`` Les croyances erronées de l'aidant qui veut bien faire | EVOLUTE Conseil
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Quelles sont vos croyances d’aidant ?

10 questions / réponses pour apprendre à aider sans se perdre.

(Libre adaptation d’un questionnaire de Michelle Arcand, psychothérapeute.)

Auteur : © Renaud PERRONNET

L'objectif de ce quizz est de vous aider à réfléchir à la manière dont vous pouvez interpréter votre rôle d’aidant à travers des croyances erronées... au risque de vous perdre et de sombrer dans le burn-out.

Répondez à ces questions, puis lisez leurs commentaires et souvenez-vous que - si vous le souhaitez - vous pouvez engager le dialogue avec moi au bas de cette page...

Le Quizz de 10 questions :

Répondez par oui ou par non aux affirmations suivantes :

1. Il faut répondre aux besoins des personnes nécessiteuses parce qu’elles sont plus malheureuses que nous.



2. Il n'est pas grave pour moi de ne pas répondre à mes besoins, je pourrai le faire plus tard.



3. Les besoins des personnes âgées sont plus importants que les besoins des personnes jeunes.



4. C'est normal de vouloir rendre service.



5. Ce n'est pas normal d'avoir des caprices quand on est en bonne santé.



6. A cause de leur âge, les personnes âgées ont des droits différents des autres.



7. Les besoins ne changent pas au cours d'une vie.



8. L'autonomie, c'est le fait de répondre à tous ses besoins.



9. Moins je dérange, plus les autres me respectent.



10. Il est normal de prendre soin de ses parents malades, même si pour cela je dois faire de gros sacrifices.





Si vous voulez télécharger les réponses de ce test au format PDF, cliquez sur :

test_croyances_aidant

© 2010 Renaud PERRONNET Tous droits réservés.

Pour aller plus loin dans votre réflexion, n'hésitez pas à lire Culpabilité et amour de soi.

Ce quizz vous a intéressé, vous en trouverez d'autres sur Tests et Questionnaires.

11 réponses à “Quelles sont vos croyances d’aidant ?” Laissez une réponse ›

  • Merci !
    J'ai répondu au test et... pas mal !
    Je tenais à vous remercier pour toutes les aides que je trouve dans les lectures de vos infos !
    Je tenais aussi à partager avec vous mon dernier "passage vers un autre avenir"
    pour moi ....!
    Comme le dit votre réponse :
    "Les liens familiaux ne sont pas - a priori et par essence - forcément harmonieux, les parents maltraitants existent. Ainsi chacun est moralement libre de prendre soin de ses parents malades ou non, comme de décider librement des limites avec lesquelles il s’imposera cette tâche."
    Je viens de "fermer la porte de mes pensées et actions envers mon père" en cette fin d'année 2009....! il m'aura fallu 45 ans pour oser dire "stop" à ce père qui n'a d'amour qu'envers les étrangers et associations les plus diverses.
    L'Amour envers ses enfants est inexistant et les maltraitances (physiques ou morales) d'abord "excusées" par ma naïveté me sont devenues insupportables !
    Décision très difficile à prendre car Maman est là....(passive comme toujours mais là !) et la fratrie aussi....!
    Mais je me tourne vers l'avenir et ce passé trop lourd à porter ne m'apporte que des souffrances régulières !
    Inutile de préciser qu'en maison de retraite, je suis devenue "l'infirmière référante en soins palliatifs-fin de vie-accompagnement des familles" et même si j'aime énormément faire ce travail, il me "phagocyte" énormément et je suis souvent "vidée" après un décès.....!
    Je trouve la vie très belle et très dure à la fois et les "dons" que nous avons reçus , apportent tellement aux autres qu'il serait dommage de ne pas leur en faire profiter !
    d'un autre côté, il est tellement difficile de savoir s'arrêter à temps.
    Merci d'avoir pris le temps de me lire, en espérant que vous aurez compris ma bafouille !

    • Bonjour Edith et bravo pour vos actes qui suivent vos résolutions !
      Oui, vous avez le droit de vous préserver, de dire "stop" et comme vous le dites si bien de "passer vers un autre avenir"...
      Bonne route sur le chemin du respect de vous-même et à votre disposition si vous souhaitez partager ici des accompagnements difficiles.

