La résilience et au-delà…

Entretien avec Tim GUENARD

Recueilli par Jacqueline Kelen, paru dans la revue Terre du Ciel, n° 59, mai et juin 2002.

Avant propos :

Même si une statistique nous dit qu’un tiers des adultes qui ont été victimes d’abus durant leur enfance commettent ensuite à leur tour des abus contre leurs propres enfants1, la résilience est possible. Elle est “la capacité à réussir, à vivre et à se développer positivement, de manière socialement acceptable, en dépit du stress ou d’une adversité qui comporte normalement le risque grave d’une issue négative.2”

L’être humain n’est donc pas condamné à reproduire indéfiniment les mêmes comportements appris : il a bel et bien la possibilité de grandir, c’est-à-dire de surmonter une épreuve de la vie a priori insurmontable.

Chacun d’entre nous peut donc découvrir que pour prendre le contrôle de nombreux aspects de sa vie et gérer son existence de manière plus profitable, il n’a besoin d’aucune autorisation de quiconque, même pas de conditions sociales ou économiques favorables (ni d’une hérédité heureuse, ni d’une enfance choyée.)

Dans ce contexte, le témoignage de Tim Guénard est particulièrement précieux. Lui qui a été un enfant abandonné par sa mère et battu par son père, un adolescent renvoyé des maisons de correction, violent parmi les violents, affirme à travers son expérience : “Je refuse qu’on dise “tel père, tel fils” pour expliquer des violences familiales.”

  1. Archives de médecine pédiatrique et de médecine de l’adolescent, Mai 2000
  2. S. Vanistendael, Clés pour devenir : la résilience, cité par Boris Cyrulnik, “Un merveilleux malheur”, Éditions Odile Jacob, 2002, page 8.

Pour aller plus loin, vous pouvez vous procurer aux Presses de la Renaissance :

  • Plus fort que la haine.
  • Tagueurs d’espérance.

L’entretien avec Tim Guénard :

Vous avez-raconté dans Plus fort que la haine vos années de jeu­nesse. C’est un parcours terrible. Qu’est-ce qui vous a permis de tenir bon, de subsister au lieu de vous écrouler, d’en finir ?

Au début, ce fut la haine. Je vou­lais tuer mon père qui m’avait fait tant de mal. La violence et la susceptibili­té ont grandi en moi et me consu­maient de l’intérieur. J’étais esclave de mon passé, je voulais me venger. Il a fallu du temps, beaucoup de temps, et certaines rencontres sont venues, sans que je m’en rende compte, cares­ser ma vie, caresser mon cœur. Il y eut Papa Gaby, le père nourricier qui m’accueillit dans sa ferme, Monsieur Léon le clochard qui m’apprit plein de choses, il y eut des gens furtifs, des étoiles filantes. Ma vie était en noir et blanc mais parfois un scintillement de couleurs lui parvenait. C’est long de parvenir à la paix, c’est long d’oser aimer. Mais il y a la grâce.

Qu’est-ce, pour vous, la grâce ?

C’est un cadeau, quelque chose de gratuit qui vient de quelque part, mais je ne sais d’où. Aujourd’hui, je dis qu’elle vient du “Big Boss” mais lorsqu’elle m’a touché ce fut en écou­tant des personnes raconter leur his­toire. Leur souffrance m’a atteint, retourné, moi qui étais si fermé sur mes blessures.

Vous avez beaucoup souffert et aujourd’hui vous pouvez dire que vous avez beaucoup reçu. Il y eut d’abord des rencontres qui furent des lueurs dans votre nuit…

Avant de rencontrer le Père Thomas, fondateur de l’Arche avec Jean Vanier, je me souviens d’un plâ­trier avec qui je travaillais alors, que je jugeais au premier abord pas très futé. Cet homme un jour m’a dit tout à trac “Tu manges ton pain noir actuellement mais tu auras ton pain blanc plus tard”. Le jour de mon anniversaire, il m’a dit : “Tu es un bon gars”, moi qui étais considéré comme une brute irrécupérable… J’ai appris par la suite qu’il avait connu une enfance douloureuse, qu’il avait été battu et abandonné mais qu’il était devenu père de plusieurs enfants, et le meilleur des pères. Cet exemple a été un espoir formidable pour moi.

C’est précisément le point essen­tiel de votre témoignage : vous vous élevez contre les schémas répétitifs et votre vie montre qu’il n’y a pas de déterminisme familial, géné­tique, psychologique.

