Acharnement thérapeutique, euthanasie ou soins palliatifs ?

Auteur :© Renaud PERRONNET

 

Thèmes principaux :

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  • Pour y voir plus clair…
  • Trois définitions essentielles.
  • Le droit de chacun aux soins palliatifs.
  • La nécessaire formation des soignants.
  • Les risques de l’acharnement.
  • Où en est la loi ?
  • Une objection qui ne tient pas.
  • La position des religions.

Dans le domaine – très sensible – de la fin de vie, dans le domaine de la mort – taboue et sujette à la désinformation – les mots sont remplis de pièges, ce qui alimente les passions et rend le débat difficile.

C’est pourquoi nous allons commencer par trois définitions essentielles :

ACHARNEMENT THERAPEUTIQUE : Attitude qui consiste à « poursuivre une thérapeutique lourde à visée curative, qui n’aurait comme objet que de prolonger la vie sans tenir compte de sa qualité, alors qu’il n’existe aucun espoir raisonnable d’obtenir une amélioration de l’état du malade.(1) »

EUTHANASIE : Étymologiquement, ce mot créé par le moine érudit Roger Bacon au 13ème siècle, à partir du grec eu (bien) et thanatos (mort), signifie « mort douce et sans souffrance », c’est-à-dire « aération de la chambre, attention portée à la position du malade dans son lit, présence des proches, abstention de tout recours inutile à la chirurgie et traitements symptomatiques et palliatifs.(2) » Ce mot signifiait donc au 13ème siècle ce que nous entendons aujourd’hui par soins palliatifs.

De nos jours, ce mot désigne l’acte qui consiste à mettre délibérément et rapidement fin à une vie pour mettre fin à une souffrance. Il signifie donc donner la mort et est assimilé à un homicide.

SOINS PALLIATIFS : Ce sont des « soins actifs dans une approche globale de la personne en phase évoluée ou terminale d’une maladie potentiellement mortelle.(1) » Il s’agit de l’art d’alléger les souffrances du mourant en l’accompagnant et en prenant – au besoin et dans certaines conditions – la décision d’arrêter des traitements devenus inutiles et dérisoires (arrêt thérapeutique).

Se mettre d’accord sur ces définitions, c’est se donner les moyens de comprendre les propos de Marie de Hennezel (3) :

« Arrêter un traitement ou administrer à hautes doses des antalgiques ou des sédatifs dans l’intention de soulager, même au risque d’écourter la vie, ce n’est pas de l’euthanasie. »

Les soins palliatifs ont pour objectif d’accompagner la personne jusqu’à la mort dans des conditions qui préservent sa dignité (lutte contre la douleur, soutien psychologique du malade et de sa famille) sans accélérer nécessairement le processus.

Pour la Société des Réanimateurs, arrêter un respirateur artificiel qui envoie l’air dans les poumons du malade ou en diminuer le flux est un geste qui ne relève pas de l’euthanasie mais de l’arrêt des soins actifs lorsque la fin est inéluctable. Ce geste doit être accompagné d’un traitement antalgique afin que le malade ne ressente pas l’étouffement. On voit que permettre de mourir n’est pas donner la mort.

La réalité des pratiques des services de réanimation, selon une étude récente(4), estime à 50% les décès dus à un arrêt des machines, donc à une intervention des médecins.

Une position différente :

Les partisans de l’euthanasie (qui souhaitent choisir l’heure de leur mort afin d’éviter toute déchéance) assimilent cela à une « euthanasie passive » qui, pour eux, relève de la même démarche qu’une injection létale (« euthanasie active ». (4))

Dans ce contexte, nous devons savoir qu’environ 90% des demandes d’euthanasie disparaissent si les malades en fin de vie peuvent se sentir moins seuls (soutien psychologique) et se trouver soulagés de leurs souffrances (anti-douleur.)

Ainsi Monsieur M., hospitalisé pour insuffisance respiratoire a-t-il été placé pendant 45 jours sous respirateur artificiel. Isabelle, infirmière(4), se souvient : « Quand il est arrivé, il nous demandait de tout arrêter, il n’y croyait plus et voulait mourir. On l’a soutenu à fond, et, aujourd’hui, le résultat est là, il est ressuscité, on se dit que cela en valait la peine. » Monsieur M. peut aujourd’hui se passer du respirateur artificiel, il s’asseoit dans son lit, écoute la petite radio apportée par sa femme et joue aux dames avec son fils aux heures de visite.

Le droit aux soins palliatifs et la nécessaire formation des soignants :

Le 9 juin 1999, le Parlement français a voté à l’unanimité, une loi sur le droit d’accès pour tous aux soins palliatifs. Les soignants sont donc les premiers à devoir mieux respecter les droits des malades, grâce à leur capacité de discernement, basé sur leurs qualités d’écoute et de cœur.

Ils ont besoin d’apprendre à parler avec les mourants de leurs craintes et de leurs désirs, sans avoir peur de leur propre impuissance. Car tant qu’ils considéreront la mort comme un échec, ils n’oseront pas en parler, et à l’inverse, quand la mort leur apparaîtra comme normale et naturelle, ils oseront donner au mourant « la permission de mourir. »

« Former les soignants, ce n’est pas leur donner des recettes, ni apporter des réponses toutes faites, mais leur permettre de sortir du déni, du silence, de l’illusion de maîtrise et de toute-puissance dans laquelle leur formation initiale et l’attitude de notre société les cantonne. Il faut leur offrir la possibilité de parler de ce qu’ils vivent, de ce qui les touche, de ce qui les émeut, de leur propre conception de la mort, de leurs difficultés face aux patients. Ainsi découvrent-ils qu’ils ne sont pas seuls à se sentir mal à l’aise ou déroutés. Ils ont souvent une expérience et une connaissance inestimable de ce que vit le patient. Quand on leur donne l’occasion d’en parler, ils réalisent qu’ils savent plus de choses qu’ils ne l’imaginent. Ils ont du cœur, de l’intuition et du bon sens. C’est le rôle des groupes de soutien que de permettre l’expression de ces qualités mais aussi d’inviter chacun à discerner ce qu’il peut faire et ce qu’il ne peut pas faire » , rappelle Marie de Hennezel (3).

