<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>EVOLUTE Conseil</title>
	<atom:link href="http://www.evolute.fr/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.evolute.fr</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Sat, 06 Mar 2010 09:51:29 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.9.1</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>Le jeu de la Victime</title>
		<link>http://www.evolute.fr/connaissance-soi/jeu-victime</link>
		<comments>http://www.evolute.fr/connaissance-soi/jeu-victime#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 03 Mar 2010 21:01:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Renaud Perronnet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Connaissance de soi]]></category>
		<category><![CDATA[Persécuteur]]></category>
		<category><![CDATA[Sauveur]]></category>
		<category><![CDATA[Victime]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.evolute.fr/?p=2391</guid>
		<description><![CDATA[Auteur : © Renaud PERRONNET
Thèmes principaux :
Le triangle dramatique S.V.P.
(Un outil de travail avec soi-même, pour nous aider à débusquer nos jeux de pouvoir et ceux des autres.)
 
 
 
 
« Je crois qu’il y a violence dès que nous utilisons notre force non pour créer, stimuler ou protéger mais pour contraindre, que la contrainte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="first-child "><span style="color: #ff6600;">Auteur : <strong>© Renaud PERRONNET</strong></span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Thèmes principaux :<a href="http://www.evolute.fr/wp-content/uploads/victime.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-2397" title="victime" src="http://www.evolute.fr/wp-content/uploads/victime.jpg" alt="" width="269" height="300" /></a></span></p>
<p>Le triangle dramatique S.V.P.</p>
<p>(Un outil de travail avec soi-même, pour nous aider à débusquer nos jeux de pouvoir et ceux des autres.)</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"> </span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"> </span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"> </span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"> </span></p>
<p><span style="color: #800080;">« Je crois qu’il y a violence dès que nous utilisons notre force non pour créer, stimuler ou protéger mais pour contraindre, que la contrainte s’exerce sur nous-même ou sur les autres. »</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #800080;">Thomas d’Assembourg <sup>(1)</sup></span></p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;">Avant propos sous forme de mise en garde :</span></strong></p>
<p>Vous conviendrez sans doute facilement que quel que soit l’outil que vous utilisez, vous pouvez vous en servir pour faire votre bonheur comme votre malheur… Avec un couteau, on peut étaler du beurre sur son pain mais on peut aussi tuer quelqu’un. Il en est de même de l’outil psychologique « Triangle dramatique ». Si vous vous en servez dans le dessein de vous comprendre pour vous améliorer il peut devenir pour vous une aide précieuse… mais si vous le retournez contre vous, il ne fera que générer - à l’intérieur de vous – encore davantage de mauvaise conscience et de culpabilité.</p>
<p>La lecture de cet article n’est donc pas conseillée aux personnes dépressives ou angoissées parce qu’elles risqueraient de l’utiliser contre elles.</p>
<p>Avant toute chose, souvenez-vous que <strong>l’attitude de base de tout changement positif est une attitude de bienveillance vis-à-vis de qui nous sommes </strong>et n’oubliez pas que nos attitudes négatives (vis-à-vis de nous-mêmes et des autres) sont toujours la conséquence d’une souffrance intolérable pour nous-mêmes.<span id="more-2391"></span></p>
<p>Nous avons tous eu dans notre histoire de bonnes raisons de nous comporter en <strong>Victimes</strong>. Alors que nous demandions quelque chose à notre mère et que celle-ci nous le refusait, il a pu nous apparaître avantageux de nous plaindre afin de l’obtenir. C’est ainsi que la plupart d’entre nous avons trop rapidement conclu que de devenir la victime de l’autre nous permettait d’obtenir ce que nous ne savions pas obtenir autrement… en oubliant d’en considérer les aspects morbides.</p>
<p>Parallèlement nous avons également appris qu’en faisant plaisir aux autres, en leur rendant service ou en nous soumettant à leur autorité, nous attirions leur reconnaissance, c’est ainsi que nous nous sommes inconsciemment appréciés dans un rôle de <strong>Sauveur</strong> qui nous rapportait… en oubliant d’en considérer les effets secondaires délétères.</p>
<p>Quand, embourbés dans les complications émotionnelles et relationnelles de nos schémas de victimes et de sauveurs, il nous arrivait de ne plus en pouvoir - suffoquant d’injustice - nous basculions dans l’amertume et le ressentiment et espérions nous en sortir grâce au rôle de <strong>Persécuteur</strong>… en oubliant d’en considérer les effets pervers en retour.</p>
<p>C’est ainsi que les trois rôles sont intimement liés et forment la triade :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.evolute.fr/wp-content/uploads/svp1.jpg"><img class="size-medium wp-image-2402 aligncenter" title="svp" src="http://www.evolute.fr/wp-content/uploads/svp1-300x159.jpg" alt="" width="300" height="159" /></a></p>
<p>Une personne ne se cantonnera pas seulement à entrer dans le rôle du Sauveur, de la Victime ou du Persécuteur mais sera les trois à la fois à des moments différents, dans des situations différentes, car une fois entré dans le « triangle dramatique » (ainsi nommé par le psychothérapeute Stephen Karpman), on adopte tôt ou tard <strong>et obligatoirement</strong>… les autres positions.</p>
<p>Avant toute chose et pour vous permettre de vous retrouver personnellement dans ces rôles, je vous invite à répondre à ces trois questionnaires (mis au point d’après un test de Lilyane Clémente) :</p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;">Pour savoir si vous êtes un SAUVEUR, une VICTIME et un PERSECUTEUR malgré vous, répondez par oui ou par non aux 18 questions suivantes :</span></strong></p>
<link type="text/css" rel="stylesheet" href="http://www.evolute.fr/wp-content/plugins/quizzin/style.css" />
<script type="text/javascript" src="http://www.evolute.fr/wp-includes/js/jquery/jquery.js"></script>
<script type="text/javascript" src="http://www.evolute.fr/wp-content/plugins/quizzin/script.js"></script>

<div class="quiz-area single-page-quiz">
<form action="" method="post" class="quiz-form" id="quiz-5">
<div class='quizzin-question' id='question-1'><div class='question-content'>Vous arrive-t-il de venir en aide à des personnes qui ne vous ont pas clairement exprimé qu'elles avaient besoin de vous ?</div><br /><input type='hidden' name='question_id[]' value='46' /><input type='radio' name='answer-46' id='answer-id-91' class='answer answer-1 ' value='91' /><label for='answer-id-91' id='answer-label-91' class=' answer label-1'><span>Oui</span></label><br /><input type='radio' name='answer-46' id='answer-id-92' class='answer answer-1 ' value='92' /><label for='answer-id-92' id='answer-label-92' class=' answer label-1'><span>Non</span></label><br /></div><div class='quizzin-question' id='question-2'><div class='question-content'>Vous sentez-vous coupable, fautif et mal à l’aise lorsque quelqu'un de votre entourage éprouve des difficultés et se sent malheureux ?</div><br /><input type='hidden' name='question_id[]' value='47' /><input type='radio' name='answer-47' id='answer-id-93' class='answer answer-2 ' value='93' /><label for='answer-id-93' id='answer-label-93' class=' answer label-2'><span>Oui</span></label><br /><input type='radio' name='answer-47' id='answer-id-94' class='answer answer-2 ' value='94' /><label for='answer-id-94' id='answer-label-94' class=' answer label-2'><span>Non</span></label><br /></div><div class='quizzin-question' id='question-3'><div class='question-content'>Vous sentez-vous quelquefois en colère parce que vous êtes convaincu que l’autre irait beaucoup mieux s’il suivait vos directives ?</div><br /><input type='hidden' name='question_id[]' value='48' /><input type='radio' name='answer-48' id='answer-id-95' class='answer answer-3 ' value='95' /><label for='answer-id-95' id='answer-label-95' class=' answer label-3'><span>Oui</span></label><br /><input type='radio' name='answer-48' id='answer-id-96' class='answer answer-3 ' value='96' /><label for='answer-id-96' id='answer-label-96' class=' answer label-3'><span>Non</span></label><br /></div><div class='quizzin-question' id='question-4'><div class='question-content'>Vous arrive-t-il de vous sentir exploité dans votre travail et d'avoir l'impression que vous n'êtes pas apprécié malgré tout ce que vous faites pour aider les autres ?</div><br /><input type='hidden' name='question_id[]' value='49' /><input type='radio' name='answer-49' id='answer-id-97' class='answer answer-4 ' value='97' /><label for='answer-id-97' id='answer-label-97' class=' answer label-4'><span>Oui</span></label><br /><input type='radio' name='answer-49' id='answer-id-98' class='answer answer-4 ' value='98' /><label for='answer-id-98' id='answer-label-98' class=' answer label-4'><span>Non</span></label><br /></div><div class='quizzin-question' id='question-5'><div class='question-content'>Vous arrive-t-il d’accuser les autres d’être à l’origine de vos problèmes ?</div><br /><input type='hidden' name='question_id[]' value='63' /><input type='radio' name='answer-63' id='answer-id-128' class='answer answer-5 ' value='128' /><label for='answer-id-128' id='answer-label-128' class=' answer label-5'><span>Oui</span></label><br /><input type='radio' name='answer-63' id='answer-id-129' class='answer answer-5 ' value='129' /><label for='answer-id-129' id='answer-label-129' class=' answer label-5'><span>Non</span></label><br /></div><div class='quizzin-question' id='question-6'><div class='question-content'>Vous arrive-t-il de vous diminuer ou de vous dénigrer aux yeux des autres ?</div><br /><input type='hidden' name='question_id[]' value='64' /><input type='radio' name='answer-64' id='answer-id-130' class='answer answer-6 ' value='130' /><label for='answer-id-130' id='answer-label-130' class=' answer label-6'><span>Oui</span></label><br /><input type='radio' name='answer-64' id='answer-id-131' class='answer answer-6 ' value='131' /><label for='answer-id-131' id='answer-label-131' class=' answer label-6'><span>Non</span></label><br /></div><div class='quizzin-question' id='question-7'><div class='question-content'>Vous arrive-t-il de vous plaindre de vos difficultés sans agir ?</div><br /><input type='hidden' name='question_id[]' value='65' /><input type='radio' name='answer-65' id='answer-id-132' class='answer answer-7 ' value='132' /><label for='answer-id-132' id='answer-label-132' class=' answer label-7'><span>Oui</span></label><br /><input type='radio' name='answer-65' id='answer-id-133' class='answer answer-7 ' value='133' /><label for='answer-id-133' id='answer-label-133' class=' answer label-7'><span>Non</span></label><br /></div><div class='quizzin-question' id='question-8'><div class='question-content'>Vous arrive-t-il – plutôt que d’agir de manière autonome – d’attendre que les autres vous « sauvent ».</div><br /><input type='hidden' name='question_id[]' value='66' /><input type='radio' name='answer-66' id='answer-id-134' class='answer answer-8 ' value='134' /><label for='answer-id-134' id='answer-label-134' class=' answer label-8'><span>Oui</span></label><br /><input type='radio' name='answer-66' id='answer-id-135' class='answer answer-8 ' value='135' /><label for='answer-id-135' id='answer-label-135' class=' answer label-8'><span>Non</span></label><br /></div><div class='quizzin-question' id='question-9'><div class='question-content'>Vous arrive-t-il d’accorder plus d’importance à la manière dont les autres vous perçoivent qu’à la manière dont vous vous percevez ?</div><br /><input type='hidden' name='question_id[]' value='67' /><input type='radio' name='answer-67' id='answer-id-136' class='answer answer-9 ' value='136' /><label for='answer-id-136' id='answer-label-136' class=' answer label-9'><span>Oui</span></label><br /><input type='radio' name='answer-67' id='answer-id-137' class='answer answer-9 ' value='137' /><label for='answer-id-137' id='answer-label-137' class=' answer label-9'><span>Non</span></label><br /></div><div class='quizzin-question' id='question-10'><div class='question-content'>Vous arrive-t-il de quémander – d’une manière ou d’une autre - l’attention des autres ?</div><br /><input type='hidden' name='question_id[]' value='68' /><input type='radio' name='answer-68' id='answer-id-138' class='answer answer-10 ' value='138' /><label for='answer-id-138' id='answer-label-138' class=' answer label-10'><span>Oui</span></label><br /><input type='radio' name='answer-68' id='answer-id-139' class='answer answer-10 ' value='139' /><label for='answer-id-139' id='answer-label-139' class=' answer label-10'><span>Non</span></label><br /></div><div class='quizzin-question' id='question-11'><div class='question-content'>Vous arrive-t-il de critiquer les autres parce que ce qu’ils font ne correspond pas à vos attentes ?</div><br /><input type='hidden' name='question_id[]' value='69' /><input type='radio' name='answer-69' id='answer-id-140' class='answer answer-11 ' value='140' /><label for='answer-id-140' id='answer-label-140' class=' answer label-11'><span>Oui</span></label><br /><input type='radio' name='answer-69' id='answer-id-141' class='answer answer-11 ' value='141' /><label for='answer-id-141' id='answer-label-141' class=' answer label-11'><span>Non</span></label><br /></div><div class='quizzin-question' id='question-12'><div class='question-content'>Vous arrive-t-il de vous mettre en danger pour obtenir l’attention des autres ?</div><br /><input type='hidden' name='question_id[]' value='70' /><input type='radio' name='answer-70' id='answer-id-142' class='answer answer-12 ' value='142' /><label for='answer-id-142' id='answer-label-142' class=' answer label-12'><span>Oui</span></label><br /><input type='radio' name='answer-70' id='answer-id-143' class='answer answer-12 ' value='143' /><label for='answer-id-143' id='answer-label-143' class=' answer label-12'><span>Non</span></label><br /></div><div class='quizzin-question' id='question-13'><div class='question-content'>Vous arrive-t-il de céder au chantage affectif ?