La dépression, comment en sortir ?

« L’un des symptômes d’une proche dépression nerveuse est de croire que le travail que l’on fait est terriblement important. »

Bertrand Russel

La dépression est l’émotion pathologique qu’éprouve une personne qui a une vision négative d’elle-même (« Je ne suis pas à la hauteur »), une vision négative du monde et des autres (« Le monde est injuste ») et une vision négative de l’avenir (« Les choses vont mal se passer pour moi et mes proches »).

La dépression survient surtout chez des personnes perfectionnistes qui ont un idéal tel qu’elles jugent leurs résultats toujours insuffisants.

On estime qu’au moins deux femmes sur dix et un homme sur dix souffriront d’un épisode dépressif majeur au cours de leur vie, avec deux périodes critiques, l’une entre 20 et 30 ans, l’autre entre 50 et 60 ans.

La dépression est responsable d’environ 12 000 décès annuels par suicide (première cause de mortalité chez les 15-34 ans.)

Sur ce sujet dramatique, je vous propose cette petite bande dessinée de Charles M. Schulz pleine d’enseignements…

Cliquez sur les flèches de ce diaporama :

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Pour aller plus loin, vous pouvez lire:

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Moyennant une modeste participation aux frais de ce site, vous pouvez télécharger l’intégralité de ce diaporama de 10 pages, au format PDF, en cliquant sur ce bouton : 

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CC BY-NC-SA 4.0 La dépression, comment en sortir ? par Renaud Perronnet est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'utilisation Commerciale-Partage à l'identique 4.0 .

10 réflexions au sujet de « La dépression, comment en sortir ? »

  1. Jeromine

    Génial le petit dessin de Charlie Brown ! Allez, j’ai besoin d’un petit coup de pouce ce matin. J’enfile mes chaussures et je vais marcher dans la nature, aussitôt dit, aussitôt fait…
    Un remède absolu contre la morosité : regarder “Singing in the rain” chef d’oeuvre absolu de drôlerie et de joie de vivre. “Epatant” comme disait ma grand mère.
    Personnellement, la pluie et le manque de soleil me fichent un léger bourdon. Il suffit que quelques évènements contrariants surviennent et je me mets à voir la vie en gris. Singing in the rain c’est l’anti gris !
    Bien à vous et à tous. N’oubliez pas de regarder ça même si mon conseil paraît peu sérieux. La vision de la beauté est un remède à tout. xxX

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  2. jean michel

    Sans vouloir être exagérément contrariant, une situation de dépression pourrait aussi ne pas avoir une cause unique liée à la personne elle même. La modestie est une attitude apportant aussi des potentialités, et le fait de se sentir vulnérable et imparfait pourrait nous rapprocher de ceux qui souffrent aussi de diverses façons. La civilisation dans sa forme actuelle occasionne des nuisances au niveau physique, émotionnel et environnemental, et la prise de conscience de cette situation devient de plus en plus répandue. Dans un mode de vie qui nous isole, on finit par ne plus bien tenir debout tout seul.

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  3. Muriel

    Bonjour,
    s’il suffisait de relever la tete et de marcher 30 mn chaque jour pour sortir d’une dépression, les psy et les labo pharmaceutiques mettraient vite la clé sous la porte et nous serions tous des bisounours heureux…
    Pardon pour cette entrée en matière volontairement (mais pas méchamment) provocatrice.
    Il y a tout un monde (de souffrances) entre “avoir le bourdon” et etre en vraie dépression qui est une maladie pas juste un état d’ame que l’on peut chasser en chantant sous la pluie.
    Je m’attendais à une analyse enrichissante du mécanisme de la dépression et à des pistes sérieuses pour en sortir, je suis bien déçue malgré la joliesse de ce petit diaporama qui finalement nous dit ce qu’il ne faut pas, c’est-à dire: “mais voyons c’est facile, il suffit de te bouger! Un peu de volonté que diable!”
    Désolée, je dis ce que je pense mais cela n’entache en rien l’estime que j’ai en général, pour vos écrits monsieur Perronnet.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Hé oui, ce que vous dites est évident, en regardant ce diaporama vous pouvez légitimement penser “ce type se fout du monde avec ses injonctions maladroites”, à moins que vous ne vous mettiez à percevoir les choses autrement…
      Il est énoncé à la fin de ce diaporama, une parole précieuse qui peut tous nous faire réfléchir si nous nous y ouvrons : s’il est vrai qu’un changement de comportement même minime influe sur l’être entier, l’espoir est rendu possible à toutes les personnes qui peuvent s’ouvrir à cette idée.
      Faire du neuf, changer, ne serait-ce qu’un tout petit peu ses habitudes de vie envoie un message à notre mémoire inconsciente, message qui contribuera à nous aider à ouvrir une porte sur un autre monde auquel aspirent tant de personnes en souffrance.
      Les personnalités dépressives voient le côté sombre des situations, surévaluent le négatif et ne se sentent pas à la hauteur, ce à quoi elles aspirent (alors même que le plus souvent elles ne vont pas chercher d’aide), est en fait à leur portée.
      Je suis persuadé que plutôt que de penser ces lignes, il est préférable de les « essayer », même si je conviens volontiers avec vous que le plus souvent une personnalité dépressive interprétera le conseil qu’on lui donne en se sentant incomprise, dévalorisée et même rejetée.

