&#8217;accompagnement aux fins de vie, ce sont les personnes accompagnées qui m&#8217;ont appris le sens de ce terme : accompagner, c&#8217;est marcher à côté et cela implique l&#8217;acceptation de tout ce que l&#8217;autre traverse, dans le plus grand respect de ses ressentis et avec une promesse implicite de non-abandon.<br />
Comme vous , j&#8217;ai adopté mes replis sur moi. Je les prends comme une mesure d&#8217;auto-protection que seuls mes rares intimes comprennent et tolèrent. Tanpis!<br />
Je déplore cependant leur fréquence surement liée à ma fragilité: des comportements qui semblent être acceptables ou supportables pour la plupart des gens sont pour moi comme des agressions, des coups. Tout mon corps se durcit , mes sourcils se froncent, mon coeur palpite et je veux m&#8217;en aller.<br />
Cela peut être des choses anodines comme un ton de voix trop fort ou trop sec, des mots vulgaires ou des phrases sans sens, un geste ou un comportement indélicat même si je ne suis pas directement concernée. Ca m&#8217;énerve, je me retrouve comme une idiote, ridicule, démunie, comme si j&#8217;étais naive et qu&#8217;à chaque fois je tombais de la derniere pluie. Pourtant, pfff! je les connais les gens, leur maladresses, leur égoisme.<br />
Puisque la peur est induite par l&#8217;inconnu, je n&#8217;ai pas peur d&#8217;eux, je les accepte, parfois je crois que j&#8217;aimerais avoir un peu de leur insoucience. J&#8217;ai accepté aussi ce qui m&#8217;est arrivé, par contre je fuis, je refuse de risquer d&#8217;autes douleurs, comme si j&#8217;étais trop fragile. C&#8217;est sur, ca vient de moi, eux sont la majorité et se trouvent normaux, adaptés à la société. Et c&#8217;est la que Krishnamurti me vient en aide : &#8220;Il n&#8217;est pas un signe de bonne santé que d&#8217;être bien adapté à une société profondément malade&#8221;.<br />
Pour moi, il s&#8217;agit plus d&#8217;être lucide que d&#8217;avoir peur.<br />
Muriel, je te remercie , j&#8217;admire ta capacité et ta vitesse de réaction. J&#8217;avais beaucoup de mal et elle m&#8217;a fait du bien (ta réaction).</p>
]]></content:encoded>
		
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		<title>
		Par : Muriel		</title>
		<link>https://www.evolute.fr/reflexion-semaine/blessure/comment-page-1#comment-5312</link>

		<dc:creator><![CDATA[Muriel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jul 2014 08:19:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Encore des échos très forts à ma propre expérience dans ce que vous décrivez Emi.
Je connais bien aussi cette &quot;haine violente&quot; qui peut exploser à tout moment dès qu&#039;une situation même anodine, me rappelle ce que j&#039;ai subi. J&#039;ai éprouvé aussi ce besoin vital de protéger les autres lorsque je les croyais menacés des mêmes dangers que ceux que j&#039;avais affrontés.  J&#039;ai ainsi surprotégé mon fils, toujours aux aguets  de ceux qui l&#039;approchaient et que je voyais comme des agresseurs potentiels. Je n&#039;ai pas hésité à éloigner brutalement et définitivement de lui des personnes que je jugeais dangereuses.  J&#039;étais prête à tout pour qu&#039;il ne vive jamais ce que j&#039;ai vécu. Mais j&#039;étais dans l&#039;excès et dans la projection de mes propres peurs sur lui et je ne suis pas sure aujourd&#039;hui de ne pas lui avoir fait plus de mal que de bien en le privant de la liberté de faire ses propres expériences.
De plus je dois admettre que cela ne m&#039;a en rien fait avancer sur mes problèmes, car pendant que je m&#039;obsédais sur la protection de mon enfant, j&#039;oubliais de m&#039;occuper de moi, je continuais à souffrir et je lui transmettais inutilement mes peurs.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Encore des échos très forts à ma propre expérience dans ce que vous décrivez Emi.<br />
Je connais bien aussi cette &#8220;haine violente&#8221; qui peut exploser à tout moment dès qu&#8217;une situation même anodine, me rappelle ce que j&#8217;ai subi. J&#8217;ai éprouvé aussi ce besoin vital de protéger les autres lorsque je les croyais menacés des mêmes dangers que ceux que j&#8217;avais affrontés.  J&#8217;ai ainsi surprotégé mon fils, toujours aux aguets  de ceux qui l&#8217;approchaient et que je voyais comme des agresseurs potentiels. Je n&#8217;ai pas hésité à éloigner brutalement et définitivement de lui des personnes que je jugeais dangereuses.  J&#8217;étais prête à tout pour qu&#8217;il ne vive jamais ce que j&#8217;ai vécu. Mais j&#8217;étais dans l&#8217;excès et dans la projection de mes propres peurs sur lui et je ne suis pas sure aujourd&#8217;hui de ne pas lui avoir fait plus de mal que de bien en le privant de la liberté de faire ses propres expériences.<br />
De plus je dois admettre que cela ne m&#8217;a en rien fait avancer sur mes problèmes, car pendant que je m&#8217;obsédais sur la protection de mon enfant, j&#8217;oubliais de m&#8217;occuper de moi, je continuais à souffrir et je lui transmettais inutilement mes peurs.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Muriel		</title>
		<link>https://www.evolute.fr/reflexion-semaine/blessure/comment-page-1#comment-5309</link>