Oui, je ne cesse de dire : l’homme n’est pas sur terre pour reproduire mais pour innover. Et ce message en sauve plus d’un du désespoir, du sui­cide. Je refuse qu’on dise “tel père, tel fils” pour expliquer des violences familiales. Et je suis catastrophé d’en­tendre des journalistes ou des avocats, lors d’une affaire sinistre, dire tran­quillement que tel homme a violé parce que lui-même avait été violé dans son enfance. Affirmer cela, c’est tout simplement interdire à l’homme le droit de grandir. Et c’est pourquoi je continue de témoigner ne les écoutez pas ! Il n’y a pas que l’ADN qui soit unique pour chacun, il y a aussi le cœur, l’intelligence qui sont uniques et qui permettent justement de créer du neuf au lieu de répéter. Au départ ma mémoire était mon pire ennemi, elle pesait trop sur mes pen­sées, mes désirs de vengeance. Mais j’ai rencontré des hommes comme Martin Gray, des personnes qui avaient connu l’enfer des camps de concentration et qui s’étaient libérées de leur passé en innovant, en faisant du beau. Ces personnes-là m’ont ouvert des portes mais j’ai mis quelque temps à entrer, à oser dire que la mémoire, si douloureuse soit elle, est appelée à devenir notre meilleure amie.

Ce n’est pas un oubli mais une transformation ?

Oui, parce que si on décide de tourner la page, d’effacer son passé, les souffrances restent accumulées et cachées dans une sorte de cocotte­ minute qui un jour explosera. Toute souffrance doit être exprimée afin de se libérer, afin de faire entrer la joie dans le cœur. Oser aimer son passé, si dur, si affreux soit-il, c’est du même coup s’en libérer. Mais la plupart du temps chacun de nous se comporte en fugueur, ne veut pas voir, ne veut pas comprendre ses réactions. Moi, je me suis rendu compte un jour que lorsque j’étais heureux je m’enfuyais. Et j’ai réfléchi à cela, pour changer.

Mais ce n’est pas un travail psy­chologique ?

Non. Cela a eu lieu parce que des personnes m’ont aimé plus que je ne m’aimais moi-même. Lorsque j’ai rencontré à l’Arche de Jean Vanier des handicapés, lorsqu’ils m’ont dit bonjour en mettant la main sur le cœur, j’ai fondu, je me suis dit : enfin j’ai rencontré des êtres vivants ! Jusqu’alors, je me plaisais avec les animaux sauvages, j’observais dans la nature les chevreuils. C’est beau, parce que lorsque le chevreuil s’en va et vous tourne le dos après vous avoir regardé, il y a un cœur tout blanc des­siné sur son derrière…

Vous avez été remué profondé­ment par l’accueil inconditionnel d’un dominicain, le Père Thomas.

Je vivais sans religion ou plutôt j’avais une répulsion pour tout ce qui était religieux. J’avais rencontré beaucoup de gens qui aimaient Dieu mais qui avaient oublié d’aimer les humains… Quand j’ai vu le Père Thomas, habillé tout en blanc avec des collants de laine en plein mois d’août, j’ai eu envie de le défier : je lui ai proposé de l’emmener faire un tour sur ma moto. Et il a accepté, il a même trouvé ça bien ! Et lui m’a pro­posé des choses que je ne connaissais pas. Il disait que ça pouvait me faire du bien, et j’ai essayé le “pardon du Christ”. Ce qui a marché, c’est la délicatesse de cet homme. Et aujour­d’hui, en accueillant dans ma maison des jeunes délinquants ou drogués dont personne ne veut, je me souviens de mes premières rencontres avec le Père Thomas : il ne s’agit pas tout d’abord d’aimer Dieu mais, pour ces jeunes, de se sentir aimé de Dieu. Ce prêtre était toujours disponible et plein de douceur. Des gens ne vou­laient pas qu’il me reçoive, moi le mauvais garçon toujours prêt à la bagarre, mais lui m’a donné la clef de sa porte qui ouvrait à l’arrière, afin que j’entre sans être vu… Il m’a aussi donné à lire de grands livres de mys­tiques, comme saint Jean de la Croix, où je ne comprenais rien. Et quand je l’interrogeais sur des choses concrètes, comme la chasteté des prêtres qui me paraissait impensable, il m’a toujours répondu ou souri en silence. Il n’avait pas réponse à tout et il ne jugeait pas. Cet homme m’a montré l’immense imagination qu’il fallait déployer pour aimer dans toutes les circonstances ; pour faire étinceler, briller l’autre plutôt que de le rabaisser et de le salir.

Telle est la clef, en effet : un mot d’encouragement, un geste tendre peuvent soulever des montagnes et transformer toute une existence. Mais comme on est avare de ces mots, de ces gestes…

Je ne comprends pas qu’on dépré­cie sans cesse les plus jeunes, qu’on ne leur accorde aucune confiance, qu’on leur lance des jugements assas­sins comme : “Tu es nul, tu n’y arri­veras jamais, personne ne voudra de toi…” J’ai accueilli dans ma ferme un jeune dealer qui tentait de s’en sortir. Un jour, je lui ai dit, parce que je le pensais : “Je suis très fier de toi”. Et le garçon a eu les yeux humides, il m’a embrassé et m’a dit : ça fait vingt-trois ans que j’attendais que quelqu’un me dise ces mots.