Les risques de l’acharnement thérapeutique :

L’inhumanité commence là où les règles institutionnelles des établissements de santé priment sur le besoin des personnes. Ainsi le professeur Bernard Glorion, président du conseil de l’ordre des médecins, dans un entretien à Marie de Hennezel(5) plaide-t-il coupable : « les médecins ont failli dans leur devoir d’accompagnement. La médecine performante de cette fin de siècle a fini par oublier l’homme. »

Ainsi, Alain, aide-soignant (4), l’exprime-t-il : « Nous sommes au contact direct du malade, nous le portons, le lavons, nous voyons son corps se dégrader petit à petit. On sent quand il est à bout, et lorsqu’on nous demande de continuer encore les examens, les prélèvements, on se dit parfois que ce n’est pas humain. »

Un autre chef de service (4) d’un service de réanimation s’exprime avec beaucoup de lucidité :

« Compte tenu de la puissance des moyens dont nous disposons, nous pouvons maintenir en vie des patients pendant des semaines, et c’est ce que nous faisions avant. Aujourd’hui les choses ont évolué. Ce qui nous apparaissait hier comme un échec, aujourd’hui, nous l’appelons fin de vie. Il ne s’agit pas d’un abandon. Nous continuons à soigner notre patient, à lui assurer une vie décente, à lui éviter les escarres et la douleur. On passe d’une attitude curative à une attitude palliative. On accepte qu’il meure, tout simplement. Le problème, c’est que, pour le moment, on peut nous traîner en justice, car rien ne nous protège dans la loi. »

Et justement, où en est la loi ?

Les mentalités ayant évolué, elle se doit de changer, observons les propos de la proposition de loi(6) sur la fin de vie, qui complète les articles 37 et 38 du code de la déontologie médicale et le code de la santé publique pour renforcer les droits des malades, et sécuriser la situation juridique des professionnels de santé :

Du point de vue des droits des malades :

  • Si le malade est conscient et en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, quelle qu’en soit la cause, il peut décider une limitation ou un arrêt des soins. Le médecin (après l’avoir informé des conséquences de son choix) doit respecter sa volonté en lui dispensant des soins palliatifs.
  • Si le malade est conscient mais n’est pas en phase terminale, il peut refuser l’alimentation artificielle. Pour que sa demande soit prise en compte, il devra préalablement rencontrer plusieurs médecins qui auront tenté de le convaincre du traitement.
  • Si le malade est inconscient, les décisions de limitation ou d’arrêt des traitements ne peuvent être prises en compte que dans le cas de procédures collégiales (avec consultation de la famille, d’un proche ou de personnes de confiance.) Seules les directives anticipées rédigées par le patient moins de trois ans avant son état d’inconscience seront prises en compte.

Du point de vue de l’organisation des soins :

  • Dans chaque grand service de soins palliatifs, un médecin référent est nommé afin de permettre au malade dont l’arrêt des soins a été décidé, de bénéficier d’une prise en charge adaptée (notamment de la douleur.)

Du point de vue de la protection des médecins :

  • Le médecin ne sera plus pénalement responsable d’un arrêt des soins actifs (contrairement à celui qui s’en affranchit) s’il satisfait aux obligations de transparence et de collégialité.

Ainsi, Marie de Hennezel (4) commente-t-elle la proposition de loi : ce texte « renforce le droit des malades et permet aux médecins d’accepter le refus de soins de son patient sans courir le risque d’un procès pour non-assistance à personne en danger, comme c’était le cas jusqu’à présent. Y compris lorsque le malade n’est pas en fin de vie comme Vincent Humbert (7). Dorénavant, chacun pourra refuser la ventilation ou l’alimentation artificielle, tout en recevant les antalgiques nécessaires pour ne pas en souffrir. Ceux qui dénoncent la cruauté d’une telle mort oublient qu’injecter un produit mortel comme le chlorure de potassium fait beaucoup souffrir, même si la mort est plus immédiate. »

Une objection qui ne tient pas :

Dans ce contexte, un médecin (4) estime que la distinction entre limitation des traitements et euthanasie est très théorique : « Le résultat est le même lorsque tu arrêtes un respirateur ou que tu injectes du chlorure de potassium. » Un de ses collègues lui répond : « Peut-être, mais toi, tu n’as pas commis le même acte. »

Nous pouvons donc tout à fait comprendre que beaucoup de médecins refusent le terme ambigu « d’euthanasie passive », pour préférer celui d’arrêt thérapeutique, car laisser mourir n’a rien à voir avec donner la mort.

Une infirmière (4) se souvient de son premier stage, dix-huit ans plus tôt : le médecin avait laissé une prescription, « c’était un cocktail mortel, mais moi, je n’en savais rien, j’ai fait l’injection prescrite en croyant qu’il s’agissait d’antalgiques. Je n’ai compris qu’après, c’était horrible, c’est moi qui l’avais tué. »

Au-delà des débats passionnés :

Par delà les tabous et la passion avec laquelle les débats sur l’acharnement thérapeutique sont animés, il est toujours difficile pour les êtres humains d’accepter que les choses non satisfaisantes perdurent :

  • C’est ainsi qu’ils mettent – justement – tout en œuvre pour qu’elles puissent devenir satisfaisantes. Dans ce contexte, le professeur Didier Dreyfus(8) rappelle : « 80% de nos malades sont sauvés grâce aux moyens que nous mettons à leur disposition. Sans nous, ils ne seraient plus là, ne l’oublions pas. »
  • Mais cette difficulté est aussi un écueil car ils peuvent s’y perdre, comme l’exprime ce médecin réanimateur (4) en colère qui se penche sur le dossier de cet homme de 89 ans, arrivé transféré directement du service de chirurgie, allongé sur le dos, inconscient, et qui respire au rythme de la machine : « Pourquoi ne l’a-t-on pas laissé mourir en chirurgie sans l’intuber ? Cet homme n’a plus d’intestin grêle et ne pourra plus jamais manger normalement. Il a besoin d’une machine pour l’aider à respirer. Il va vivre pendant des mois à l’hôpital, dans un environnement agressif. Lui a-t-on vraiment rendu service en le réanimant quand il a fait une détresse respiratoire ? Lors d’une première hospitalisation, nous avions inscrit dans son dossier que nous ne voulions plus le reprendre en réanimation. Nous sommes mis devant le fait accompli. »

Il n’est pas rare que, dans ce contexte, des médecins démissionnent ou changent de spécialité, comme celui-ci (4) qui quitte la réanimation pour se réorienter vers l’anesthésie et qui préfère parler d’escalade plutôt que d’acharnement : l’escalade « commence souvent ailleurs qu’ici, dans un autre service, à la maison de retraite ou au domicile du malade, quand le Samu est appelé pour une détresse respiratoire et se trouve quasi obligé de d’intuber sur place. C’est difficile de jeter la pierre à qui que ce soit, car il faut prendre une décision rapide. Mais franchement, je ne voudrais pas qu’on impose à mes grands-parents ce que l’on fait endurer à certaines personnes âgées aujourd’hui. »

Pour terminer, voyons comment les différentes religions voient le problème :

Les protestants comme les bouddhistes sont les plus nuancés, qui ne condamnent pas l’arrêt thérapeutique et laissent une ouverture en fonction des situations individuelles.

  • « Accéder à certaines demandes de fin de vie se situe dans le prolongement des soins palliatifs, la mort n’est pas un échec », nuance Jean-François Collange, professeur d’éthique à la faculté de théologie protestante de Strasbourg et également membre du CCNE.
  • « Si l’amour s’exprime par rapport au bonheur de l’autre, la compassion, elle, s’exprime par le souhait de voir l’autre libéré de la souffrance », précise Didier Chevassut, bouddhiste et médecin à la consultation de la souffrance à l’hôpital Nord de Marseille.