		<dc:creator><![CDATA[Muriel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jul 2014 07:50:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Merci pour ce retour que je sens sonner juste vis à vis de mes ressentis et qui les enrichit. Je lis toujours plusieurs fois vos réponses car chaque phrase est importante et fait sens. 
Je retiens tout particulièrement celle-ci: &quot;Accompagner ce n&#039;est pas dire à celui qu&#039;on accompagne là où il doit etre mais lui faire sentir qu&#039;on est avec lui&quot;. Je vais la méditer car bien qu&#039;étant très occupée à gérer mes blessures, je n&#039;en suis pas moins amenée souvent, en tant que mère, à devoir aussi accompagner ....
Bien à vous.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Merci pour ce retour que je sens sonner juste vis à vis de mes ressentis et qui les enrichit. Je lis toujours plusieurs fois vos réponses car chaque phrase est importante et fait sens.<br />
Je retiens tout particulièrement celle-ci: &#8220;Accompagner ce n&#8217;est pas dire à celui qu&#8217;on accompagne là où il doit etre mais lui faire sentir qu&#8217;on est avec lui&#8221;. Je vais la méditer car bien qu&#8217;étant très occupée à gérer mes blessures, je n&#8217;en suis pas moins amenée souvent, en tant que mère, à devoir aussi accompagner &#8230;.<br />
Bien à vous.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Emi		</title>
		<link>https://www.evolute.fr/reflexion-semaine/blessure/comment-page-1#comment-5308</link>

		<dc:creator><![CDATA[Emi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jul 2014 07:17:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Oui c&#039;est tout à fait ça, on &quot;quite la meute&quot;. Au début, quand j&#039;essayais de sortir, je rentrais en pleurant pcq c&#039;était trop dure, j&#039;arrivais pas à m&#039;amuser, ni à faire semblant de passer un bon moment. Aujourd&#039;hui, je n&#039;essaie même plus de faire semblant, et je n&#039;ai plus vraiment mal du comportement des autres, c&#039;est plus une haine violente. Et je la laisse sortir au moment où elle se manifeste. Après ce que j&#039;ai vécu, je vois le comportement des mecs, ils sont devenus si prévisibles pour moi, et mes amies ne se rendent pas compte qu&#039;elles sont des proies faciles. Alors je prends les protège, j&#039;abois pour les éloigner et qu&#039;il n&#039;arrive rien à mon amie. Ce qui est &quot;drôle&quot; c&#039;est que les quelques minutes après j&#039;ai un genre de stress car je sais ce que j&#039;ai ressenti au moment où c&#039;est arrivé et au moment où j&#039;ai arrêté d&#039;être dans le déni. Mais elles ignorent ça, elles ignorent à quoi elles viennent d&#039;échapper..