      L’exercice physique régulier permet de guérir d’un épisode de dépression. Ainsi on a pu constater que pour des patients déprimés ayant entre 50 et 77 ans, le simple fait d’effectuer 30 mn de « marche vive » dans la nature, sans courir, trois fois par semaine, produisait au bout de 4 mois exactement le même effet que la prise d’un anti dépresseur, sauf que l’anti dépresseur ne soulageait que les symptômes. (Etude de 1999, Blumenthal, « Effects of exercice training on older patients with major depression », cité par D. Servan-Schreiber in Guérir, page 175.)

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  4. Anne

    La dépression peut être aussi liée à un état de fatigue extrême et alors, même pas envie d’enfiler les bottes pour sortir et aller se promener. Je crois que tout le monde peut connaître à des degrés divers une forme de dépression mais dans certains cas, quand la dépression est très forte, on a besoin d’aide extérieure en sachant que “les conseilleurs ne sont pas les payeurs”. je crois que la dépression dépend aussi du caractère de chacun et de la façon que l’on a de pouvoir relativiser

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Oui, certainement, quand je dis que l’exercice physique régulier permet de guérir un épisode de dépression, mon intention n’est pas d’accabler ou de culpabiliser encore davantage les personnes dépressives mais simplement de donner une piste aux personnes qui peuvent l’entendre ainsi qu’à leurs proches.
      Les proches pourront peut-être ainsi sentir que plutôt que de dire à une personne dépressive « tu devrais sortir prendre l’air » (ce qui n’aura pas d’autre effet que d’enfermer encore davantage la personne dépressive dans sa souffrance), ils peuvent, avec un peu de tact et de doigté, lui dire « Viens, j’ai envie de sortir me promener dans la nature avec toi. »

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  5. Éva

    Bonjour à tous,
    Comment faut il prendre ce diaporama? C’est de l’humour noir? Du cynisme? De l’ironie? ” si on veut profiter un peu de sa dépression, il faut se tenir comme ça” dit notre petit bonhomme… Profiter de sa dépression… Je ressens cette expression comme une nouvelle culpabilisation de la dépressive que je fus et que je suis encore certains jours. Culpabilisation et infantilisation. ” Relever la tête est la pire chose à faire” renchérit-il plus loin.
    Par contre, j’ai lu plus loin que “toute action dans le présent envoie un message à la mémoire inconsciente”, alors j’agis et je peux agir parce que je vais mieux… J’agis, je m’ attelle à mon clavier et j’écris que pour sortir de la dépression, le mieux est d’accepter d’être déprimée, de prendre soin de soi le mieux possible, le plus possible, de se traiter avec douceur, respect et amour. Je me suis tellement détestée dans cet état…jusqu’au jour où j’ai compris que c’était ce dégoût de moi qui m’empêchait d’avancer…mais certainement pas le manque de volonté ou de courage. J’ai essayé la marche, le sport, le travail, avec beaucoup de volonté, de rigueur…et au final…du déplaisir qui maintient dans la dépression. Et, un jour, j’ai lâché cette volonté justement, pour me rencontrer moi, et ce que j’aime moi et non plus ce que je pensais qu’il fallait que je fasse pour que les autres m’aiment et m’acceptent. Un jour, j’ai arrêté de faire ce que je n’aimais pas et j’ai commencé à faire ce que j’aimais, moi, pour moi. Et, là, petit à petit le soleil est revenu dans ma vie, doucement, tendrement. Il y a encore des jours où la tristesse domine…mais la tristesse est une émotion, la dépression est une maladie!
    Parfois, un psy dit quelque chose pour nous faire réagir… Merci de m’avoir permis de réagir… Je suis contente d’arriver à écrire cela aujourd’hui! Je souhaite à tous ceux qui traversent des bouleversements aussi douloureux que la dépression de rencontrer des gens qui seront des lanternes, des bouées, des repères sur ce chemin qui mène à la rencontre avec soi. Pour autant, en ce qui me concerne, le chemin n’est surtout pas celui du volontarisme…
    Eva