Le 30 novembre 2004, à la quasi unanimité, la proposition de loi qui définit un droit au « laisser mourir » sans légaliser l’euthanasie, a été votée par le Parlement français. Elle prévoit que les traitements ne doivent pas être poursuivis « par une obstination déraisonnable », expression préférée à celle d’acharnement thérapeutique. Elle stipule qu’une personne en phase terminale peut décider « de limiter ou d’arrêter tout traitement » et autorise l’administration de médicaments anti-douleurs, même s’ils accélèrent le décès.

Notes :

(1) Charte des soins palliatifs et de l’accompagnement, énoncée en 1984 et mise à jour en 1993.

(2) Patrick Verspieren, Face à celui qui meurt, Éditions Desclée de Brouwer, cité par Marie de Hennezel dans « Nous ne nous sommes pas dit au revoir », Éditions Robert Laffont.

(3) Marie de Hennezel, psychologue et psychothérapeute, a travaillé plus de 10 ans au sein d’une équipe de soins palliatifs à Paris. Elle donne des conférences et participe à des séminaires de formation à l’accompagnement de la fin de la vie. En octobre 2003, le Ministre de la Santé, Monsieur Jean-François Mattéi, lui a confié la mission d’établir un rapport sur « la fin de vie et l’accompagnement » que vous trouverez ICI. Elle est l’auteur de « La Mort intime » aux Éditions Robert Laffont et de « Nous ne nous sommes pas dit au revoir », d’où est extraite cette citation.

(4) La Vie n° 3091, du 25 novembre 2004, reportage sur une équipe du service de réanimation de l’hôpital Louis-Mourier à Colombes (Hauts-de-Seine.)

(5) Entretien du 29 mars 1999, cité par Marie de Hennezel dans « Nous ne nous sommes pas dit au revoir », Éditions Robert Laffont.

(5) Proposition de loi relative au droit des malades et à la fin de vie sur le site de l’Assemblée Nationale.

(7) Vincent Humbert, jeune tétraplégique muet, qui ne parvenait pas à bouger plus qu’un seul doigt de la main. En décembre 2002, il a écrit une lette au Président de la République, lui sollicitant le droit de mourir. Quelques temps plus tard, Marie Humbert, sa mère, lui a injecté une dose de barbituriques. Plutôt que de le laisser « s’étouffer peu à peu » après avoir débranché la machine qui l’aidait à respirer, le Dr Chaussoy a explique avoir jugé qu’il était de son « devoir de médecin » de « l’aider » à mourir comme il l’avait réclamé. Il mourra le 26 septembre 2003, deux jours après son admission en réanimation dans son service, au Centre héliomarin de Berck-sur-Mer.

(8) Entretien avec le professeur Didier Dreyfuss, La Vie n° 3091 du 25 novembre 2004.

© 2004 Renaud PERRONNET Tous droits réservés.

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36 réflexions au sujet de « Acharnement thérapeutique, euthanasie ou soins palliatifs ? »

  1. Carol

    Suite à un AVC très important, mon père depuis inconscient, se retrouve condamné à l’état de « plante verte ». Il n’a malheureusement laissé aucune directive écrite. Seulement orales… Que pouvons-nous faire, nous : sa femme et ses enfants, pour stopper cet acharnement, sachant qu’il ne pourra retrouver aucune de ses facultés… ? Merci.

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      La première chose à faire est certainement de rencontrer le médecin pour lui dire clairement ce qu’étaient les directives orales que votre père vous a transmises. Ce médecin aura certainement quelque chose à vous répondre et c’est sur cette base que vous aurez peut-être à discuter avec lui.

      A propos de ce que vous appelez l’état de « plante verte » de votre père, je vous invite à aller lire le dossier de l’Institut Européen de Bioéthique ICI et à télécharger l’article qui a pour titre « Les personnes en état végétatif persistant sont-elles des « légumes » ? ». Vous y apprendrez notamment qu’une personne en EVP (Etat Végétatif Persistant) a conscience d’elle-même et de son entourage.

      Répondre
  2. Ceyratoise

    Profession : Infirmière.
    Ville : Clermont Ferrand.
    Pays : France.

    Très intéressant, alors que ma mère croupit en HaD d’un cancer généralisé, que depuis le 28 juin 07 elle est sous alimentation parentéale + débridat IV + perf glucosé… etc. Sa douleur est très mal prise en charge. Les médecins (cancérologue, médecin traitant, médecin des soins palliatifs, médecin de l’had) sont encore à se demander qui va prendre la décision de la soulager ; alors qu’elle est consciente et parfaitement consciente. Elle l’a écrit, elle le dit : « PAS D’ACHARNEMENT THERAPEUTIQUE » mais tous continus. Depuis 1 semaine elle dit : »Il ne m’écoute pas je vais me suicider, mais comment ; je vais tout arracher ; à la question : « Tu as mal ? oui, partout. « Prends tes médicaments pour la douleur ; oui, mais il faut que j’attende 4h entre chaque prise. » Ca se passe dans une ville française a Troyes en ce moment 09 aout 2007. SANS COMMENTAIRE.

    Répondre
  3. Tiare

    Profession : Cadre de santé.

    En tant qu’infirmière vous pourriez procéder à l’évaluation régulière de la douleur (EVA) que vous notez puis transmettre ces données à l’équipe médicale en proposant des solutions antalgiques à l’équipe (antalgiques majeurs type Oxycontin LP, ou d’autres moyens : neurostimulation transcutanée, hypnose, massages-douceur) ; sinon appeler l’association des soins palliatifs.

    Répondre
  4. Pauline

    Profession : Etudiante.
    Pays : France.
    Thème : Acharnement thérapeutique.

    Bonjour, un résident en gériatrie hospitalière et fatigué de vivre et de se battre et demande de stoppé le traitement (la personne ayant toute ses capacité mental et intellectuel) la famille proche respect son choix et accepte une euthanasie passive, l’équipe médical refuse et utilise l’acharnement thérapeutique… en vain car la personne a fait un syndrome de glissement… L’équipe médical avait t’il le droit de s’acharné sur se cas contre le gré de la personne ???? Merci de me répondre. A bientôt.

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Pour vous répondre clairement : non, bien sûr que non. S’acharner dans le contexte que vous décrivez, c’est méconnaître la loi d’avril 2005.

      Pour poursuivre, je préfère vous recopier textuellement le récent plaidoyer de la SFAP (Société Française d’Accompagnement et de Soins Palliatifs) qui fait un travail remarquable dans ce domaine, je vous invite aussi à consulter leur site ICI et en particulier l’article de R. Aubry & O. Maurel, intitulé « Fin de vie, désir de mort et euthanasie : la société à l’épreuve » que vous pouvez télécharger directement ICI.