Tout ça pour dire, que retrouver une vie sociale normale, refaire confiance et surtout retrouver l&#039;ignorance comme mes amies, c&#039;est impossible. Je ne m&#039;amuserai plus autant qu&#039;elle, mais au moins j&#039;éviterai la catastrophe autant que je le pourrai. Ca m&#039;ennuie parfois de jouer à la maman parce que j&#039;aimerais ne pas avoir à le faire..]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Oui c&#8217;est tout à fait ça, on &#8220;quite la meute&#8221;. Au début, quand j&#8217;essayais de sortir, je rentrais en pleurant pcq c&#8217;était trop dure, j&#8217;arrivais pas à m&#8217;amuser, ni à faire semblant de passer un bon moment. Aujourd&#8217;hui, je n&#8217;essaie même plus de faire semblant, et je n&#8217;ai plus vraiment mal du comportement des autres, c&#8217;est plus une haine violente. Et je la laisse sortir au moment où elle se manifeste. Après ce que j&#8217;ai vécu, je vois le comportement des mecs, ils sont devenus si prévisibles pour moi, et mes amies ne se rendent pas compte qu&#8217;elles sont des proies faciles. Alors je prends les protège, j&#8217;abois pour les éloigner et qu&#8217;il n&#8217;arrive rien à mon amie. Ce qui est &#8220;drôle&#8221; c&#8217;est que les quelques minutes après j&#8217;ai un genre de stress car je sais ce que j&#8217;ai ressenti au moment où c&#8217;est arrivé et au moment où j&#8217;ai arrêté d&#8217;être dans le déni. Mais elles ignorent ça, elles ignorent à quoi elles viennent d&#8217;échapper..</p>
<p>Tout ça pour dire, que retrouver une vie sociale normale, refaire confiance et surtout retrouver l&#8217;ignorance comme mes amies, c&#8217;est impossible. Je ne m&#8217;amuserai plus autant qu&#8217;elle, mais au moins j&#8217;éviterai la catastrophe autant que je le pourrai. Ca m&#8217;ennuie parfois de jouer à la maman parce que j&#8217;aimerais ne pas avoir à le faire..</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Renaud Perronnet		</title>
		<link>https://www.evolute.fr/reflexion-semaine/blessure/comment-page-1#comment-5307</link>

		<dc:creator><![CDATA[Renaud Perronnet]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jul 2014 06:53:54 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.evolute.fr/?page_id=12836#comment-5307</guid>

					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://www.evolute.fr/reflexion-semaine/blessure/comment-page-1#comment-5306&quot;&gt;Muriel&lt;/a&gt;.

Oui, je crois que ce type d&#039;encouragement ressemble une fois encore à de la &lt;a href=&quot;http://www.evolute.fr/reflexion-semaine/compassion-idiote&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;&quot;compassion idiote&quot;&lt;/a&gt;. Accompagner ce n&#039;est pas dire à celui qu&#039;on accompagne là où il doit être mais lui faire sentir qu&#039;on est avec lui.
Vous décrivez vos replis successifs comme des étapes sur un long chemin de guérison, et quand vous les interprétez comme un &quot;signal&quot; qui vous dit que vous avez à vous occuper tout spécialement de vous, je crois que vous êtes à la fois délicate et juste avec vous-même parce que c&#039;est à la fois vrai et LE moyen de se souvenir de prendre soin de soi au moment où ça fait si mal.
Une fois cela compris vous n&#039;avez plus besoin de les craindre mais juste de garder votre attention lucide car vous savez où ils vous mènent.
Oui toutes les situations de notre vie sont toujours provisoires car elles se déroulent - par nature - dans l&#039;impermanence. C&#039;est pour cela que nous avons constamment besoin (et non pas exceptionnellement) de cette bienveillance avec nous-mêmes, de cette compréhension pour nous-mêmes, si nécessaires aux personnes qui ont été blessées dans leur être.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://www.evolute.fr/reflexion-semaine/blessure/comment-page-1#comment-5306">Muriel</a>.</p>
<p>Oui, je crois que ce type d&#8217;encouragement ressemble une fois encore à de la <a href="http://www.evolute.fr/reflexion-semaine/compassion-idiote" target="_blank" rel="nofollow">&#8220;compassion idiote&#8221;</a>. Accompagner ce n&#8217;est pas dire à celui qu&#8217;on accompagne là où il doit être mais lui faire sentir qu&#8217;on est avec lui.<br />
Vous décrivez vos replis successifs comme des étapes sur un long chemin de guérison, et quand vous les interprétez comme un &#8220;signal&#8221; qui vous dit que vous avez à vous occuper tout spécialement de vous, je crois que vous êtes à la fois délicate et juste avec vous-même parce que c&#8217;est à la fois vrai et LE moyen de se souvenir de prendre soin de soi au moment où ça fait si mal.<br />
Une fois cela compris vous n&#8217;avez plus besoin de les craindre mais juste de garder votre attention lucide car vous savez où ils vous mènent.<br />
Oui toutes les situations de notre vie sont toujours provisoires car elles se déroulent &#8211; par nature &#8211; dans l&#8217;impermanence. C&#8217;est pour cela que nous avons constamment besoin (et non pas exceptionnellement) de cette bienveillance avec nous-mêmes, de cette compréhension pour nous-mêmes, si nécessaires aux personnes qui ont été blessées dans leur être.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Muriel		</title>
		<link>https://www.evolute.fr/reflexion-semaine/blessure/comment-page-1#comment-5306</link>