Ce n’est rien, et c’est tout ! La petite clef qui ouvre est une clef d’or…

Quand je demande : “Avez-vous dit à vos parents, à vos enfants, à vos amis que vous les aimez ?” J’entends répondre : “Non, ils le savent bien !” C’est une grave erreur, si on ne le dit pas, ça fait des éraflures dans le cœur. Cette attention à l’autre est une façon de savourer le beau qu’il y a en lui ou de découvrir ce qu’il porte de beau. Je me souviens qu’enfant, aux devan­tures des pâtisseries, je regardais les gâteaux ronds couverts de petites perles ou les gâteaux à étages : parce qu’on ne voyait pas l’autre côté. Ainsi, je pouvais imaginer la partie cachée, les perles qui s’y trouvaient, c’était une invitation à savourer, non pas à consommer. Il en va de même avec les personnes qui sont sur notre route.

Je reviens sur ces indispensables déclarations d’amour et d’amitié qui sont aussi douces à dire qu’à entendre et dont tant d’humains se privent. Vous écrivez : “Se savoir aimé et se l’entendre dire, c’est la potion magique contre la violence, la colère, la révolte.”

Quand deux personnes éloignées se téléphonent, très souvent elles se demandent le temps qu’il fait dans leur contrée. Moi, je m’inquiète de la météo du cœur. Je demande : “Est-ce qu’il fait beau dans ton cœur aujour­d’hui ?” Et, selon la réponse, je m’habille en fonction du temps. Par exemple, s’il ne fait pas beau je prends l’habit de la délicatesse pour aller rendre visite.

Pourquoi tant d’adultes se com­portent-ils avec froideur et dureté avec leurs enfants ? Cette fermetu­re peut faire autant de ravages que des violences visibles.

Être adulte, c’est à la portée de tous. Mais être un grand adulte, c’est se mettre au niveau de l’enfant et le regarder comme une pièce unique. C’est être humble, tenir parole face à un enfant, oser reconnaître qu’on a eu tort. Certains parents ont prononcé devant leurs enfants des phrases qui tuent, qui coupent tout espoir, des jugements qui engendrent chez leurs petits des peurs et des manques de confiance. Voilà pourquoi des jeunes peuvent devenir violents, drogués, anorexiques… C’est l’expression d’une douleur. Pour eux, il faut que des personnes viennent leur dire ce que d’autres, souvent leurs parents, n’ont pas dit. Pour restaurer l’amour, pour leur permettre de vivre.

Vous racontez dans votre dernier livre, Tagueurs d’espérance, qu’un jour vous étiez à la messe et que la communauté priait pour la paix. Vous vous êtes dit que vous étiez hypocrite : à quoi bon prier pour la paix dans le monde si on n’est pas capable de la faire dans sa famille ? Et vous êtes aussitôt allé voir votre petite fille et vous lui avez demandé pardon pour une maladresse que vous aviez commise. Vous ajoutez que ce geste est “plus dur que la bastonnade”. Pour ma part, je pense qu’il est très rare – et c’est dommage – qu’un adulte s’excuse ou demande pardon à un enfant.

En se conduisant ainsi, un adulte donne pourtant une espérance à l’en­fant : il montre que les grandes per­sonnes ne sont pas parfaites, qu’elles aussi ont à s’améliorer. Et c’est la plus sûre et la plus belle façon d’apai­ser les chagrins, les blessures de l’en­fant. Je le dis souvent : on a droit d’être en retard sur tout sauf sur les sentiments. C’est le plus vite possible qu’il faut aller dire un je t’aime ou demander pardon. Il est bon de se dire aussi qu’il n’est jamais trop tard, que ce n’est pas fichu, que tout peut chan­ger… Je vois l’amour comme un marteau-piqueur : ça fait mal mais ce qui compte, c’est le projet qu’il y a juste après. Il y a aussi les personnes qui ont été blessées et qui disent : j’at­tends qu’il fasse le premier pas. Mais en amour on a droit au désordre ! C’est même pour cela qu’on peut faire du rangement !

Vous racontez aussi qu’un jour vous êtes allé trouver votre père et lui dire que vous lui pardonniez toutes ses violences.

Mais mon père ne pouvait pas recevoir ce pardon. Il devait le digérer et d’abord s’y préparer. Et moi j’ai déboulé chez lui, en chrétien et en crétin, pour lui accorder en bloc mon pardon ! J’ai compris par la suite que je devais attendre que l’autre fasse de l’ordre et soit prêt. Alors, j’ai envoyé des cartes postales à mon père, je l’ai peu à peu rendu complice du beau que je vivais, je lui ai parlé de ma femme, de mes enfants. Et mon père est par­venu à se pardonner. Accorder son pardon à quelqu’un, c’est l’alléger, le libérer d’un poids qui paraît fatal et inéluctable. Pardonner au parent qui vous a fait du mal, c’est balayer tout le cycle de la fatalité génétique, toutes ces bêtises qu’on continue de colpor­ter au sujet des comportements répéti­tifs. On n’est pas là pour subir le des­tin mais pour le sculpter.

La violence et le crime ont l’air de progresser chez des adolescents de plus en plus jeunes et les hommes politiques parlent de pro­blèmes de société et envisagent des lois, des commissions, un renforce­ment de la police… Pour ces gar­çons et ces filles qui n’hésitent pas à torturer un autre adolescent ou à tuer un adulte, un regard aimant, un mot de confiance peuvent-ils suffire ?

