Prends du recul !

Cette réflexion vous intéresse, pour aller plus loin, comprendre pourquoi il est important de se désidentifier de celle ou celui que nous prétendons accompagner afin qu’il puisse se sentir écouté par nous, lisez :

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6 réflexions au sujet de « Prends du recul ! »

  1. vanina claris

    Bonjour,
    Oui, ce serait nier les raisons qui font que nous sommes là. On ne peut pas reprocher le manque de civisme ou de raison (dans le sens être raisonnable) à une personne privée de l’intégrité de ses fonctionnalités ou souffrant de leur modification légitimant nos missions auprès de lui (stress, épreuves, bouleversement, maladie neuro-cognitive, douleurs, souffrance psychique…).
    Merci Monsieur Perronnet.
    CV

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Je parle moins de le reprocher à une personne qui est privée de civisme ou de raison comme vous dites, qu’à n’importe quel aidé « ordinaire » qui par définition « est comme il est » et auquel nous avons à faire.
      Ce sont donc moins les pathologies de l’aidé qui sont à prendre en compte que la nature même du rôle de celle ou celui qui prétend aider.
      Bien à vous Vanina.

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      1. vanina claris

        Oui, dans chaque relation d’aide, je suis d’accord.
        Monsieur Perronnet, pourriez vous me préciser ici quels sont les pré-requis, les conditions de l’existence d’une relation d’aide en dehors d’un cadre professionnel ou de la relation enfant-éducateurs. J’ ai l’impression que pour quelle soit, dans les relations ordinaires, il faut qu’il y est d’une part une demande d’aide et de l’autre un accord même implicite..si il y a une demande d’aide, c’est qu il y a une difficulté entraînant une souffrance et donc certainement une fragilité psychique pouvant s’exprimer par certains comportements inhabituels qu’il faut savoir alors relativiser. Par exemple, au quotidien, je ne me sens pas en relation d’aide avec mon mari, avec mes collègues…ainsi il peut m’arriver de leur demander de se ressaisir etc..
        Bien à vous .
        CV

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        1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

          Il ne peut y avoir à mon sens de pré-requis que dans un contexte de relation d’aide professionnelle.

          Essayons d’y voir plus clair et commençons par le commencement en remettant les choses dans le contexte de la dualité moi / l’autre.
          Il y a donc séparation.
          Moi ne doit rien à l’autre.
          L’autre ne doit rien à moi.
          Je suis libre de l’autre, l’autre est libre de moi.

          Donc comme vous l’exprimez, pour qu’il y ait relation d’aide dans une relation ordinaire, il faut qu’il y ait d’une part une demande d’aide et d’autre part un accord au minimum implicite, au mieux explicite.
          Il est toujours préférable d’exprimer clairement à l’autre ce que l’on attend de lui plutôt que de courir le risque d’attendre vainement de l’autre quelque chose qu’il ne nous donnera jamais parce qu’il ne peut pas ou ne veut pas nous le donner.
          Cela suppose donc une bonne communication donc une parole libre, sans a priori, sans déni de part et d’autre, une capacité à se dévoiler, à exprimer les choses avec une véritable franchise et sans hypocrisie aucune…
          S’il y a demande il y a besoin donc souffrance, quelque chose qui ne va pas, nous sommes d’accord.
          De l’autre côté de la relation cela suppose que celui qui écoute est d’accord pour écouter, qu’il a le désir de s’ouvrir à l’autre.
          Pour moi demander à l’autre de se ressaisir risque de crisper la relation, cela revient à exiger de l’autre qu’il nous obéisse. L’autre ne fait-il pas comme il le peut ? Pourquoi devrait-il vous donner selon votre besoin à vous puisqu’il ne peut (dans sa différence), que vous donner sur la base de ses possibilités (donc ses limites) à lui ?

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  2. lorie

    Ce que vous dites est évident. Le malheureux constat des personnes de mon entourage, moi y compris, en tant que patients, est que la plupart des psys n’écoutent pas suffisamment et jugent leurs patients. Ils créent de la culpabilité chez le patient quand celui-ci dénonce et remet en question l’ordre malsain qui a créé ses souffrances et problèmes. La psychologie et psychothérapie ne sont pas du tout à la hauteur des attentes et des besoins des patients aujourd’hui. Soit les praticiens écoutent sans rien dire, ce qui finalement ne mène guère le patient à prendre conscience de ses schémas, soit ils jugent et culpabilisent, ce qui met fin à la relation thérapeutique puisqu’elle est inutile et même nuisible. Les consultations sont très chères or de très nombreux praticiens sont incompétents. C’est scandaleux!!

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Je ne pense pas que ce soit scandaleux que les êtres humains (dont les psys font partie), soient comme ils sont, (même si j’entends tout à fait qu’un professionnel se doit d’être à la hauteur de son rôle).
      Nous avons tous – constamment – beaucoup à apprendre de l’écoute et je vous laisse prendre la responsabilité de votre généralité qui (comme toute généralité) reste suspecte et hasardeuse (de quoi parle-t-elle en fait ?)
      Par contre (et c’est là le sens de mon post), nous pouvons tous commencer par balayer devant notre porte en repérant – chez nous – les très nombreuses fois où, plutôt que d’écouter l’autre pour tenter de faire en sorte qu’il se sente accueilli, nous le jugeons sous le prétexte de le rassurer et de faire soi disant son bien.
      Quoi qu’il en soit pour vous, je vous invite à lire ce post : à propos de votre thérapeute. Ainsi que cet article : Se situer et trouver le bon thérapeute

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