      « Cette loi est un élément important dans la clarification des enjeux. Elle apporte des solutions concrètes à ces questions difficiles. Portée par la patrie des Lumières et des Droits de l’Homme, elle a vocation à être un modèle pour l’Europe et le Monde. Issue d’un large débat et d’un remarquable travail parlementaire, votée à l’unanimité par l’Assemblée Nationale, elle affirme le droit fondamental pour chaque citoyen au refus de traitements inutiles et/ou dépourvus de sens. Elle établit clairement que c’est au sujet concerné (le malade) de décider ce qui est ou non une obstination déraisonnable pour lui.

      Qu’il soit en fin de vie, ou qu’il soit maintenu en vie artificiellement par un artifice technique, le malade, capable de décider pour lui-même, peut arrêter tout traitement, y compris ceux qui, le cas échéant, le maintiennent en vie. Les médecins ont l’obligation de se conformer à cette décision. Lorsque le malade n’est pas en capacité de décider pour lui-même le médecin doit lui éviter tout ce qui peut apparaître comme de l’acharnement thérapeutique (ou obstination déraisonnable). Il doit pour cela s’appuyer sur les indications laissées par le patient lui-même (avant son incapacité) notamment au travers des directives anticipées et de la désignation d’une personne de confiance, ainsi que sur l’avis de la famille et des proches.

      Deux ans après sa promulgation il est malheureusement exact que l’application concrète de la loi d’avril 2005 reste très imparfaite. En infraction avec elle, des situations d’acharnement inadmissible persistent. Il faut appliquer la loi et non la changer ! Nos concitoyens connaissent mal cette loi et les droits importants qu’elle leur confère… Le pourcentage de patients rédigeant des directives anticipées et désignant une personne de confiance est infime. Certains professionnels de santé, également mal informés, ne savent pas comment appliquer la loi. Les patients qui ne peuvent faire valoir leurs droits et ne savent pas vers qui se tourner pour obtenir satisfaction. »

      Répondre
  5. Annie

    Mon pére décédé 08 soins palliatif on n a pas demander mon avis pour un arrét soins térapeutique et il non jamais été commencé je n aie rien signer il est rester 3 semaines sans nourriture la premier semaine léger mieux j aie toujour cru qu il avait ce fallait dans sa perf trop de mensonges pas assez de veritée j aie limpression de n avoir rien fait pour lui merci.

    Répondre
  6. Isa

    Profession : Enseignement
    Pays : France

    Il faut que les mentalités évoluent aussi rapidement que les progrès scientifiques. Respecter « les droits de l’Homme » me semble important dans une société qui se dit « démocratique ». Tout être humain mineur (même sous autorité parentale) ou majeur a le droit de refuser la souffrance et l’acharnement thérapeutique. C’est un droit qui doit être inviolable et tout citoyen a le devoir de respecter ce droit, ce choix. Tout citoyen aurait le devoir de donner son sang ou l’un de ses organes pour sauver une vie et il a le droit aussi de le faire ou de ne pas le faire car nous sommes toujours en démocratie, où la liberté de choix existe encore. Le citoyen est libre de choisir. Jusqu’à présent on ne force personne à donner son sang de son vivant ou ses organes une fois mort. Il serait souhaitable qu’il en soit de même pour choisir sa façon de mourir en cas de maladie incurable et de souffrances. Il faut rappeler que nous ne sommes pas égaux devant le degré de souffrance. Bientôt on va nous proposer une carte de santé électronique sur laquelle sera mentionnée si oui ou non on donne un organe pour sauver une vie. Il faudrait ajouter aussi, comme sur un testament, quel genre de fin de vie on souhaite (euthanasie ou soins palliatifs ou acharnement thérapeutique) si l’on est confronté un jour à une maladie incurable ou à une vie végétative (suite aussi à un grave accident quelque soit l’origine de ce dernier). Les Pays Bas sont une fois de plus en avance sur nous et pas seulement dans le domaine de l’éducation.

    Répondre
  7. Anna

    Ville : Barlin
    Pays : France

    Mon frere de 38 ans a tenté de se pendre il y a une semaine, apres 5 caissons hyper bar a l hopital Calmette de Lille et l l arret des sedatifs! il est aujourd hui sous respirateur artificiel et ne peux plus respirer sans! d apres les paroles du personel soignant! il a des sequelles irreversibles! son dernier eeg il n existe partiquement plus de mouvements cerebraux. J ai les sentiments qu il est maintenu en vie! Es ce de l acharnement! Peut on parler d euthanasie? Ou peut on le laisser partir en paix… et dans la dignité ?

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Oui, il est très important que vous vous confrontiez rapidement à son médecin, que vous lui exprimiez clairement ce que vous pensez, d’autant plus que votre frère n’a vraisemblablement pas désigné avant sa tentative de suicide une personne de confiance. Ne pas forcer une personne à vivre n’est pas de l’euthanasie, la contraindre à vivre alors qu’il n’existe pas un « espoir raisonnable » de guérison est de l’acharnement. La loi Léonetti votée par le parlement en 2005 (qui est encore trop souvent mal connue et mal appliquée) devrait vous permettre d’aider votre frère.

      Répondre
    2. Sylvie

      Anna, je viens de lire votre demande .
      ma tante à été dans le même cas que votre frère. EEG et réactions nules.
      après 3 semaines mon cousin à vu le médecin et en a discuté avec lui.
      il a été convenu d’arrêter l’assistance respiratoire et de laisser faire la nature en l’accompagnant pour partir dignement sans souffrances.
      c’est un choix difficle mais nécessaire.
      l’église ne considère ni comme un meurtre , ni comme un suicide le fait de laisser faire la nature et de vouloir mourir dans la dignité et de débrancher toute assistance artificielle.

      Répondre
    1. Sylvie

      Jacques lis mon article il en dit long :

      hier encore le médecin de papa à proposé de lui placer un genre de parapluie dans la gorge pour voir si la ddifficulté de respiration ne provenait pas d’une gorge étroite.
      il à fait (heureusement) venir un spécialiste en pneumologie qui à été totalement contre.
      papa à un poumon complètement obstrué, l’autre à moitié. il est donc hors de question de faire quoi que ce soit et le staff ne l’a pas suivi cette fois ci. mais aussi nous avons dit les 4 vérités à ce monsieur et lui avons fait savoir que nous étions en train de nous renseigner et ne tolérerions pas plus sont attitude. fallait-il en arriver là …
      son obstination à soigner allait totalement contre le bien être du patient. on dirait qu’il a un problème d’ordre non seulement moral mais psychologique à accepter de voir mourir quelqu’un même si c’est inéluctable.

      Répondre
  8. Eric Folot

    OUI à l’aide au suicide, mais NON à l’euthanasie !