Non, ça ne suffit pas, même si ces jeunes ont un immense manque d’amour et d’espoir. Ce qui pourrait les sortir de cette situation qui se dégrade et s’étend c’est de proposer à la télévision autant de programmes beaux, positifs, nobles, que de pro­grammes violents et malsains. Quand on évoque des sondages sur la montée de la délinquance en France, par exemple, moi je n’en ai rien à faire. Ce qui importe, ce sont tous ceux qui essaient de faire des efforts, tous ceux qui tentent de sortir de l’alcoolisme, de la drogue, de la violence. Ces exemples-là feraient beaucoup de bien, ils donneraient de l’imagination et de l’espérance aux autres. Parce que, si on réfléchit un peu, on consta­te encore une fois le schéma répétitif : un jour on entend dire qu’à Marseille, par exemple, des jeunes ont brûlé des voitures et le lendemain, par identifi­cation, d’autres jeunes incendieront des voitures à Strasbourg… Là encore, il s’agit de briser ce cercle répétitif, de dire aux adolescents que l’homme est là pour créer, pour innover.

Vous vous rendez dans les pri­sons, dans les banlieues, vous allez témoigner dans les écoles, vous donnez beaucoup de conférences, bref vous ne ménagez pas votre peine. Est-ce pour dire que vous croyez en l’être humain capable de beauté, de grandeur ?

Je ne cherche pas à aider les autres mais à les faire briller. Écouter l’autre, le considérer comme un être unique et non pas ordinaire, sentir sa beauté cachée, c’est ce que j’ai reçu de mon beau-père, véritable aristocrate du cœur. Donner ou redonner confiance et courage à l’autre, le valoriser, voilà ce que j’appelle faire briller – comme d’autres le font avec l’argenterie. Dans notre société occi­dentale on appauvrit les gens parce qu’on veut les aider. Or, vouloir aider quelqu’un c’est le rendre dépendant, redevable. On n’a pas le droit de rendre le pauvre plus pauvre qu’il n’est. Moi, je parle d’accompagner, c’est une relation de réciprocité : j’ac­cepte de recevoir aussi quelque chose de l’autre. C’est la seule “aide” ou entraide qui soit.

Dans votre ferme des Pyrénées, où vivent votre femme et vos quatre enfants, vous ouvrez la porte à ceux qui en font la demande mais ce n’est pas un lieu “agréé” par l’ad­ministration.

Je ne reçois pas d’aide de la DDASS et je n’en souhaite pas. D’abord parce que je crois en la Providence et ensuite parce qu’ainsi je suis libre d’accueillir ceux qui se présentent. Je reçois des jeunes qui sont considérés comme irrécupé­rables, qui ont fait un séjour très long en hôpital psychiatrique, qui ont fait partie d’un réseau de prostitution. Ces situations sont terribles et paraissent insurmontables mais je suis un fou d’amour ! Et je sais que tous les pauvres, tous les laissés pour compte ont au moins une richesse : le fait de pouvoir demander.

Et vous leur accordez du temps, de la confiance, des mots d’estime et d’encouragement…

Celui qui souffre donne le plus souvent le mode d’emploi. Moi, je m’accorde. Par exemple, si un gars a décidé de sortir de l’alcoolisme, je ne vais pas boire non plus. Je peux me priver de mon argent pour offrir des cigarettes aux jeunes que j’héberge, et ils en restent étonnés. Mais au fond, à la ferme, il y a deux grands éduca­teurs : mon labrador, Vidocq, et l’âne avec ses grandes oreilles sensibles. Ils s’avèrent tous les deux capables de donner tout leur amour, toute leur attention à ceux qui viennent auprès d’eux. Vidocq peut écouter pendant des heures quelqu’un lui confier ses gros chagrins. Et il n’y a pas beau­coup de personnes qui, comme l’âne, dressent l’oreille devant celui qui souffre…

Pour vous personne n’est irrécu­pérable ni “pourri” – termes qui vous ont été appliqués pendant votre adolescence ?

J’ai vécu de longs mois dans la rue, j’ai eu très froid et je crevais de faim, J’allais sur les marchés, avant l’arrivée des balayeurs, pour récupérer des restes. Et il y avait des poires, des pommes pourries. Je peux vous assurer qu’il y a toujours un tout petit morceau qui n’est pas pourri dans le fruit : ainsi, on va à l’essentiel et on le savoure… Quelqu’un peut être fier d’être une pomme pourrie ; il reste les pépins et, le fruit planté en terre, un bel arbre peut surgir… Moi j’ose témoigner, donner de l’espérance, et je dis à voix haute ce que d’autres se murmurent tout bas : alors, moi aussi, j’aurais le droit de rebondir comme un kangourou ?… En témoignant de mon parcours devant tant de personnes différentes je fais office de laboureur. Je prie aussi pour celles qui sont sur mon chemin. ­J’écoute au téléphone leurs souf­frances, leurs désespoirs. Je me sens un instrument de Dieu, c’est lui qui me donne le carburant. En fait je suis un des ânes du Big Boss ! Je porte le Beau, je ne suis pas le Beau. Et parfois j’ai envie de rester à l’écurie, certains jours je n’ai pas toujours la force…

Toutes vos années d’enfance et d’adolescence ont été privées de tendresse, vous avez connu la soli­tude des longs mois passés à l’hôpi­tal, la dureté des prisons et des mai­sons de correction, l’humiliation et le rejet, et aujourd’hui vous êtes un vivant exemple de douceur, d’ou­verture aux autres et de délicatesse du cœur. Quel mystère que la vie d’un homme !