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Si tout ce qui est de l’ordre du conseil est tellement insupportable à une personne dépressive, c’est bien parce qu’elle culpabilise de ne pas pouvoir suivre les conseils qu’on lui donne.
      Et c’est précisément en ceci qu’elle est vulnérable. Existant très peu par et pour elle-même, ne s’aimant pas, convaincue de son impuissance, la personne dépressive croit devoir obéir aux demandes maladroites (mais compréhensibles) de changement de certains de ses proches.

      Parallèlement beaucoup de personnes dépressives – parce qu’elles n’ont généralement pas été respectées par leurs parents et leurs éducateurs – sont encore soumises à leurs injonctions manipulatrices du type « Quand on veut on peut. »
      Certaines ne se rendent même pas compte que si elles pouvaient choisir, elles ne choisiraient évidemment pas d’être dépressives, et pensent sincèrement qu’elles devraient être capables de faire ce qu’elles ne se sentent pas capables de faire ! D’autres par contre se rendent compte de la supercherie et deviennent alors les victimes (à travers leur révolte et leur ressentiment), de ceux qui veulent maladroitement les aider en leur demandant de se « bouger ».

      De même qu’une personne censée pourrait affirmer « je ne me baignerai que quand je saurai nager », (ce qui ne lui permettra jamais de pouvoir se baigner), il peut sembler totalement logique et légitime à une personne dépressive de penser que puisqu’elle est dépressive elle ne peut pas agir.
      Tant qu’une personne s’enferme dans la pensée que pour agir il lui faudrait aller mieux, elle se condamne à souffrir davantage quand elle ne va pas mieux. Parallèlement nous savons que l’action est thérapeutique puisque toute action dans le présent envoie un message à la mémoire inconsciente.
      Alors comment sortir de ce paradoxe ?

      S’il ne s’agit certainement pas pour une personne dépressive de devenir capable d’avoir une volonté qui lui reste inaccessible, peut-être peut-elle envisager (du moins à un certain moment de sa dépression), de faire ce que j’appellerai un « pas de côté », ce que vous avez précisément fait quand vous avez admis possible d’accepter votre dépression, et je crois que c’est là le début d’un enchaînement salutaire : vous avez envisagé comme possible de ne plus vous détester dépressive, ce qui revient à dire de vous aimer « même dépressive » donc vous vous êtes apaisée en ne rajoutant plus une maltraitance à une souffrance. En faisant cela, vous avez réalisé que ce qui vous manquait le plus était l’amour de vous-même. L’amour qui ne peut pas se forcer (Aime !), ni même se conseiller (Tu sais, tu devrais t’aimer), qui peut juste à un moment être découvert comme possible (envisageable ?) par une personne perdue au fond de sa souffrance et qui tente d’être lucide.
      Et – comme vous le dite si joliment – c’est le moment où « le soleil revient tendrement. »

      C’est à coup sûr de cette tendresse pour elles-mêmes que les personnes aux tendances dépressives ont le plus besoin.
      Et pour aller plus loin vers cette idée, je vous invite à cliquer ici.

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  6. Molly

    Bonjour,
    je vous écris car j’ai lu votre article très interessant,
    actuellement je suis sans emplois, je ressens un vide en moi, je crois j’ai perdu confiance en moi, au niveau familial et amoureuse, quand j’entame une relation je vois direct un échec futur de cette relation, ça me décourage et j’arrête. certains de mes amies me disent ue je suis dependante affective, mais je pense pas, je ressens un grand vide en moi, j’essaie de combler par des activités. mais même dans ces activités j’ai ce vide m^me quand je suis avec mes amies j’ai un vide.
    quand je suis en couple le vide s’estompe et j exige bcp de mon partenaires au final je me prends trop la tête et la relation devient chaotique
    je sais que mon bonheur je ne dois pas l’attendre d’un homme ou d’une femme, mais j’ai besoin d ‘aimer et me sentir aimer, dois je rester seule toute ma vie sinon soit disant je dois me rendre heureuse moi même ? j’essaie d’avoir les pensées positives mais sans succès.
    je vous remercie de m’avoir lu

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Oui, je vous conseille vivement de ne pas rester “comme ça” donc de vous faire aider. Il vous faut aller plus loin et plus profond pour découvrir ce qui vous conditionne ainsi à ces comportements mortifères.

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