    Au sujet de la différence entre l’euthanasie et l’aide au suicide, il faut distinguer entre les arguments juridiques, éthiques et religieux. On ne peut pas simplement affirmer sans nuance qu’il n’existe pas de différence entre les deux : dans un cas c’est le patient lui-même qui s’enlève la vie (aide au suicide) alors que dans l’autre c’est le médecin qui la retire. Il faut d’abord préciser sur quel terrain (juridique, éthique ou religieux) on tire notre argumentation. Si l’on se situe sur le terrain de l’éthique, on peut raisonnablement soutenir qu’il n’existe pas de différence. Cependant, si l’on se situe sur le terrain juridique, il existe toute une différence entre l’euthanasie (qualifié de meurtre au premier degré dont la peine minimale est l’emprisonnement à perpétuité) et l’aide au suicide (qui ne constitue pas un meurtre, ni un homicide et dont la peine maximale est de 14 ans d’emprisonnement). Dans le cas de l’aide au suicide, la cause de la mort est le suicide du patient et l’aide au suicide constitue d’une certaine manière une forme de complicité. Mais comme la tentative de suicide a été décriminalisée au Canada en 1972 (et en 1810 en France), cette complicité ne fait aucun sens, car il ne peut exister qu’une complicité que s’il existe une infraction principale. Or le suicide (ou tentative de suicide) n’est plus une infraction depuis 1972. Donc il ne peut logiquement y avoir de complicité au suicide. Cette infraction de l’aide au suicide est donc un non-sens.

    En revanche, l’euthanasie volontaire est présentement considérée comme un meurtre au premier degré. Le médecin tue son patient (à sa demande) par compassion afin de soulager ses douleurs et souffrances. Il y a ici une transgression à l’un des principes éthiques et juridiques des plus fondamentaux à savoir l’interdiction de tuer ou de porter atteinte à la vie d’autrui. Nos sociétés démocratiques reposent sur le principe que nul ne peut retirer la vie à autrui. Le contrat social « a pour fin la conservation des contractants » et la protection de la vie a toujours fondé le tissu social. On a d’ailleurs aboli la peine de mort en 1976 (et en 1981 en France) ! Si l’euthanasie volontaire (à la demande du patient souffrant) peut, dans certaines circonstances, se justifier éthiquement, on ne peut, par raccourcit de l’esprit, conclure que l’euthanasie doit être légalisée ou décriminalisée. La légalisation ou la décriminalisation d’un acte exige la prise en compte des conséquences sociales que cette légalisation ou cette décriminalisation peut engendrer. Les indéniables risques d’abus (surtout pour les personnes faibles et vulnérables qui ne sont pas en mesure d’exprimer leur volonté) et les risques d’érosion de l’ethos social par la reconnaissance de cette pratique sont des facteurs qui doivent être pris en compte. Les risques de pente glissante de l’euthanasie volontaire (à la demande du patient apte) à l’euthanasie non volontaire (sans le consentement du patient inapte) ou involontaire (sans égard ou à l’encontre du consentement du patient apte) sont bien réels comme le confirme la Commission de réforme du droit au Canada qui affirme :
    « Il existe, tout d’abord, un danger réel que la procédure mise au point pour permettre de tuer ceux qui se sentent un fardeau pour eux-mêmes, ne soit détournée progressivement de son but premier, et ne serve aussi éventuellement à éliminer ceux qui sont un fardeau pour les autres ou pour la société. C’est là l’argument dit du doigt dans l’engrenage qui, pour être connu, n’en est pas moins réel. Il existe aussi le danger que, dans bien des cas, le consentement à l’euthanasie ne soit pas vraiment un acte parfaitement libre et volontaire »

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  9. Renaud Perronnet Auteur de l’article

    Vous résignez-vous au fait que le médecin refuse de vous rencontrer ? Il existe des instances médiatrices au sein de chaque hôpital si vous estimez que quelque chose s’est mal passé. Ce que vous vivez est affreux mais vous semblez avoir pu accompagner votre mari puisqu’il a eu la chance de pouvoir partir en votre présence…

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    1. martine

      Les médecins, sont souvent maladroits pour parler de mort. Cela les agace, ils n’aiment pas en parler, en faite, ils ne trouvent pas toujours les mots pour en parler, ils préfèrent fuir, mal à l’aise devant la famille.
      Un médecin, un jour m’a confié ceci : « J’ai vécu la mort d’un petit enfant de 8 ans, j’ai eu beaucoup de temps à m’en remettre, je pleurais, oui je me cachais pour pleurer et parfois même la nuit, je poussais des cris de souffrance et de pleurs ! ». Depuis j’ai changé de voie. J’ai choisi la voie gériatrie, gérontologie. Bien sûr que la mort de nos ainés fait souffrir, mais au font de moi je me disais « il a au moins vécu un peu » la mort de cet enfant me reste toujours en mémoire. »
      Les médecins sont eux aussi en souffrance, mais ils ne le montre pas, ils préfèrent se cacher derrière leur blouse blanche et montre des comportement austères, hautains, froids, sévères. Qui accompagne ces médecins en souffrance ?
      D’où l’importance d’avoir dans ses services de soins difficiles, services de soins palliatifs, un psychologue, une personne bien formée pour accompagner à la fois le patient, la famille voir même le personnel soignant dans ses moments de douleur et difficile des états de la vie.
      A l’hôpital de nos jours, ce n’est pas toujours le cas.
      Ce professionnel de santé « psychologue » manque bien souvent dans nos services, et le personnel soignant est livré à lui-même.

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      1. toscan

        Suis tout à fait d’accord avec vous, en temps que, infirmière, durant 39 ans et des annees dans un gros service d’urgences. J’ai vu un pédiatre partir pleurer, après notre 2eme mort subite ds la matinée en 2 mois. En plus, il s’agissait de parents médecins.
        Nous sommes confrontées à des situations désespérées. Personne pour pouvoir en parler !
        J’ai vecu aussi à travers la perte d’un de mes enfants, la meme chose, mais j’ai eu la chance d’avoir une psychothérapeute extraordinaire.
        Je suis retraitée, mais toutes ces années furent tellement riches en rencontres et en reflexions sur la mort, car pour les médecins, c’est un echec ! Ils ne sont pas le bon dieu, mais il faut les aider avec tout le monde : famille, personnel, etc..
        Bon courage surtout en respectant le souhait de ce patient.

        Répondre
  10. Guillaume

    Bonjour,
    je voudrais savoir si malgrès cette légilation, on peut toujour se faire soigner et recevoir un traitement adécuat afin de prolonger sa vie même si celà nécécite des moyens poussés qu’on pourrait qualifier d’artificiels ?

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      En fait je me demande si votre question est bien sérieuse… A force de détermination, la loi Léonetti (en harmonie avec les droits de l’homme) a clairement obtenu que le malade “capable de décider par lui-même” puisse arrêter tout traitement s’il le désire, y compris ceux qui – le cas échéant – le maintiennent en vie. Cela ne laisse évidemment rien présager pour ceux qui souhaitent vivre à tout prix.