Enfant, j’allais dans les gares. Je savais que l’amour existait mais je n’en recevais pas les signes exté­rieurs. Alors je me rendais dans les gares pour observer les personnes qui couraient, s’embrassaient, qui avaient les yeux humides au départ ou à l’ar­rivée du train. Je me rendais aussi à la sortie des écoles pour voir les mères embrasser leur enfant, ce que je n’avais jamais connu. C’est dans ces deux sortes d’endroits publics que les humains s’autorisent à des démons­trations de tendresse et d’amour.

Dans votre dernier livre, vous remerciez votre mère de vous avoir donné la vie. Elle vous a pourtant abandonné à l’âge de trois ans…

Mais oui, si je peux vivre les belles choses que je vis aujourd’hui, c’est parce que ma mère m’a fait ce cadeau : elle m’a donné un corps, elle m’a transmis la vie. Et cela reste le plus fort, intangible, en dépit de son attitu­de, de son départ. Je me dis aussi que si j’avais été adopté enfant – ce que je souhaitais très fort – les événements de mon existence auraient été tout dif­férents et je n’aurais pas rencontré la femme merveilleuse qui est aujour­d’hui à mes côtés. Oui, ça valait le coup de souffrir ! Et franchement, en sachant ce que je vis aujourd’hui, s’il fallait revivre toutes ces années atroces de ma jeunesse, je dirais OK.

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Une maman dans la peine
Une maman dans la peine
5 juillet 2010 16:12

Bonjour! Je reviens vers vous pour vous dire toute ma fatigue!… Nous avons aidé “Paul” à reprendre goût à la vie après ses tentatives de “suicide” au mois d’avril (ou cris d’alerte pour que l’on se tourne vers lui? ou colère immense vis-à-vis de son ex-compagne et mère de son fils, qui n’en pouvait plus de ses comportements et cessait donc sa laison avec lui…)?. Nous avons aidé “Paul” à s’installer dans un appartement, à 6 kms de chez nous, dans un village où il a des “copains” (que nous ne connaissons pas). Nous lui avons donné le scooter de… Lire la suite »

Une maman dans la peine
Une maman dans la peine
11 mars 2010 14:16

Je suis la maman de Paul (prénom d’emprunt) (24 ans) adopté à l’âge de 1 mois. Ensuite, nous avons eu, mon mari et moi, 3 fils “biologiques” (23 ans, 20 ans, 15 ans). Déménagements, soucis professionnels, la vie n’a pas été simple mais nous étions heureux, malgré tout, avec ces 4 garçons pleins de vie et de malice. Mais à l’adolescence, le caractère rebelle et “mouche du coche” de Paul s’est transformé en révolte, mépris, choix de vie dangereux : pas de travail scolaire, incapacité à suivre une formation, une autre, cinq autres…, drogue, mauvaises relations, problèmes avec la police,… Lire la suite »

Une maman dans la peine
Une maman dans la peine
Répondre à  Renaud Perronnet
23 mars 2010 22:48

Paul (prénom d’emprunt) vient de nous faire très peur. Pour la 2e fois en 3 semaines, le 15 mars, parce que la mère de son enfant lui redisait son intention de ne pas faire sa vie avec lui, parce que l’hôtel social qui l’héberge depuis des mois, lui signifiait qu’ils ne pourraient pas le garder à cause de ses agissements, Paul a avalé ses boîtes de calmants. Je venais d’arriver en Vendée (pour me reposer 3 jours, en bord de mer) lorsque Paul m’a appelée, sur mon portable, en pleurant. Je ne comprenais pas ce qu’il disait. Puis j’ai compris… Lire la suite »

edith
edith
Répondre à  Une maman dans la peine
28 mars 2010 15:29

Bon courage à vous , Maman dans la peine, même si je pense aussi que le plus dur à gérer est désormais du domaine du passé! Mes enfants (j’en ai 4!) ont plusieurs visages (je pense que tous les enfants sont ainsi…..) et parfois on se demande ce qu’on a pu faire ou dire pour en arriver là….!!! Un jour ils sont charmants, aimables et tout est beau et le lendemain c’est l’autre visage plein de “haine?” colère, plein de reproches et de violence. Quatre enfants, quatre comportements différents. Même père, même mère……mêmes “règles” à respecter, relative même ligne de… Lire la suite »

chantal
chantal
11 février 2010 00:21

Bonjour, Je ne comptais même plus pouvoir un jour aider mon “ex-mari” (je l’ai quitté en juillet ) jusqu’à ce que je vois un reportage sur Tim Guénard à une émission de Christophe Hondelatte sur la résilience. J’ai vu des adultes qui avaient été sortis de leur souffrance par du travail et de la reconstruction de l’estime de soit. Mon conjoint, papa de nos trois enfants a toujours eu un tempéramant dépressif , a perdu sa maman à 16 ans, s’est retrouvé abandonné et seul au monde. Il a connu les différentes galères d’un adolescent (alcool, drogue…) et nous avons… Lire la suite »