</div><br /><input type='hidden' name='question_id[]' value='71' /><input type='radio' name='answer-71' id='answer-id-144' class='answer answer-13 ' value='144' /><label for='answer-id-144' id='answer-label-144' class=' answer label-13'><span>Oui</span></label><br /><input type='radio' name='answer-71' id='answer-id-145' class='answer answer-13 ' value='145' /><label for='answer-id-145' id='answer-label-145' class=' answer label-13'><span>Non</span></label><br /></div><div class='quizzin-question' id='question-14'><div class='question-content'>Sentez-vous parfois le besoin d'humilier certaines personnes de votre entourage ?</div><br /><input type='hidden' name='question_id[]' value='72' /><input type='radio' name='answer-72' id='answer-id-146' class='answer answer-14 ' value='146' /><label for='answer-id-146' id='answer-label-146' class=' answer label-14'><span>Oui</span></label><br /><input type='radio' name='answer-72' id='answer-id-147' class='answer answer-14 ' value='147' /><label for='answer-id-147' id='answer-label-147' class=' answer label-14'><span>Non</span></label><br /></div><div class='quizzin-question' id='question-15'><div class='question-content'>Vous arrive-t-il de faire agir vos amis, parents ou collègues, de manière à obtenir ce dont vous avez besoin, plutôt que de leur faire une demande claire ?</div><br /><input type='hidden' name='question_id[]' value='73' /><input type='radio' name='answer-73' id='answer-id-148' class='answer answer-15 ' value='148' /><label for='answer-id-148' id='answer-label-148' class=' answer label-15'><span>Oui</span></label><br /><input type='radio' name='answer-73' id='answer-id-149' class='answer answer-15 ' value='149' /><label for='answer-id-149' id='answer-label-149' class=' answer label-15'><span>Non</span></label><br /></div><div class='quizzin-question' id='question-16'><div class='question-content'>Etes-vous colérique ?</div><br /><input type='hidden' name='question_id[]' value='74' /><input type='radio' name='answer-74' id='answer-id-150' class='answer answer-16 ' value='150' /><label for='answer-id-150' id='answer-label-150' class=' answer label-16'><span>Oui</span></label><br /><input type='radio' name='answer-74' id='answer-id-151' class='answer answer-16 ' value='151' /><label for='answer-id-151' id='answer-label-151' class=' answer label-16'><span>Non</span></label><br /></div><div class='quizzin-question' id='question-17'><div class='question-content'>Vous a-t-on déjà reproché d'être sévère ? de dominer ? d’avoir « toujours » raison ?</div><br /><input type='hidden' name='question_id[]' value='75' /><input type='radio' name='answer-75' id='answer-id-156' class='answer answer-17 ' value='156' /><label for='answer-id-156' id='answer-label-156' class=' answer label-17'><span>Oui</span></label><br /><input type='radio' name='answer-75' id='answer-id-157' class='answer answer-17 ' value='157' /><label for='answer-id-157' id='answer-label-157' class=' answer label-17'><span>Non</span></label><br /></div><div class='quizzin-question' id='question-18'><div class='question-content'>Faites-vous du chantage affectif ? Tentez-vous de séduire l’autre pour obtenir ce que vous voulez de lui ?</div><br /><input type='hidden' name='question_id[]' value='76' /><input type='radio' name='answer-76' id='answer-id-158' class='answer answer-18 ' value='158' /><label for='answer-id-158' id='answer-label-158' class=' answer label-18'><span>Oui</span></label><br /><input type='radio' name='answer-76' id='answer-id-159' class='answer answer-18 ' value='159' /><label for='answer-id-159' id='answer-label-159' class=' answer label-18'><span>Non</span></label><br /></div><br />
<input type="button" id="next-question" value="Next &gt;"  /><br />

<input type="submit" name="action" id="action-button" value="Show Results"  />
<input type="hidden" name="quiz_id" value="5" />
</form>
</div>


<p>Si vous avez répondu « Oui » à deux questions ou plus pour chaque catégorie (Sauveur, Victime, Persécuteur), il est fort probable que vous adoptiez à l'occasion des <strong>jeux de pouvoir</strong> à l'égard de votre entourage.</p>
<p>.</p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="text-decoration: underline;">Pour sortir de ce mauvais rôle de <strong>Sauveur</strong>, tentez de répondre honnêtement aux questions suivantes :</span></span></p>
<p><span style="color: #993300;">1)	Qu’espérez-vous obtenir en jouant au bon samaritain ?</span></p>
<p><span style="color: #993300;">2)	Et si vous commenciez par oser vous dire honnêtement à vous-même vos propres besoins ?</span></p>
<p><span style="color: #993300;"><br />
</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="text-decoration: underline;">Pour sortir de ce mauvais rôle de <strong>Victime</strong>, tentez de répondre honnêtement aux questions suivantes :</span></span></p>
<p><span style="color: #993300;">1)	Qu’est-ce qui vous pousse à croire que vous ne pouvez rien faire d’autre que de subir des Sauveurs et des Persécuteurs ?</span></p>
<p><span style="color: #993300;">2)	De quoi avez-vous peur ? Pourquoi avez-vous ainsi tendance à vous justifier ?</span></p>
<p><span style="color: #993300;">3)	Croyez-vous vraiment qu’il soit possible de s’épanouir dans la plainte ?</span></p>
<p><span style="color: #993300;">4)	Que se passerait-il pour vous si vous osiez énoncer clairement vos limites ?</span></p>
<p><span style="color: #993300;"><br />
</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="text-decoration: underline;">Pour sortir de ce mauvais rôle de <strong>Persécuteur</strong>, tentez de répondre honnêtement aux questions suivantes :</span></span></p>
<p><span style="color: #993300;">1)	Votre propension à la domination cache un besoin, pouvez-vous l’exprimer clairement ?</span></p>
<p><span style="color: #993300;">2)	Qu’est-ce qui est si douloureux pour vous dans le fait d’avoir un problème et d’en convenir ?</span></p>
<p><span style="color: #993300;">3)	Etes-vous certain(e) que le jeu de Persécuteur ne se retourne pas contre vous ?</span></p>
<p><span style="color: #993300;"><br />
</span></p>
<p>Après avoir répondu à ce questionnaire, sans doute êtes-vous maintenant convaincu que la grande majorité d’entre nous joue des rôles S.V.P.</p>
<p>Pourtant ces rôles nous mettent en porte-à-faux vis-à-vis de nous-mêmes comme vis-à-vis des autres, ils nous usent et nous mènent au burn-out.</p>
<p>Ils peuvent également être des obstacles qui nous empêcheront d'aider les personnes qui ont légitimement besoin d'aide et le demandent.</p>
<p>Maintenant que vous en savez un peu plus sur vous-même, regardons ensemble en détail les caractéristiques de chaque rôle qui compose cette triade S.V.P.</p>
<p><span style="color: #ff6600;"><strong>Le SAUVEUR :</strong></span></p>
<p>Déguisé en conseiller, en justicier ou en protecteur, il croit que le monde a besoin de lui et cherche à aider alors même que l’autre ne demande rien, il place donc l’autre en incapacité. Il souffre de la souffrance de l’autre (parce qu’il s’identifie à lui), il le prend en pitié en lui apportant une aide inefficace (alors même qu’il agit avec une bonne intention) parce qu’il prend garde de ne pas vérifier le désir réel de l’autre. Son but inconscient est d’entretenir la Victime dans son rôle afin de rester dans le sien dans lequel il se sent briller. En faisant « à la place » de l’autre, il crée donc de la passivité et de la dépendance pour se faire du bien. Mais souvent il s’épuise, finit par s’irriter et se transforme en Persécuteur… victime de l’agressivité de la Victime-Persécutrice.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Son problème caché :</span> Il tente de <strong>recevoir</strong> quelques miettes de reconnaissance parce qu’il en manque… mais il a peur de faire de la peine en imposant des limites. Il accumule donc les rancœurs, culpabilise et ne sait pas ne pas en faire trop et s’épuiser en pure perte.</p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;">La VICTIME :</span></strong></p>
<p>Le rôle de Victime (parce qu’il attire l’attention sur lui) est très prisé, on se l’arrache car il apporte des bénéfices secondaires de reconnaissance. Parce qu’elle ne veut pas de l’aide qu’elle demande (qui lui ferait abandonner son rôle), la Victime s’arrange pour se plaindre auprès de personnes qui, le plus souvent (bien sûr), n’ont pas la compétence pour l’aider. Ainsi elle apitoie (le Sauveur), et attire inconsciemment la brimade et les critiques (du Persécuteur).</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Son problème caché :</span> La Victime a <strong>honte</strong> et manque de confiance en elle. Elle a peur d’exister par elle-même, de s’affirmer et accumule ainsi les rancunes. Elle a aussi souvent peur de manquer, de perdre, d’échouer ou  d’être abandonnée. Pleurs, incrédulité, révolte, rancœurs sont ses modes d’expression.</p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;">Le PERSECUTEUR :</span></strong></p>
<p>Parce qu’il cherche à se libérer de ses pulsions, il fait preuve de colère, de sévérité, d’agressivité. Il attaque, infériorise, ordonne, dévalorise, critique, fait la morale et provoque la rancune des autres en triomphant. Il s’arrange pour ridiculiser, ironiser et attaquer la Victime ou le Sauveur « par en dessous » en les culpabilisant s’il le peut.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Son problème caché :</span> Il craint essentiellement de montrer sa vulnérabilité et sa frustration, il tient à ce que les autres pensent qu’il n’a pas de problème, qu’il est fort. Il cherche donc à dominer l’autre et pense en termes de rapport de force, puisqu’il vit dans la peur secrète d’être démasqué. Il cherche donc inconsciemment à <strong>se venger</strong> de sa frustration, en passant dès que possible du statut de victime à celui de bourreau.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Un exemple pris dans le contexte professionnel :</span></p>
<ul>
<li>Ce conseiller à l’emploi est bien ennuyé, c’est la seconde fois que l’usager qu’il doit rencontrer ne vient pas au rendez-vous qu’il lui a fixé et ceci sans décommander. Il veut conserver l’image d’une personne aidante donc ne lui fait aucune remarque et gère comme il peut son emploi du temps perturbé. En s’abstenant de faire une remarque à l’usager, il ne respecte ni l’usager ni lui-même. Il se conduit ainsi en <strong>Sauveur</strong> et pense intérieurement : « Le pauvre, il a assez de problèmes comme cela…</li>
</ul>
<ul>
<li>Cet usager est particulièrement déprimé et aigri d’avoir perdu son emploi. Il ne dit pas à son conseiller à l’emploi que quand il prend rendez-vous avec lui c’est « pour lui faire plaisir ». Puisqu’il pense inconsciemment de lui-même qu’il ne vaut pas grand-chose, il se dit qu’il n’a aucune chance de retrouver du travail et vit ce conseiller comme un obstacle à sa liberté. Il se présente donc en <strong>Victime</strong> (qui manquera les rendez-vous pris) et qui cherche un Sauveur… ou un Persécuteur.</li>
</ul>
<ul>
<li>Cet autre conseiller à l’emploi est lui aussi souvent la victime d’usagers qui ne viennent pas aux rendez-vous convenus. Depuis des années qu’il fait ce métier, il prend sur lui-même  pour ne pas exploser et se répète intérieurement : « les gens se foutent du monde ». Lors de ses entretiens avec eux, il ne perd jamais l’occasion de leur faire la morale et de les culpabiliser en leur répétant que s’ils manquent à un rendez-vous, c’est parce qu’ils ne veulent pas retrouver de travail. Il se présente ainsi comme un <strong>Persécuteur</strong>.</li>
</ul>
<p>Vous comprenez facilement que ces histoires n’en resteront pas là… et que quand ces personnes se rencontreront, leurs rôles se télescoperont, s’inverseront.</p>
<p>C’est ainsi que si nous ne nous sommes pas <strong>lucides</strong> par rapport à la manière dont les autres entrent en relation avec nous, ni nous-mêmes avec eux, nous avons toutes les chances de tomber dans les pièges inconscients que les autres et nous-mêmes tendons.</p>
<p>Pour pouvoir assainir notre relation aux autres, n’est-il pas utile de voir de près comment nous nous y prenons avec eux ?</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #993300;"><strong>ALORS, COMMENT SORTIR DE CES RÔLES ? OU PLUTÔT NE PAS Y ENTRER ?</strong></span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Pour détecter notre entrée dans le « triangle dramatique », il faut :</span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">1.	Comprendre pourquoi nous avons besoin d’y entrer :</span></p>
<p>Guy Corneau (2) nous explique : <em><span style="color: #800080;">« Nos rôles reposent sur des besoins frustrés qui sont eux-mêmes articulés sur des blessures (…) Ces blessures viennent du passé : elles ont été infligées par des événements qui ont dû se répéter puisqu’il y a eu formation d’un programme inconscient. »</span></em></p>
<p>Parce que le passé non résolu continue de vibrer à l’intérieur de nous, nous attirons involontairement ce que nous ne voulons pas.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">2.	Comprendre comment nous nous y prenons pour y entrer :</span></p>
<p>Pour survivre à l’intolérable, nous nous identifions à l’un de ces trois rôles, c’est-à-dire que nous devenons dupes de la nature de la réaction intérieure qui nous anime.</p>
<p>Seule notre capacité à poser un <strong>regard lucide</strong> sur nous-même peut nous permettre de sortir de cette mécanicité qui nous rend esclave de nos blessures anciennes. Car c’est en reconnaissant les origines de nos comportements… que nous pourrons agir dessus.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Pour sortir du « triangle dramatique » dans la pratique d’une relation d’aide à soi-même :</span></p>
<p>1)	Trouvez une situation à la fois problématique et répétitive qui entraîne pour vous un vécu difficile.</p>
<p>2)	Notez les gratifications inconscientes qui sont attachées à vos comportements (bénéfices cachés donc « non avoués » de vos comportements compulsifs et contraignants de Sauveur, Victime et/ou Persécuteur.)</p>