		<dc:creator><![CDATA[Muriel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jul 2014 06:13:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Merci...
J&#039;aimerais revenir sur le replis sur soi évoqué précédemment.  On le considère souvent comme anormal, voire préjudiciable, un symptôme de mal-etre. J&#039;ai souvent entendu des soignants m&#039;encourager à sortir de cet état, voir du monde, retrouver une vie sociale. Or, chaque fois que je me suis forcée à le faire, cela a été un échec rajoutant du mal-etre à celui existant. Je me sentais prise dans une impasse. Puis, j&#039;ai réalisé que la peur des autres n&#039;était pas le seul motif. Un animal blessé quitte la meute, se met à l&#039;écart pour se donner le temps de soigner ses plaies et ne la rejoint que lorsque celles-ci sont cicatrisées.  Je crois que mes replis successifs correspondent à ce besoin. A l&#039;heure d&#039;aujourd&#039;hui, je ne m&#039;inquiète plus lorsque cela me prend car j&#039;y vois un signal que quelque chose de problématique  émerge en moi et nécessite que je m&#039;en occupe. Une blessure à soigner dans une solitude active. Il y a, c&#039;est vrai, le risque de s&#039;y complaire, de s&#039;enfoncer dans sa spirale de souffrance et de s&#039;y perdre. Celui aussi de se couper de la réalité. Ce n&#039;est pas sans dangers. Pour ma part, j&#039;essaye toujours de garder à l&#039;esprit que c&#039;est une situation provisoire et que le but est bien de retourner ensuite dans la vie sociale. Ce n&#039;est pas un temps de laisser-aller mais de travail sur soi et là plus que jamais, une aide extérieure spécialisée peut être indispensable.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Merci&#8230;<br />
J&#8217;aimerais revenir sur le replis sur soi évoqué précédemment.  On le considère souvent comme anormal, voire préjudiciable, un symptôme de mal-etre. J&#8217;ai souvent entendu des soignants m&#8217;encourager à sortir de cet état, voir du monde, retrouver une vie sociale. Or, chaque fois que je me suis forcée à le faire, cela a été un échec rajoutant du mal-etre à celui existant. Je me sentais prise dans une impasse. Puis, j&#8217;ai réalisé que la peur des autres n&#8217;était pas le seul motif. Un animal blessé quitte la meute, se met à l&#8217;écart pour se donner le temps de soigner ses plaies et ne la rejoint que lorsque celles-ci sont cicatrisées.  Je crois que mes replis successifs correspondent à ce besoin. A l&#8217;heure d&#8217;aujourd&#8217;hui, je ne m&#8217;inquiète plus lorsque cela me prend car j&#8217;y vois un signal que quelque chose de problématique  émerge en moi et nécessite que je m&#8217;en occupe. Une blessure à soigner dans une solitude active. Il y a, c&#8217;est vrai, le risque de s&#8217;y complaire, de s&#8217;enfoncer dans sa spirale de souffrance et de s&#8217;y perdre. Celui aussi de se couper de la réalité. Ce n&#8217;est pas sans dangers. Pour ma part, j&#8217;essaye toujours de garder à l&#8217;esprit que c&#8217;est une situation provisoire et que le but est bien de retourner ensuite dans la vie sociale. Ce n&#8217;est pas un temps de laisser-aller mais de travail sur soi et là plus que jamais, une aide extérieure spécialisée peut être indispensable.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Renaud Perronnet		</title>
		<link>https://www.evolute.fr/reflexion-semaine/blessure/comment-page-1#comment-5298</link>