    • ce n'est pas normal d'avoir des caprices qd on est en bonne santé : je pense qu'on a droit aux caprices qu'on soit en bonne ou en mauvaise santé; la question n'est pas claire ....et je ne savais pas quoi répondre :
      "oui....ce n'est pas normal d'avoir des caprices qd on est en bonne santé"
      "non...ce n'est pas normal d'avoir des caprices quand on est en bonne santé"

      dans les deux cas ma réponse ne me satisfaisait pas.......
      suis-je tordue ou est-ce la question ?
      merci
      edith

      • Hé bien en ce qui me concerne je dirai non, car cette affirmation est fausse. Mais je vous concède que la question est tordue !

  • Bonjour,
    je suis très surprise du test, c'est très intéressant et renseigne en quelques clic sur le fond de notre personnalité de façon très concrète, moitié de bonnes réponses, significativement j'ai encore du boulot sur la planche pour améliorer ma perception et affiner le soin que je me porte à moi-même. L'année 2009 aura été une cheminement de remise en question nécessaire et de travail d'amélioration, je prenais l'eau... merci de votre mail et je reprends l'année avec une soif de connaissance, au plaisir d'apprendre en vous lisant encore, très bonne année 2010 pleine d'harmonie d'enrichissement et de plaisir de vivre... margot

  • Merci, pour votre nouvel article.
    Bonne année à vous et merci pour l'aide à la réflexion et l'aide tout court que vous m'apportez.

  • Bonsoir,
    J'ai répondu au test et mon score est de 8 sur 10, j'hésite encore sur les questions :
    "L'autonomie, c'est le fait de répondre à tous ses besoins."
    " C'est normal de vouloir rendre service."
    Ce n'est pas toujours évident... mais j'y travaille :-)
    Merci pour vos bon voeux et recevez les miens tout aussi sincères pour la nouvelle année.

  • J'ai fait le test...
    Je dois dire que mes réponses étaient le reflet de la formation que j avais suivi avec vous (comment gérer ses émotions en face d une personne en fin de vie )...
    Formation que j ai beaucoup appréciée et qui m a beaucoup aidée dans mes réflexions . . .
    Merci infiniment
    A bientôt peut être dans le cadre d une autre formation.

  • "Accompagner l'autre" est loin d'être facile, que cela soit par les soins palliatifs, par l'acoompagnement dans les gestes de la vie au quotidien, par les entretiens que l'on peut partager... On ne sort pas indemne de cette rencontre faite de confidentialité, d'humanité... j'ose presque utiliser le terme "amour"... Allez j'ose, on est entre nous. Il n'y a pas de distance à avoir: le chagrin ne s'attrape pas comme un mauvais virus. Il y a juste une écoute, une main, une épaule qui peut réchauffer quand le coeur est gris. Mais moi là dedans, comment fais-je pour me respecter ? ce n'est pas toujours évident de savoir quand je peux être dans l'accomagnement et quand je dois me respecter. Car on ne peut pas être 24h/24 "Super accompagnant", on est aussi femme/homme, maris/épouse, fille/fils, mére/père... et ces rôles-là, ces identités-là sont importantes autant que celui de l'accompagnement.
    Merci pour cette possibilité qui nous est offerte d'échanger en toutes libertés et à très bientôt à travers vos lectures.

    • Pourquoi le fait de vous respecter vous-même serait-il antinomique avec l'accompagnement ? Il ne s'agit pas de réussir à être 24h/24 un super accompagnant, il s'agit pour un aidant de faire ce qu'il peut sur la base de ses limites. L'accompagnement (comme l'amour) ne peut pas être obligé, il peut être juste librement consenti. Si vous sentez que de poursuivre votre attitude d'écoute bienveillante avec l'accompagné vous empêche de vous respecter vous-même, c'est vraisemblablement que vous êtes dans l'obligation et non plus dans le consentement. Là, chercher ce qui vous contraint de la sorte vous aidera à y voir plus clair en vous et à respecter vos limites.

  • et bien disons ke je me suis bien plantée et ce, sur toute la ligne vu ke mon score est nul ! ça me fait penser à ma mère ki ne cesse de me répéter ke si je veux être une (bonne) infirmière, il faut d'abord ke je panse mes maux avant de penser o mots réconfortants ke je peux donner o patient... connaître mes limites afin de ne pas être trop infantilisante... oser dire non quand je commence à dépenser trop d'énergie quand je veux porter la souffrance des autres etc etc... merci pour la clairvoyance de ces propos et de ce site ke je suis depuis bientôt 4 ans (découverte fortuite pendant mes années d'études) la nouvelle conception graphique change et il va falloir prendre de nouveaux repères ! meilleurs veoux à tous et à chacune !

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