Albatroz
Albatroz
3 décembre 2009 15:13

Profession : Rêveur Ville : Versailles Pays : France N’arrivant pas à dormir, vers 1 H du matin, j’ai lu d’une traite le livre de Tim Guénard, « Plus fort que la haine » que j’ai terminé vers 5 H du matin… Quand je pense qu’il a vécu à mille à l’heure et qu’il a fait des rencontres bouleversantes avec des femmes et des hommes de Dieu « cosmiques », et qu’il s’est marié, le tout avant 23 ans… je mesure l’abîme qui me sépare de l’illumination, de la paix et de la vraie joie qu’il a connues si tôt,… Lire la suite »

Cadoudal
Cadoudal
8 décembre 2009 20:08

Votre préambule est insupportable ! Oui, la résilience est possible, mais plus ou moins probable, selon la gravité et le degré de destruction émotionnelle, selon qu’il y ait eu certains concours heureux de circonstances ou des rencontres providentielles et génératrices de vie sur la route.
Mais, de grâce : pas de leçons de morale ou de jugements ou de culpabilisation ! Pour un “Tim Guénard”, combien d’autres qui sont au cimetiére depuis longtemps, le désir de vivre même ayant été tué en eux, ou bien, en hôpital psychiatrique ou même en prison !!!!

Cadoudal
Cadoudal
Répondre à  Renaud Perronnet
9 décembre 2009 21:05

Certains pourront peut-être l’entendre, ceux qui ne sont pas déjà au cimetière, quand à “rebondir”, il faut qu’ils aient encore un peu d’air dans leur ballon. Certains ont leur ballon à plat ou quasiment, il n’y a plus de désir de vivre en eux, plus d’étincelle! .Ce sont quasiment des “morts-vivants”! Il n’y a que l’amour, le vrai, pas du semblant, pas un ersatz, mais, du “presque divin”… et même du divin . Et certainement pas des raisonnements intellectuels ou des appels à la raison ou à la volonté, et je vous parle en connaissance de cause. Aucun être humain… Lire la suite »

Emeline
Emeline
2 juin 2009 19:49

Profession : Etudiante Ville : Mons Pays : Belgique Pour l’école, on m’avait demandé de choisir un récit de vie à lire, à résumer et à argumenter surtout… Je n’avais (et n’ai toujours) pas assez de temps. Donc j’ai fait le choix d’un livre court. Sans analyser vraiment la 4e de couverture, je l’ai acheté. Et le soir même j’ai lu… Tout la nuit durant. Ce livre est malheureusement irrésumable, inargumentable, mais Tim, je te promets de faire de mon mieux ! Car ça me donne la preuve que la volonté humaine & le courage (même si cela va bien… Lire la suite »

Marie
Marie
8 janvier 2009 16:31

Ville : Avignon Pays : France Dans un premier temps, je crois qu’il faut (bien sûr suivant les cas) prendre conscience du mal être qui étouffe et étreint. Ce n’est pas évident, car si l’on vit cette violence depuis des années, elle devient “banale”, normale… et déforme toute vision, toute approche de soi-même, et d’autrui. Et il faut ce coup de pouce du destin (pour moi Dieu) pour réaliser que ce vécu qui est mien n’est pas “normal”. Et c’est toute une lente remise en questions de sa vie, à travers telle façon de penser, de faire, des souvenirs qui… Lire la suite »

Christophe
Christophe
27 novembre 2008 23:42

Profession : Paysagiste Ville : Salbris Pays : France Je suis un ami de tim je le vois de temps en temps mais à chaque momant de ma vie et des épreuves qui accumule je pense à lui, à martine qui me manque tériblement à mon ami laurent à toute leurs générosités. Ma vie depuis à pris une importence il n’y a pas une journée ou je ne pense pas à vous mes pensée son comme des priéres qui vous son dédiée. Merci d’avoir fait une place pour moi et ma famille dans vos coeur, merci d’avoir changer ma vie,… Lire la suite »

Philippe
Philippe
26 novembre 2008 15:50

Profession : Retraité Ville : Saint Rémy les Chevreuse Pays : France Quand je parlais de passer par la maladie si l’on a subit des violences, je voulais dire tomber malade par somatisation. C’est ce que j’ai observé autour de moi: ceux qui ont subit des violences deviennent violents, physiquement si ce sont des hommes, ou psychologiquement si ce sont des femmes. Ou bien ils tombent malades s’ils sont non violents, ou bien ils sont tués par les violents qu’ils défient, comme le Christ ou Martin Luterking, que je récuse donc dans votre argumentation. De meme je récuse Nelson Mandela… Lire la suite »

Philippe
Philippe
23 novembre 2008 22:07

Profession : Retraité
Ville : Saint Rémy les Chevreuse
Pays : France

J’aurais voulu une réponse sur le fait d’avoir une référence à une personne (connue) violentée et qui s’en est sortie grâce à l’amour d’autrui, mais sans préalablement passer elle-même par la violence ni passer par la maladie.
Je n’ai aucun doute sur le fait que Tim Guénard soit une personne épanouie, je n’ai aucun doute sur le fait qu’une personne violente puisse devenir épanouie, mais je doute que ce soit possible sans un passage par la violence ou la maladie.