		<dc:creator><![CDATA[Renaud Perronnet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Jul 2014 21:24:00 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.evolute.fr/?page_id=12836#comment-5298</guid>

					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://www.evolute.fr/reflexion-semaine/blessure/comment-page-1#comment-5297&quot;&gt;Muriel&lt;/a&gt;.

Désolé d&#039;avoir laissé passer sur mon blog un commentaire aussi froid, inconscient et exempt de toute compassion.
Je trouve très pertinente la manière dont vous avez remis les pendules à l&#039;heure et je vous en remercie.
Je partage complètement tout ce que vous exprimez.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://www.evolute.fr/reflexion-semaine/blessure/comment-page-1#comment-5297">Muriel</a>.</p>
<p>Désolé d&#8217;avoir laissé passer sur mon blog un commentaire aussi froid, inconscient et exempt de toute compassion.<br />
Je trouve très pertinente la manière dont vous avez remis les pendules à l&#8217;heure et je vous en remercie.<br />
Je partage complètement tout ce que vous exprimez.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Muriel		</title>
		<link>https://www.evolute.fr/reflexion-semaine/blessure/comment-page-1#comment-5297</link>

		<dc:creator><![CDATA[Muriel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Jul 2014 18:33:38 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.evolute.fr/?page_id=12836#comment-5297</guid>

					<description><![CDATA[Sauf votre respect, personnellement je ne pense pas que c&#039;est avec de telles théories qu&#039;on avance dans la vie car cela me semble une position très passive et fataliste, ce que je ne suis pas. Je pense que la souffrance n&#039;est pas un état naturel et que lorsqu&#039;on la vit, on ne peut que tout essayer pour s&#039;en sortir.  

Comment ne pas redouter la souffrance et les blessures, c&#039;est HUMAIN, ce que vous pronez  me semble correspondre à une espèce de détachement boudhique inaccessible pour la plupart des gens et donc générateur d&#039;anxiété puisqu&#039;on y parvient pas.

&quot;Si vous avez du bonheur, cela est bien, si vous avez de la souffrance, cela est bien&quot; Comment dire cela à ces femmes violées, ces accidentés de la route, ces parents qui perdent un enfant.... Comment oser écrire cela...

Je constate que vous utilisez le &quot;vous&quot; ou le &quot;on&quot;, pas de &quot;je&quot;, pas de témoignage, juste des sortes de mantras impersonnels appris par coeur et que je trouve dangereux d&#039;éditer sur un site comme celui-ci...  Site que je compte quitter si j&#039;y trouve trop d&#039;inepties de ce genre. Ce n&#039;est pas ce que je viens chercher ici, il y a des sites spécialisés pour les lavages de cerveaux...
Merci.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sauf votre respect, personnellement je ne pense pas que c&#8217;est avec de telles théories qu&#8217;on avance dans la vie car cela me semble une position très passive et fataliste, ce que je ne suis pas. Je pense que la souffrance n&#8217;est pas un état naturel et que lorsqu&#8217;on la vit, on ne peut que tout essayer pour s&#8217;en sortir.  </p>
<p>Comment ne pas redouter la souffrance et les blessures, c&#8217;est HUMAIN, ce que vous pronez  me semble correspondre à une espèce de détachement boudhique inaccessible pour la plupart des gens et donc générateur d&#8217;anxiété puisqu&#8217;on y parvient pas.</p>
<p>&#8220;Si vous avez du bonheur, cela est bien, si vous avez de la souffrance, cela est bien&#8221; Comment dire cela à ces femmes violées, ces accidentés de la route, ces parents qui perdent un enfant&#8230;. Comment oser écrire cela&#8230;</p>
<p>Je constate que vous utilisez le &#8220;vous&#8221; ou le &#8220;on&#8221;, pas de &#8220;je&#8221;, pas de témoignage, juste des sortes de mantras impersonnels appris par coeur et que je trouve dangereux d&#8217;éditer sur un site comme celui-ci&#8230;  Site que je compte quitter si j&#8217;y trouve trop d&#8217;inepties de ce genre. Ce n&#8217;est pas ce que je viens chercher ici, il y a des sites spécialisés pour les lavages de cerveaux&#8230;<br />
Merci.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : bernadette		</title>
		<link>https://www.evolute.fr/reflexion-semaine/blessure/comment-page-1#comment-5296</link>