      Répondre
      1. Guillaume

        J’avais cru comprendre que cette loi rendait illégal l’acharnement thérapeutique par un médecin, c’est à dire la mise ne place d’un traitement « n’ayant d’autre effet que le seul maintien artificiel de la vie ». Et je n’ai rien trouvé dans le texte de loi un endroit où ils disent que c’est légal pour ceux qui veulent…

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        1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

          La mise ne place d’un traitement « n’ayant d’autre effet que le seul maintien artificiel de la vie » n’est-il pas un subterfuge destiné à dénier la mort ? Je vous laisse méditer cette citation de Montaigne : « Tu ne meurs pas de ce que tu es malade, tu meurs de ce que tu es vivant. »

          Répondre
      2. Renaud Perronnet Auteur de l’article

        La loi n’a pas besoin de prévoir que le patient veuille continuer à vivre puisque le sens même des soins palliatifs, c’est d’accompagner la vie jusqu’au bout.
        En effet, personne ne peut juger de qui doit vivre ou mourir, le suicide n’est donc pas un droit mais une liberté propre à chacun. La loi Leonetti permet donc l’exercice de cette liberté en permettant à celui qui le souhaite d’arrêter tout traitement.

        Répondre
        1. Sylvie

          Ou commence et où s’arrête l’acharnement thérapeutique ? le débat est loin d’être terminé –
          Mon père est actuellement hospitalisé en réa .
          – il a été opéré il y a dix ans d’un cancer au poumon et à eu l’ablation d’un poumon .
          – on lui a découvert un nouveau cancer il y a 3 mois sur le lobe supérieur
          – déjà bronchitique chronique et minoré d’un poumon il avait parfois du mal à respirer et à marcher selon les jours.
          – ajoutons à cela une opération à coeur ouvert il y a 6 ans et une fragilité de ce coté là.
          – il a cependant été opéré car c’était la seule solution pour lui (le cancer était malin et rapide)
          Or après l’opération il a eu une pneumonie et des germes infectieux. il ne pouvait plus respirer.
          – il a été intubé et a eu des antibiotiques, qui malheureusement n’ont pas servi à grand chose.
          mon père ne voulait pas être intuber, il a essayer de le faire comprendre au médecin (qui l’a bien compris, mais préféré l’ignorer) et nous a fait comprendre par signe qu’il voulait partir, mourir.
          il est n’y avait pas moyen de le sevrer du respirateur. il à fallu l’endormir et il est resté dans cet état 5 semaines avec des moment de réveils de temps à autre. durant tout ce temps il était attaché aux mains, nourri par sonde. il était très très faible et n’avait plus de volonté pour vivre.
          – au bout d’un mois il a eu une une trachéotomie car il y avait risque d’infection supplémentaire.
          – mon père à trouvé un meilleur confort mais dès qu’il a pu il a essayé de l’arracher.
          – il nous a demandé à ma mère et à moi à plusieurs reprises de le débrancher, un rasoir en montrant les poignets et fait comprendre qu’il en avait marre. nous savons tous que papa ne supporterait jamais un état dépendant quel qu’il soit.
          – on a prévenu le médecin et fait part de sa demande
          – il était entendu qu’il n’y aurait pas d’acharnement thérapeutique.
          – nouveaux examens, nouveaux antibiotiques un léger léger mieux mais poumons touojurs encombrés, pas moyen de le sevrer ( de 20 mns il est passé à 15 puis 10) du respirateur.
          – ils ont à nouveau essayé en réduisant la quantité d’air. il était épuisé. au bout de 4 semaines les antibiotiques ont étés arrêtés et il a du commencer à se nourir avec des petits pots.
          – tout ça pour aboutir à une nouvelle reprise de l’infection hier au soir, un état (septique ? si j’ai bien compris) des complications urinaires etc…..
          – on nous a donc prévenus, que ce serait sans doute la dernière complication « qu’il ferait »
          – là enfin il va pouvoir partir en paix assisté pour ne pas souffrir.

          pourquoi l’avoir torturé moralement et physiquement pendant 9 semaines ?
          ne me dites pas qu’un médecin d’expérience n’est pas en état de mesurer les chances d’un patient d’après son dossier médical, son vécu, de s’en tirer ou nous et avec quelles éventuelles séquelles !!
          9 semaines pour en arriver à un résultat nul qui pourtant était une évidence quasi certaine.
          9 semaines de torture pour le malade et la famille, impuissante face aux médecins qui se réfugient derrière leur «  »obligations et leur serment «  » et qui ont persisté à essayer tout en sachant (il ont quand même vu assez rapidement qu’il ne pourrait sans doute pas être sevré)
          il est facile de dire «  » oui mais on a eu des patients qui nous ont remercié après malgré leur état »
          mais ce n’est pas valable pour tous loin de là.
          se mettent-ils vie avant l’opération et ne veut pas se retrouver dans un état pire après, de devoir subir sans avoir droit à la parole sous prétexte de ne pas pouvoir s’exprimer verbalement tous ces examens, tests, radios, levers journaliers pénibles pour lui à rester assit 3 h dans un fauteuil (il parait qu’on respire mieux) contre sa volonté ….alors qu’elle sent qu’elle faibli de jour en jour, voit et entend dire que l’on arrive pas à maîtriser l’infection qui progresse, et doit subir tout cela sachant que sans doute c’est pour rien et attend en priant que cela se termine et finisse enfin ! l’angoisse que cela est de se voir perdre ses forces et d’attendre ce qui se passera.
          – qu’aurait-il comme qualité de vie s’il sen sortait ?
          NE PLUS POUVOIR SORTIR (il avait déjà du mal à monter au 3ème comme ça) -ETRE BRANCHE A REPIRATEUR – TRIMBALLER UNE BOMBONNE – sans compter le reste (parler, manger, devoir être pompé pour les glaires 2 x par heure)
          il ne demandait qu’une chose : être assisté en soins palliatifs en laissant faire la nature et mourir dans la dignité.
          pour nous l’acharnement thérapeutique à débuté lors de la pause de la trachéotomie.
          – lorsqu’il n’y a plus rien à faire, lorsque les organes lâchent et que l’on en peut plus rein faire, on ne s’acharne plus on accompagne la fin de vie.
          – sans respirateur, donc sans aide artificielle il serait partis sous quelques jours et aurait évité toutes ces semaines de supplice pour lui.

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        2. Renaud Perronnet Auteur de l’article

          Oui, les réponses se trouvent dans l’article ci-dessus, mais la douleur et le sentiment d’injustice aveuglent.

          Un sondage d’opinion à la veille du débat sur l’euthanasie au Sénat, le 25/01/11 :
          – 60% des Français préfèrent le développement des soins palliatifs à la légalisation de l’euthanasie.
          – 68% ne savent pas qu’il existe une loi interdisant l’acharnement thérapeutique.
          – 52% soulignent l’existence de risques de dérives liées à la légalisation de l’euthanasie.
          – 63% des Français préfèrent qu’un de leur proche gravement malade bénéficie de soins palliatifs plutôt que de subir une injection mortelle.