Philippe
Philippe
16 novembre 2008 22:25

Profession : Retraité Ville : Saint Rémy les Chevreuse Pays : France Ce qui me gène dans cette théorie de la résilience, à savoir qu’on peut devenir une personne épanouie malgré un traumatisme, c’est que Mr Guénard a eu sa période de violence. C’est à dire qu’après avoir subit des violences, au lieu de les garder enfouies dans son psychisme et d’en tomber malade, il s’est défoulé en devenant violent lui même. Quand il a eu fini de déstocker sa violence en l’exerçant sur la société, il a pu sans état d’âme devenir une personne saine. Donc le modèle qu’il… Lire la suite »

Bernard
Bernard
Répondre à  Renaud Perronnet
14 juillet 2012 11:02

Vous me permettrez de ne pas être tout à fat d’accord sur la première partie de votre première phrase. On peut tout à fait réémerger “malgré” ou “en dépit de”. Parfois, il suffit d’être placé dans un autre environnement pour pouvoir commencer à s’épanouir. Je considère pour ma part que le fait de devoir partir de chez mes parents a été on ne peut plus bénéfique et salutaire pour moi, comme si on vous transplantait dans une meilleure terre. Je me souviens très bien de l’état dans lequel je me trouvais: je ne voulais voir personne, je m’enfermais dans ma… Lire la suite »

Marie
Marie
21 octobre 2008 21:41

Mail : Votre email
Profession : Auxiliaire de puericulture
Ville : Marne

Votre histoire m a fait pleurer.Aujourd’hui, je suis heureuse que vous soyez avec votre Martine. J’ai eu de la chance de pouvoir lui parler après sa conférence à Lourdes. Bravo, pour vos 4 enfants et pour tout ce que vous faîtes pour les autres. Je prie pour un ami qui a perdu la foi et j’aimerais qu’il rencontre quelqu’un afin de le conduire sur le bon chemin de Dieu. Continuez cet accueil, ce charisme afin que le monde soit meilleur. Merci de votre livre.

Patricia
Patricia
8 octobre 2008 09:13

Profession : Maladie
Ville : Escolives Sainte Camille
Pays : France

Moi aussi j’ai souffert, j’ai été touchée par mon pere ma mere a toujours fait l’ignorance, j’ai été battue par mon mari, trompée pendant 3 ans, dormir dehord la nuit et aller au travail aprés avec la honte je n’ai jamain rien dis c’est la premiere fois que j’en parle grace aux livre de TIM.
MERCI TIM.

Michel
Michel
26 juillet 2008 09:38

Profession : Médecin
Ville : Couiza
Pays : France

J’ai terriblement souffert de l’abandon d’un père à la naissance et d’autres problémes qui m’ont amené à une psychothéraphie car j’ai eu des conduites addictives. J’ai lu votre livre d’un seul coup. Quel courage et merci pour la leçon+++

Est
Est
22 juillet 2008 10:26

Profession : Formatrice Ville : Lens Pays : France Merci. C’est un très bel interview, qui donne de l’Espoir et de la Confiance en la Vie. Tim, ton livre, Tagueur d’Espérance, me fait beaucoup de bien et me donne aussi de l’Espoir concernant mon Copain, qui est dans une situation très difficile (haine en lui, violence, désespoir, manque d’Amour, manque de Confiance en la Vie et les Autres). Je comprends les origines de la violence : un cri de souffrance pour attirer l’attention des Autres. Moi, j’ai eu une belle enfance et des Parents qui ont assuré. Pourtant, je m’aperçois… Lire la suite »

Rico
Rico
7 mai 2008 11:23

Profession : per au foyer
Ville : Pleyben
Pays : France

J’ai d’ecouvert le livre de tim il y as peus de temp de cela. J’ai moi meme vecus une histoire de tristesse (alcolisme) de mon pêre. Le PARDON !!! est q que chose dimportant et c’est aussi q que chose que peus dhommes reconesce ds la vie. En ce qui me concerne !! jai juste envie de dire !! BRAVO !! a cette homme que je ne verai probablement jamais et sil etai a mes coté je le prendrais tout simplement ds mes bras. Eric de bretagne…..