<p>3)	Trouvez comment vous pourriez échanger ces récompenses contre d’autres réellement gratifiantes.</p>
<p>Accepter de voir qu’il y a des bénéfices cachés dans ce qui nous détruit, c’est <strong>prendre conscience que nous sommes attachés à ce dont nous prétendons vouloir nous débarrasser</strong>. Cela est thérapeutique et pacificateur, parce que cela nous aide à découvrir qu’il ne s’agit pas de se juger, mais de se regarder agir avec bienveillance (comme un grand-père regarderait jouer ses petits enfants.)</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Pour ne pas entrer dans le « triangle dramatique » dans la relation d’aide aux autres, il faut :</span></p>
<p>1)	Avoir personnellement soigné ses blessures passées.</p>
<p>2)	Avoir le désir de respecter l’autre et d’être empathique.</p>
<p>3)	Être « adulte » donc lucide et conséquent, c’est-à-dire ne pas entreprendre ce qui ne nous est pas demandé.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Pour ce faire, répondre aux 5 questions suivantes <strong>avant d’agir</strong> peut nous aider :</span></p>
<p>1)	Y a-t-il un besoin explicite - donc une demande clairement formulée - chez celui que nous nous proposons d’aider ? (Afin de ne pas risquer de le sauver malgré lui.)</p>
<p>2)	Qu’est-ce que – précisément – l’autre attend de moi ? Pour cela écouter et questionner afin de cadrer précisément la demande et ses limites. (Et ne pas proposer ou donner ce qui n’est pas demandé.)</p>
<p>3)	Ai-je la compétence nécessaire pour aider dans ce cadre ? Se souvenir que <strong>nous ne devons à personne ce que nous ne pouvons pas faire ou être</strong> (que nos compétences sont nécessairement limitées), nous permettra de ne pas être un Sauveur déçu, contraint de se transformer en Persécuteur, parce qu’il se sent Victime.</p>
<p>4)	Ai-je vraiment la disponibilité de faire ce que l’on me demande ? Donc recadrer la demande dans le temps et l’espace. (Afin de ne pas devenir une Victime.)</p>
<p>5)	En ai-je véritablement envie ? En ai-je le goût ? Sinon je me ferai rattraper par la situation et rentrerai dans le « triangle dramatique » en me plaignant. Cela implique donc que je ne me laisse pas manipuler par la culpabilité ou la peur de déplaire aux autres. Le Sauveur n’est que la Victime de lui-même.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">En guise de conclusion :</span></p>
<p><span style="color: #800080;"><em>« Celui ou celle qui a un penchant pour le sauvetage devrait s’entraîner à répondre ceci aux Victimes qui croisent sa route (après les avoir écoutées avec respect et compassion) : « Mon Dieu ! C’est terrible ce qui t’arrive ! Qu’est-ce que <span style="text-decoration: underline;"><strong>tu</strong></span> penses faire, dans la situation ? » Il renvoie ainsi la Victime à sa responsabilité. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne l’aidera pas, à condition que celle-ci formule une demande claire. La faiblesse du Sauveur (ou de la Sauveuse) vient de ce qu’il se précipite au-devant de la Victime en disant : «  Mon Dieu ! C’est terrible ce qui t’arrive… Qu’est-ce que <strong><span style="text-decoration: underline;">je</span></strong> peux faire pour toi ? » - quand il prend la situation en charge sans même attendre la réponse, c’est ça qui trahit son problème personnel. » (2)</em></span></p>
<p>Pour sortir de ces jeux maléfiques, il nous faut avoir le courage de ne plus nous mentir à nous-mêmes, donc de ne plus nous justifier à nos propres yeux par des excuses qui ne servent qu’à nous entretenir dans l’inconscience la plus totale des jeux que nous menons avec nous-mêmes et les autres.</p>
<p>Ne serait-il pas plus simple et moins épuisant pour nous dans nos relations – avec nous-mêmes et les autres - de prendre le risque de notre vérité, en partageant, quand nous l’estimons nécessaire, nos sentiments et ce que nous pensons ?</p>
<p>Car oser être soi-même c’est se souvenir que puisque chacun est différent, <strong>il ne nous est pas possible de ne pas être parfois la cause indirecte des problèmes et des difficultés des autres.</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Notes :</span></p>
<p>(1) Thomas d’Assembourg, « Cessez d’être gentil, soyez vrai », Éditions de l’homme, 2001, dont je ne saurai trop vous recommander la lecture.</p>
<p>(2) Guy Corneau, « Victime des autres, bourreau de soi-même », Éditions Robert Laffont, 2003.</p>
<p>Pour aller plus loin et apprendre à évaluer le juste critère du besoin d’aide, vous pouvez visionner le diaporama <a href="http://www.evolute.fr/videos-diapos/image-allegorie-papillon" target="_blank">« L’allégorie du papillon »</a>.</p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #ff6600;"><strong>© 2010 Renaud PERRONNET Tous droits réservés.</strong></span></p>
<p>Si vous voulez télécharger l'intégralité de cet article au format PDF, cliquez sur ce lien :</p>
<p><a href="http://www.evolute.fr/wp-content/uploads/jeu_victime.pdf">jeu_victime</a></p>
<p style="text-align: center;">
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.evolute.fr/connaissance-soi/jeu-victime/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>De l’indécision en amour…</title>
		<link>http://www.evolute.fr/reponses-questions/indecision-amour</link>
		<comments>http://www.evolute.fr/reponses-questions/indecision-amour#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 02 Feb 2010 16:37:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Renaud Perronnet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Réponses à vos questions]]></category>
		<category><![CDATA[Aimer]]></category>
		<category><![CDATA[Indécision]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.evolute.fr/?p=2337</guid>
		<description><![CDATA[Question de Nadia :
Contrôleur budgétaire à Paris.
Je souhaite obtenir vos conseils sur un domaine qui me préoccupe, je fréquente depuis bientôt 2 mois un homme très attentionné d'une gentillesse incroyable qui a vécu une séparation très difficile, 3 ans après cette séparation il a encore gardé des photos de son ex copine, ses affaires étaient [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="first-child "><span style="color: #ff6600;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Question de Nadia :</strong></span></span></p>
<p>Contrôleur budgétaire à Paris.</p>
<p>Je souhaite obtenir vos conseils sur un domaine qui me préoccupe, je fréquente depuis bientôt 2 mois un homme très <a href="http://www.evolute.fr/wp-content/uploads/amovrevx.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2341" title="amovrevx" src="http://www.evolute.fr/wp-content/uploads/amovrevx-156x300.jpg" alt="" width="156" height="300" /></a>attentionné d'une gentillesse incroyable qui a vécu une séparation très difficile, 3 ans après cette séparation il a encore gardé des photos de son ex copine, ses affaires étaient encore dans sa chambre, il me dit au début qu'elle est restée sa meilleure amie, et dès l'instant où il lui a annoncé qu'il m'avait rencontré après plus de 3 ans de solitude, elle a commencé à l'appelé presque tous les soirs à des heures tardives entre 22h30 et 00h30 pour des raisons diverses, papier, opinion sur un film qu'elle venait de voir avec son petit ami, ensuite c'était parce qu'elle avait besoin de se confier car sa sœur supportait mal sa grossesse bref, un soir il n'a pas répondu à son appel et le lendemain elle lui a dit qu'elle était déçu par son comportement qu'il était mort pour elle et qu'elle trouvait que depuis que j'existait dans sa vie il n'était plus dispo pour elle.</p>
<p>J'ai conseillé à mon ami de prendre son temps et de commencer à se séparer de ses photos accroché au frigo, la semaine dernière alors que nous étions en intimité il m'a appelé par son prénom et m'a dit qu'il n'arrivait pas à l'oublier mais qu'il l'a considérer comme une amie seulement.</p>
<p>Je pense qu'il n'est pas disponible pour le moment a aimé une autre femme et qu'il éprouve des sentiments encore fort pour elle, aurait-il fallu pour sa part ne pas rentrer en contact avec elle dès le début de la séparation, aurait-il fallu à elle de lui demander d'arrêter cette relation "amicale" dès lors qu'elle savait qu'il était encore amoureux d'elle sachant qu'elle a réussi à tourner la page et refaire sa vie mais elle a quand même conservé une relation "amicale" très proche, diner chez l'un et l'autre, appels tous les 4, 5 jours.</p>
<p>Aujourd'hui il me dit qu'il veut avancer et essayer mais il en est incapable et souhaite me la présenter car il me dit que nous l'avons tous les deux en commun et qu'il ne peut pas arrêter franchement cette relation qu'il a avec elle. Il me dit qu'il a besoin de l'appeler de temps en temps pour avoir de ses nouvelles.</p>
<p>J'ai vraiment besoin de savoir ce que je dois faire, dois-je lui demandé de se retrouver un peu seul pour faire son deuil correctement, je n'ai pas envie d'être avec un homme qui a encore des sentiments pour son ex c'est invivable, lui me dit qu'il veut construire avec moi mais il en est incapable pour le moment</p>
<p>Je ne cherche pas à lui mettre la pression je n'en ai pas le droit et ce n'est pas ce qui va l'aider, je ne lui demande pas de choisir entre elle et moi je ne veux pas non plus le forcer à faire ce qu'il ne peut pas faire ou pas prêt à faire, faut-il prendre des distances avec lui le temps qu'il sache vraiment ce qu'il veut.</p>
<p>Merci pour vos conseils que j'attends avec impatience.</p>
<p><span id="more-2337"></span></p>
<p><span style="color: #ff6600;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Ma réponse :</strong></span></span></p>
<p>Ce qui me frappe dans la manière dont vous partagez votre histoire, c’est votre honnêteté et votre capacité à prendre du recul vis-à-vis d’une situation pourtant douloureuse pour vous. Mais - je suis d’accord avec vous - quand on rencontre un homme « très attentionné et d’une gentillesse incroyable » il serait infiniment dommage de risquer de brusquer les choses.</p>
<p>Vous sentez très justement que votre nouveau compagnon se doit de faire son deuil de sa relation précédente pour pouvoir aimer à nouveau, pour pouvoir vous aimer, et qu’il serait donc maladroit de lui demander de choisir au moment où justement… il ne peut pas encore choisir. Le respecter dans ce qu’il vit donc (comme vous le dites si bien), l’aider, c’est en effet ne pas lui mettre la pression. Vous avez également compris que l’amour ne peut pas se « forcer », que votre ami en est « là où il en est » et que l’aimer c’est justement l’accepter tel qu’il est, donc lui permettre de prendre le temps d’évoluer peu à peu, le temps – peut-être - de prendre conscience que s’il veut rester le « meilleur ami » de cette femme qui a compté pour lui, c’est qu'il n’en est pas encore détaché donc « libre ». Cette femme qui cependant ne le respecte pas quand elle manifeste sa jalousie en lui assénant qu’il est mort pour elle alors qu’ils se sont quittés !</p>
<p>Comment pourrais-je vous dire « ce que vous devez faire » ? Cela ne tient-il pas à un subtil équilibre que seul votre cœur et votre raison connaissent, entre vos besoins, « ce que vous êtes capable de donner » et la limite qui sera la vôtre dans ce don ?</p>
<p>Ne pas s’imposer donc se mettre à l’écart pendant un temps peut en effet permettre à l’autre de mûrir… à condition que l’autre fasse ce qu’il faut pour « mûrir ». Or votre ami vous explique paradoxalement (et vous ressentez que c’est justement cela qui vous trouble) qu’il veut « avancer et essayer » mais qu’il en est « incapable », donc à travers l'incapacité qui est la sienne, il peut vous demander de supporter la situation pendant longtemps… notamment en vous l’imposant, sous le prétexte de ses propres besoins… Ses propres besoins peuvent en effet l’empêcher de s’ouvrir… aux vôtres, vous condamnant ainsi à le comprendre.</p>
<p>N’est-il pas en effet facile de demander à celle qui nous aime de nous comprendre sous le prétexte que nous ne savons pas choisir ? Et surtout, combien de temps votre ami va-t-il vous faire vivre son incapacité à choisir ? Vous ne pouvez pas le savoir sans l’expérimenter (à moins que vous ne l'ayez déjà pressenti ?)</p>
<p>En fait, vous n’êtes pas responsable de l’indécision de votre ami, personne ne peut vous forcer à attendre et c’est sans doute parce que vous tenez à lui que vous aurez envie d’être patiente… alors même que vous convenez clairement que de vivre avec un homme qui a encore des sentiments pour son ex est invivable. Dans un tel contexte, le futur vous montrera sans doute dans quelle mesure vous êtes capable de vous respecter donc d’être cohérente avec ce que vous dites.</p>
<p>Vous ne pouvez pas vous forcer à la patience en amour et tant qu’elle est le résultat de vos sentiments librement consentis, elle n’est un poids ni pour nous, ni pour l’autre. Veillez simplement à ce que votre patience ne s’accompagne jamais de rancœur, auquel cas vous auriez dépassé votre limite, elle se retournerait contre vous et deviendrait votre aliénation.</p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #ff6600;">© 2010 <strong>Renaud PERRONNET</strong> Tous droits réservés.</span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.evolute.fr/reponses-questions/indecision-amour/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>10</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Faut-il démissionner pour aider ?</title>
		<link>http://www.evolute.fr/espace-soignants/partage-inf-sature</link>
		<comments>http://www.evolute.fr/espace-soignants/partage-inf-sature#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 13 Jan 2010 20:11:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Renaud Perronnet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Espace pour les soignants]]></category>
		<category><![CDATA[Aider]]></category>
		<category><![CDATA[Burn-out]]></category>
		<category><![CDATA[Infirmière]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.evolute.fr/?p=2274</guid>
		<description><![CDATA[JE SATURE !
Libre partage d' Edith
Profession : Infirmière
Infirmière dans une petite maison de retraite, je suis dépassée par les démarches de plus en plus nombreuses que nous devons accomplir, administratives surtout !!!
