5 réflexions au sujet de « Angoisses »

  1. Adeline

    Bonjour,
    Je n’ai pas compris le concept de fascination l’angoisse, c’est un peu trop abstrait. Pouvez vous expliquer ou donner un exemple s’il vous plaît ?

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Ce post a pour intention de nous aider à prendre conscience que nos angoisses ne viennent pas de nulle part. Donc que l’angoisse que nous ressentons parle bien de nous et de la manière dont nous nous y prenons actuellement avec les autres et nous-mêmes.
      Pour pouvoir mettre de l’ordre, il nous faut commencer par regarder notre désordre. Par exemple, parce que nous avons refoulé au plus profond de nous-mêmes une peur dans notre enfance, celle-ci revient sous forme d’angoisse inexpliquée dans notre vie d’adulte. La peur refoulée nous hypnotise et nous fascine en ce sens qu’elle nous colle à la peau, nous laissant sans repos. Pour s’apaiser, elle a besoin d’être vue et reconnue pas seulement intellectuellement mais aussi émotionnellement par nous.
      Ce que nous refoulons persiste à nous fasciner inconsciemment parce que le refoulé a besoin d’être reconnu pour perdre de son intensité.
      Le travail thérapeutique consiste en grande partie à vivre cette reconnaissance, cette mise en pleine lumière de ce qui a été conservé refoulé depuis si longtemps en nous.
      Pour aller plus loin, lisez : Schéma et aussi : Esquiver ou digérer

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  2. marylene

    bonjour
    n’y a t-il pas plusieurs sortes d’angoisses, certaines fondées et d’autres pas? Par ex j’ai des crises d’angoisse la nuit car les acouphènes me réveillent et là il y a la difficulté de vivre cette situation (une angoisse fondée) à cela va s’ajouter la peur de l’avenir (une angoisse infondée puisque pas encore réelle) cependant il ets tout à fait possible que ma vie devienne un enfer total de même qu’il est possible que cela cesse mais c’est tellement rare que je trouve finalement mon angoisse est plutôt fondée……

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Vous m’écrivez : « Il est tout à fait possible que ma vie devienne un enfer total de même qu’il est possible que cela cesse. »
      Soit, mais la seule chose dont vous pouvez être certaine c’est que – dans votre existence – les événements de votre vie (à moins de quelques coïncidences exceptionnelles), ne correspondront jamais exactement à ce que vous auriez voulu qu’ils soient.
      Envisager sérieusement cela, c’est ne plus courir le risque d’alimenter des angoisses, que vous les perceviez comme fondées ou pas.

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  3. Barbara L.

    Je trouve que c’est un point de vue qui fait vraiment réfléchir. Je n’avais jamais pris le temps de considérer, encore moins de prendre conscience, que l’on pouvait être fasciné par ce qui se joue en lien avec l’angoisse et pourtant cela me semble plein de sens. Un peu comme une forme de sidération (au sens freudien) qui se rejoue même en l’absence de sa cause réelle (mais la mémoire, même inconsciente ou subconsciente est là et se fait « voir »)… J’ai l’impression, encore une fois, mais j’écris en réfléchissant donc pas très mûr, que si l’on peut faire un travail de visualisation de l’angoisse (par exemple imaginer, comme en Internal Family System Therapy, une Miss Angoisse bien présente) et dialoguer avec elle ca devrait aider…
    Ca me rapelle une réaction tres violente que je peux avoir face à un « homme menaçant »… la peur du danger et l’angoisse qui vibre longtemps apres.. et comment parler à la petite fille qui a peur aide à passer plus vite ce mauvais moment… et à le relativiser car souvent c’est une crainte peu fondée (je veux dire qu’il ne va rien se passer mais la situation, ou un geste particulier, déclenche la réaction de peur « viscérale » non rationnelle)…
    Merci pour ce post…

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