Marilyn
Marilyn
23 décembre 2007 17:52

Profession : En formation dans l’hôtellerie. Ville : La Grand Combe. Pays : France. J’ai adorée cet article, c’est vraiment quelque chose de très fort. J’ai été moi même une enfant maltraitée et de lire son livre ma fais relevée la tête. J’ai un enfant que j’aime plus que tout et que je ne maltraite pas car en aucun cas je ne veux ressembler à mes parents. En revanche, je n’arrive pas à pardonner, c’est plus fort que moi, je ne peux pas. J’ai écris un livre sur mon histoire que j’aimerais arriver à faire publier. Si vous savez vers… Lire la suite »

Princess' titi
Princess' titi
7 novembre 2007 20:46

Pays : Martinique.

Hey ! mOi je l’ai rencOntrée il est venu hier dans mOn lycée et quand je lui ai parlé pOur le remercier il m’a juste répOndu “merci pOur tOn cOeur” cet hOmme est plus que quelqu’un qui a vécu une terrible enfance et qui s’en ai sOrti il est beaucOup plus que ca & le fait de le rencOntrer reste quelque chOse de fOrmidable alOrs si vOus le pOuvez recOntrer tim il est géniial je l’adOre dèjà mOuah.

Kévin
Kévin
5 octobre 2007 21:59

Profession : Ouvrier Qualifié. Ville : Cherbourg. Pays : France. « Merci beaucoup Tim, pour l’espoir que tu nous donnes, j’espère un jour pouvoir pardonner aussi à mon père… Mon père a pratiqué des attouchements sexuels sur ma soeur, mon frère et moi, il était très violent et me rabaissait par une torture morale qui pour moi faisait plus mal que les coups. Je suis encore dans une phase où le pardon reste bien flou, pour moi cet homme représente le mal absolu, mais je sais maintenant que la clef de la réussite de ma vie se trouve là, si… Lire la suite »

Chantal
Chantal
1 octobre 2007 01:49

Profession : Educatrice Spécialisée en formation. Ville : Bretagne. Pays : France. Tim Guenard, un ami secret pour la vie. Mon psy m’avait dit “je comprends”. Comment pouvait-il me comprendre, lui qui n’avait jamais vécu… ça, encore moins à ce point-là ! J’étais en souffrance, isolée dans un passé indicible, inracontable. Alors je suis partie, j’ai fui, je cherchais la Paix, j’en avais besoin… physiquement. L’abbaye de Timadeuc m’a ouvert ses portes. J’ai trois enfants que je n’ai jamais frappé. Je ne voulais pas transmettre cette “saloperie”, elle devait s’arrêter à moi, c’est un combat que je devais gagner !… Lire la suite »

Soeur de St. Vincent
Soeur de St. Vincent
1 septembre 2007 13:33

Profession : Vocation : religieuse depuis 1960.
Ville : Roeselare.
Pays : Belgique.

Merci de votre livre “Plus fort que la haine”, je suis à la page 253 incroyable comme vous avez pu rencontrer tant de personnes importantes dans la vie chrétienne et des consacrés vrais c’est un encouragement à aimer et se laisser aimer.

Grégory
Grégory
20 juin 2007 15:41

Ville : Ouistreham. Pays : France. J’ai rencontré lors d’une conférence Tim Guenard. Cet homme dégage de l’amour malgré tout ce qui lui est arrivé. Je voudrais savoir s’il n’est pas possible de faire des formations, car je voudrais donner aux autres, mais je ne sais comment faire. J’ai 30 ans, et j’ai l’impression de n’avoir rien fait de ma vie… L’Amour que communique Tim est tellement important, que je voudrais pouvoir donner aux autres joie, bonheur et surtout pouvoir aider. Je suis sans travail actuellement. Pouvez vous me guider et me conseiller. Merci par avance de votre réponse. A… Lire la suite »

Gérald
Gérald
Répondre à  Renaud Perronnet
26 février 2014 23:27

Excusez-moi, mais ce n’est pas ce que Tim a témoigné. Tim raconte au contraire que c’est en se sentant aimé, accueilli par ce prêtre, donc par un autre que lui-même. Tim a, par ce prêtre, fait l’expérience de l’amour inconditionnel de Dieu, Jésus. Et en développant une relation avec Jésus, par une vie de prière soutenue et en accueillant les personnes blessées, il a réussi à se décentrer de ses blessures et désir de vengeance. En réalité, c’est l’Esprit Saint en lui qui dégage cet Amour que vous percevez en sa présence. Ainsi, vous pouvez, vous aussi, en vous laissant… Lire la suite »

Guy
Guy
11 mai 2007 21:27

Merci pour la pertinence et la bienveillance de vos questions à l’égard de Tim Guénard.
Merci de mettre du beau dans notre vie.

Sylvie
Sylvie
25 avril 2007 20:09

Merci pour cette empathie, gardé cette aptitude à vous mettre au niveau de l’autre sans le juger cela fait vraiment du bien d’avoir dans le monde “vous” un vrai humain. Ral le bol des “copies humaines”. L’amour est le meilleur des médicaments, un grand merci d’avoir eu la chance de vous rencontrer à travers vos livres. J’espère pouvoir un jour vous rencontrer, la vie ne m’a pas épargnée aussi je suis une écochée vif.