- Une malheureuse chute, par exemple ! Autrefois, elle était notée dans les transmissions et chacun essayait de trouver des solutions adéquates pour éviter [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><span style="color: #ff6600;"><strong><strong>JE SATURE !</strong></strong></span></h3>
<p class="first-child ">Libre partage d' <span style="color: #ff6600;"><strong>Edith</strong></span></p>
<p>Profession : Infirmière<a href="http://www.evolute.fr/wp-content/uploads/cocotte_deborder.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2305" title="cocotte_deborder" src="http://www.evolute.fr/wp-content/uploads/cocotte_deborder-300x191.jpg" alt="" width="300" height="191" /></a></p>
<p>Infirmière dans une petite maison de retraite, je suis dépassée par les démarches de plus en plus nombreuses que nous devons accomplir, administratives surtout !!!</p>
<p>- Une malheureuse chute, par exemple ! Autrefois, elle était notée dans les transmissions et chacun essayait de trouver des solutions adéquates pour éviter une autre chute…. !</p>
<p>Aujourd’hui, elle est notée dans les transmissions, mais aussi une fiche complète est remplie avec une vingtaine de renseignements à fournir (date, heure, circonstance de la chute, lésions éventuelles, appel ou non du médecin  etc…)<span id="more-2274"></span></p>
<p>Chaque feuille de chute est rangée dans un classeur et ce classeur sera ensuite étudié (statistiques……heure le plus fréquent des chutes…etc ...). Par qui tout çà ???? Les aides-soignantes ou infirmières bien entendu, et en plus de leur « travail » auprès de la personne qui a chuté, qu’il faut « gérer » à une heure où çà n’arrange évidemment personne (heure des couchers souvent….)</p>
<p>Bien sûr, c’est important !!! Bien sûr c’est en étudiant le pourquoi et comment de ces chutes qu’on pourra les prévenir et donc en diminuer la fréquence et cela sera un grand bénéfice pour les personnes âgées d’abord !!!</p>
<p>Mais !!! Nous n’avons que deux bras, deux jambes et une tête !!! Et bien évidemment je sature !</p>
<p>- L’équipe souffre : deuxième exemple ! Démission de deux aides-soignantes et nous voilà avec des intérimaires ….. ! Impossible de garder les mêmes et tous les jours les « anciennes » répètent les différents soins à faire …. !</p>
<p>« Faites des fiches de postes »  me dit-on en haut-lieu lorsque je vais défendre leur cause !!!</p>
<p>Je m’y « colle » et commence cette difficile tâche ; poste du matin, de l’après-midi et de la nuit ; tous ne sont pas d’accord sur les soins, cela soulève beaucoup de discussions et finalement, je reprends tout cela en équipe de travail, petites réunions d’équipe ;</p>
<p>Mais c’est encore des heures et des heures de travail loin des personnes-âgées…… !!! Et pendant ce temps là, je ne peux pas faire ce que j’aime faire et ce pourquoi j’ai choisi de travailler en maison de retraite : être proche de la personne-âgée, l’écouter, l’accompagner dans ses moments difficiles, la soigner et lui donner un peu de bonheur !</p>
<p>- Enfin dernier exemple de temps passé dans la paperasserie : les dossiers individualisés ! Je suis parfaitement en accord avec le principe : on prend un dossier Mme X, pour faire simple ! Avec le médecin, la psychologue, l’infirmière présente et enfin le « référent » nous « attaquons » le dossier. Tout doit y être : renseignements médicaux, psychologiques, besoins fondamentaux et surtout objectifs à court, moyen et long terme… ! On évaluera dans six mois !</p>
<p>Et on y inclut la personne-âgée puisqu’elle doit avoir été contactée avant par le référent, être d’accord avec nos propositions (censées être les siennes d’ailleurs) et même les signer dans un « avenant » au contrat !!!! Si la personne-âgée est dans l’incapacité de faire ce « travail », il  incombe au référent de contacter la personne de confiance, la rencontrer afin de l’inclure dans la démarche et obtenir son accord pour les décisions qui seront prises.</p>
<p>C’est génial, ce principe ! Enfin la personne-âgée est entendue, reconnue comme un être humain à part entière, avec un passé (et souvent quel passé !!!), un présent et un avenir !!!</p>
<p>La maison de retraite devient autre chose que « leur dernière maison » ….. !!! Des projets existent. Plein de choses vont être faites…. !</p>
<p>Oui, sur papier c’est génial !</p>
<p>Dans la réalité c’est une fois de plus, des réunions à planifier tous les mercredis (du moins chez nous)  avec toutes les personnes concernées …..et des reports car maladie de l’un ou l’autre ….et des imprévus….etc !!!!</p>
<p>Cela fera deux ans dans 2 mois que je suis dans cette maison de retraite et il en reste encore 10 à faire !!! Et nous sommes censés évaluer tous les 6 mois….voir si nos objectifs sont atteints…. !!!</p>
<p>A côté de cela, au quotidien, je vois et j’entends des choses qui ne demandent pas de temps ou de personnel supplémentaire …..des choses qui me choquent et qui pourraient être évitées.</p>
<p>Du bon sens et de la bonne volonté, et un tout petit peu d’encadrement de notre part (à condition d’être là au bon moment et non pas dans nos papiers !!!!!).</p>
<p>Il est facile de se plaindre des conditions de travail ; mais au lieu de penser « j’ai trop de travail, on se moque de nous ; y en a marre » tout en faisant un lit, ou une toilette, ou un pansement……pourquoi ne pas penser « que puis-je faire pour cette dame en même temps que je m’occupe d’elle ? »</p>
<p>La regarder dans les yeux, lui sourire à hauteur, poser doucement sa main sur la sienne !</p>
<p>Des gestes doux, brefs, qui ne prennent pas plus de temps mais qui font la différence !</p>
<p>Et quel plaisir d’avoir ne serait-ce qu’une petite réponse dans son regard !!!!</p>
<p>Pour faire cette démarche, il faut être présent dans le soin, et savoir gérer son stress je pense ! Il faut aussi, pour nous les infirmières, essayer d’encadrer les aides-soignantes, de façon positive ; les guider dans leur soin et leur montrer un chemin parfois inconnu ou oublié.</p>
<p>Oui je sature car trop de paperasserie soit disant indispensable « c’est la loi ; on ne peut pas faire autrement ! Sinon ils vont nous supprimer des postes ! » Il faut prouver tout ce que vous faites !</p>
<p>Résultat : on quantifie le temps passé à faire une toilette, un lit, un soin, un pansement…etc….mais comment quantifier un moment passé auprès d’une dame seule en fin de vie ? Comment quantifier le temps passé auprès d’un fils perdu face à sa maman qui ne veut pas passer « de l’autre côté » ?</p>
<p>Comment quantifier le temps passé à écouter une collègue qui craque ? Oui je l’écoute, je la laisse « se vider » car je sais que c’est nécessaire pour elle ! Mon propre travail attendra et je partirai une heure plus tard ! Tant pis !</p>
<p>Doit-on devenir « inhumain »  et dire « tu m’ennuies là ; je n’ai pas le temps de t’écouter » ?</p>
<p>Je crois aussi que ce qui nous permet de tenir c’est justement cet esprit d’équipe que je tente de préserver ! Cette force que chacune puise en l’une ou l’autre permet au groupe de se serrer les coudes et de se dire « accrochons nous ! Cà ira mieux demain »…. !</p>
<p>Mais chaque jour se ressemble ces derniers mois et les bureaucrates en demandent encore plus !</p>
<p>J’ai appris la semaine dernière qu’on allait faire un « cahier » pour noter les problèmes survenus le week-end ……et hop ! Encore de la paperasserie indispensable certes mais….. !</p>
<p>Je sature !!! Je travaille en maison de retraite (47 résidents) et force est de constater qu'on nous oblige à remplir de + en + de papiers soit disant "légaux" "indispensables" pour avoir du personnel !!!!"......et avec de + en + d'intérimaires à gérer et de - en - de moyens !!!!</p>
<p>Comment rester une "bonne" infirmière aidante alors qu'on passe plus de temps dans ses piluliers ou dossiers qu'auprès des personnes âgées ??? Je suis heureuse à la fin d'un poste quand j'ai réussi à "donner" 2 minutes de bonheur par un chant à l'une, un sourire "vrai" à l'autre, un petit massage .....!!! C'est grave et très frustrant !!!!</p>
<p>Je pensais dernièrement à une solution "extrême" :</p>
<p>Je vais démissionner et venir travailler bénévolement pour faire tout ce que j'ai envie de faire et ne peux pas faire !!!! Ils embaucheront une autre infirmière à ma place et enfin je ferai ce qu'à mes yeux toute personne humaine avec un DE d'infirmière est censée faire......!!! C'est quand même grave d'en arriver là !</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800080;"><em>Vous êtes aidant, soignant et vous souhaitez être publié sur ce site ? </em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800080;"><em>N'hésitez pas à m'envoyer votre texte !</em></span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.evolute.fr/espace-soignants/partage-inf-sature/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Quelles sont vos croyances d&#8217;aidant ?</title>
		<link>http://www.evolute.fr/quizz/test-croyances-aidant</link>
		<comments>http://www.evolute.fr/quizz/test-croyances-aidant#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 02 Jan 2010 08:46:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Renaud Perronnet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tests & Questionnaires]]></category>
		<category><![CDATA[Aider]]></category>
		<category><![CDATA[Croyances]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.evolute.fr/?p=1991</guid>
		<description><![CDATA[10 questions / réponses pour apprendre à aider sans se perdre.
(Libre adaptation d’un questionnaire de Michelle Arcand, psychothérapeute.)
Auteur : © Renaud PERRONNET
L'objectif de ce quizz est de vous aider à réfléchir à la manière dont vous pouvez interpréter votre rôle d’aidant à travers des croyances erronées... au risque de vous perdre et de sombrer dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff6600;"><strong>10 questions / réponses pour apprendre à aider sans se perdre.</strong></span></p>
<p class="first-child " style="text-align: center;">(Libre adaptation d’un questionnaire de Michelle Arcand, psychothérapeute.)</p>
<p>Auteur : <span style="color: #ff6600;"><strong>© Renaud PERRONNET<a href="http://www.evolute.fr/wp-content/uploads/magritte-memoire.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2186" title="magritte-memoire" src="http://www.evolute.fr/wp-content/uploads/magritte-memoire-240x300.jpg" alt="" width="240" height="300" /></a></strong></span></p>
<p>L'objectif de ce quizz est de vous aider à réfléchir à la manière dont vous pouvez interpréter votre rôle d’aidant à travers des croyances erronées... au risque de vous perdre et de sombrer dans le burn-out.</p>
<p>Répondez à ces questions, puis lisez leurs commentaires et souvenez-vous que - si vous le souhaitez - vous pouvez engager le dialogue avec moi au bas de cette page...</p>
<p><span id="more-1991"></span></p>
<p><span style="color: #ff6600;"><strong>Le Quizz de 10 questions :</strong></span></p>
<p>Répondez par oui ou par non aux affirmations suivantes :</p>
Please go to <a href='http://www.evolute.fr/quizz/test-croyances-aidant'>Quelles sont vos croyances d&#8217;aidant ?</a> to view the quiz
<p style="text-align: center;">
<p><span style="text-decoration: underline;">Si vous voulez télécharger les réponses de ce test au format PDF, cliquez sur :</span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.evolute.fr/wp-content/uploads/test_croyances_aidant.pdf">test_croyances_aidant</a><br />
</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #ff6600;">© 2010 <strong>Renaud PERRONNET</strong> Tous droits réservés.</span></p>
<p style="text-align: right;">
<p>Pour aller plus loin dans votre réflexion, n'hésitez pas à lire <a href="http://www.evolute.fr/connaissance-soi/culpabilite-amour-de-soi" target="_blank">Culpabilité et amour de soi</a>.</p>
<p><span style="color: #ff6600;"><span style="color: #000000;">Ce quizz vous a intéressé, vous en trouverez d'autres sur <a href="http://www.evolute.fr/category/quizz" target="_self">Tests et Questionnaires</a>.</span><br />
</span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.evolute.fr/quizz/test-croyances-aidant/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>11</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Martin Winckler Le choeur des femmes</title>
		<link>http://www.evolute.fr/videos-diapos/image-winckler</link>
		<comments>http://www.evolute.fr/videos-diapos/image-winckler#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 21:46:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Renaud Perronnet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vidéos, diaporamas]]></category>
		<category><![CDATA[Relation d'aide]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://wp.evolute.fr/wordpress/?p=1029</guid>
		<description><![CDATA[À propos de l’écoute et de l’empathie : Comment s’y prendre pour soigner une femme ?
« Qui soignes-tu, en cet instant ?
Eux, ou toi ? » (1)
Telle est LA question de la relation d’aide.