		<dc:creator><![CDATA[bernadette]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Jul 2014 16:13:49 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.evolute.fr/?page_id=12836#comment-5296</guid>

					<description><![CDATA[Refuser ce qui nous arrive de &quot;malchanceux&quot; est souffrir encore plus. C&#039;est comme nager à contre courant.  Dans la vie, tout peut arriver, le meilleur comme le pire et mentalement, il faut s&#039;y préparer. Ne serait-ce pas un peu hypocrite de notre part que de n&#039;accepter que ce qui est bon, plaisant, heureux, ce qui aura pour conséquences de redouter ce qui est douloureux et vivre dans un éternel espoir/peur.    
Si vous avez du bonheur, cela est bien, si vous avez de la souffrance, cela est bien. Pour ma propre expérience, on apprend plus par la souffrance, par les erreurs que par les facilités de la vie. On est moins distrait.  bien à vous.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Refuser ce qui nous arrive de &#8220;malchanceux&#8221; est souffrir encore plus. C&#8217;est comme nager à contre courant.  Dans la vie, tout peut arriver, le meilleur comme le pire et mentalement, il faut s&#8217;y préparer. Ne serait-ce pas un peu hypocrite de notre part que de n&#8217;accepter que ce qui est bon, plaisant, heureux, ce qui aura pour conséquences de redouter ce qui est douloureux et vivre dans un éternel espoir/peur.<br />
Si vous avez du bonheur, cela est bien, si vous avez de la souffrance, cela est bien. Pour ma propre expérience, on apprend plus par la souffrance, par les erreurs que par les facilités de la vie. On est moins distrait.  bien à vous.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Muriel		</title>
		<link>https://www.evolute.fr/reflexion-semaine/blessure/comment-page-1#comment-5293</link>

		<dc:creator><![CDATA[Muriel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Jul 2014 08:34:13 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.evolute.fr/?page_id=12836#comment-5293</guid>

					<description><![CDATA[Pareil... Sauf que j&#039;ai longtemps caché mes blessures et ma colère sous un masque souriant, une gaité feinte. Mais quand je me regardais sur les photos, seule ma bouche souriait et mon regard triste me désolait. Les yeux ne mentent pas. Oui, la tristesse et la souffrance intérieure font fuir les autres. Difficile de construire un couple quand on a si peur de s&#039;ouvrir... Je le faisais quand meme de temps en temps et je déballais tout en bloc à qui me semblait capable de me recevoir comme ça. Ils ont été bien rares et ne sont jamais restés longtemps, ajoutant de nouvelles blessures aux anciennes.  J&#039;ai fini par comprendre que j&#039;étais la seule à pouvoir panser mes plaies. J&#039;ai accepté de me faire aider de temps en temps par des gens formés pour le faire. Aujourd&#039;hui je mets de moins en moins souvent mon masque, je pense que c&#039;est un signe positif et encourageant.  En soignant mes stigmates les uns après les autres, ils finissent par ne plus parler à ma place. Le rictus de protection s&#039;estompe un peu et je peux tenter des relations plus vraies, moins anxiogènes. J&#039;avance à petits pas encore peureux mais j&#039;avance. Il faut y croire parce que c&#039;est possible.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pareil&#8230; Sauf que j&#8217;ai longtemps caché mes blessures et ma colère sous un masque souriant, une gaité feinte. Mais quand je me regardais sur les photos, seule ma bouche souriait et mon regard triste me désolait. Les yeux ne mentent pas. Oui, la tristesse et la souffrance intérieure font fuir les autres. Difficile de construire un couple quand on a si peur de s&#8217;ouvrir&#8230; Je le faisais quand meme de temps en temps et je déballais tout en bloc à qui me semblait capable de me recevoir comme ça. Ils ont été bien rares et ne sont jamais restés longtemps, ajoutant de nouvelles blessures aux anciennes.  J&#8217;ai fini par comprendre que j&#8217;étais la seule à pouvoir panser mes plaies. J&#8217;ai accepté de me faire aider de temps en temps par des gens formés pour le faire. Aujourd&#8217;hui je mets de moins en moins souvent mon masque, je pense que c&#8217;est un signe positif et encourageant.  En soignant mes stigmates les uns après les autres, ils finissent par ne plus parler à ma place. Le rictus de protection s&#8217;estompe un peu et je peux tenter des relations plus vraies, moins anxiogènes. J&#8217;avance à petits pas encore peureux mais j&#8217;avance. Il faut y croire parce que c&#8217;est possible.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Emi		</title>
		<link>https://www.evolute.fr/reflexion-semaine/blessure/comment-page-1#comment-5292</link>