          Répondre
  11. Guillaume

    La citation est bien à propos et induit bien le fait que je ne comprend pas pourquoi le médecin ne devrait pas oeuvrer pour le maintien artificiel de la vie puisque son rôle n’est pas de supprimer la mort (puisque « tu meurs de ce que tu es vivant ») mais d’utiliser des « artifices » pour qu’elle dure.
    Je comprend bien des fois, en fin de vie, on ne peu pas espérer guérir, mais dans ce cas, la seule chose qu’on puisse demander à son médecin , n’es ce pas précisément ce « le seul maintien artificiel de la vie » ? Je comprend que certains n’en veulent pas est veulent abréger leur existence parce qu’ils n’acceptent pas de vivre dans l’état dans lequel ils se trouvent, mais de juger que la vie maintenue artificiellement ne vaut pas la vie d’être vécu, c’est bien à chacun de le choisir et il n’y a aucun impératif moral à le penser, ni signe de stupidité.

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Le mot « artifice » signifie : « moyen habile pour déguiser la vérité », c’est pour cela que je vous parlais de « subterfuge »… et que je pensais que vous ironisiez. Dont acte. Tout à fait d’accord avec vous pour laisser le « libre choix » à chacun dans sa relation au médecin.
      Pour votre information, la charte des soins palliatifs définit l’acharnement thérapeutique ainsi : « Attitude qui consiste à poursuivre une thérapeutique lourde à visée curative, qui n’aurait comme objet que de prolonger la vie sans tenir compte de sa qualité, alors qu’il n’existe aucun espoir raisonnable d’obtenir une amélioration de l’état du malade. »

      Répondre
  12. Guillaume

    Le mot « artificiel » signifie : « Qui se fait par art, qui n’est pas naturel. » Le maintien artificiel de la vie, n’es ce pas le maintien de la vie par des outils médicaux ? Toute la médecine est artificielle non ?
    En découvrant cette loi j’ai eu l’impression qu’on souhaitais imposer une certaine limite à partir de laquelle le médecin ne devrait plus essayer de nous soigner, au nom d’une dignité imposé. Il revient bien à chacun, je pense, de décider quel type de traitement il veut recevoir. Je ne pense pas que l’attitude qui consiste à poursuivre une thérapeutique lourde qui aurait comme objet que de prolonger la vie, même sans espoir raisonnable d’obtenir une amélioration de l’état du malade soit une mauvaise chose. Chacun doit pouvoir choisir quel compromis il fait entre sa qualité de vie et sa durée.

    Répondre
    1. patricia

      bravo guillaume, vous avez tout compris. Rester positif, je pense que celui qui demande la mort est en dépression, il faut avant tout l’aider à accepter de vivre. la mort n’apporte rien ont dit le mal de vivre, le mal de la mort, connait pas. D’ailleurs personne ne sait. Mais la vie oui!
      Qui peut dire qu’il regrette après être mort de l’être?.
      Parce que la médecine est impuissante elle tue ses malades?
      Trop fatigué de chercher? pas assez payer? pas assez de renommée?

      Répondre
  13. delaye

    Je pense qu’il faut arrêter les traitements lorsque le malade souffre et demande à mourir. Lui seul peut évaluer sa douleur. Les médecins doivent continuer à soigner que si il y a un résultat et une guérison certaine. Mon oncle s’est suicidé après quinze ans de cancer, pourtant il avait demandé au médecin de soulager sa douleur. 15 ans de cancer c’est beaucoup pour un être humain. A côté de cela des gens meurent faute de soin pour des maladie qui peuvent être facilement soignée si c’est pris à temps. Certains médecins doivent être plus objectifs tout simplement.

    Répondre
  14. Claude Dupouy

    L’euthanasie est un suicide, un malade a aussi besoin d’une aide psychologique pour supporter sa maladie, même quand l’espoir de guérison est minime. Le but recherché c’est vivre le plus longtemps possible…après ???
    Rééducateur à la retraite à La Rochelle 17000

    Répondre
    1. Sylvie

      l’euthanasie est un moyen d’aider un patient de mourir dignement s’il n’y a plus aucun espoir d’amélioration. essayez donc de vous mettre à la place d’un malade qui ne peut plus rien faire, ni parler, ni bouger, ni manger et est entièrement dépendant. Mon père à été malade pendant plus de 2 mois, il était à l’hopital – il n’a plus voulu de soins car cela n’aurait fait que retarder sa mort pas l’éviter -. il était certain qu’il ne guérirait plus. sa vie aurait été rattachée à un incubateur, un infirmier ou une infirmière jour et nuit, pomper les glaires toutes les heures, de la dialyse 3 fois par semaine, manger par un tube, rester allongé, ne plus pouvoir nous parler, juste regarder le plafond… vous appelez ça une vie ? il n’a pas été euthanasié, même s’il l’avait demandé (je crois qu’il l’a fait) son médecin ne l’aurait pas fait. mais il a demandé à « laisser faire la nature » à mourir tranquillement en abandonnant les traitements inutiles et à être juste assisté contre la douleur. Il n’ pas été écouté malgrè la loi qui est sortie. le toubi voulait voir, toujours voir si si, si essayer, essayer. J’ai du le menacer pour qu’il prenne le désir du patient en compte. mon père à mis 8 jours à mourir. il à expiré le 30 novembre 2010. Comment quand on à un tant soit peu d’humanité en sois peut-on condamner un patient à vivre ainsi durant des mois des années alors que l’on sait très bien qu’il n’y aura aucune amélioration. c’est cela surtout le débat – respecter la demande du malade – même l’eglise ne considère pas comme un suicide ni un meurtre le fait de laisser mourir un patient d’après la loi de la nature. le médecin m’a dit : qui êtes vous pour décider si votre pére doit mourir ou pas pour me mettre en faute. je lui ai demandé qui il était pour se permettre de se mettre en travers de la décision du tout puissant pour décider de l’inverse… d’aller contre sa volonté et la nature, de décider pour un autre, de ne pas respecter sa volonté pourtant clairement exprimée… il m’a répondu : si les médecins ne transgressaient pas les lois il n’y aurait pas eu les progrès de la médecine. cette phrase, m’a fait comprendre que ce n’était pas le bien du patient, mais celle de la recherche et de l’ambition personnelle qui étaient en jeu et ça c’est intolérable… inadmissible.