Le livre de Martin Winckler Le Chœur des femmes (Editions P.O.L) est un roman de formation mais aussi un roman pédagogique en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff6600;"><strong>À propos de l’écoute et de l’empathie : Comment s’y prendre pour soigner une femme ?</strong></span></p>
<p class="first-child " style="text-align: center;"><span style="color: #800080;"><em>« Qui soignes-tu, en cet instant ?</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800080;"><em>Eux, ou toi ? » (1)</em></span></p>
<p style="text-align: center;">Telle est <strong>LA</strong> question de la relation d’aide.</p>
<p><span style="color: #3366ff;">Le livre de Martin Winckler Le Chœur des femmes (Editions P.O.L) est un roman de formation mais aussi un roman pédagogique en milieu médical. (Cf. l’interview vidéo de l’auteur que vou</span><a href="http://www.evolute.fr/wp-content/uploads/winckler-femmes.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1332" title="winckler-femmes" src="http://www.evolute.fr/wp-content/uploads/winckler-femmes-206x300.jpg" alt="" width="206" height="300" /></a><span style="color: #3366ff;">s découvrirez plus bas.)</span></p>
<p><span style="color: #3366ff;">Il met en scène la rencontre de deux médecins : Jean (Djinn) Atwood, une jeune et volonta</span><span style="color: #3366ff;">i</span><span style="color: #3366ff;">re interne de chirurgie gynécologique, qui doit passer six mois dans le service 77 mais n’a pas du tout envie d’y perdre son temps à « tenir les mains des patientes » et Franz Karma, le praticien d’une cinquantaine d’années qui dirige ce service et s’est consacré depuis trente ans à la santé des femmes.</span></p>
<p><span style="color: #3366ff;">Je partage ici avec vous l’un des premiers chapitres de ce roman réaliste dans lequel la brillante interne assiste, pour la première fois, aux consultations du Dr Karma et à sa manière particulière d’entrer en relation avec ses patientes.</span></p>
<p><span style="color: #3366ff;">Vous découvrirez en italiques les monologues intérieurs émotionnels de la jeune interne, qui « bout » en face de ce qu’elle considère encore comme des maladresses…</span></p>
<p>« Je bondis sur mes pieds pour le suivre dans le couloir et je le vois s’approcher du comptoir, y prendre un petit dossier blanc rectangulaire, entrer dans la salle d'attente, appeler un nom, ressortir. Une femme sort derrière lui, sac et écharpe au bras. Il lui serre la main et me désigne.</p>
<p>- Bonjour, madame. Est-ce que vous permettez que notre interne, <em>le docteur Atwood</em>, assiste à la consultation?<span id="more-1029"></span></p>
<p>Elle nous regarde, lui d'abord, moi ensuite, me fait un sourire un peu gêné, un peu bête, hoche la tête, murmure « Bien sûr... » et entre dans le bureau de consultation.</p>
<p>Il entre à sa suite, se retourne, pointe l'index vers les chaises tapissées d'un motif à carreaux rangées face au secrétariat. « Prenez-en une pour vous. »</p>
<p>Je soulève une chaise, je retourne dans le bureau, je m'installe entre le fauteuil à roulettes de Karma et une petite étagère de livres placée contre la cloison.</p>
<p>- Qu'est-ce qu'on peut faire pour vous, madame? demande-t-il en posant sur le bureau le petit dossier blanc.</p>
<p>La patiente est encore debout. Karma s'installe sur le fauteuil à rou­lettes et l'invite de nouveau à s'asseoir.</p>
<p>La femme pose son sac et son écharpe sur une chaise, s'assied sur l'autre, croise les jambes, pose une main à plat sur le bureau et soupire.</p>
<p>Elle hésite, incertaine, ses yeux braqués sur le bureau comme si elle se concentrait sur ce qu'elle va dire; et puis, brusquement, elle le regarde droit dans les yeux, et elle se met à lui raconter sa vie, très vite, sans s'arrêter, comme si elle avait peur qu'il l'interrompe, en commençant par sa mère, son père, son mari qu'elle a épousé à dix-neuf ans parce qu'elle était obligée, sa première, sa deuxième, sa troisième grossesse, les accou­chements prématurés et les césariennes, les déchirures et les forceps, la couveuse du petit et les convulsions de la petite « et ma troisième qu'est un vrai garçon manqué »...</p>
<p>Et, pendant qu'elle dévide son chapelet, je m'attends à ce qu'il lève très vite la main et lui dise quelque chose comme : « Du calme, madame, pas tout en même temps, mettons un peu de l'ordre là-dedans, sinon nous n'y verrons pas très clair » - <em>parce que si on se laisse noyer dès le début par tout ce que les patients ont à raconter, on y est pendant des plombes.</em></p>
<p>Mais il ne l'interrompt pas.</p>
<p>Pendant qu'elle énonce sa plainte, qu'elle explique en long et en large le motif de sa consultation, qu'elle énumère ses doléances et détaille par le menu les raisons de sa venue - bref, pendant qu'elle lui raconte ses salades, il parcourt le dossier des yeux, et en sort une liasse de feuilles blanches et jaunes qu'il déplie et examine une à une. D'abord je me dis qu'il ne l'écoute pas, mais je l'entends faire « Mmhhh » quand elle a du mal à finir une phrase, ou « Oui? » quand elle s'arrête, incertaine, et reprendre telle ou telle information qu'elle vient de lui donner en pointant du doigt sur une ligne griffonnée dans le dossier par un autre praticien avant lui : « Oui, je vois que vous avez été hospitalisée. Effectivement, il vous a prescrit de la Fémorone. »</p>
<p>Parfois, aussi, je le vois deviner la fin d'une phrase avant elle, mais, au lieu de la terminer - <em>ça permettrait d'accélérer le mouvement </em>-, il se retient, il attend qu'elle crache la fin et, quand il voit qu'elle ne la trouve pas, il la suggère d'un mot, comme ça, en passant, l'air de rien. Du coup, ça la relance, elle se remet à parler, à vider son sac, à déverser ses litanies, à raconter sa vie.</p>
<p>Je décroise et je recroise mes jambes en soupirant.</p>
<p>Elle m'énerve. Ils m'énervent, tous les deux.</p>
<p>Parfois encore, au détour d’une phrase, il laisse échapper. « Que voulez-vous dire? » ou : « Pardonnez-moi, je n'ai pas bien suivi... » Et puis, à un moment bien précis, un moment où la femme a laissé sa phrase en suspens et l'a regardé droit dans les yeux, comme pour lui demander de poursuivre et de dire à sa place les mots qu'elle n'osait pas prononcer, il se redresse sur son siège, se penche en avant, pose les avant-bras sur le bureau, croise les mains et sur un ton très calme, très tranquille, avec un sourire indéfinissable, il murmure : « Qu'est-ce qui vous soucie? »</p>
<p><em>Il se prend pour sa mère, ou quoi ?</em></p>
<p>Elle hésite, et puis elle se lance et elle dit que ce qui la soucie, la tra­casse, la mine, l'inquiète, l'angoisse, la préoccupe, lui pourrit la vie depuis trois jours ou trois semaines ou six mois ou cinq ans, eh bien, fran­chement, elle aurait bien aimé en parler plus tôt mais elle n'a jamais pu le dire à personne, ou elle n'a pas osé le dire à son médecin de famille parce qu'elle pensait qu'il allait se moquer d'elle, ou elle avait trop honte, trop peur, trop mal pour le dire jusqu'ici. Seulement, à présent, elle en a assez, elle n'en peut plus.</p>
<p><em>Moi aussi ! Et j'ai de plus en plus envie de la frapper</em>. Karma, lui,dit: « Je comprends. »</p>
<p><em>Ohbondieu.</em></p>
<p>Et là, elle y va franco, plus envie de tourner autour du pot, elle sait ce qu'elle a, elle sait ce qu'elle veut, elle sait ce qu'elle attend. Alors elle déballe tout, sa vie sexuelle, les règles qui viennent ou pas, la pilule qui lui donne des vergetures aux seins, l'implant qui l'a fait grossir, les enfants qui lui pompent l'air, sa mère qui la tanne pour qu'elle cesse de travailler, son mari qui veut toujours quand elle n'en a pas envie - de toute manière ça lui fait mal et elle est toujours trop crevée pour penser à ça. « Pourquoi est-ce que les hommes n'ont que ça en tête? »</p>
<p>De plus en plus à cran, je me retiens - c'est pourtant pas l'envie qui m'en manque - de dire :« Ben, vous savez, ma bonne dame, les bonnes femmes, c'est pas mieux », et je me mets à espérer qu'elle ne va pas continuer comme ça pendant des heures et, surtout, que Karma ne va pas la laisser faire, qu'il va bien finir par l'interrompre à un moment ou à un autre parce que là, je n'en peux plus et je vois sur le planning que derrière il y en a une dizaine qui poussent au portillon. Alors s'il ne met pas très vite un terme...</p>
<p>À ce moment, elle s'interrompt et lance :</p>
<p>« Je sais pas pourquoi je vous dis tout ça. »</p>
<p><em>Moi non plus, bordel !</em></p>
<p>Mais lui : « Parce que vous aviez besoin de vider votre sac... » - avec un sourire pas même ironique.</p>
<p>Et elle, fondant comme s'il lui avait fait des compliments sur une nouvelle robe : « Oui, c'est un peu ça. »</p>
<p>Et le voilà qui dit : « Bon, si j'ai bien compris... Vous m'arrêtez si je me trompe, n'est-ce pas? » et lui annonce qu'il va lui expliquer ce qu'il en est, à son humble avis. <em>À son humble avis? Mais qu'est-ce qu'il nous joue, là ?</em></p>
<p>Il se tourne vers moi, tend le bras vers l'étagère contre laquelle j'ai posé ma chaise, saisit un cahier cartonné et l'ouvre sur le bureau.</p>
<p>C'est une série de planches anatomiques stylisées. Il désigne une silhouette de corps féminin.</p>
<p>- Ça, c'est vous, dit-il en souriant et en se penchant vers elle.</p>
<p>Elle lui rend son sourire et s'approche de la table.</p>
<p>Du bout du stylo, il désigne les organes sexuels (« Ici, le vagin, ici, l'utérus, les trompes, les ovaires »), tourne la page (« Les mêmes, en plus grand ») et lui explique comment l'ovocyte est expulsé de l'ovaire et roule tranquillement sur le tapis de cils des trompes, tandis que, de l'autre côté, les spermatozoïdes grâce à leur flagelle grimpent vaillamment à la ren­contre de l'ovocyte et comment l'ovule ne peut descendre dans l'utérus que si le tapis de cils des trompes est en bon état, et qu'un ovocyte est fécondé comme ci, et qu'un embryon s'implante comme ça, <em>comme si elle pouvait comprendre de quoi il parle, je sais pas quelles études elle a faites, cette femme, mais ça m'étonnerait...</em></p>
<p>Et lui, souriant : « Vous me suivez? »</p>
<p>Et elle, souriante : « Oui, c'est très clair. »</p>
<p>Et moi, sur ma chaise à carreaux, je bous, je n'en peux plus, je n'en reviens pas parce que Karma ne regarde sa montre à aucun moment, d'ailleurs je l'ai vu l'enlever au début de la consultation et la fourrer dans sa poche de blouse et on dirait qu'il s'en fout complètement que l'heure tourne. Et en plus, dès qu'elle lève le petit doigt ou fait un petit bruit de bouche, il s'interrompt, dit « Oui? » <em>et la laisse poser une question.</em></p>
<p>J'ai envie de le secouer, de lui donner des coups de poing, de l'engueuler -<em> c'est pas permis de se laisser mener en bateau comme ça</em>. Mais Karma, imperturbable, me regarde à peine, il a oublié ma présence, il l'écoute, il lui parle, il n'est là que pour elle, comme s'ils étaient seuls au monde, comme s'il n'y en avait pas une douzaine d'autres dans la salle d'attente.</p>
<p>Et pendant que - j'allais dire : la consultation, mais je ne vois pas bien en quoi elle le consulte, là c'est plutôt une conversation entre copines - le bavardage, le va-et-vient des questions et des réponses, des sous-entendus et des allusions, des angoisses et des réassurances, des digressions et des incises se poursuivent, sans aucune perspective de se conclure bientôt, je me mets malgré moi à les écouter, et ce que j'entends dans sa voix à lui, ce n'est pas l'interrogatoire directif qu'on m'a appris, inculqué précisément, vivement conseillé de faire; et ce que j'entends dans sa voix à elle, ce n'est pas la litanie de plaintes, de récriminations, de revendications qu'on m'a décrite tant de fois pendant mes cours (« Aujourd'hui, les filles sont majoritaires dans les amphis de médecine, de sorte que, messieurs, vous qui êtes désormais en petit nombre, vous serez bientôt l'élite de l'élite car vous saurez mieux que quiconque combien il est difficile d'empêcher une femme de parler! »).</p>
<p>Et ce qu'ils tissent ensemble n'est pas non plus le dialogue de sourd entre une femme débordante qui aimerait pouvoir tout dire sans jamais y parvenir et un homme débordé qui aimerait bien comprendre de quoi elle parle. Non. Ça ressemble plutôt à...</p>
<p>Un duo.</p>
<p>Un duo improvisé, entre une danseuse débutante et un moniteur qui s'approche, sourire aux lèvres, s'incline, la salue <em>Vous permettez ?</em> la prend par la taille et la main et l'entraîne doucement sur la piste <em>N'ayez pas peur, je vais vous montrer, ça va bien se passer </em>et en deux temps, trois mouve­ments, l'encourage <em>Tout ira très bien, faites-moi confiance</em> et les voilà qui virevoltent, lui sans effort apparent, elle soudain éberluée de se découvrir légère et aérienne.</p>
<p>Comme dans un rêve.</p>
<p>Je vois bien qu'elle se demande ce qui lui arrive, si c'est bien la réa­lité ou s'il faut qu'elle se pince, si elle a bien affaire à un homme qui a le souci de la faire avancer sans lui marcher sur les pieds, sans se formaliser qu'elle marche sur les siens ou qu'elle trébuche et s'arrête, rougissante et la rassure en souriant <em>Ne vous excusez pas, je vous en prie, c'est bien natu­rel d'être mal à l'aise de parler de ça à un étranger </em>et elle, rougissant encore plus, confuse, elle ne sait plus où se mettre, elle fond devant tant de patience, tant de bienveillance, tant de gentillesse, venant d'un médecin, c'est inespéré, c'est miraculeux, c'est...</p>
<p><em>Beaucoup trop beau pour être vrai.</em></p>
<p>Et je sens de nouveau la colère monter.</p>
