6 réflexions au sujet de « Thanatophobie »

  1. Agnes

    Merci pour cet article très juste. Ne devrions nous pas dans ce cas laisser tous les humains de cette terre décider ou non de suivre à la lettre les restrictions sanitaires imposées pour un virus qui nous rappelle simplement en effet que nous allons tous mourir un jour sans savoir ni ou ni comment ? Si nous sommes « conscients » de notre finitude ne devrions nous pas chacun décider de la « distance «  à prendre concernant ce virus d’une manière responsable bien entendu pour ne pas imposer aux autres non plus la peur qu’il pourrait en avoir ?

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      La conscience de notre finitude devrait en effet nous aider à rester stable dans la tourmente, en paix avec ce que nous sentons que nous avons à faire et dans le respect des autres.

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  2. Luc

    Ce sont des paroles de sagesse mais qui oublient juste une chose : l’instrumentalisation politique liberticide de cette pandemie en distillant la peur dans la population, en infanttilisant et destabilisant la population par des legislations absurdes et changeantes
    Si chaque individu decidait en ame et conscience se serait pas un probleme. Dejouer des manipulations de masse c’est pas facile mais faisable par contre les controles, les interdictions c’est plus compliqué surtout que la plupart des citoyens sont enjoints a respecter la loi.
    Ici on est dans une dimension socio-politique.
    On s’interdit de vivre au nom de la peur de la mort. le virus touche les tres vieux et/ou gens en mauvaise santé.
    comme tout organisme vivant, ce virus s’attaque aux animaux les plus faibles., dont l’esperance de vie est deja fort raccourcie. par ailleurs le cancer tue aussi et c’est pas un virus !
    On pourrait interdire la moto aussi, ou tous les sports dangereux surtout qu’ils touchen des jeunes
    Cette société est malade !

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      La maladie c’est d’obéir à la peur.
      En même temps il faut prendre en compte que le contexte est d’autant plus délicat qu’il touche chacun spécifiquement dans ses zones les plus fragiles.
      Le chemin est donc bien étroit : trouver l’équilibre entre soi et les autres c’est notamment être attentif à ses propres réactions intempestives qui parlent de ces zones.

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  3. and

    je n ai pas peur de cette pandémie, je suis très contariée par les restrictions qu’elle nous impose, en même temps je n’en veux pas au gouvernement qui ne se débrouille pas si mal selon moi mais cela n’engage que moi,
    je suis persuadée qu on s’en sortira …..je n’ai malheureusement pas attendue cette pandémie pour arreter de vivre au sens passionnel du terme

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  4. Barbara

    Je suis entièrement d’accord.
    Pour autant, ce n’est pas la peur de la mort que je soulignerais, car elle me semble « saine », car sans peur de la mort nous irons rapidement à notre perte… Donc de quoi avons nous peur? et surtout quels besoins devrions nous nourrir pour moins redouter ce moment où nous ferons face à l’indicible, ce dont personne n’est jamais revenu pour témoigner, pour autant qu’il y ait un après (personnellement j’aime à me penser transformée en molécules et réintégrée au grand cycle de la vie).
    Alors je me suis demandée … mais pourquoi tant d’effort pour vacciner de personnes qui devront bien mourir un jour? pourquoi moins de crainte pour les plus jeunes, qui peuvent aussi etre malades ou mourir et pourraient souffrir longtemps de séquelles… encore une fois nous protégeons a tout prix le passé plus que l’avenir, quite a mettre en péril l’avenir (état de la planète)..
    Et puis soudain, je me suis dit… que quand les décideurs, qui sont des humains comme nous tous, quand les décideurs et les influenceurs regardent les personnes dans les EPHAD et les centres de gériatrie, si on fait abstraction de l’attachement pour des parents ou amis, ce qu’ils voient, ce que nous voyons, dans ces personnes du passé.. c’est pourtant notre avenir! (Tao!).. c’est ce que nous serons un jour… alors dans cette lutte ridicule contre la peur de la mort, c’est en fin de compte nous même que nous essayons de réconforter, en projetant nos peurs sur nos ainés, quite à les cloitrer dans leur chambres, quite a oublier l’avenir des jeunes qui , conformément à notre système patriarcal (merci Alice Miller) sont avant tout au services du.. passé? Sauvez vous, jeunes, sauvez vous! Emancipez vous de ce système passéiste et englué. Retournez la chaussette. Envolez vous et changez ce monde… les anciens doivent nourrir les jeunes de leur expériences et savoirs, autant que faire se peut, pas les rendre esclaves de leurs égoismes.
    Et nous, il est temps que nous militions pour que chacun, au bout de son chemin de vie, ait le droit d’avoir accès à des soins palliatifs de qualité, un accompagnement de grande humanité. Et quand nous mettrons cela en place entre humains, nous pourrons aussi le faire pour les autres vivants de cette planète, et en être fiers. Enfin.

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