      Répondre
      1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

        Je suis pleinement d’accord avec vous, ce qui est inadmissible c’est l’homme, qui dans sa volonté de puissance, utilise et manipule l’homme.
        L’application concrète de la Loi d’avril 2005 (dite Léonetti) est très imparfaite. Comme vous l’exprimez, des situations d’acharnement inadmissibles persistent. Il faut donc (une fois encore) appliquer la loi plutôt que la changer.
        Je cite un article de la Société Française d’Accompagnement et de soins Palliatifs (SFAP) qui demande depuis des années : « Nos concitoyens connaissent mal cette loi et les droits importants qu’elle leur confère. Le pourcentage de patients rédigeant des directives anticipées et désignant une personne de confiance est infime. Certains professionnels de santé, également mal informés, ne savent pas comment appliquer le loi. Les patients qui ne peuvent faire valoir leurs droits ne savent pas vers qui se tourner pour obtenir satisfaction. »
        C’est ainsi que la SFAP demande – depuis des années – la prise en compte de mesures concrètes :
        – Organisation d’une campagne nationale d’information autour des possibilités offertes par la loi en direction du grand public.
        – Organisation d’une campagne nationale de sensibilisation et de formation en direction des professionnels de santé (ce qui n’a jamais été fait).
        – Crétion d’un Observatoire des pratiques en matière d’obstination déraisonnable (acharnement thérapeutique) dont les missions seront d’évaluer l’application concrête de la loi de 2005, d’organiser l’information, la sensibilisation et la formation évoquées ci-dessus. Il devra aussi assurer un rôle d’expertise pour les professionnels de santé et de médiation pour les malades et leurs familles dans les cas complexes d’application de la loi. Il s’agira d’éviter un recours judiciaire qui reste aujourd’hui la seule possibilité en cas de refus manifeste d’appliquer la loi.

        Comprendre ceux qui la souhaitent, ne m’empêche pas de penser que l’euthanasie est une mauvaise réponse à la souffrance. Les pays qui la pratiquent reculent et cherchent à la réformer. Des formes d’euthanasie clandestine persistent d’une manière inadmissible (aux Pays-Bas les deux tiers des euthanasies ne sont pas déclarées parce que le protocole est très lourd et que l’alléger reviendrait à renoncer à des contrôles nécessaires). Inadmissible veut dire qu’il y a de nombreux abus, que certains en profitent pour faire disparaître des personnes qui ne le souhaitent pas, parce que cela arrange leur sensibilité à eux.
        Ouvrons les yeux, nous ne vivons pas dans une société idéale, comment ne pas penser que dans le monde marchand qui est le nôtre, alors que les malades sont aujourd’hui appelés des « clients », et que le nombre de personnes âgées va grandissant, (je lis sur Médiapart, un article de Pascal Terrasse : « D’ici 2040, on prévoit que le nombre de personnes âgées de plus de 75 ans s’élèvera à 15 millions. Malgré les progrès spectaculaires de la médecine ces dernières décennies (ou en raison de ceux ci), on doit logiquement s’attendre à ce que le nombre de personnes « dépendantes », notamment du fait des pathologies liées à la vieillesse, augmente de concert.) s’il est inscrit dans la loi que l’on peut tuer un être humain, cela ne risquera pas de produire de très nombreuses dérives ?
        Je comprends parfaitement que les personnes favorables à l’euthanasie souhaitent avant tout faire cesser la souffrance, mais elles ne semblent pas se douter que si la loi française permet un jour de tuer un être humain, elle se retrouveront en face de nouvelles et considérables souffrances…
        Pourquoi ne pas se donner – enfin – les moyens d’appliquer la Loi du 22 avril 2005 ?

        Répondre
  15. belaziz

    bonsoir
    ma mere agé de 58 ans est en soin intensif reanimaton depuis 1mois et 6 jours avec une concience minimale une activiter cerebrale mas sous assistance respiratoire
    le medecin nous a vu pour nous informer que il ne ferais plus de soin et lu admisterai de la morphine et un sedatif
    nous nous battons po afirmer que mm avec sa concience minimale elle nous enten car elle a eu des reaction avc nous preuve filmer et montrer au medecin
    que peut ton faire iour qu il la gade dans cette etat et qu il ne mette pas fin a sa vie?
    merci de me reponde et de m aider

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Je ne crois pas qu’administrer un sédatif à votre mère et lui donner de la morphine soit « mettre fin à sa vie » comme vous le pensez, mais plutôt tout faire pour qu’elle ne souffre pas et – peut-être ainsi – lui permettre de pouvoir partir en paix.

      Répondre
    2. Nicolas

      Bonsoir,
      J’espère de tout coeur que vous trouverez un recours face à cette décision qui devrait, je pense, être prise avec l’accord de la personne principalement interessée, ou à défaut, de sa famille ou d’une personne de confiance qu’elle aurait désignée, bref ici, d’au moins vous.
      « Mettre fin à une vie », ou « laisser partir en paix » en arrêtant les soins, c’est une question de point de vu très subjectif et ce ne devrait pas être au médecin d’imposer sont point de vu.
      Bref, j’espère que la loi sera de votre coté.
      Je souhaite très sincèrement bien du courage.

      Répondre
  16. Stella

    MA COLLERE ET GRANDE ET TRISTE CE DIMANCHE SOIR
    Je viens Ver vous pour vous faire partager ceux où mon père vit depuis six mois environ.
    Suite à une erreur médicale d’un médecin traitant, il a perdu un rein ensuite le seul rein qui lui rester c’est affaibli 15 ans plus tard, ensuite il a eu le change d’être greffé 6 ans plus tard son greffon a tenu 6 ans après le rejet du greffon Il a dû recommencer les dialyses, il y a deux ans les médecins lui ont trouvé un cancer du larynx, il ont subi des radiothérapies, au fil du temps son état c’est dégrader un second cancer et venue se greffer « l’estomac » comme je les dis au début mon père souffre depuis octobre 2013.
    Ce soir j’ai vu dans le regard de mon papa une grande tristesse le fait de se voir dépérir au fil des jours.
    Il n’arrive même plus à parler manque de souffle, il est en soins palliatifs du domicile depuis plus d’un mois à ce jour il souffre des douleurs sur tout le corps il pèse environ 45 KG pour 1M68;
    Plus possible de manger, il boit par petite quantité au risque de s’étouffer, des escarres apparaissent il souffrance atrocement dans le silence évite de se plaindre sa souffrance et mental et physique, c’est très dur de voir que non seulement mon père souffre ainsi que ma mère qui est à son chevet et ne peut rien faire elle aussi souffre de le voir dans cet état.
    Des vas et viens d’infirmière pour les soins et la toilette etc. au domicile à quoi bonne vue que la douleur est toujours là.
    Il en commençait à lui donner de la morphine pour la douleur « la morphine et dans une poche de glucose » et il lui donne aussi un suppositoire toute les 4 h, malheureusement ça ne calme pas ses douleurs.
    Pourquoi ne pas lui administrer la morphine par intraveineuse directement ?
    Message pour vous les médecins, pourquoi ne pas administrer de la morphine au patients don l’espoir et nul.
    Aider les à partir dignement, une forte dose de Morphine discrètement suffit pour stopper l’acharnement des patients don l’espoir et Nul, vous pouvez le faire vous le savez aussi bien que moi.
    Ne penser-vous pas que vous devriez le faire systématiquement et ne rien dire à la famille quand vous voyez qu’un patient souffre et que malheureusement il y a plus rien à faire.
    Essayez de vous mettre à la place d’un patient.
    Stella C

    Répondre

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