<p>Parce que je le vois venir, avec ses gros sabots. Comme ça, à première vue, il est bien poli, bien correct, bien délicat. Bien trop. Faut quand même pas rêver. Il est comme les autres. Toute cette gentillesse mise en scène, c'est une manière de l'embobiner. Je sais où il veut en venir. Je ne le sais que trop bien : j'en ai vu trop des types comme lui, je les ai trop souvent vus faire, les uns comme les autres, les rudes et les mielleux, les indiffé­rents et les sarcastiques, les froids et les lubriques, les expéditifs et les sadiques... Quelle que soit leur manière de procéder, entre le moment où ils font entrer et asseoir et celui où ils referment le dossier, reposent le stylo, ils ont tous la même chose en tête, le même objectif : ce que les profs nomment doctement, l'index vers le ciel, « le moment cardinal de toute consultation gynécologique » <em>(cardinal, mes fesses!)</em>. Et je le vois venir (il n'est pas différent des autres : ils ont beau chercher à faire illu­sion, un homme ça n'est jamais qu'un homme - son sourire va disparaître, il va se lever sans un mot, faire le tour du bureau, lui dire froidement : « Déshabillez-vous! », se diriger vers le box d'examen, se savonner les mains et se curer les ongles pendant qu'elle, abasourdie, tombant de haut, se dépêchera d'ôter les chaussures et la jupe, de faire glisser le collant et le slip et s'approchera de la table - « Allongez-vous! » - pendant que, le dos encore tourné, il s'essuiera les mains - « Installez-vous! » -, et, pendant qu'elle s'allongera, soulèvera les jambes et posera les pieds sur les étriers, il saisira un doigtier en plastique, l'enfilera sur l'index et le majeur, se pla­cera au bout de la table, posera d'un geste un peu négligent la main sur un de ses genoux pour lui faire écarter les cuisses - « Allons, détendez­-vous ! »- pendant qu'elle, les fesses collées au papier de la table, se tor­tillera pour oublier que c'est un mauvais moment à passer tandis que, sans un mot, sans un regard, sans un soupir, une main fermement posée sur le bas-ventre comme pour l'empêcher de gigoter - « Allons, voyons, faut pas vous contracter comme ça ma p'tite dame! » -, il lèvera les yeux au ciel ou fermera les paupières comme avant de plonger et lui fourrera d'un coup les deux doigts gantés dans le sexe et puis, les paupières inspirées ou l'œil vitreux, pas concerné, la bouche animée de petites grimaces, il farfouillera en haut, en bas, à droite, à gauche, parfois très très lentement, d'un air à la fois concentré et absent - « Vous sentez quelque chose? »- parfois (et c'est un moindre mal) très, très vite - « Et là? »-, trop vite pour que ça serve vraiment à quelque chose, mais trop souvent (et là, c'est vraiment l'horreur) il lui enfoncera les doigts dans le vagin <em>jusqu'à la garde</em>, et fouillera tout au fond, comme pour provoquer, déclencher, arracher quelque chose, comme pour lui montrer qu'elle est bien, <em>que toutes les femmes </em>sont bien peu de chose entre ses mains de salopard), il va quitter sa posture de praticien soit disant <em>neutre et bienveillant </em>et montrer sa vraie nature, il va sourire, poser son stylo : « Bien, je crois avoir compris ce qui vous arrive... », et j'ai envie de crier à tue-tête <em>Ne la touchez pas ! Ne nous touchez pas, de quel droit posez-vous vos sales pattes sur moi sur elle sur nous comme ça ?</em> de lui sauter dessus pour l'arrêter et lorsqu'elle l'entend dire : « Alors, si vous voulez bien... », elle se lève comme une brave petite chose bien dressée résignée, déjà prête à tout abdiquer entre ses sales pattes et je me sens si mal que j'ai envie de hurler <em>Non mon salaud ! Elle ne veut pas ! </em>Mais au moment où elle cherche où elle va poser son sac avant d'ôter son pull, Karma lève les mains comme en protestation, sourit et, d'une voix douce, sur un ton surprenant, l'arrête :</p>
<p>- Non, non, je vous en prie, restez assise.</p>
<p>Et elle, stupéfaite :</p>
<p>- Je croyais que vous vouliez...</p>
<p>- Vous examiner? Pas tout de suite. Rien ne presse ! D'abord, je vou­drais vous expliquer ce que j'en pense et voir si vous aviez d'autres ques­tions à me poser - d'ailleurs...</p>
<p>Et tandis que mon cœur tambourine à tout rompre, je le vois se tour­ner vers moi, poser la main sur mon bras, et je l'entends demander :</p>
<p>- Mademoiselle - pardon! - <em>docteur </em>Atwood, avez-<em>vous</em> des ques­tions à nous poser ? »</p>
<p><span style="color: #3366ff;">Peu à peu, la jeune interne, à son corps défendant, va changer son regard sur le rôle du médecin et comprendre l’importance de son attitude relationnelle vis-à-vis des patients.</span></p>
<p><span style="color: #3366ff;">Voici un second extrait dans lequel « l’apprentie accompagnante » s’essaye à l’écoute en présence du Dr Karma :</span></p>
<p>« - Vous prendrez ma place et vous conduirez l'entretien.</p>
<p>- O.K. Mais si les patientes sont d'accord...</p>
<p>- Bien sûr.</p>
<p>Marie S., vingt-cinq ans, vient pour un « examen de routine ». Elle est jolie, mais habillée n'importe comment. Elle a l'air assez agitée. Elle passe son temps à regarder la porte, comme si quelqu'un allait entrer.</p>
<p>Elle dit : « Ça fait longtemps que je ne suis pas venue. Alors comme j'ai très mal aux ovaires, en ce moment... »</p>
<p>Je lui demande ce qu'elle veut dire par « mal aux ovaires », et je poursuis en lui expliquant que les ovaires, ça ne peut pas faire mal, ils n'ont pas de nerfs sensitifs, mais Karma pose la main sur mon bras pour m'arrêter et demande : « Depuis quand avez-vous mal ? Vous pouvez nous décrire cette douleur ? »</p>
<p style="text-align: center;">---</p>
<p>- Pardon de vous avoir interrompue, tout à l'heure, au début de la consultation. Vous avez compris pourquoi je l'ai fait ?</p>
<p>- Non.</p>
<p>- Ce qu'une femme ressent est beaucoup plus important que ce que vous savez...</p>
<p>- Ouais. <em>« Et ce que que je crois compte moins que ce qu'elle ne dit pas... »</em></p>
<p>- Ah. Vous avez lu...</p>
<p>- Oui. C'est difficile de ranger des papiers dans un tiroir sans apercevoir ce qui est écrit dessus.</p>
<p>- Chaque fois que vous interrompez une patiente, vous l'empêchez de dire ce qui est essentiel pour elle. Chaque fois que vous remettez en question la véracité de ce qu'elle dit, vous la faites douter.</p>
<p>- Mais si elle dit quelque chose de faux ?</p>
<p>- D'abord, ce n'est pas « faux », c'est ce qu'elle ressent. Son interprétation n'est peut-être pas conforme aux acquis de la science, mais elle lui permet d'appréhender la situation d'une manière intelligible, de ne pas se laisser gagner par la panique. Notre boulot, ça n'est pas de lui dire que ce qu'elle ressent est « vrai », ou « faux », mais de chercher pour son bénéfice, et avec son aide, ce que ça signifie. Si tu veux que les patientes respectent ton avis, il faut d'abord que tu respectes leur perception des choses...</p>
<p>- Même si elle repose sur une vision complètement fantasmatique ?</p>
<p>- Bien sûr. Respecter ça ne veut pas dire <em>adhérer</em>. Ça veut dire : plutôt que perdre son temps dans un bras de fer (j'ai raison, tu as tort), essayons de trouver un terrain commun. Une relation de soin, ce n'est pas un rapport de force. » (3)</p>
<ul>
<li>(1) Martin Winckler Le Chœur des femmes, Editions P.O.L, page 173.</li>
<li>(2) Martin Winckler Le Chœur des femmes, Editions P.O.L, pages 33 à 39.</li>
<li>(3) Martin Winckler Le Chœur des femmes, Editions P.O.L, pages 261 et 262.</li>
</ul>
<p>Pour aller plus loin, n'hésitez pas à visiter le site personnel de Martin Winckler en cliquant <a href="http://martinwinckler.com/" target="_blank"><strong>ICI</strong></a>.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">L’interview-vidéo de l’auteur du livre Martin Winckler :</span></p>
<div style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="420" height="339" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xa0fqm" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="339" src="http://www.dailymotion.com/swf/xa0fqm" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></div>
<div style="text-align: center;">(Durée : 11:44)</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.evolute.fr/videos-diapos/image-winckler/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>7</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Dois-je forcer mon enfant à réussir ?</title>
		<link>http://www.evolute.fr/reponses-questions/forcer-enfant-reussir</link>
		<comments>http://www.evolute.fr/reponses-questions/forcer-enfant-reussir#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 11 Oct 2009 23:10:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Renaud Perronnet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Réponses à vos questions]]></category>
		<category><![CDATA[Enfant]]></category>
		<category><![CDATA[Réussir]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://localhost/wordpress/?p=231</guid>
		<description><![CDATA[Question de Béatrice :
Nous avons une fille de 9 ans et demie. Notre fille n'a pas du tout confiance en elle. Nous devons passer des heures pour lui faire faire ses devoirs alors que le maître nous dit que cela doit durer 1 heure maximum. Nous voulons qu'elle réussisse et que si nous ne sommes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="first-child "><span style="color: #ff6600;"><span style="text-decoration: underline;">Question de <strong>Béatrice</strong> :</span></span></p>
<p>Nous avons une fille de 9 ans et demie. Notre fille n'a pas du tout confiance en elle. Nous devons <a href="http://www.evolute.fr/wp-content/uploads/reussir_shadock.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1274" title="reussir_shadock" src="http://www.evolute.fr/wp-content/uploads/reussir_shadock-208x300.jpg" alt="" width="208" height="300" /></a>passer des heures pour lui faire faire ses devoirs alors que le maître nous dit que cela doit durer 1 heure maximum. Nous voulons qu'elle réussisse et que si nous ne sommes pas derrière elle, elle ne les fera pas. Nous sommes pratiquement sûr que quand elle n'en a pas envie, elle nous répondra carrément de travers et on s'énerve à côté, on crie. On ne sait plus quoi faire. A l'école, le maître nous a dit qu'elle ne s'implique pas dans la classe, qu’elle ne finit jamais les exercices qu'elle a à faire. Nous avons fait un marché avec elle. Que si son maître nous disait que son travail ne s'était pas amélioré pendant la semaine, on ne l'inscrirait pas le lundi à son concours d'équitation qui devait avoir lieu le week-end d'après. En fin de semaine, nous avons revu le maître qui nous a annoncé que notre enfant s'était métamorphosée et que son travail était devenu parfait. Nous l'avons donc inscrite à son concours. Le vendredi d'après, le maître nous a annoncé que pour cette semaine, son travail était redevenu désastreux. Nous l'avons donc punie de son concours puis d'un mois d'équitation. Est-ce que nous avons bien fait car cela ne l'a pas beaucoup affecté. On ne sait plus quoi faire pour qu'elle apprenne à faire seule ses devoirs et qu'elle soit un peu plus responsable de ses affaires. C'est peut être un peu trop demander ? Nous n'arrêtons pas de nous énerver sur elle, de crier et de nous emporter et nous le regrettons après. Que doit-on faire sans jouer avec la carotte ? Car mon mari n'est pas tellement pour. Quelle position doit-on tenir devant elle pour ne pas s'énerver ? Il est vrai que nous l'avons eu tard car nous avons entre 46 et 54 ans. Nous avons peut-être moins de patience. C'est ce que mon mari pense. Pouvez-vous nous conseiller ? Nous vous en remercions d'avance.</p>
<p><span id="more-231"></span><span style="color: #ff6600;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Ma réponse :</span></strong></span></p>
<p>Bien sûr – comme la plupart des parents - vous voulez que votre enfant réussisse. Mais votre désir qu’il réussisse vous fait prendre le risque de ne pas lui laisser beaucoup de place pour qu’il se développe par lui-même… C’est ainsi que dans un monde soumis au profit et à la concurrence acharnée, le risque pour les parents est de projeter leurs propres craintes et angoisses sur leurs enfants.</p>
<p>Quand vous partagez que vous « savez que si vous n’êtes pas derrière elle, elle ne réussira pas », vous tenez-là la preuve que vous ne lui faites pas confiance, et il vous appartient de découvrir qu’un enfant qui sent et sait que ses parents ne lui font pas confiance est un enfant qui ne peut pas développer sa confiance en lui-même.</p>
<p>Vous affirmez donc justement : « Notre fille n'a pas du tout confiance en elle. » Sans doute n’en avez-vous pas vous-même conscience mais vous alimentez un cercle vicieux : plus vous sentez confusément à l’intérieur de vous-même que les choses risquent de mal se passer pour votre fille, plus, obéissant à votre angoisse, vous essayez de les prévenir (alors même qu’elles ne se sont pas réalisées), créant par là-même une énorme pression sur elle. Vous vous dites qu’il ne faut surtout pas la laisser tomber (et en cela je suis parfaitement d’accord avec vous), mais (vraisemblablement à travers l’éducation qui a été la vôtre), les moyens que vous employez pour l’inciter à « bien travailler » sont essentiellement coercitifs. C’est ainsi que vous en arrivez à vous dire de bonne foi qu’il faut la punir « pour qu’elle comprenne ». (En fait on crie et on punit son enfant « pour qu’il comprenne » quand son comportement nous rappelle, inconsciemment, que nous-mêmes - dans des circonstances passées semblables - avons été punis et avons subis les cris et les punitions de nos propres parents « pour que nous comprenions ».) Votre mari sent confusément qu’il y a quelque chose de pas très juste là-dedans (puisqu’il partage avec vous qu’il n’aime pas « jouer avec la carotte »), mais ne sachant pas quoi faire d’autre… il « joue avec la carotte ». Vous soufflez donc le chaud et le froid, un jour (quand elle réussit) votre petite fille devient aimable et vous êtes prêts à la récompenser ; le lendemain, (quand ses résultats ne sont plus honorables selon vous), vous paniquez, vous avez peur pour elle et votre peur vous oblige à la punir et à revenir sur ce que vous lui avez donné ou promis.</p>