		<dc:creator><![CDATA[Emi]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Jul 2014 07:15:26 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.evolute.fr/?page_id=12836#comment-5292</guid>

					<description><![CDATA[Idem, parfois j&#039;y arrive durant plusieurs semaines, et quand je m&#039;en rends compte, il se passe une chose et je me renferme chez moi avec mon amour de chat, mes livres, mes marqueurs et tout me semble parfait. Parfait sans peurs, sans problèmes, la sécurité assurée. J&#039;arrive quand même à parler à certaines personnes, les filles, quand je sens que je peux le faire. Une amie qui a vécu un truc semblable m&#039;a dit qu&#039;il vaux mieux le garder pour moi si je voulais arriver à avoir une relation avec un garçon, car ça les effraye.. Ca fait &quot;fille à problèmes&quot;. D&#039;un côté je suis d&#039;accord, de l&#039;autre je ne le suis pas car ne pas le dire, c&#039;est cacher une partie de soi, car malgré tout, ça fait partie de moi et de la personne que je suis aujourd&#039;hui, et j&#039;apprécie tout de même la personne que je suis maintenant même si elle n&#039;est plus du tout la même. J&#039;ai cherché ce qui avait changé, j&#039;ai écrit beaucoup, et je pense qu&#039;après cette expérience, les victimes perdent leur innocence, l&#039;innocence de faire confiance, l&#039;innocence de rire avec les autres, tout ce qui est naturel en société.. je l&#039;ai remplacé par une méfiance et je porte un masque silencieux et froid.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Idem, parfois j&#8217;y arrive durant plusieurs semaines, et quand je m&#8217;en rends compte, il se passe une chose et je me renferme chez moi avec mon amour de chat, mes livres, mes marqueurs et tout me semble parfait. Parfait sans peurs, sans problèmes, la sécurité assurée. J&#8217;arrive quand même à parler à certaines personnes, les filles, quand je sens que je peux le faire. Une amie qui a vécu un truc semblable m&#8217;a dit qu&#8217;il vaux mieux le garder pour moi si je voulais arriver à avoir une relation avec un garçon, car ça les effraye.. Ca fait &#8220;fille à problèmes&#8221;. D&#8217;un côté je suis d&#8217;accord, de l&#8217;autre je ne le suis pas car ne pas le dire, c&#8217;est cacher une partie de soi, car malgré tout, ça fait partie de moi et de la personne que je suis aujourd&#8217;hui, et j&#8217;apprécie tout de même la personne que je suis maintenant même si elle n&#8217;est plus du tout la même. J&#8217;ai cherché ce qui avait changé, j&#8217;ai écrit beaucoup, et je pense qu&#8217;après cette expérience, les victimes perdent leur innocence, l&#8217;innocence de faire confiance, l&#8217;innocence de rire avec les autres, tout ce qui est naturel en société.. je l&#8217;ai remplacé par une méfiance et je porte un masque silencieux et froid.</p>
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