<p>Tout cela est infiniment déstabilisant pour votre enfant à qui il ne reste comme possibilité comportementale que de se réfugier dans une apparente insensibilité, (vous dites vous-même qu’il ne paraît pas « beaucoup affectée » de vos punitions) et je rencontre régulièrement des parents décontenancés par le soi-disant « j’menfoutisme » de leurs enfants. En fait votre fille se protège de vous avec les moyens qui sont les siens, comme elle le peut, mais ne croyez pas que quand elle tente de se blinder, elle est « insensible ». On « se blinde » bel et bien parce que l’on est sensible et touché, même si à force de se blinder on peut devenir de plus en plus insensible.</p>
<p>A ce niveau, vous vous sentez encore plus démunie, l’intensité de votre désir de la voir réussir pourrait vous contraindre à une plus grande répression encore (qui n’aurait pour effet que de créer davantage de peur donc de repli chez elle), mais - par bonheur - vous vous mettez à douter de votre méthode… Est-elle la bonne ? Et vous n’en savez plus rien… « Peut-être (dites-vous) est-ce un peu trop demander ? » Avec une lucidité qui est la preuve de votre amour pour votre petite fille, vous vous remettez en cause et partagez : « Nous n'arrêtons pas de nous énerver sur elle, de crier et de nous emporter. » Bien sûr, je suis d’accord avec vous, un enfant qui sent – en permanence – ses parents s’énerver, crier et s’emporter contre lui ne peut pas devenir un enfant serein, donc un enfant capable de faire grandir sa confiance en lui-même. Cela ne peut créer qu’un enfant déstabilisé (donc privé du précieux équilibre auquel ils aspirent tous pour se développer) et rempli de doutes sur lui-même.</p>
<p>Un enfant - pour devenir adulte - (et qui sait - pourquoi pas - pour « réussir » ?) a besoin de développer une solide « colonne vertébrale psychique », cette colonne vertébrale, pour se construire a besoin de fiabilité. Votre enfant a besoin de sentir de l’intérieur votre stabilité et, la sentir, c’est pour lui percevoir comme une évidence que ses comportements (quels qu’ils soient) ne remettront jamais en cause l’amour que vous lui portez. Peut-être en êtes-vous vous-même persuadée, mais convenons ensemble qu’elle ne peut pas le « savoir », à moins de le percevoir et de le sentir par elle-même. La confiance que les enfants peuvent avoir envers leurs parents se développe à travers la fiabilité et le respect que leurs parents ont pour eux. Pour découvrir sa confiance en elle-même, votre petite fille a donc besoin de sentir tout au fond d’elle-même que quels que soient ses comportements vous êtes « avec elle » inconditionnellement. Peut-être est-ce justement cela qui vous fait peur : n’ayant confiance ni en vous, ni en elle, vous ne pouvez que jouer avec la relation comme avec une carotte…</p>
<p>Bien sûr qu’à force de punitions et de chantage, vous obtiendrez de temps en temps (comme vous l’avez déjà obtenu) de votre enfant qu’elle travaille, mais vous ne l’obtiendrez jamais dans la durée. Gandhi disait « La victoire obtenue par la violence équivaut à une défaite, car elle est momentanée. »</p>
<p>Il s’agit, pour un parent responsable, de comprendre et de vérifier dans sa relation à son enfant que s’il impose maladroitement ses demandes, il obtiendra la soumission ou la révolte, mais jamais la rencontre et encore moins son consentement.</p>
<p>Vous me parlez de votre âge, n’est-ce pas grâce à cet âge que vous pouvez justement être accessible à cette réflexion ? Et si votre âge vous permettait justement de comprendre la relation parent / enfant avec un certain recul, donc peut-être avec un peu moins de peurs ? Que craignez-vous ? Pourquoi devriez-vous continuer de confondre votre angoisse avec la destinée de votre fille ? En fait, (peut-être en conviendrez-vous ?) nos enfants ne nous appartiennent pas, ils nous sont « confiés » par la vie pour que nous leur permettions de développer une « colonne vertébrale psychique » solide, donc une confiance en eux-mêmes qui leur appartiendra et qui leur permettra de résoudre de manière autonome leurs propres difficultés.</p>
<p>Vous ne pouvez pas changer votre enfant, par contre, vous pouvez changer la relation que vous avez avec lui. Et c’est dans le changement de la relation que vous avez avec lui que se trouve pour vous l’espoir.</p>
<p>La question se pose donc pour vous aujourd’hui, avec votre enfant « tel qu’il est », de savoir comment vous allez vous y prendre pour tenter de lui permettre de réussir « comme il le pourra », sur la base d’une solide confiance en lui ?</p>
<p>Pour ce faire, je vous invite à commencer par comprendre que si son maître vous précise que « les devoirs doivent durer une heure maximum », ce n’est certainement pas pour mettre en difficulté votre enfant mais au contraire pour le soutenir. Si les devoirs durent pour lui plus d’une heure, c’est le signe que quelque chose ne va pas. Quand « quelque chose bloque », n’est-il pas préférable d’essayer de le prendre patiemment en compte en le comprenant, plutôt que de le refuser en vociférant sous prétexte que la réalité ne nous convient pas ? La scène que nous ferions à notre enfant ne pourrait que le bloquer encore davantage. Que pouvons-nous obtenir – selon vous - sur la base d’une attitude intolérante qui nie la difficulté de l’autre ?</p>
<p>Le second travail sera de réfléchir aux raisons pour lesquelles une personne, un enfant, ne s’implique pas dans son travail. Si nous ne nous impliquons pas dans notre travail, n’est-ce pas parce que nous n’en comprenons pas le sens donc que nous n’avons pas d’intérêt pour lui ?… et ce n’est pas parce que nous aurons des parents qui nous répéteront sans cesse qu’il faut que nous comprenions que nous travaillons pour notre avenir (ce qui est vrai), que nous le comprendrons. Il ne suffit pas que quelqu’un nous dise la vérité pour que nous la reconnaissions comme vraie. L’altérité existe, ne sommes-nous pas tous différents de celui qui tente de nous convaincre ? Donc vous aimeriez que votre petite fille trouve de l’intérêt à ce qui (pour le moment) ne l’intéresse pas ou peu. Comment faut-il que nous nous y prenions pour que notre enfant s’ouvre peu à peu à ce qui nous nous paraît (à nous) bon pour lui ? Il faut que nous lui montrions, par notre attitude personnelle, que nous avons nous-mêmes de l’intérêt pour ce qu’il est important que, par exemple, il apprenne. Il existe différents moyens de le lui montrer, de le lui faire sentir. Le premier est justement de ne pas le laisser « seul » (vous me dites qu’il faut que votre enfant comprenne qu’il doit travailler seul), ne pas le laisser seul, ce n’est donc pas lui dire de travailler mais travailler avec lui, c’est l’épauler avec bienveillance… jusqu’à ce qu’il puisse travailler seul. Il ne s’agit pas de l’assister pour en faire quelqu’un de dépendant, mais de l’accompagner pour lui permettre d’accéder à son autonomie. Un peu comme un papa qui court à côté de son enfant qui fait du vélo pour la première fois, afin de lui permettre peu à peu de trouver son équilibre. Certains parents courageux (en fait simplement aimants) apprennent ainsi les leçons que leurs enfants ont à apprendre afin de les leur réciter en leur permettant de jouer ainsi au maître d’école. Des enfants, dans une telle émulation, auront à cœur, à leur tour, d’apprendre leur leçon et se sentiront soutenus et aimés dans une relation ludique qu’ils adorent.</p>
<p>Vous découvrez ainsi que « pour ne pas vous énerver », il vous faut changer, non seulement le regard que vous posez sur votre enfant mais également le regard que vous posez sur vous-même en tant que parent.</p>
<p>C’est dans un tel contexte et avec un tel regard que vous trouverez peu à peu l’harmonie tant désirée. Cela prendra certainement du temps, des années sans doute (car il est plus facile et rapide de détruire que de construire). Mais quelle importance pour des parents qui maintenant peuvent clairement percevoir que le temps qu’ils prennent pour travailler leur relation à leur enfant n’est que la preuve de leur amour pour lui. Là, vous l’accompagnerez, par exemple, à son concours d’équitation le cœur léger, en vous souvenant que tout être humain a besoin de détente, de re-création, et que cette détente atteindra d’autant plus son but… qu’elle ne sera pas conditionnée.</p>
<p>Pour aller plus loin, vous pouvez également lire sur mon blog :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.evolute.fr/relation-aide/reponses-aidantes" target="_blank">Réponses aidantes ou maladresses nuisibles</a> (plusieurs exemples dans la relation parents / enfants.)</li>
<li><a href="http://www.evolute.fr/education-enfants/eduquer-dresser" target="_blank">Éduquer ou dresser ?</a></li>
<li><a href="http://www.evolute.fr/education-enfants/lozowick-courage-eduquer" target="_blank">Le courage d’éduquer</a> (pour une éducation consciente.)</li>
</ul>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #ff6600;">© 2009 <strong>Renaud PERRONNET</strong> Tous droits réservés.</span><span style="color: #0000ff;"> </span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.evolute.fr/reponses-questions/forcer-enfant-reussir/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>7</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>A propos de la maltraitance des collègues</title>
		<link>http://www.evolute.fr/espace-soignants/partage-maltraitance-collegues</link>
		<comments>http://www.evolute.fr/espace-soignants/partage-maltraitance-collegues#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2009 21:16:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Renaud Perronnet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Espace pour les soignants]]></category>
		<category><![CDATA[Maltraitance]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://wp.evolute.fr/wordpress/?p=761</guid>
		<description><![CDATA[LA PERSONNE ÂGÉE, CA DÉRANGE !
Libre partage de Martine
Profession : Aide-Soignante.
Je suis horrifiée d'entendre toutes ces maltraitances dans les maisons de retraite ou long séjour ! Mais à qui la faute ?
Le gouvernement est en faute ! Oui le système est en faute, parce que nous sommes vieux ! Plus bons à rien ! Nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><span style="color: #ff6600;"><strong>LA PERSONNE ÂGÉE, CA DÉRANGE !</strong></span></h3>
<p class="first-child ">Libre partage de <span style="color: #ff6600;"><strong>Martine</strong></span></p>
<p>Profession : Aide-Soignante.<a href="http://www.evolute.fr/wp-content/uploads/maltraitance2.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-854" title="maltraitance2" src="http://www.evolute.fr/wp-content/uploads/maltraitance2-300x204.jpg" alt="" width="300" height="204" /></a></p>
<p>Je suis horrifiée d'entendre toutes ces maltraitances dans les maisons de retraite ou long séjour ! Mais à qui la faute ?</p>
<p>Le gouvernement est en faute ! Oui le système est en faute, parce que nous sommes vieux ! Plus bons à rien ! Nous dérangeons !</p>
<p>On nous met du personnel pas compétent, du personnel puni ou du personnel à problème protégé par je ne sais quel système ?<span id="more-761"></span></p>
<p>Tenez ! Moi par exemple ! Je vais de nouveau travailler avec une infirmière à problème !</p>
<p>Personne n'en veut dans l'équipe !</p>
<p>Elle est connue, les chefs savent, pourtant personne ne fait rien !</p>
<p>Mon rôle à moi est de prendre soin de la personne âgée et malade.</p>
<p>Est-ce mon rôle d'encadrer l'infirmière ? Est-ce moi qui dois surveiller son travail ? Est-ce que je dois passer toujours derrière elle pour voir ce qu'elle fait ?</p>
<p>Hé bien non ! Pourtant, je vais le faire car je n'ai pas envie de me rendre complice de ses actes !</p>
<p>Croyez-vous que je vais œuvrer au sein du service près de la personne malade, librement détendue pour être à leur écoute ?</p>
<p>Hé bien non! Je ne serais pas tranquille, car j'aurai peur que l'infirmière à problèmes fasse une bêtise.</p>
<p>Comment le soin va t-il être donné ?</p>
<p>Quelle sera la relation d'aide auprès de la personne souffrante ?</p>
<p>Et quelle sera ma relation avec cette infirmière ?</p>
<p>Qui va en pâtir ?</p>
<p>C'est cela la réalité, être Vieux c'est dérangeant !</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800080;"><em>Vous êtes aidant, soignant et vous souhaitez être publié sur ce site ? </em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800080;"><em>N'hésitez pas à m'envoyer votre texte !</em></span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.evolute.fr/espace-soignants/partage-maltraitance-collegues/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>6</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Ma propre mère me culpabilise, comment en sortir ?</title>
		<link>http://www.evolute.fr/reponses-questions/mere-culpabilise</link>
		<comments>http://www.evolute.fr/reponses-questions/mere-culpabilise#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 31 Aug 2009 08:47:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Renaud Perronnet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Réponses à vos questions]]></category>
		<category><![CDATA[Culpabilité]]></category>
		<category><![CDATA[Parent]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://localhost/wordpress/?p=235</guid>
		<description><![CDATA[Question de Dominique :
Commercial à Neuilly-sur-seine, France.
Je suis un homme de 48 ans divorcé ; chaque fois que j'ai ma mère au téléphone, elle a le « don » de pointer du doigt ce qui ne va pas, ou ce que je n'ai pas fait ou bien fait, ma négligence vis-à-vis de mes enfants, mon [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="first-child "><span style="color: #ff6600;"><span style="text-decoration: underline;">Question de <strong>Dominique</strong> :</span></span></p>
<p>Commercial à Neuilly-sur-seine, France.<a href="http://www.evolute.fr/wp-content/uploads/culpabiliser.JPG"><img class="alignright size-medium wp-image-1352" title="culpabiliser" src="http://www.evolute.fr/wp-content/uploads/culpabiliser-300x152.jpg" alt="" width="300" height="152" /></a></p>
<p>Je suis un homme de 48 ans divorcé ; chaque fois que j'ai ma mère au téléphone, elle a le « don » de pointer du doigt ce qui ne va pas, ou ce que je n'ai pas fait ou bien fait, ma négligence vis-à-vis de mes enfants, mon laisser aller...</p>
<p>Bref elle me fait culpabiliser et cela me perturbe énormément à un point tel que je manque d'estime de moi et donc me sens en permanence en infériorité.</p>
<p>Comment sortir de ce piège qui me détruit ?</p>
<p><span id="more-235"></span><span style="color: #ff6600;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Ma réponse :</span></strong></span></p>
<p>Le rôle d’une mère est de développer pour ses enfants, adultes ou non, un amour tel qu’ils se sentent aimés « tels qu’ils sont »… car c’est ainsi qu’ils pourront - notamment dans les inévitables moments de crise et de remise en cause qu’ils vivront - continuer de développer leur confiance en eux.</p>
<p>Une mère qui téléphone régulièrement à son fils de 48 ans pour lui faire des reproches sur la manière dont il mène sa vie n’est pas une mère qui le respecte mais une mère qui (peut-être sans le savoir donc inconsciemment) projette son énergie mortifère sur lui ?</p>
<p>Si vous n’avez jamais – au cours de votre vie – osé remettre en cause le jugement de votre propre mère sur vous-même, vous ne pouvez qu’en être la victime. Peut-être vous dites-vous depuis toujours qu’aimer votre mère, c’est croire que ce qu’elle dit de vous est vrai ? Si tel est le cas, vous êtes dans la confusion car penser que de ne pas écouter et croire ses jugements sur vous c’est la désaimer ou lui manquer de respect, vous contraint de souffrir de ses projections négatives, sans jamais pouvoir les remettre en cause.</p>
<p>Nous avons tous été bombardés - dès le premier jour de notre naissance - par des suggestions négatives de nos parents et éducateurs qui nous limitent, et vous semblez l’avoir été fortement par votre propre mère.</p>
<p>La première idée que vous vous êtes faite de vous-même provient des personnes qui vous ont mis sous leur influence et ces personnes s’appellent principalement vos parents. Si des liens affectifs solides et positifs se sont créés avec eux (et en particulier avec votre mère) et que ceux-ci vous ont respectés, une saine estime de vous-même pourra s'élaborer. Si ce n'est pas le cas, le sentiment que vous aurez de vous-même sera à la fois négatif et déficient.</p>
<p>C'est parce que l’idée que vous vous faites de vous-même - aujourd’hui encore - est déficiente que vous vous retrouvez sans défense face aux projections négatives de votre vieille mère tentaculaire, vous êtes condamné à la croire donc à vous culpabiliser quand elle vous culpabilise.</p>
<p>Dépendant que vous étiez (enfant) de votre besoin de lui plaire (n'oubliez pas qu'elle détenait, à cette époque, votre survie), vous n’avez jamais songé à remettre en cause son autorité sur vous… et ceci semble perdurer jusqu’à aujourd’hui où, quand elle se permet de déverser ses critiques et jugements négatifs à votre égard et ceci dans vos propres oreilles, vous ne pensez même pas possible de mettre une limite à ses exactions, pire vous devenez « sa chose », vous êtes « en son pouvoir » : c’est ainsi que parce qu’elle n’a pas d’estime de vous, vous perdez votre propre estime de vous, et que parce qu’elle vous juge « inférieur » ou incapable, vous vous pensez « inférieur » ou incapable.</p>
<p>Peut-être ce temps est-il aujourd’hui révolu pour vous, homme de 48 ans, qui prend conscience, qu’il est depuis si longtemps dans « un piège qui le détruit », pour reprendre votre très juste expression.</p>
<p>Être dans un piège, c’est aussi se laisser piéger et voir qu’on se laisse piéger c’est le commencement du respect dû à soi-même.</p>
<p>Oui, regardez les choses en face : votre propre mère exerce son pouvoir contre vous. Allez-vous la laisser faire ? Allez-vous vous confiner dans ce rôle de victime pourtant si douloureux pour vous ? Croyez-vous que c’est en vous laissant culpabiliser de vos négligences, en pactisant avec celle qui ne vous veut pas du bien, avec celle qui veut vous faire croire que vous n’êtes jamais à la hauteur des situations qu’il vous est donné de vivre, que vous vous aiderez vous-même à les surmonter ?</p>
<p>Un être humain n’accepte d’être culpabilisé ou persécuté par un autre que parce qu’il donne intérieurement son assentiment à ce que pense de lui cet autre. C’est parce que vous vous pensez misérable que vous vous laisserez culpabiliser par ceux qui vous jugeront misérables.</p>
<p>Il vous reste donc - puisque vous avez commencé à remettre en cause la véracité du jugement de votre mère – à découvrir comment elle s’y est prise, depuis si longtemps, pour vous piéger. Cela vous demandera du courage et de la résolution mais c’est à ce prix que peu à peu vous pourrez vaincre les démons qu’elle projette sur vous.</p>
<p>Pour aller plus loin, vous pouvez lire mon article <a href="http://www.evolute.fr/connaissance-soi/culpabilite-amour-de-soi" target="_blank">« Culpabilité et amour de soi »</a>.</p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #ff6600;">© 2009 <strong>Renaud PERRONNET</strong> Tous droits réservés.</span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.evolute.fr/reponses-questions/mere-culpabilise/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>15</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La confiance, le thérapeute et la relation</title>
		<link>http://www.evolute.fr/connaissance-soi/confiance-therapeute-relation</link>
		<comments>http://www.evolute.fr/connaissance-soi/confiance-therapeute-relation#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 08 Jun 2009 07:01:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Renaud Perronnet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Connaissance de soi]]></category>
		<category><![CDATA[Confiance]]></category>
		<category><![CDATA[Psychothérapie]]></category>
		<category><![CDATA[Relation d'aide]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://localhost/wordpress/wordpress/?p=217</guid>
		<description><![CDATA[Auteur :  © Renaud PERRONNET
Thème principal :

L'importance de la relation au thérapeute.

« Ce n'est pas tant l'aide de nos amis qui nous aide que notre confiance dans cette aide. » 
Épicure.
Pouvez-vous énoncer clairement votre but ? Votre intention en allant consulter un thérapeute ?
Êtes-vous certain de vouloir ce qu’en apparence vous semblez vouloir ?
Prendre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="first-child "><span style="color: #000000;">Auteur : </span><span style="color: #ff6600;"><strong> © Renaud PERRONNET</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="text-decoration: underline;">Thème principal :</span></span></p>
<ul>
<li><span style="color: #000000;">L'importance de la relation au thérapeute.</span><a href="http://www.evolute.fr/wp-content/uploads/confiance.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1272" title="confiance" src="http://www.evolute.fr/wp-content/uploads/confiance-178x300.jpg" alt="" width="178" height="300" /></a></li>
</ul>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #993366;"><em>« Ce n'est pas tant l'aide de nos amis qui nous aide que notre confiance dans cette aide. » </em></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #993366;"><em>Épicure.</em></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pouvez-vous énoncer clairement votre but ? Votre intention en allant consulter un thérapeute ?</span></p>
<p>Êtes-vous certain de vouloir ce qu’en apparence vous semblez vouloir ?</p>
<p>Prendre un temps pour tenter de répondre honnêtement pour soi-même à cette question est très important puisque cela conditionne votre implication.</p>
<p><span id="more-217"></span></p>
<p>Entreprendre un travail thérapeutique n’est possible que pour celui qui a compris que <strong>les causes de son malheur ne résident pas à l’extérieur de lui-même. </strong>Quand il l’a compris, il est prêt à oser se remettre en cause.</p>
<p>Pour ce faire, la confiance que vous avez en votre thérapeute est la condition nécessaire qui va vous aider à entreprendre ce travail. Si vous utilisez cette confiance pour valider et justifier vos propres schémas de dépendance, vous vous trahissez vous-même. N’hésitez donc pas à vous impliquer, à « utiliser » votre thérapeute en vous jetant à l’eau, à partager avec lui les pensées, les sensations, les comportements qui vous apparaissent comme les plus intimes et insensés.</p>
<p>Pour vous auto-évaluer dans la manière dont vous l’utilisez, vous pouvez (après vous être entretenu avec lui), noter sur une échelle de 1 à 10 l’importance des révélations que vous lui avez faites sur vous-même.</p>
<p>Plus vous oserez révéler à votre thérapeute votre fonctionnement intime et relationnel, plus vous vous donnerez la possibilité d’agir dessus de manière significative en atténuant son impact.</p>
<p>Le thérapeute ne s’occupe que très peu de l’idée de bien et de mal, il ne vous juge donc pas, il considère ce que vous faites et vivez avec bienveillance, il sait que vos comportements sont des opportunités au service du travail thérapeutique : il « voit seulement les choses telles qu’elles sont pour vous et il les accepte*. » Votre thérapeute n’est pas là, devant vous, pour « penser » à votre propos ni sentir à votre place. Il vous offre une « attention flottante » (c’est-à-dire une attention égale pour tout ce que vous dites ; il ne sélectionne pas selon ses préférences à lui.) Par sa réceptivité, il vous respecte et s’ouvre psychiquement à votre subjectivité.</p>
<p>Votre thérapeute a de l’intérêt et de l’affection pour vous, il vous aide à vous interroger sur ce que vous vivez et sur la manière dont vous vous y prenez pour le vivre. Il vous aime et vous encourage, et c’est parce qu’il n’a pas peur de ses propres sentiments à votre égard qu’il peut vous accompagner dans votre travail.</p>
<p>Quand il se retrouve en face de votre désir de vous justifier, c’est-à-dire quand il constate que vous avez momentanément oublié le désir de connaissance de vous-même qui est à l’origine de votre démarche avec lui, il vous écoute avec patience, sans vous désapprouver, afin de vous aider peu à peu à vous resituer face à ce que vous voulez dans la profondeur de votre démarche. C’est ainsi qu’il est amené à vous proposer des interprétations de vous-même ; faites-en ce que bon vous semble, elles ne sont pas parole d’évangile, elles sont des opportunités qui peuvent vous aider à vous comprendre.</p>
<p>Le thérapeute vous accompagne dans votre recherche de vérité, il vous incite à vous ouvrir à la lumière donc à reconnaître vos blessures, pour cela il vous aide à dévoiler votre part d’ombre (vos penchants refoulés qui vous affaiblissent) ; cependant il prend garde de ne pas vous dévêtir s’il voit que vous n’avez - pour le moment - pas d’autre vêtement, car vous pourriez prendre froid.</p>
<p>En fait la force de votre thérapeute est la relation, qui soigne davantage que la parole.</p>
<p>*selon la formule de Suzuki Roshi, moine zen japonais.</p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #ff6600;">© 2009<strong> Renaud PERRONNET</strong> Tous droits réservés.</span></p>
<p>Si vous voulez télécharger l'intégralité de cet article au format PDF, cliquez sur ce lien :</p>
<p><a href="http://www.evolute.fr/wp-content/uploads/confiance_thérapeute_relation.pdf">confiance_thérapeute_relation</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.evolute.fr/connaissance-soi/confiance-therapeute-relation/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>6</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Mon enfant de 7 ans menace de se tuer</title>
		<link>http://www.evolute.fr/reponses-questions/enfant-menace-setuer</link>
		<comments>http://www.evolute.fr/reponses-questions/enfant-menace-setuer#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 19 May 2009 20:50:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Renaud Perronnet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Réponses à vos questions]]></category>
		<category><![CDATA[Enfant]]></category>
		<category><![CDATA[Injustice]]></category>
		<category><![CDATA[Suicide]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://localhost/wordpress/?p=239</guid>
		<description><![CDATA[Question d'Anne :
Je vous remercie pour votre article « L'enfant et la mort » et vous adresse une question sur la mort mais dans un contexte différent.
J'ai un petit garçon de 7 ans qui, après avoir été très obéissant se met à refuser les règles et à déployer beaucoup d'agressivité et d'impulsivité. A la suite [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="first-child "><span style="color: #ff6600;"><span style="text-decoration: underline;">Question d'<strong>Anne</strong> :</span></span></p>
<p>Je vous remercie pour votre article « L'enfant et la mort » et vous adresse une question sur la mort mais dans un contexte différent.<a href="http://www.evolute.fr/wp-content/uploads/enfant_setuer.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1346" title="enfant_setuer" src="http://www.evolute.fr/wp-content/uploads/enfant_setuer-172x300.jpg" alt="" width="172" height="300" /></a></p>
<p>J'ai un petit garçon de 7 ans qui, après avoir été très obéissant se met à refuser les règles et à déployer beaucoup d'agressivité et d'impulsivité. A la suite d'une lourde punition, il menace régulièrement de se tuer, en disant que la vie est nulle. Je tiens à dire que nous sommes une famille très unie, sans aucun problème. Est ce qu'un enfant de cet âge peut passer à l'acte ? Bien sûr à chaque fois qu'il parle de ça, je n'entre pas dans sa menace mais je lui explique toujours après que je l'aime et serai très triste s'il n'était plus là. Merci de me donner votre avis.</p>
<p><span id="more-239"></span><span style="color: #ff6600;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Ma réponse :</span></strong></span></p>
<p>Le fait qu'un petit garçon de 7 ans fasse preuve d'impulsivité est non seulement parfaitement normal mais sain, votre enfant est "vivant", il n'est pas déjà « soumis et dressé ». Ce n'est pas pour autant que vous devez tolérer qu'il fasse la loi à la maison…</p>
<p>Ne pas tolérer qu'il fasse la loi ne passe pas nécessairement par une « lourde punition » qu'il risque d'interpréter négativement contre lui-même en confondant son comportement avec "ce qu'il est". Sans doute y a-t-il une relation entre sa menace de se tuer et cette punition qu'il a vécue comme injuste. Je ne sais pas si un enfant de cet âge peut passer à l'acte, mais je suis persuadé que ce ne doit pas être la seule crainte que votre enfant ne se tue qui doit vous motiver à communiquer mieux avec lui. En lui expliquant que vous seriez très triste s'il n'était plus là, j'ai l'impression que vous ne lui dites pas la « vérité » par rapport à ce qui s'est passé (et que j'ignore puisque vous ne l'écrivez pas.)</p>
<p>Tant mieux si vous êtes une famille sans problème et puisque vous vous dites très unis, vous serait-il possible de lui dire clairement que vous vous êtes trompée en le punissant aussi lourdement, que vous avez donc compris que vous avez été injuste avec lui ? Car quand un enfant ne fait pas le lien entre ce qu'il a fait et la punition qu'on lui a infligée, il vit toujours une injustice (et il ne suffit pas de lui dire qu'il y a un lien pour qu'il le ressente !)</p>
<p>En lui disant quelque chose comme « Tu vois, l'autre jour, quand je t'ai puni lourdement, j'y suis allé fort et je me suis trompé, mais là, maintenant, j'essaye de réparer mon erreur », c'est-à-dire en lui parlant honnêtement, je présume que votre petit garçon turbulent retrouvera sa joie de vivre antérieure. En tout cas pourquoi ne pas parler "vrai" à son enfant qu'on aime ?</p>
<p>Pour aller plus loin, n'hésitez pas à lire :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.evolute.fr/education-enfants/eduquer-dresser" target="_blank">Eduquer ou dresser ?</a></li>
<li><a href="http://www.evolute.fr/education-enfants/lozowick-courage-eduquer" target="_blank">Le courage d'éduquer</a></li>
</ul>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #ff6600;">© 2009 <strong>Renaud PERRONNET</strong> Tous droits réservés.</span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.evolute.fr/reponses-questions/enfant-menace-setuer/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>10</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
